Réponses aux reviews anonymes :

NEPHERIA : Kikou! Merci beaucoup pour ta review, j'espère que ce nouveau chapitre - Bôôôcoup plus long - te plaira autant que les autres : ) - Biz. Blibl

Lucy Poppins : Hillo! Merci pour ta review. Et bien, ca se voit tant que ça? Oui, j'ai fait du solfège, et du piano, pendant 14 ans, et argh, je pense que tout ceux qui en ont fait pourront dire à quel point c'était atroce et monstrueusement chiant : ) Donc, voui, il y a une trés légère présence de l'auteur derrière Draco : ) héhé. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Grosses bises et bonne lecture. Blibl

-EliZ- : Hello! Et bien si, on sait...Hop, regardes juste en dessous et tu le découvriras : ) J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Biz et bonne lecture. Merci pour ta review. Blibl

Nathiel : Héhé. Merci beaucoup pour ta review. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira autant : ) Biz et bonne lecture. Blibl

Lady Dragonne : Oups, et bien désolé mais les cadeaux ne seront pas pour tout de suite. Mais je pense que tu apprécieras beaucoup celui-ci. Pour les phrases trop longues...héhé, et oui, je sais. Moi-même parfois je m'y perds et je dois me relire plusieurs fois pour comprendre, mais justement, c'est fait exprès parce que ca plonge plus le lecteur dans les méandres des pensées des personnages. J'espère que tu t'y habitueras et que ce n'est pas si pire quand même lol : ) Je ne crois pas parce que personne ne m'a fait la remarque - mais je l'accepte, t'inquiètes : ) - J'espère que tu as appréciés le morceau de Bach et que tu aimeras ces deux nouveaux sublimes morceaux qui font pleurer - enfin surtout le deuxième - tu verras ... : ) Bizouuuuuuuuu...blibl. - Et merci pour ta review.

Ann Nonyme : Tu as tout à fait saisit le but de ce chapitre. Un bol d'air, un petit 'tout va bien, ca va aller' avant de se plonger dans celui-ci, beaucoup plus lourd et triste - mais pas si terrible d'après moi - : ) avec quelques touches d'humour par-ci par-là quand même : ) J'espère que tu apprécieras ce chapitre, ainsi que les musiques : ) Gros bisous et merci pour ta review. Blibl

Brigitte26 : Merci beaucoup. Je trouvais ça chouette aussi - après, il a fallu trouver les cadeaux, mais comme j'ai un filleul, ca a été plutôt facile : ) - Et pour sa réaction, ce sera dans le prochain chapitre seulement mais j'espère que tu aimeras celui-ci malgré tout : ) Biz et bonne lecture. Blibl

Karie : Hello! Et bien, tant qu'il y a des reviews, il y a des chapitres rapides : ) Merci beaucoup pour ton commentaires et bonne lecture pour ce nouveau trés long chapitre : ) Biz. Blibl

Makie : Bien sûr qu'il l'aurait fait : ) Lol. Harry sera un petit cavalier trés doué : ) C'est même pas lui qui va tomber et se tuer en plus... ;) Vive Bob! Oui, on saura ce qui s'est passé...Je te conseilles même de lire juste en dessous et...oh...ben voui, on le sait même trés bien : ) Merci beaucoup pour ta review et bonne lecture. Blibl'

Gwladys Evans : Merci beaucoup! La suite est déjà là - énorme - et j'espère qu'elle te plaira. Grosses bises et bonne lecture. Blibl

Mifibou : Oh ben merci : ) Que de compliments :) Merci beaucoup beaucoup beaucoup. Ne t'inquiètes pas pour les chapitres, si j'ai assez de reviews il en suivra quatre entre mercredi et mardi prochain...Sinon...Et bien - un conseil, laisses moi ton mail dans ta prochain review : ) héhé - mais le conseil est déstiné à tous les revieweurs : ) - Pour ta question, ma fic suivra les années de Harry et Draco, un peu comme les livres, mais radicalement différent, et on ira jusqu'à la bataille finale, avec sûrement un épilogue - en tout 22 chapitres à priori pour l'ensemble de cette fic - : ) Pour ce qui est de l'aspect sentimental. Harry ne sera avec personne, pour Draco...Je garde le mystère, mais en général, ce n'est pas vraiment une fic où il y aura de la romance : ) Les reviews manquantes ne sont pas là mais voilà la suite quand même : ) Gros bisous et merci encore. bonne lecture. Blibl

Typhi : Hello! Je suis contente que ce chapitre t'ais plu malgré qu'il soit assez radical :) Mais je pense que tu apprécieras celui-ci...Surtout du point de vue de Narcissa...huhuhu. Merci beaucoup pour ta review et bonne lecture. Biz. Blibl

SombrePlume : Salut! Merci beaucoup pour ta belle review, je suis contente qu'elle te plaise autant et j'espère qu'il en sera de même pour ce nouveau chapitre. Je n'apprécies pas particulièrement ce que tu m'as fait écouter mais je suis toujours ouverte pour découvrir de nouvelle chose même si je suis plus - beaucoup plus - musique classique - alors merci beaucoup, parce que j'ai découvert quelque chose : ) Donc à bientôt j'espère et bonne lecture. Biz. Blibl


Voilà. Terminé. N'oubliez pas de me laisser tous vos mais dans vos reviews - voir message plus bas -

Gros bisous encore et je vous laisse avec contentement avec ce nouveau chapitre - qui rattrape la courtitude - - on m'a dit que ce n'était pas 'courceur' - -lol - du précédent - de,

HAPPY DAYS

XIII. La chambre d'ami.

« Donc, tu es vivant. »

Régulus releva ses yeux vers Rémus et acquiesça. « Manifestement, Lupin. »

Puis il tourna de nouveau son visage sur Sirius.

« Comment est-ce possible? » Continua pourtant le Loup Garou – ce n'était pas demain la veille qu'on le ferait taire, il était tout de même un Gryffondor – Régulus se redressa de nouveau – un peu plus vivement cette fois – et sembla vouloir le fixer.

« Comment est-ce possible, quoi? Que je ne sois pas mort? Et bien sûrement parce que je suis vivant. » - Oh Régulus n'avait visiblement que très peu dormi – Il y eut alors un petit chuchotis dans la chambre et il tourna son visage vers l'endroit où était les enfants. « Harry? » - Et ce fut là, vraiment, que Rémus s'aperçut que Régulus avait visiblement un gros problème de vue -

« Je suis là. » Répondit le petit brun d'une voix un peu faible. - Bien, Harry ne savait pas vraiment si il devait avoir peur de Régulus mais plutôt si il devait ou non lui faire la tête. « Harry, je suis désolé pour hier. » Et l'aveugle avait bien senti le recul soudain que le petit brun avait eu en s'entendant appeler par lui, il avait bien compris que Harry lui en voulait - et Merlin, il ne voulait pas cela. Il était juste terriblement fatigué la veille -

« Je suis vraiment vraiment désolé d'avoir été désagréable. De t'avoir grondé – et il accompagna ses paroles d'un geste de main nerveux – Je n'avais pas le droit, au contraire - Sa main remonta jusqu'à son visage et passa dans ses cheveux. Il souffla - Pardonnes-moi, vraiment. Je..." – Mordred faites qu'il ne lui en veuille pas tant, il n'était pas sûr de pouvoir gérer et son frère et un rejet d'Harry -

Mais Harry était Harry, et ce n'était pas la petite réprimande dont il avait été l'objet hier – qu'elle soit juste ou non – qui allait changer le fait que Régulus était un être adorable et qu'Harry l'adorait. Alors doucement – mais le garçon était sûr que Régulus l'avait entendu bouger – il s'approcha du lit et vint se poster près de Régulus, sur la joue duquel il déposa une bise. « Je suis désolé aussi de m'être énervé. C'était un peu bête. » Et il espérait que sa voix était humble et qu'elle laissait transparaitre le remord qu'il ressentait.

- Oh – Visiblement le ton de sa voix n'avait pas grande importance pour Régulus qui chercha un instant sa main et l'accrocha, la serrant fortement – mais sans douleur – d'une manière réconfortante et un peu pleine de reconnaissance – désespéré -.

« Maintenant, je vais allez faire manger Draco. » Le susnommé eut un petit hoquet indigné et Régulus laissa échapper un rire fatigué mais heureux. « Bonne appétit alors. » Murmura t-il ensuite, alors que Harry s'était déjà éloigné et suivait Draco hors de la salle. Le blond marmonna un vague 'merci' quelque peu vexé et la porte se referma.

Un silence, un temps, se fit. - Parfait, maintenant ils étaient seuls - .

