Bonsoir à tous. Je supposes que vous aurez remarqué qu'il n'y a pas de réponses aux reviews aujourd'hui – sauf les deux qui ont eu la chance de l'obtenir avant que je n'abandonnes – J'ai passé mon mardi après midi en service écho-radiologique – ces enfoirés m'ont gardés 4h! 4H bordel! - et j'ai eu un relativement désagréable soucis de santé dans la soirée. Ma vue est soudainement devenu trouble et je me retrouve avec pleins de petits vaisseaux sanguins éclatés tout autour des yeux, ca a un charme fou. : ) - Rien à voir avec l'ordinateur mais on va arrêter là l'épanchement pathétique sur ma fantastique vie privée - :)
HAPPY DAYS
XIV. La grande salle à manger
La professeur de musique était enfin parti – il était tant car Draco commençait à perdre de sa naturelle teinte de peau assez pâle pour passer à un rosé soutenu – et enfin ils avaient pu descendre au rez de chaussée pour trouver table mise, Narcissa et Lucius s'y attablant déjà.
« Bien, il était tant. » Les accueillit Lucius avec un petit sourire narquois. Mais Draco ne répondit pas à la pique et se contenta de redresser la tête, se rendant à sa place au côté de sa mère. - Son père paierait bien assez tôt sa boutade lorsqu'il serait temps de lui trouver encore un nouveau professeur -
Harry quant à lui, un peu plus timde et incertain se rendit plus posément jusqu'à sa place proche de Lucius et s'installa, gardant tout de même un léger sourire au lèvre – les mimiques de Draco étaient impayables – et Narcissa lui envoya un petit sourire entendu en retour.
« Alors Harry, comment se sent-on lorsque l'on a 12 ans? » L'interrogea t-elle après s'être gracieusement essuyé le coin de ses lèvres trop pâles.
Le petit brun releva les yeux de son assiette et lui fit un grand sourire – vraiment, vraiment heureux – « Et bien, je ne sens pas de différence, mais le repas de ce soir m'enthousiasme vraiment. » Répondit-il d'un ton humble – et l'association entre cette maîtrise de sa voix et son immense sourire attendrit Narcissa - - Vraiment, quel adorable enfant -
Elle acquiesça et sourit encore.
« Mais Harry, s'il te plaît, ne pourrais-tu pas revoir le prénom de la jument? » Le brun se détourna de Narcissa et reporta son regard sur Draco, un sourire machiavélique envahissant ses lèvres. « Non, j'aime beaucoup Bob. »
« Mais c'est une jument. Tu ne peux pas appeler un animal fille Bob. » Expliqua Draco, la main qu'il gardait sous la table venant appuyé ses dires – Bob! Ce n'était pas aristocratique du tout – et il s'attendait à ce que Harry réalise son erreur – après tout, Draco avait toujours raison – mais il fut soudain saisit par la petite moue déçu et un peu triste du brun – Lucius toussota mais son fils n'en prit absolument pas garde – et il se redressa un peu, sa main droite lâchant sa fourchette tandis que l'autre redescendait sur ses genoux.
Son visage n'exprimait plus que de l'étonnement. « Harry? » Celui-ci releva son visage vers lui et lui offrit un sourire – mais bien trop petit et crispé au goût de Draco qui fronça les sourcils – et le haussement des épaules encore un peu frêle de Harry achevèrent de le prendre à la gorge.
« Ais-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas? »
En face du petit Snape, Narcissa souriait tendrement, les yeux rivés dans ceux de son mari. Elle secoua la tête et retint un grand rire. « Et bien, non. Tu as sans doute raison après tout, ce n'est pas vraiment un joli nom. » Harry hocha vivement la tête de manière faussement convaincu – et Draco sentit ses propres épaules s'affaisser - - Non Harry, gardes Bob, mais retrouve ton sourire - « Je vais trouver quelque chose d'autre. »
Et puis il se remit à manger comme si de rien était - Lucius encore, toussota et Harry se retourna vers lui quelque chose dans ses yeux que Draco, trop occupé à réfléchir à comment expliquer à Harry que finalement Bob était très bien et qu'il ne voulait surtout pas que Harry change parce que c'était son cheval - - il voulait aussi à tout prix retrouver le sourire et la joie de Harry - - Mince, c'était son anniversaire – ne vit pas.
« Un problème Lucius, vous voulez un peu d'eau? » - L'homme n'avait plus que du vin dans son verre – et il manqua s'étouffer avec sa propre salive sous le ton si doux et concerné du fils de son meilleur ami – Mordred, il allait tuer Severus -
Doucement il se tourna vers Harry et eut un sourire en avisant ses yeux brillants. « Non Harry. » Répondit-il avec chaleur. « Tout va bien. Je pense que ce n'est plus la peine maintenant. » Puis il tourna la tête et reporta son regard sur son fils qui déjà ouvrait la bouche.