« Donc... » Reprit Rémus dés que les petits pas se furent suffisamment éloignés. « ...tu es vivant... » - Parfait, soit Lupin était dingue, soit il voulait rendre Régulus dingue – Celui-ci le fusilla de son regard vide - « ...Et aveugle. » et eut un léger sursaut à cette dernière remarque. « Par l'enfer Lupin, quel tact! » Siffla t-il. - Et oh, il n'avait absolument aucune espèce de sorte de remord à être désagréable avec l'un des types qui lui avaient volés son frère.

Lupin reprit – et il s'était retenu un instant de lever les yeux aux ciels, mais Régulus était aveugle, alors il l'avait fait - « Désolé » Et sa voix semblait sincère – mais les Gryffondors étaient des sales menteurs - - et des traîtres -

« Je suis juste un peu dépassé par les évènements. D'abord Sirius ici, puis toi vivant. J'ai encore un peu de mal à réaliser que je ne suis pas dans un rêve ou quelque chose comme ça. »

« Je n'ai rien à foutre de tes états d'âme Lupin. » - Et oui, le petit serpentard dépressif n'était pas sans rancune, loin de là.

Cela fit fronçer – un peu – les sourcils à Rémus. « Tu ne m'aimes pas. » Enonça t-il d'une voix plate. Encore une fois Régulus sembla atteré. « Bon sang, n'as-tu rien d'autre à dire que de telles évidences ? »

L'autre haussa les épaules. « Pourrais-je savoir comment tu as survécu, alors que tu as clairement été enterré? » Sa question étonna légèrement Régulus et il s'agita brièvement. « Qu'est-ce que tu en sais? » Et il était encore hargneux, mais la réponse semblait vraiment l'intéresser. « Je le sais, parce que Sirius, James, Peter et moi étions à ton enterrement. » - Oh bien. - Régulus ne savait pas où regarder et c'était bien dommage parce qu'il aurait aimé pouvoir fusiller réellement Lupin du regard.

« Vous n'étiez pas invité! » Lâcha t-il d'un ton indigné – et Rémus se retint de rire - - Merlin, où allait cette conversation? -

« Oh je t'en pris Régulus, ton frère était détruit. Ta mère a tenté de le faire partir, cela a été un scandale terrible mais il est resté jusqu'au bout. Severus et Lucius ne t'en ont pas fait part? »

Si, Severus et Lucius le lui avaient dit. Mais n'importe comment c'était autre chose que de se l'entendre dire par Rémus Lupin, l'un des meilleurs amis de son frère – Ainsi, cétait vrai - .

- Oh il n' avait pas douté de ses amis mais pour lui remonter le moral, Régulus était sûr que Sev' et Lucius n'auraient pas hésité à emphaser un peu l'histoire -

Mais c'était vrai. Bizarrement – oh pas bizarrement, il savait pourquoi et il savait comment – ému, il se contenta de hocher la tête et sa gorge se serra.

Toute rancoeur à présent, était oubliée. « Je – et toute colère également, juste de la tristesse et de la mélancolie – je voulais le prévenir, lui envoyer un mot ou un indice pour lui dire que j'étais vivant mais – il fit un nouveau geste vague de la main – Severus et Lucius ont dit que c'était trop dangereux, que – il eut un sourire – que Sirius était un tel Gryffondor qu'il serait capable de débarquer ici avec la discrétion d'un Géant. Alors, je ne lui ai rien dit. »

Il y eut un silence pendant lequel les deux hommes fixaient le corps endormi de l'évadé puis Régulus haussa les épaules.

« Il me hait. » - Oh, c'était bizarrement beaucoup plus dur à dire maintenant que Sirius était juste à côté de lui qu'avant, quand il était si loin -

- Parce que la vérité semblait bien plus réelle - .

« Je ne pense pas. » - Et les Gryffondors et leur bons sentiments aussi - « Pitié Lupin, bien sûr qu'il me déteste. »

Rémus secoua la tête – et Régulus l'entendit – et se leva, passant ses mains dans ses cheveux – se souvenir de tout ça, quelque part, était vraiment très douloureux - « Alors expliques moi pourquoi il a tant pleuré, pourquoi il a fallu le retenir d'aller voler un retourneur de temps au ministère et de faire de nombreuses autres folies – magie noire inclue – qui t'auraient permis de revenir? Tu n'as pas idée Régulus, à quel point Sirius s'en est voulu de t'avoir abandonné. Sirius a fait de nombreux mauvais choix, et celui de te détester pour ton appartenance à ta maison a probablement été le pire. »

- Et dis comme ça, par Rémus encore une fois, cela semblait possible – même plus que possible ; Fatal, évident, cru, violent - Et il allait juste s'effondrer en larme, maintenant, devant Lupin, contre coup de tant de temps d'attente et de fausses certitudes – et cela lui ferait certainement le plus grand bien, un peu comme pour Harry – quand un gémissement les surprit du fond du lit.

- Bien, sa pathétique crise de larme serait donc pour plus tard -

- & -

« Qu'a t-elle Lucius? » Demanda Severus – son ton était concerné et il espérait qu'il n'était pas trop plein d'angoisse - - Merde – et il jurait et peu importe qu'il le fasse – Draco ne méritait pas de perdre sa mère – et Mordred Lucius ne méritait pas non plus de perdre sa femme – Et Morgane, aussi, Narcissa ne méritait pas de mourir -

Le blond était dévasté – toujours, à chaque fois qu'il y pensait, et même si il le cachait bien, il y pensait souvent – tout le temps -

Et c'était tellement ironique et pathétique qu'il laissa échapper un rire, rauque, amer et triste – et là, quelque part, cela rendit Severus encore un peu plus inquiet -

« Une Leucémie. » Murmura Lucius.

Le brun déglutit – Merde – et observa son ami se redresser et pencher sa tête en arrière, ses mains frottant son visage – il était un Malfoy, il devait paraître bien n'importe quand, en toute circonstance - « Elle est en train de mourir d'une putain de maladie moldue. » - Bien, pas en toute circonstance finalement - - Ses yeux paraissaient encore vide et sa voix quand il parlait était atone et rauque - .

- Probablement le code de conduite des Malfoy avait-il été rédigé par un représentant indifférent au trépas de sa femme et à toutes ces sortes de choses qui broyaient les entrailles et rendaient si horriblement triste et effrayé -

« Il n'y a vraiment rien à faire? »

- Oh oui, enfonce encore le clou Severus - - Mais son manque de tact ne semblait pas gêner Lucius. L'homme était au delà de cela – Il secoua la tête.

« Ils peuvent prolonger sa vie encore deux ans mais – il eut un tremblement – elle ne pourra pas s'en sortir à cause de son métabolisme trop fragile. »

Et il croisa le regard de Severus et ses yeux étaient plus effrayés que tristes – effrayés d'être seul ensuite, effrayés de laisser Draco sans mère, effrayés de confronter Draco à la réalité - - Oh Salazard, Lucius était emplit d'effroi et de tant de tristesses -

« C'est ce qu'ils ont dit. Dans deux ans, elle sera morte. » Et sa voix était faible mais ferme, et ses poings serrés tremblaient et sa machoîre contractée grinçaient.

« Je suppose que tu n'as aucune envie d'entendre que je suis désolé donc je ne te le dirais pas, mais saches que si tu veux la rejoindre, et ce n'importe quand, de jour comme de nuit, tu peux déposer Draco ici aussi longtemps que tu le veux. »

Avec ces mots, Severus se pencha en avant et posa ses mains sur celle de Lucius. « Et si tu as besoin de craquer et de mettre quelques secondes ton nom et l'étiquette de côté, je suis là. » - Et il le resterait aussi longtemps qu'il le pouvait – Lucius acquiesça, passant une main sur celle de Severus pour les serrer ensemble et déglutit. Puis sourit.

«Est-ce que je pourrais me moucher sur ta chemise aussi? » Et encore plus que le reste, le sourire tremblant, les yeux brillants et la petite tentative d'humour achevèrent de rendre Severus malheureux et il acquiesça. « Même baver, promis. »

Il y eut ensuite – enfin - un silence réconfortant – ou quelque chose comme ça - entre les deux amis puis Lucius se leva et se servit un verre de Whisky – une bonne grosse rasade à 9h00 du matin ne pouvait lui faire que du bien – puis entreprit de faire les cent pas dans le petit salon, encore un peu agité de sa révélation – parce que faire part de vive voix du mal qui rongeait Narcissa était quelque chose qui rendait le fait vraiment réel - - Vraiment trop réel – tandis que Severus l'observait, ne sachant trop que dire – ou ne voulant rien dire, juste laisser Lucius encaisser – encore – le choc.

« Depuis combien de temps est-elle malade? » Demanda t-il finalement après plusieurs minutes.

Le blond avala une nouvelle gorgée d'alcool – déjà le verre était à moitié vide – et releva son visage sur son meilleur ami. « Son premier malaise remonte à juin dernier. Mais avant cela déjà, lorsqu'elle avait ses nombreux rhumes et sa fatigue... – La voix de Lucius vibrait à nouveau et il serra les poings – mais j'ai mis cela sur le compte de son anémie. Je n'ai pas pensé... - Encore il releva les yeux pour les planter dans ceux de Severus – et son expression hurlait de culpabilité – l'anémie est un symptôme, Severus. L'anémie est un symptome et je ne l'ai pas fait soigner pour ça, ni pour les rhumes ni pour sa fatigue parce que je pensais que... - Il se laissa tomber sur le fauteuil le plus proche - - de nouveau il semblait porter trop d'horribles choses sur ses épaules - - et ce n'était sûrement pas une simple image – je pensais que c'était dû à son anémie, je... »

- Oh Merlin c'était de sa faute – Il laissa tomber sa tête dans sa main et Severus se leva et vint se placer à ses côtés, pliant les genoux pour être à sa hauteur – peu importe ce que tous les Gryffondors penseraient de son attitude, son meilleur ami était dans un état si désespéré qu'il ne pouvait pas le laisser ainsi - .

« Ce n'est pas ta faute Lucius. Cissa est anémique depuis qu'elle est enfant.. » « Mais cela s'est agrévé! Et ce n'était pas normal. » Réagit Lucius violence – en rage - – Finalement l'aristocrate était un homme aussi - « Cela suffit Lucius. » Siffla Severus, et ses yeux étincelaient de colère maintenant – son meilleur ami n'était pas un Gryffondor, par l'Enfer, il était hors de question qu'il se foute en l'air à cause d'une culpabilité déplacée -

« Tu ne savais pas. Et connaissant Narcissa, je suis sûr qu'elle s'est empressée de te dire de ne pas t'inquiéter. Et qu'elle savait déjà. »

- Oh, bien sûr que Narcissa savait déjà – Lucius se détendit. « Oui, elle savait. »

« Alors tu n'as pas à culpabiliser. De plus, même si elle ne l'avait pas su, toi même n'aurait pu comprendre que sa fatigue n'était pas dû qu'à son anémie. Salazard Lucius, comment aurais-tu pu t'en douter? »

L'autre haussa les épaules. « Peu importe. Elle va mourir, et je ne peux rien faire. »

Et c'était cette impuissance qui bouleversait tant Lucius – Severus le savait – son meilleur ami n'avait jamais été confronté à une telle chose. Toujours il avait su contrôler sa vie, il avait choisi Voldemort et était parvenu à se hisser au rang de ses plus fidèles, jusqu'à atteindre la haute estime du Lord, puis Voldemort avait disparu et il s'était laissé prendre et avait affirmé son innocence, plaidant avec un calme et une froideur naturels mais tellement calculés et encore il était monté de plus en plus haut et de plus en plus vite dans l'échelle, au ministère, là où le sommet était le plus puissant et il était devenu pour le ministre ce qu'il était pour le Mage noir, et c'était à la fois prodigieux et scandaleux.

Mais aujourd'hui – aujourd'hui et maintenant - Lucius ne pouvait rien tenter pour sauver sa femme – Severus savait qu'utiliser un sort, un pacte ou n'importe quoi de bien pire que la mort ne lui avait même pas effleuré l'esprit – et ce devait être un enfer à accepter.

Il y eut de nouveau un long silence jusqu'à ce que Lucius lâche un soupir étranglé – et c'était un son qui annoncait encore de la douleur – et se redressa.

« Severus, comme vais-je l'annoncer à Draco? »

- Oh bien sûr, c'était la meilleure question – et la plus terrible aussi – et c'était ce genre de question sans réponse totalement insurmontable – Severus secoua la tête et s'assit sur l'un des fauteuils.

« Tu en as discuté avec Narcissa? »

Le triste époux ne fit que hausser les épaules et secoua la tête. « Tu sais comment elle est. » - Eh bien oui, Severus le savait, mais il ne voyait pas bien ce que son attitude avait à voir avec la question – Lucius laissa échapper un rire rauque « Elle ne cesse de dire que ce n'est pas grave, que ca va aller mieux et qu'il n'est donc pas nécessaire d'en parler à Draco. » - Ah oui, maintenant il comprenait, c'était bien du genre de Narcissa - « Et ce n'est pas à moi de décider. Elle ne veut pas lui dire, alors je respecterais son choix. »

« Quitte à ce que Draco t'en veuilles ensuite? » Le blond se crispa et envoya un regard froid à Severus. « J'essaies de trouver des solutions rationnelles. Ne me demandes pas de choisir entre mon fils et ma femme, Severus. »

« Ce n'est pas ce que tu fais? »

« Non, je laisse le choix à Narcissa. » - C'était lâche – très serpentard donc - mais cela prouvait que Lucius ne gérait absolument plus rien de toutes ses émotions et était incapable de penser aux conséquences de ses actes. - Merde, Lucius... - « Je pourrais lui dire, si tu veux. »

« Non! » Et cela semblait plus scandaleux à Lucius que de cacher à son fils la vérité jusqu'à la fin – jusqu'à la mort de sa très chère femme - « Si quelqu'un doit lui dire, c'est moi, ou Cissa, mais certainement pas toi. Il m'en voudrait trop. »

« Il t'en voudra bien plus si tu ne lui dis rien, Lucius, s'il te plaît. » Severus était pressant à présent, parce qu'il n'aimait vraiment – vraiment vraiment – pas voir Lucius ainsi. Le blond hocha la tête et ferma fort les yeux. « Je sais. » Siffla t-il, beaucoup plus froid subitement. - Et c'était comme si il y avait deux êtres en lui, l'un au manière irréprochable et au maintien sûr et un autre, chamboulé et perdu - « Je sais. D'accord? Je vais m'en sortir, je vais y arriver, mais laisses-moi un peu de temps. »

- Oui. Peu de temps. C'était tout ce qui lui restait -

- & -

Draco s'installa sur l'une des trop hautes chaises de la table de la cuisine et saisit une tartine déjà beurrée et encore chaude, faisant totalement fie de la présence de Harry. - Et celui-ci, qui n'avait jamais eu d'ami, ne sut pas bien ce qu'il devait faire et comment réagir. Et bien sûr, il s'inquiéta -

« Draco? » Sa petite voix un peu aigue et inquiète fit relever la tête du blond – et merde, il n'aurait pas dû – ce qui le fit tomber dans les grands yeux verts – trop verts – emplit d'incertitude et de crainte de son petit compagnon.

Il soupira. « Mordred Harry, il faut absolument que tu cesses de craindre les réactions des gens. Ta réflexion de tout à l'heure à vexé mon petit côté aristocrate guindé, alors je te boudes. Il n'y a rien de méchant ni de définitif là-dessous, d'accord? » Harry acquiesça vivement et s'installa à son tour à la table.

« Je suis désolé pour ce que j'ai dit. » Marmonna t-il. Et il se saisit d'une tartine – et Lapy qui était caché dans un coin écarquilla les yeux et murmura 'encore!', une expression mi-scandalisée mi-inquiète sur son visage étrange.

« Bien, j'accepte de te pardonner si tu me tartines mes tranches de pain de chaque confiture présente sur la table. » - Il yen avait 7. Calculé en tartine, cela faisait beaucoup - Et avec ça il offrit un petit sourire retors à Harry, se redressant fièrement sur son siège. Le brun acquiesça de nouveau avec entrain mais mordit encore un peu inquiet, sa lèvre inférieure. « Et ensuite, tu ne me feras plus la tête? » Demanda t-il. « Non Harry. Ca fait deux mois que l'on est ami alors je ne te ferais jamais la tête longtemps, considères-moi comme ton Lucius. »

- ok -

Le petit brun sursauta, lâchant la tartine qu'il 'confiturait' et le fixa de ses deux grands yeux éberlués. « De quoi? » Et malgré lui, un large sourire envahit son visage. « Et bien » Répondit Draco – un sourire amusé également étiré sur ses lèvres - « Tu es mon Severus et je suis ton Lucius. Nous resterons meilleurs amis jusqu'à la mort. Comme des frères. »

- Oh bien -

Et Harry le regarda encore plus intensément – et son grand sourire s'était amoindri, se tranformant en une moue étonnée et touchée – mais ce n'était pas encore terminé et Draco s'essuya délicatement les doigts sur sa serviette, se dressa un peu plus sur ses genoux et tendit sa main vers Harry. « A partir de maintenant, je te fais le serment que quoiqu'il arrive, je resterais toujours pour toi un meilleur ami, un frère et un confident. » Les yeux de Harry étaient brillants – tellement tellement, parce que c'était extraordinaire – et il se redressa lui aussi et attrapa la main de Draco. « Le seul. Et je te fais moi aussi le serment que jamais je ne t'abandonnerais, que je serais toujours à tes côtés comme meilleur ami, frère et confident. »

Il y eut un éclair de magie et leurs mains furent emprisonnées entre des étincelles orangées et puis il n'y eut plus rien d'autre qu'un long silence choqué.