« Harry, pardonnes-moi, c'est ton cheval, bien sûr que tu peux l'appeler Bob. Et puis c'est amusant. Je... » Il bafouillait et se maudissait pour cela - Lui non plus n'était pas aristocratique du tout -
« Je n'ai pas le droit de te dire de changer son nom. C'était idiot de ma part. Continues de l'appeler Bob et j'en serais très heureux. » Il appuya son excuse un peu maladroite d'un sourire contrit et Harry ne put s'empêcher de hocher vigoureusement la tête, retrouvant immédiatement son très large sourire. « Pas de problème Dray. »
Le petit blond soupira de soulagement et se remit à manger, alors que Lucius et Narcissa avaient leurs regards fixés sur lui, un peu écarquillés – écarquillement visible uniquement par un oeil aiguisé - - Et leur fils possédait cet oeil – alors, tandis que Harry avait reprit son repas avec entrain, tout heureux – et attentif malgré tout au reste des convives – Draco reposa encore ses couverts et fixa tour à tour ses parents. « Mère, Père, un problème? » Demanda t-il.
Et ce fut sa voix – Oh Merlin cette voix – innocente et totalement dépourvu de doute qui acheva Narcissa – son fils était un être extraordinaire - et se redressant, elle laissa échapper un grand éclat de rire – superbe et cristallin - - Vraiment ces aristocrates parfaits - - Harry était toujours assez éberlué de voir à quel point ils l'étaient - - C'était horriblement frustrant -
Draco quant à lui, totalement perdu passait de sa mère à son père – qui ne pouvait empêcher un sourire et ses yeux de pétiller alors qu'il observait sa femme – semblant ne rien saisir du tout à ce qu'il se passait. « Quelqu'un pourrait-il m'expliquer? » Demanda t-il au bout d'un moment, légèrement agacé de voir qu'il était visiblement la cause de cette hilarité.
- Avait-il quelque chose sur le visage? -
« Oh Draco. » Murmura Narcissa doucement en reprenant son souffle, ses yeux encore brillants et ses pomettes toujours rosés. « Tu es un ange. » Elle se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa tempe, l'une des ses longues mains fines passant dans les impeccables cheveux de son fils avec douceur. -
Elle se redressa ensuite – Oh trop rapidement – et ses pomettes n'étaient plus vraiment roses mais livides et elle jeta un bref coup d'oeil à Lucius. - Non, pas maintenant –
Puis sa main toujours dans les cheveux de son fils glissa et elle la plaça doucement sur son front, respirant rapidement.
« Mère? » Lui parvint la voix inquiète de Draco – Et elle était sûr que Harry en face d'elle arborait le même genre d'expression - - Oh non, pas le jour de l'anniversaire de cet enfant – Lucius qui s'était brusquement levé était déjà auprès d'elle l'aida à se lever, la soulevant délicatement quand ses jambes ne purent la porter – Oh Merlin, pas devant les enfants -
« Père, qu'y a t-il? » Demanda d'un ton pressant Draco en se levant à son tour alors que sa mère semblait prête à s'évanouir, sa respiration de plus en plus laborieuse – et c'était la panique d'être ainsi devant Draco, son petit ange, et devant Harry - - Oh Merlin - « Lucius. » Pria t-elle d'une faible voix son mari.
L'homme ressera ses bras sur sa femme et fit un pas en arrière. « Ne t'inquiètes pas Draco, c'est un petit malaise dû à son anémie – Et il mentait ouvertement à son fils et cela écorchait son coeur et serrait sa gorge - - Non Draco, ta mère est en train de mourir, mais ne t 'inquiètes pas, ce n'est pas pour tout de suite – je la conduis à sa chambre. Ne vous inquiétez pas, vraiment. »
Et il fit demi tour et quitta la pièce – Ah, et c'est tout? - et Draco était toujours debout, toujours livide, et ne semblait absolument pas croire un traitre mot de l'excuse de son père et Harry se leva, posant sa serviette sur la table, s'approchant de Draco et posant une main sur son épaule. « Il ne peut pas te le dire. » Murmura t-il en tentant de capté le regard de son meilleur ami.
Les yeux du petit blond luisait de colère et Harry eut juste envie de pleurer - « Draco, s'il te plait. » Pria t-il en se plaçant devant Draco qui fixait toujours la porte de la salle à manger.
« Dray. » Les mains de Harry vinrent se poser sur ses épaules et il le secoua un peu, le forcant à reporter son regard sur lui.
Et les lèvres du blond se tordirent un peu, ses sourcils se froncèrent et il voulait tapper du pied aussi mais il se retint, clignant des yeux.
« Pourquoi il ne me le dit pas? » - Oh son visage semblait si en colère et triste – Harry secoua la tête. « Je ne sais pas. Mais s'il te plait, toi tu sais, d'accord? Je... » - Comment expliquer cela? - - Merlin, tout était tellement de sa faute. Pourquoi avait-il défié Draco d'aller se promener dans le manoir en pleine nuit. -
« Ton père a sûrement peur de toi, de te rendre malheureux et il ne sait pas comment te le dire. Je pense que je serais pareil avec mes enfants tu sais. Mais... » Il passa une main dans ses cheveux et pinça ses lèvres. Draco l'écoutait attentivement, les yeux rivés aux siens – Oh oui, il avait besoin d'une quelconque explication - « Je suis sûr qu'il finira par te le dire, mais laisse lui un peu de temps. Laissez-vous un peu de temps, parce que quand il te le dira, ce sera vraiment fini. » Le petit brun se mordit la lnague – non, ce n'était pas vraiment ce qu'il avait voulu dire - - Et Draco écarquilla les yeux - « Quoi? » Et se recula un peu.
« Ecoutes-moi. Quand ton père te le dira, alors il n'y aura plus aucune raison de faire semblant. Et alors vous serez juste triste ensemble et il n'y aura plus rien d'autre. Draco... » - Vraiment, c'était dur d'expliquer ça - - Et c'était son anniversaire en plus, merde - « Draco, tant que ton père ne te dira rien, faire semblant sera simple, oublier, rire, jouer, toutes ces choses que ton père te fait faire, que ta mère te fait faire, seront simple. Mais quand tu sauras, alors il n'y aura plus les mêmes choses, et chaque jeu sera fait avec un peu de retenue et de la peine. De ta mère parce qu'elle saura que tu sais, et elle pensera en permanence au fait que bientôt tu ne pourras plus jouer avec elle. De ton père, qui te regardera en t'imaginant sans ta mère, et de toi, qui aura trop peur de contrarier qui que ce soit, de fatiguer ta mère, de fatiguer ton père. Draco, tant que tout le monde fait semblant, vous pouvez encore vivre comme avant. Tu ne crois pas que c'est mieux? »
Harry reprit son souffle - bien cela avait été dur mais c'était dit -
« Mieux? » Répondit Draco repoussant Harry. « Mieux?! » Répéta t-il un peu plus fort. - Et Harry se dit qu'il aurait mieux fait de se taire, et de juste rester chez son père pour aujourd'hui - - et il se dit aussi que finalement il s'en foutait de son anniversaire, si cette journée pouvait déjà s'annihiler - « Dray. » Sa voix était suppliante et il s'assit sur une chaise – comment gérer la douleur de Draco? Il ne savait pas comment faire. Quoi dire. Il n'avait jamais perdu personne - « S'il te plait, excuses-moi, je n'aurais pas dû dire ça. »
Mais Draco ne semblait pas lui en vouloir, au contraire. Il se rendit prêt d'Harry et s'assit sur la chaise en face de lui. « Tu as raison. » Lâcha t-il sérieusement – et tout ce qu'il voulait en fait, c'était pleurer dans les bras de son père - « Tu as raison. C'est mieux de ne rien dire et d'attendre, sinon l'ambiance sera horriblement déprimante et je ne suis pas sûr de supporter ça. Alors, on continue à ne rien dire et à faire comme si c'était bon. »
Harry acquiesça – il ne pouvait rien dire, sinon il se mettrait à pleurer – et attrapa les mains de Draco dont les yeux reflétaient bien trop de tristesse - Mais c'était normal non? Sa mère allait mourir - « Draco, je suis là moi. Et je ne laisserais pas tomber. »
Ce fut au petit blond d'acquiescer, la gorge nouée – oui, heureusement qu'il avait Harry maintenant – et il allait répondre que c'était vraiment bien qu'il soit là quand Lucius ouvrit la porte, se figeant de surprise – et d'inquiétude – Il s'avança rapidement jusqu'au deux enfants et s'agenouilla – et peu importe que ce ne soit pas de son rang, c'était son fils et celui de son meilleur ami qui étaient livides et malheureux – posant une main sur la tête de Draco.