« Est-ce qu'on vient d'invoquer ou quelque chose comme ça? » Demanda Harry en retirant sa main et en se rasseyant plus confortablement. Il reprit la tartine qu'il avait lâché comme si de rien était et termina d'étaler la confiture dessus. Draco haussa les épaules – C'était bon maintenant, c'était fait – et saisit la tartine que Harry lui tendait. « Merci. » Et il croqua dedans.

Et Lapy toute émue dans son coin essuya quelques larmes.

- & -

« Sirius, est-ce que tu m'entends? » La voix lui parvenait faible et lointaine – oh plus que lointaine, comme presque inexistante, fruit de son imagination déjà bien mâchée par ses années en prison -

« Sirius. » La voix, encore, l'appelait et elle semblait anxieuse de ne pas obtenir de réponse. - Qui était-ce?- - Et Merlin, où était-il? -

Il se souvenait s'être enfui, puis avoir enfin atteint Poudlard, atteint Snape puis... - Oh Merlin, d'accord – il se souvenait de Lucius, et de son petit frère, vivant, et de Harry. Harry qui lui avait hurlé encore et encore dessus et il n'avait aucun souvenir de ce que le fils de son meilleur ami lui avait dit – crié - mais il avait été bouleversé par tant de colère dans ses yeux.

- Mince non, il ne voulait pas ça. Il ne voulait pas que cet enfant, la seule chose qui l'avait maintenu aussi longtemps en vie le haïsse -

Difficilement, laborieusement – cela faisait mal jusque dans ses pieds, les courbatures et la fatigue – il laissa échapper un gémissement pour signifier qu'il avait entendu la voix de l'inconnu – et il savait n'importe comment que c'était Régulus. Régulus avait toujours cette intonation dans la voix, déjà à Poudlard, quand il lui demandait d'accepter de lui parler, ou de cesser de l'insulter, il prenait ce petit ton pitoyable - - Une vague de colère et de peine l'envahit alors que les souvenirs d'avant faisaient surface dans son esprit et il tenta vainement de les bloquer. -

Non, il ne voulait pas repenser à ces si belles et si sombre années. Il ne voulait pas repenser à James, Rémus et ce rat de Peter, à la jolie Lily, à la traîtrise de son frère – à sa propre traîtrise envers lui - - Oh allez, il le savait, il avait été un monstre avec son petit frère et c'est parce qu'il en avait honte qu'il avait refusé de lui parler, d'avouer ses erreurs - - Un Gryffondor ne fait pas ça, un gryffondor est têtu et orgueilleux – Il ne voulait surtout pas repenser au fait que son petit frère qu'il avait abandonné s'était tourné vers Voldemort, il ne voulait pas penser au fait que si il était là avec cette petite voix inquiète et suppliante, c'était parce qu'il ne lui en voulait pas d'avoir été un tel salaud, mais bien parce qu'il s'inquiétait de lui, encore, après tout ce temps.

Merde, il ne voulait pas que Régulus lui pardonne, il voulait qu'il lui hurle dessus et qu'il l'accuse jusqu'à la fin de tous ses maux. - Oh Sirius se sentait coupable de tant de choses -

Avec un effort emplit de rage et de colère Sirius ouvrit les yeux brusquement, la lumière illuminant son iris et l'éblouissant. Puis se redressa.

Il était juste endormi un peu avant, ce n'était pas un drame.

« Ne me parles pas comme ça Régulus. » Et sa voix avait claqué dans l'air comme il voulait qu'elle claque. Il avait l'impression d'être dans un brouillard épais et que ses oreilles étaient bouchées, que ses yeux ne voyaient pas bien et que tout tournait à l'envers. C'était épuisant.

D'un geste las il posa sa main sur son front et s'aperçut de la fièvre assez haute qui se faisait sentir.

« Tu as de la fièvre, tu devrais rester couché. »

Encore Régulus et son parfait petit ton concerné – Ne soit pas si prévenant Régulus. Hais-moi, par l'enfer! - « Je ne t'ai rien demandé. » Grogna Sirius d'un ton acide.

Un mouvement se fit de l'autre côté de la chambre et Sirius sentit une présence s'avancer jusqu'à lui - Merlin, pourquoi ne voyait-il donc que des formes floues? -

« Ne sois pas si méchant avec ton frère Sirius, il se fait du soucis pour toi. » Et cela avait été à peine un reproche murmuré mais cette voix, Sirius pourrait la reconnaître entre tous et Merlin, que se passait-il réellement dans cette baraque?

« Rémus? » S'entendit-il souffler d'un ton encore si rauque.

Un poid lui apprit que son très cher ami s'était assis sur le bord du lit et il tenta un sourire ou quelque chose qui y ressemblait – il réussit de nouveau à ouvrir les yeux et aperçut sa silhouette, un peu flou – Trop de lumière encore - « Rémus, je suis désolé. » Il était désolé, désolé, désolé. Et c'était horrible d'avoir Rémus d'un côté et Régulus de l'autre, et il voulait tous les deux les haïr et repartir loin d'ici dans sa cellule. Les oublier.

« Bonjour Sirius. » - Oh Merlin, Rémus avait tellement changé - - Bien probablement moins que lui mais – Merlin encore – Rémus n'était pas allé en prison, il n'y avait aucune raison qu'il ait l'air alors aussi tristement pâle et maigre et fatigué. -

Et encore, c'était de faute. Si il n'avait pas été là, si il n'avait pas dit à James de changer de Gardien, alors James et Lily serait en vie, et peu importe ce qui lui serait arrivé à lui, Rémus serait entouré et n'aurait pas cet air-là.

L'animagus sentit ses yeux s'embuer de larmes et il se pencha sur son meilleur ami – Oh il s'en voulait tellement mais il ne voulait surtout pas que Rémus se retire brusquement et le haïsse. - - En fait, il ne le voulait pas. S'il vous plait – Mais le Loup Garou ne se recula pas au crontraire – et il était aussi ému que Sirius, parce que Merlin, cette journée et toute cette année était vraiment irréelle mais annonçait peut être des jours beaucoup plus beaux – il s'avança un peu plus encore vers l'occupant du lit et le laissa poser sa tête contre sa poitrine, son propre bras venant immédiatemment entourer les bien trop frêles épaules – Seigneur, Sirius était tellement trop maigre - .

« Ca va aller Sirius, tu es en sécurité ici, je te le promets. » Et Régulus acquiesça vivement à ses mots, regardant vaguement là où il pensait que Rémus se trouvait.

- Oui, Régulus ne laisserait plus jamais rien arriver à son grand frère -

« Je suis désolé Rémus. » Répéta d'une voix rauque l'ancien prisonnier – et ses mots lui semblaient tellement inutile et dérisoire – il ne pouvait, ne devait pas être pardonné -

Les bras de Rémus se ressèrent encore un peu autour de lui et ce simple geste brûla presque Sirius. - Non il ne le méritait pas -

« Tu n'as pas à être désolé, Sirius. Je t'en pries. » Et c'était étrange parce que Rémus semblait être agacé. Doucement – parce qu'il était faible et courbaturé – Sirius se redressa un peu et planta son regard bleu emplit de culpabilité dans ceux d'ambre de son meilleur ami. Il allait ouvrir la bouche mais Rémus l'arrêta. « Tu es innocent n'est-ce-pas? » Demanda t-il d'un ton un peu sec.

Sirius l'observa encore un instant sans trop comprendre . « Je ne les ai pas trahi, mais j'ai choisi Peter. » Et Le Loup-Garou savait que pour lui c'était aussi grave que s'il les avait assassiné de sa propre main.

« Et comment aurais-tu pu savoir qu'il était un traitre? »

« Parce qu'il y avait un traitre, parce que nous le savions. » S'exclama Sirius, plus réveillé, moins fourbu – ou sa colère et son ressentiment envers lui-même passaient outre son état -

« Et bien il n'était pas évident de penser que c'était Peter. » Répondit calmement Rémus, tandis qu'il se levait et s'éloignait un peu. « Nous ne pensions pas à Peter parce que nous croyions que c'était toi, Rémus! » Et Sirius savait que Rémus savait – et cela le mettait encore plus en colère -

« Je sais » Répondit le maudit. « Mais je suis un Loup-Garou, c'est normal. »

Et Régulus qui pendant qu'ils parlaient s'était assit dans un fauteuil près de la porte et qui attendait que toute cette conversation surréaliste se termine laissa échapper un petite rire nerveux.

- Bien soit, il était fatigué, mais cette conversation était réellement décalée -

« Un problème Régulus » Grogna Rémus en se tournant vers lui. L'aveugle se redressa et sourit légèrement, haussant un sourcil – mince, malgré tout, il restait un Serpentard - « Sincèrement Lupin, tu crois que tu vas convaincre Sirius qu'il n'a pas à se sentir coupable parce que du fait de ta malédiction tu étais normalement enclin à les trahir. Vous étiez meilleurs amis – et ils avaient acceptés le fait que tu sois un Loup Garou – et les meilleurs amis ne pensent pas que celui qui est d'une nature différente une fois par moi est plus mauvais et plus influençable. Tu ne les a pas trahi Lupin, mais eux oui. »

Les deux autres le fixèrent un instant étonnés puis Rémus secoua à la tête et Sirius soupira. « Merci Régulus. »

- Oh Régulus connaissait encore suffisamment son frère pour savoir qu'il pensait ces mots. Sirius était toujours prêt à remercier les personnes qui allaient dans son sens, que ce soit bon ou mauvais, juste ou erroné -

Mais comme il restait encore et toujours un Serpent, il continua. « Cependant, depuis lors 11 ans sont passés alors ce serait vraiment charmant que vous ne continuiez pas ces petites démonstrations de culpabilité d'adolescent et qu'on passe immédiatemment au vif du sujet. »

« Tu veux parler du fait que tu sois vivant? » Siffla Sirius en réponse.

– Non. Pas vraiment. -

« Non. Je veux parler d'Harry Potter. Mais si tu veux qu'on commence par moi » Enchaîna Régulus d'une voix douce, se levant et s'approchant un peu du lit, sous les yeux orageux de son frère.

« J'ai fait quelque chose qui a grandement fâché le Lord, alors il a mis ma tête à prix et plusieurs mangemorts sont partis à ma poursuite. » « Mais tu sais bien te cacher et faire le mort, c'est ça. » Railla Sirius d'un air mauvais. - Oh, plus de culpabilité maintenant, mais encore plus de colère - - Onze ans à Azkaban avait passablement déréglé son comportement vis à vis de ses émotions - « J'ai été attrapé et torturé par les frères Carrow »

Doucement Régulus s'assit sur le lit, au bout, fixant un point près de la tête de l'évadé – qui avait brusquement pâlit aux mots et à la couleur des yeux de son petit frère – Sirius voulait bien pleins de choses, et pouvait être très en colère, mais il aimait son frère et il ne pouvait pas l'imaginer se faire cruellement torturer -

« Ils ne voulaient pas livrer mon corps directement au Maître, il voulait jouer un peu avec. Après tout, même si il ne savait pas pourquoi, je les avais trahis. Je ne sais plus exactement combien de temps cela a duré – et à travers ses yeux morts l'on pouvait voir que Régulus était encore là bas, et tremblait – mais lorsque je me suis réveillé, il faisait noir et j'entendais la voix de Severus tenter de me sortir de mon inconscience. »

Le souvenir était terminé, Régulus fronça les sourcils et secoua la tête – Allez courage, encore un peu - « Quand j'ai été mieux Severus m'a expliqué qu'il avait réussi à trouver les Carrow et a les désarmer, il leur a jeté un Oubliette et a disparu avec moi. Lucius et lui ont ensuite créés une potion pour transformer le corps d'un animal en moi et j'ai été livré au Lord ainsi. Mort. C'est tout. »

- Oui, tout. A peine un petit scénario qui avait détruit un peu plus l'une des plus vieilles familles sorcières -

Long – long – fut le silence qui suivit. Sirius ne savait pas si il pouvait parler, et ne savait pas quoi dire si il y parvenait. - Que dire? Ses yeux, sa trahison - même si il le savait, c'était difficile de réaliser que vraiment, Régulus avait finalement été de leur côté - un tant soit peu au moins -...- L'homme déglutit, fixant toujours le visage, les yeux de Régulus, puis expira, un souffle un peu dur et étranglé.

Et enfin – enfin- et si naturellement – il put ouvrir la bouche.

« Est-ce que tu vas bien? »

Non, Régulus n'allait pas bien, mais le ton concerné et inquiet de Sirius valait bien toutes les peines. Il hocha la tête. « Cela fait toujours mal, mais je vais bien. » Puis il inspira et se rapprocha un peu. « Ca fait dix ans, tu m'as manqué. »

Sa voix était étranglée et les larmes étaient proches de ses paupières, très proche. - mais il ne voulait pas pleurer maintenant, pas alors que son frère lui en voulait sûrement encore beaucoup pour le reste - .

Trop perdu, il n'entendit pas Sirius se déplacer un peu sur le lit et s'approcher de lui, mais la main qu'il posa sur l'une des siennes – oh Merlin – le fit brusquement relever la tête. « Comme tu l'as dit tout à l'heure, Reg', nous avons tous un peu perdus 10 ans de nos vies, et même si je t'en veux encore pour avoir choisi Voldemort, je ne te casserais pas la gueule pour ça. De plus, la plupart de tes choix ont été en partie dicté par ma conduite inqualifiable. »

Sirius vit son petit frère s'apprêter à protester mais serra sa main. « Si je ne t'avais pas rejeté à cause de ta maison et de tes relations avec Snape et les autres, si je ne m'étais pas évertué à te haïr, tout ceci aurait pu être évité. Tu as choisi de suivre tes amis parce que tu n'avais plus de grand frère à admirer et suivre, et même si ca me fout en l'air et que cela fait bouillir mon sang, je le comprends et je l'accepte. D'accord? »

- Bien, maintenant les larmes pouvaient couler – Et tandis que Rémus quittait discrètement la chambre, Régulus s'effondra – il avait réussi à tenir un bon petit moment quand même -

« Tu m'as abandonné. » Souffla Régulus la gorge nouée. Dans un mouvement un peu brusque, Sirius ressera son emprise et attira son si cher petit frère contre lui, celui-ci allant cacher son visage mouillé de larmes dans son cou.

« Je suis si désolé Régulus. J'ai été tellement – il sembla chercher le mot - idiot. »

« Tu as été un salaud. Mais j'ai été bête aussi de suivre Bella. » - Oh oui, il avait été bête de suivre Bella -

Il y eut alors ce genre de silence un peu dur – bloqué – étranglé – résonnant de petits reniflements, qui annonce quelque chose d'encore plus difficile à dire, puis Régulus parla – et il avait reprit sa respiration parce que cela allait être vraiment - vraiment - dur – Merlin -.

« Tu sais... » commença t-il, toujours fourré dans les bras de son frère – comme avant, comme quand ils étaient petits - - et égoistement Régulus pensa que si il fallait Azkaban et la cécité pour être de nouveau ainsi, alors il voulait bien accepter tout le reste – et recommencer -

« ...Je n'ai pas suivi Severus et Lucius quand j'étais à Poudlard, ils étaient plus agés et s'amusaient à s'occuper de moi – et je crois aussi que cela leur permettait de se venger de toi – mais ils ne m'ont jamais vraiment parlé de Voldemort – sa voix était toute rocailleuse et pathétique - C'est Bella qui était toujours là à me dire combien notre famille tombait dans le déclin et que j'étais le seul à pouvoir redresser le niveau, qu'il ne fallait pas que je me perde comme toi. Et Lucius et Severus passaient derrière pour ramasser mes restes et me faire échapper à Bella pour un petit moment. Et puis Lucius et elle ont quittés Poudlard et ensuite Severus et toi et c'était l'été qu'elle me faisait entrer tous ses foutus préceptes de conservation des valeurs dans la tête ».

- Il fit une pause - - Cela commençait maintenant -

« Et un jour elle m'a présentée au Lord. » - Maintenant - Les bras de son frère se ressèrent – alors qu'il pensait qu'il allait s'éloigner – tandis que sa voix se cassait un peu parce que c'était si dur d'en parler - Il ne l'avait jamais fait -

« Au début je ne savais pas, je te promets que je ne savais pas. Bella m'avait dit que Voldemort était une sorte d'homme politique qui respectait les traditions et souhaitait sauvegarder l'aristocratie et la magie ancienne. Pendant trois mois, je n'ai pas fait grand chose à part assister à des réunions assez futiles sur comment conquérir le monde où je ne croisais presque jamais Voldemort ni Bella, Lucius ou Severus, juste des nouveaux comme moi. Ce n'était rien, c'était comme un groupe idéaliste mal organisé, je te jures que je ne savais pas. »

Et il voulait que son frère le croit - s'il vous plait, c'était le seul qui comptait - « Je te crois Reg' » Souffla Sirius à son oreille en passant une main apaisante dans son dos.

Régulus s'accrocha désespérement à lui. « Et puis il y a eu ce jour. On avait été convoqué, tous les nouveaux. A ce moment-là, il n'y avait pas encore beaucoup d'attentat, personne ne connaissait le Lord, ni la menace qu'il représentait et nous sommes arrivés dans la grande salle et tous les plus âgés étaient là, dont Bella, Lucius et Severus. Je les ai rejoint et puis Voldemort nous a parlé. »

Et sa voix se bloqua dans sa gorge à ses mots et ses épaules et ses mains se crispèrent. Il souffla – c'était ok, c'était bon, c'était fini et il était dans les bras de Sirius, tout allait bien -

« Il a dit que nous allions transplaner dans un village moldu, au nord de Londres et qu'il fallait qu'il soit rasé, totalement. »

Il respira profondément.

« Au début je n'ai pas compris ce qu'il entendait par raser, mais d'autres de mon âge si, et certains ont protestés – il se mit à trembler – la fille à ma droite, une Serdaigle que je connaissais de nom – sa voix était vague, bloqué – Anna, a tenté d'objecter qu'elle ne voulait pas, qu'on ne pouvait pas. J'ai vu que Severus avait fait un geste vers elle quand elle a commencé à parler mais c'était trop tard – Il se crispa encore un peu plus - - allez un peu de courage - elle est juste morte à côté de moi. Et Voldemort a rangé sa baguette et dit que ce serait ce qui se passerait pour tous ceux qui ne voudraient pas participer au grand sauvetage du monde magique. »

Il s'arrêta. Il le fallait. Et respira encore, difficilement et rapidement. « Ca va aller, je suis là maintenant. » Murmura Sirius d'une voix altéré par le choc et la peine – et Régulus savait qu'il était horrifié de ce qu'il entendait et qu'il pensait que c'était de sa faute - - c'était vrai - .

« Ensuite, il nous a apposé la marque et Severus m'a fait transplaner parce que je n'avais pas encore mon permis. » - Oui, il n'avait que 16 ans - L'aveugle se redressa un peu et la nuque courbée fixa ses mains, dont l'une était toujours dans celle de son frère et quelques larmes salées tombèrent dessus.

« J'ai tué ce jour-là. Je ne regardais pas ce que je faisais mais j'ai tué. Parce que Severus m'a dit que si je ne tuais personne Voldemort le saurait et que je finirais comme Anna. Et je ne voulais pas mourir comme Anna. Alors j'ai tué, et quand ça a été fini j'étais couvert de sang et si Severus et Lucius n'avaient pas été là, je pense que je me serais juste laissé mourir aussi. » Une respiration – allez, c'est terminé - « Et puis ensuite, ça a recommencé. Et c'était sans fin. »

Un silence lourd se fit - et c'était un supplice pour Régulus qui s'attendait à ce que Sirius recule et le déteste -

« Et tu l'as trahi. » Murmura Sirius après un instant, doucement et sans colère - Oh merci Merlin - .

« J'ai appris quelque chose que je n'aurais pas dû, et j'ai décidé de faire tout mon possible pour détruire ce quelque chose. Je savais que Severus travaillait pour l'ordre, et comme lui je voulais aider... Et je voulais que tu sois fier de moi si un jour tu l'apprenais. »

Le plus vieux acquiesça et repoussa un peu Régulus, posant une main sur sa joue et un baiser sur son front.

« Tu es mort parce que tu as trahi le Lord et je n'ai pas été fier Régulus. » Lâcha t-il dans un souffle, ses yeux ancrés dans ceux morts de Régulus et il le sentit se crisper. « Je n'étais pas fier parce que j'étais dévasté et inconsolable, je n'étais pas fier parce que je ne pouvais pas penser à autre chose qu'à ta jeunesse gâchée à cause de moi et aux souffrances que tu avais dû subir avant de mourir et à toi, toujours, qui n'existait plus et à qui je ne pourrais plus jamais présenter des excuses. Non je n'étais pas fier Reg', j'étais désespéré. »

Régulus acquiesça et sourit tristement à travers ses larmes, la main de son frère brûlante sur sa joue. « Je ne veux pas d'excuses Sirius » Sa voix était rauque d'avoir tant parlé et pleuré mais il ne tremblait plus.

« Trop de temps a passé. Sans toi. Tu ne méritais pas d'aller en prison - « Et tu ne méritais pas d'être aveugle » - Je préfère être aveugle que mort, Sirius »

Régulus sentit la main de son frère trembler contre sa joue et il s'écarta un peu, la saisissant.

« Je voudrais que tout soit comme avant, comme si il n'y avait pas eu Serpentard et le Maître pour nous séparer, je voudrais que tu puisses connaître Harry et que tu acceptes Severus, je voudrais qu'ici tout le monde s'entende et que le mal reste derrière nous. » - Sauf que ce n'était pas possible, parce qu'il était encore là - - Mais juste un temps, oublier n'était rien -

« Et je veux rejouer avec toi. » Murmura t-il pour finir. Sirius laissa échapper un petit rire heureux – ca y est, c'était bon - et acquiesça, fronçant le nez de sa manière à lui – et Régulus savait qu'il le faisait, parce qu'il le connaissait - « L'Allegro Scherzando? » L'aveugle hocha vivement la tête, ému que son frère s'en souvienne encore et se plongea de nouveau dans ses bras. « C'est déprimant de le jouer tout seul et ton Violoncelle se moque de moi. »

« Tu as mon violoncelle ici? » S'étonna le plus âgé et Régulus acquiesça. « Et toutes les partitions. C'est Cissa qui les a récupéré à la maison lorsque Bella a été emprisonnée. » Il eut un frisson et Sirius ressera ses bras. « Même si elle était folle, elle ne méritait pas non plus Azkaban, personne ne le mérite. »

« Elle a tué beaucoup de gens, Sirius. » L'animagus hocha la tête.

« Je sais, mais personne ne mérite Azkaban, Bella a été bercé par des idées de supériorité et de grandeur, elle a appris à avoir en haute estime les traditions et elle ne voulait pas les perdre, je le comprends, je la respecte même pour cela, j'aurais aimé que notre famille continue à être aussi belle et noble que celle des Malfoy. Et malgré tout ce qu'elle a fait, je ne peux m'empêcher de me souvenir de lorsque nous étions tous petits et que tout allait bien, et je ne peux renier cela. C'est encore une de ces choses qui disculpabilise un peu les assassins. » Continua t-il. Et Régulus souffla, étouffé par le vêtement de son frère « Comme moi. » - Oui, bien sûr, il était aussi un assassin. -

« Comme toi. Mais je sais qu'elle a fait des choses bien pires. »

« Je l'aime aussi encore beaucoup. » Murmura Régulus.

Puis il y eut un long silence et chacun repensait à ce temps heureux et lointain et à comment et quand– Seigneur comment – tout avait basculé ainsi.

« J'aimerais être de nouveau enfant, j'aimerais ne rien encore connaître de la souffrance, et éviter toutes ces choses qui ont conduits notre famille à se détruire de l'intérieur. »

Sirius hocha la tête. - oui, c'était tellement bien lorsqu'ils étaient petits, tous ensemble avec leurs cousines dans l'hôtel particulier de la famille - - Ils y avaient passés tant de splendides moments - .

« Tu te souviens du jour de la Tosca? » Souffla le plus vieux au bout d'un moment, rompant à peine le silence.

Régulus acquiesça et sourit. « E Lucevan Le Stelle. Mère pleurait tellement. » « Et toi! » Et ils rirent doucement, se souvenant avec bonheur de combien ils avaient rit ensuite, quand Flora avait rejoint Mario et qu'un silence tremblant avait envahit la grande salle de musique.

- & -

Mère était si enthousiaste toujours pour les choses qui touchaient à la culture de ses enfants qu'elle mettait un point d'honneur à tous les avoir auprès d'elle, ses propres fils, comme ses trois petites nièces – parce que sa soeur Lucretia n'était pas tant portée sur l'histoire et la musique - Alors ce jour-là, Sirius, Régulus, Bellatrix, Andromeda et Narcissa étaient tous sagement assis par terre dans la grande salle de musique, et Walburga assise sur son large fauteuil aimait les savoir si attentif.

« Aujourd'hui, mes chers enfants » Commença t-elle d'un ton un peu froid mais dans lequel transparassait sa passion pour la musique qu'elle allait leur faire entendre.

« Nous allons écouter la Tosca de Giacomo Puccini. C'est en italien. Tenez, je vous donne à chacun la partition pour que vous suiviez un peu les paroles, cependant, j'ai toujours dit que la musique et le théatre n'allaient pas bien ensemble alors je vous conseillerais de simplement fermer les yeux, et d'écouter. »

Puis d'un geste souple de sa baguette, elle activa l'antique tourne disque et les voix et les notes emplirent l'air, volant tout autour des enfants à l'écoute, émerveillés.

Et cela dura longtemps, et cela fut doux et grandiose, triste et joyeux, et poignant - tellement prenant - et quand ce fut fini il n'y eut plus rien d'autre que le silence assourdissant de la détresse de Mario et Flora et les reniflements de tous les petits Black.

Les bouilles des enfants étaient mouillés de larmes et ils restèrent un moment apathiques, encore frissonant de quelque chose que la musique remuait en eux. Puis doucement, anxieux de savoir ce qu'il devait faire maintenant, encore pris dans l'autre monde, celui des sons qui font pleurer les coeurs, ils relevèrent chacun leur visage vers leur mère et tante et restèrent bouche ouverte, ne prêtant plus grande attention à leur petit nez coulant et aux larmes dévalant leurs joues roses.

Walburga était tout en sanglot et larmes et ses yeux étaient tristes et sa bouche tordues dans une peine incontrôlable - Non jamais ni Mario ni Flora ne survivraient - .

Et enfin, elle s'aperçut après plusieurs secondes - pendant lesquelles le temps et l'espace semblaient figés - que ses chers enfants la regardaient éberlués, tout barbouillés de chagrin.

Et dans un élan de tendresse et d'émotion – Merlin, ses enfants comprenaient la musique – elle laissa échapper l'un de ses rires très clairs et si rare - que les gosses aimaient tant - qui envahit la salle et étouffa les derniers sanglots de Flora.

Et les enfants l'accompagnèrent ensuite.

- & -

« Parles-moi de Harry. » Murmura Sirius après un moment.

Régulus était maintenant installé en tailleur sur la couverture, son frère dans la même position lui faisant face, mais au chaud sous les draps.

L'aveugle sourit. « Il est adorable. » Répondit-il. - Tellement -

« Et comment est Snape? » Continua l'évadé, son frère se crispant immédiatement - Oh non Sirius, ne fais pas ça, pas maintenant –

Régulus fronça les sourcils et pinça les lèvres – Oh vraiment Sirius, s'il te plaît - « Que veux-tu entendre exactement? » Sa voix s'était faite un peu distante et Sirius soupira et fronça les sourcils.

« Je ne veux rien dire de particulier Régulus. Ecoutes, je viens de passer 11 ans dans l'une des prisons les plus terribles qui soient, tu ne peux même pas imaginer ce que c'est... » – Non, Régulus ne pouvait pas mais se l'entendre dire n'allait pas l'aider et il sentit sa gorge se serrer - - Il aurait dû y être à la place de son frère -

« J'ai 31 ans et aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai pas l'intention de sauter à la gorge de Severus. Je veux juste savoir ce qu'il fait avec Harry, comment il est et c'est tout. C'est la raison pour laquelle je me suis échappé. »

Régulus acquiesça, un peu contrit. « Je suis désolé. »

« Tu n'as pas à l'être, tu ne pouvais pas savoir. » - Non, bien sûr, mais Régulus voulait tout faire pour ne pas créer une nouvelle dispute - - Pas déjà -

« Harry est vraiment bien ici. Tout a été très rapide – peut être un peu trop – mais il s'est très bien intégré à la famille » - Même si Régulus l'avait toujours ressenti comme ça, cela était un peu étrange de dire ce mot 'famille' à haute voix – Sirius sourit un peu tristement.

« Je n'arrive pas à imaginer Severus en grand frère protecteur. » Murmura t-il. - Et bien oui, Severus l'avait remplacé - - Et il pourrait éventuellement le remercier pour cela – - Même si il l'avait déjà fait à moindres mots par le passé -

« Je pense que Lucius est le pire. Mais maintenant que Severus est aussi papa, je pense qu'ils vont méchamment se valoir. » Le ton amusé de Régulus fit rire un peu son frère, un peu tristement – et si il avait vu, Régulus aurait pu observer des yeux un peu vitreux et humides – mais c'était tout de même un rire, un vrai.

« Je devrais être jaloux qu'il récupère tout ceux que j'abandonne, n'est-ce pas? »

« Et bien, je suppose que tu pourrais. » - Bien c'était maintenant que la conversation tournait au vinaigre? -

« Il est un bon père? » - Ou peut être pas -

« Il est un excellent père, il a – Oh oui, il fallait aborder ce sujet aussi – - Mordred - une grande affection pour Harry. Sirius il faut que tu saches que tout ne va pas très bien dans le monde sorcier. » Le plus âgé fronça les sourcils et mordit sa lèvre – par pitié, pas déjà - « Qu'est ce qui ne va pas? » Murmura t-il – et il était déjà las - - non, pas encore -

« Le Maître n'est pas mort » - Oh merde, il ne pouvait pas non plus accepter cela plus longtemps - « Cesses de l'appeler Le Maître ou le Lord, par pitié, Régulus. »

« Mais si je dis son nom, cela fait encore plus mal. » Répondit Régulus sur le même ton doux et calme que son frère.

« Alors dis tu-sais-qui. » Continua Sirius. - Mais pas la Maître, il ne l'était plus, par l'enfer - « D'accord, j'essaierais. » - Tout accepter pour éviter une nouvelle dispute - - Même si tu-sais-qui était aussi douloureux que le reste -

« Donc tu-sais-qui... » – et Sirius ne vit pas son poing se serrer convulsivement - - Il fallait que Régulus trouve le moyen d'expliquer sans avoir à nommer le Lord -

«...Est revenu. »

- Oh, peut être qu'au lieu de penser à la préservation des retrouvailles, Régulus aurait pu penser à amenerun peu plus subtilement le fait que l'un des mages noirs les plus terribles de tous les temps, assassins des meilleurs amis de son frère et en partie responsable de sa mise en prison était revenu -.

- Sirius était livide - « Quoi? » - Non!-

« Le professeur de défense contre les forces du mal de Poudlard était un réceptacle pour son âme, Il avait son visage derrière sa tête » - Dis comme ça, cela semblait risible, mais c'était l'une des choses les plus graves qu'il avait été donné à Régulus de rapporter - - le Lord pouvait être n'importe où - « Et... »

- Et maintenant, il fallait expliquer à Sirius que Harry état connecté au Maître et qu'il avait été menacé directement par lui et que Severus avait failli en crever - - Parfait, peut être Sirius souhaiterait juste rentrer à Azkaban -

« Ce que je vais dire va te choquer, mais saches que Harry sait d'accord? Et qu'il l'accepte à peu près sans vraiment comprendre mais que ça va, d'accord? » Sirius devait être un peu pâle, mais Régulus ne pouvait que l'imaginer. « Et je voudrais aussi que tu ne m'interrompes pas. »

Le grand frère hocha la tête et humecta ses lèvres. « Tu me fais très peur Reg', mais d'accord. »

L'autre hocha la tête et inspira profondément – on y était -

« Harry est connecté au Lord – Il y eut un sursaut sur le lit et Régulus leva la main – à tu-sais-qui, pardon, ne m'interrompts pas. »

« En Octobre, Harry a eu des cauchemars dans lesquelles il voyait un homme parler tout seul, un autre visage monstrueux aux yeux rouges se reflétant dans la glace et plusieurs autres choses. Et sa cicatrice avec cela le brûlait énormément. Un jour, il a percuté Quirrel dans un des couloirs et sa cicatrice l'a autant brulé que par ses cauchemars et il a compris que l'homme de ses cauchemars et Quirrel étaient la même personne. Quirrel l'a menacé de tuer Severus si Harry le disait à quelqu'un. Alors Harry n'a rien dit et cela a failli coûter le vie à Severus. Quirrel avait l'intention de voler la pierre philosophale cachée dans le château, Severus a tenter de l'en empêcher sauf que ce n'était pas simplement Quirrel qu'il combattait mais une partie de tu-sais-qui en même temps. Harry était inconsolable, mais maintenant ça va mieux. »

Sirius haussa les sourcils – Mieux? Voldemort était de retour. Rien ne pouvait aller mieux - « Il a la pierre? » Souffla t-il, le son de sa voix bloqué dans sa gorge – Régulus secoua la tête – « Non, la pierre n'a pas été volé, elle était trop bien cachée et Dumbledore n'était pas loin, Quirrel a disparu. »

- Bien - - Parfait – Sirius laissa tomber sa tête entre ses mains et toussa un peu – gêné par quelque chose - - Par trop de révélations boulerversantes -

« Donc il est en vie. » Il ne releva pas la tête pour voir Régulus hocher la sienne. « Je m'en doutais un peu mais...Sait-on comment? »

Régulus ferma les yeux et soupira – Oui, c'était sa trahison – Mais il n'avait pas envie, pas maintenant - « Oui, mais je préfèrerais qu'on en parle avec Severus et Lucius, s'il te plaît. » Et le 's'il te plaît' avait été dit sur un ton tel que Sirius releva la tête et la secoua. « D'accord, je supposes que je peux attendre. »

« Il n'y a aucun danger pour le moment, alors oui, tu peux attendre. » Régulus se redressa un peu - - Le moment – l'un des nombreux moments – un peu dur et compliqué et douloureux était passé – et il n'en restait plus tant à évoquer - .

« Que dirais-tu d'aller prendre une douche et de descendre prendre le petit déjeuner, ce doit être Harry qui l'a préparé. » Proposa d'un ton doux Régulus tandis qu'il se relevait.

Sirius acquiesça – un peu étonné du fait que ce soit Harry qui fasse le petit déjeuner - - Mais se retenant de demander parce que sincèrement, c'était assez pour le moment – et se dirigea vers la porte de la salle de bain, s'y enfermant après avoir saisit le tas de vêtement propre déposé à son intention sur l'un des petits fauteuils.

« Je t'attends. » Lui parvint la voix de son frère alors qu'il refermait la porte – et sans que son frère le voix il acquiesça – d'accord -.

- & -

Severus et Lucius avait fini par rejoindre leurs fils respectifs – Harry toujours pieds nus, en caleçon et pull de Rémus. Draco parfaitement vétu - dans la cuisine, y trouvant Rémus également – les cours d'aujourd'hui seraient légèrement décalés – et Lucius était redevenu un père un peu froid et aimant, observant avec amusement son fil et Harry manger leur tartine en dissertant sur les effets de la potion de reconvertion qu'ils avaient étudiés la veille – et ne sachant pas – ni lui ni Severus – que leurs fils avaient déjà au moins mangés une dizaine de tartine.

- Merlin, comme allait-il pouvoir dire à Draco que sa mère allait mourir? - Lucius piqua une fraise et la porta nonchalamment à sa bouche, comme si de rien était – et il était fort en présence d'autre que Severus pour ne rien laisser paraître - - C'était un Malfoy – tandis que Severus sirotait son café, écoutant distraitement les dires des enfants, les rattrapant parfois sur une petite erreur. Rémus lui, souriait un peu bêtement – encore, il avait l'impression d'avoir été intégré dans un monde parallèle particulièrement cocasse. -

Rien n'avait été demandé au sujet du mangemort fou à l'étage et ce matin était un peu comme tous les autres – en apparence – maintenant que tous les petits détails tristes et importants étaient réglés.

Il était déjà dix heures et personne n'avait encore terminé de manger – Peut être pourraient-ils rester ainsi jusqu'à la fin? C'était si agréable -

Severus entreprit une discussion discrète avec Rémus et Lucius – pour ne pas déranger le débat des enfants – lorsque la porte s'ouvrit.

- Bien, le reste à présent –

Severus soupira et observa Draco et Harry – surtout Harry - sursauter et tourner la tête vers les nouveaux venus – Régulus d'abord, puis Sirius, tout propre – Et visiblement c'était bon, parce que Régulus souriait chaudement à tout le monde - - et un sourire aussi grand et beau de la part de Régulus était rare - - Il y avait toujours de la tristesse dedans, avant - - Bien peut être Black n'était-il pas si con, après tout -

« Bonjour tout le monde. » Lâcha Régulus en s'avançant dans la salle, Sirius suivant, un peu timide - Surtout vis à vis de Harry - .

Mais le jeune garçon contrairement à ses appréhensions – et il pouvait en avoir vu ce que son filleul lui avait crié dessus la veille – levait sur lui des yeux curieux et interrogateurs – et cela suffit à rendre Sirius fou de joie – Merci Merlin, il n'était pas en colère contre lui -

« Si on faisait les présentations. » Proposa Severus – Severus? - dans un nouveau soupir en reposant son mug de café.

Sirius lui jeta un regard un peu étonné - - Mais pas tant que cela - « Je peux? » Demanda Rémus, un air un peu sévère et inquiet sur le visage – à n'en pas douter, Severus présenterait Sirius comme le parrain de Harry, et le meilleur ami de ses parents, et cela poserait sûrement problème -

Severus dubitatif hocha la tête. « Harry, je te présente le meilleur ami de Lily et James, et ton parrain. » Puis comprit – et il remarqua que cela ne semblait pas choquer tant que cela Sirius que Rémus parle de James et Lily – Qu'est ce que c'était que ça pour des Gryffondors - - Des gryffondors adultes, sûrement -

Harry continua à fixer un instant Sirius, puis haussa un sourcil. - Et Sirius cru voir Severus et se retint de gémir pathétiquement – argh-

« Vous n'allez plus crier sur Régulus? » Demanda finalement le plus jeune enfant de la maison provoquant chez Sirius un soupir – c'était la première fois qu'il entendait la voix de Harry - - Et pas juste des cris – et il acquiesça vivement « Nous avons bien parlé, il n'y a plus de problème. » Cela sembla un peu étonné Severus et Lucius mais pas Harry, qui doucement sourit et se redressa, tendant la main vers le nouvel invité de la maison.

« Alors bonjour monsieur. »

- Bien, il ne l'appelait pas encore 'parrain' mais pourquoi pas plus tard. - Et avec un sourire ému – tellement – Sirius se pencha lui aussi et saisit la petite main fine, la serrant gentiment. « Bonjour Harry, je suis ravi de te rencontrer. »

« Pareil pour moi. »

Puis il y eut un silence pendant lequel ils se fixèrent un instant tous les deux et enfin Harry sourit, un beau et large sourire.

- Et Merlin c'était la chose la plus jolie et la plus réconfortante qui soit - - Pour tous -

- Merlin - Il fallait préserver ce gosse – ces gosses –, préserver leurs rires et leurs sourires, leurs yeux encore brillants d'innocence et leurs folles espérances de tout le mal autour.

- S'il vous plaît -


Whou. Non, vous ne rêvez pas, c'est bien fini. - Pas la fic hein! Le chapitre... - Et je l'adore! Léger et dur, mélancolique et nostalgique, triste et compliqué. J'adore vraiment. J'avoues avoir eu un peu de mal à démêler tous les sentiments mais finalement ca y est, c'est bon, et franchement, c'est cool

Pour Sirius et Régulus, j'espère vraiment que vous comprenez pourquoi il a pardonné si vite à son frère - en même temps, je lui aurais pardonnés aussi avec force câlin et bisou - et que vous le différenciez bien du caractère beaucoup trop impulsif et irréfléchi de JKR - soyons sérieux, il a plus de 30 ans et ce n'est plus un gosse avec ces petites querelles idiotes, de plus il a fait Azkaban, je ne vois pas comment il pourrait être toujours aussi con et détestable - Bref, il a grandi, et j'espère que vous aimerez cette petite scène - grande scène - et que vous aurez remarqué que ce n'est pas tout cuit parce que Reg' a encore trés peur de le décevoir et de le mettre en colère - : ) Oh et j'espère que vous n'aurez pas été trop surpris de la place de Bella dans le coeur de Sirius et Régulus. Cela sera revu et expliqué.

Voili voilou. Pour Sev' et Lucius...Pauvre Lucius, il a beaucoup de mal à gérer la mort de Narcissa, et visiblement, il n'y a aucune chance qu'elle survive : ) Je trouve aussi ces scènes trés belle, il perd de sa carure froide et méprisable pour devenir un homme et c'est vraiment triste, je trouve, parce qu'il souffre beaucoup - mais ca fait tout son charme -

Et Harry et Draco - Lol, je farfouillais dans mes affaires en pleine nuit et d'un coup je me suis redressé avec cette idée-là 'Je suis ton Lucius!' J'ai adoré. J'espère que vous aimez aussi.

Et...C'est tout : ) Rémus est assez absent sauf au début - pauvre Loup Garou - mais c'était utilé de le mettre un peu en retrait - il n'est pas grand chose pour les autres finalement - bouh, trop triste : )

Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui.

En espérant que vous aurez vraiment beaucoup apprécié ce chapitre - et en vous rappelant d'aller voir sur mon blog la fabuleuse musique extrait de La Tosca qui les a tous fait pleurer quand ils étaient petits - je la mets en trois exemplaires, je ne savais pas lequel des trois superbes chanteurs choisir - Personnellement, mon coeur balance entre...Les trois lol. Ils me font tous pleurer - Pavarotti est vraiment pas mal, mais le petit sanglot de Roberto Alagna est poignant aussi, et la voix de Placido Domingo...grr...Je sais pas! - Pour ce qui est de celle dont Sirius et Régulus parle juste avant - que Régulus voudrait rejouer avec lui - il ne s'agit pas du trio - mais d'un superbe duo piano-violoncelle, l'allegro-Scherzando, de Rachmaninov, que je vais vous mettre également en lien sur mon blog - Sinon vous pouvez également trouver toutes les musiques depuis le début - sauf le trio, j'ai pas réussi à le trouver - sur deezer, sur ma page persos aux niveaux des playlists - vous descendez un peu sur ma page - il y en a qu'une qui est intitulé Play list. Le Rachmaninov est le premier, le E lucevan le Stelle est le dernier - n'hésiter pas à écouter Vissi d'Arte, c'est aussi un passage de la Tosca - superbe - Je mets le lien direct sur ma bio.

Bon, je vous laisse là! Et vous fais d'énormes bisous : )

Blibl'