« Draco, ne t'inquiète pas d'accord. Ne vous inquiétez pas. » Et sa voix était sûr d'elle et Draco voulait juste lui hurler qu'il savait et qu'il voulait avoir le droit de pleurer dans ses bras – mais il se retint - « Elle va aller mieux? » Demanda Draco dans un souffle. Lucius acquiesça et se releva, embrassant leurs têtes à tous les deux - Allez Lucius, mens leur encore - .
« Oui, ne vous inquiétez pas. C'est une fatigue passagère, elle sera sur pied ce soir pour ton anniversaire Harry. » Et avec cela il offrit au petit Snape un sourire rassurant – Oh mais non, si Narcissa était fatiguée, qu'elle ne vienne surtout pas. Harry n'était pas sûr que Draco supporte de voir sa mère de nouveau s'effondrer -.
« C'est bon Lucius vous savez, si elle est trop fatiguée, elle peut rester ici se reposer, je sais qu'elle pensera à moi. » Il espérait que son sourire était assez sûr et innocent.
Mais Lucius secoua la tête et fit un geste rassurant de la main. « Ne t'inquiètes pas Harry, je te promets qu'elle sera là et qu'il n'y aura aucun problème. »
- Vraiment? Et avec combien de potions cet exploit serait-il possible? - Draco serra les dents mais acquiesça, cachant habilement un hurlement de rage – Dis la vérité! - Mais non, Harry avait raison, ce serait un enfer si tout était révélé. Il fallait vivre avec cette fausse anémie aussi longtemps que possible, pour rester comme avant -
« Je vais vous ramener chez Severus maintenant, je pense qu'elle sera plus à l'aise pour dormir sans que vous tourniez comme des petits monstres volants autour du manoir le reste de la journée. » Lucius avait pris un ton badin qui ne lui allait pas du tout – Mentir à ces enfants semblaient de plus en plus difficile – mais Harry et Draco acquiéscèrent sans plus d'explications.
- & -
L'anniveraire n'avait pas été triste. Loin de là. Et comme l'avait si bien dit Harry, le fait de ne pas savoir permettait d'être heureux encore, comme avant.
Lucius et Narcissa était arrivé comme prévu à 18h et la mère de Draco avait l'air d'aller bien – et ni Draco ni Harry ne doutaient qu'il y avait des potions derrière tout cela, mais encore, ils n'en dirent rien et préfèrèrent juste oublier – et le dîner avait pu commencer.
Et – Merlin – Harry était encore plein de tout ce qu'ils avaient mangés et – Merlin – ce n'était pas fini et même si l'anniversaire de son père en janvier et ceux de Régulus et Sirius en mai l'avaient habitués à de trés grands repas, Harry avait l'impression qu'ils avaient dévalisés un supermarché – ou ce qui s'apparantait à un supermarché dans le monde magique – pour le sien.
Trois entrées chaudes avaient succédés aux trois froides - Corolle de poireaux au caviar à la crème d'huitre aigrelette, Mille feuille de crabe au saumon fumé et Fois gras puis Consommé de homard, Crème brulé à la Truffe et Soupe à la crème d'oignon – et ils avaient entamés ensuite – plus de deux heures après avoir commencé à manger – les plats – Gigot d'agneaux aux trois légumes suivit d'un rosbeaf de biche – et Harry avait été choqué par l'idée de manger de la biche - - jusqu'à ce qu'il goûte – accompagné de sa sauce aux airelles et d'une purée de chou fleur gratiné – Lapy s'était surpassée – C'était absolument divin.
Quand 22h00 sonna, les assiettes du joli service de table aux liserais bleus de la grand mère de Severus étaient vides et les ventres bien gonflés, mais Sirius éclata de rire lorsqu' Harry lui demanda si maintenant c'était fini.
« Et bien, filleul, j'ai ramené de mon petit séjour à Paris quelques fromages français, mais c'est quelque chose qui se mange sans fin, ne t'inquiète pas. » Le rassura l'homme lorsque Harry devint un peu livide – Draco lui, cachait son sourire - - La petite entourloupe du matin, à propos de Bob et dont Lucius l'avait finalement mis au courant était vengé. Lui n'avait jamais eu de mal à manger de si grands repas. Na. - - Mystère encore, de la grande famille des Malfoy -
« Mais si tu n'en veux pas Harry, ne te forces pas. Il y a encore le dessert et je crois que c'est le plus important. » Reprit Severus en voyant que son fils se forçait à sourire. - Ils voulaient le tuer, c'est ça? -
« Ok. Je crois que je vais attendre le dessert alors. » Murmura t-il, envoyant un sourire plein de reconnaissance à son père - - et il rosit de plaisir en se disant qu'avec le dessert, venait également les cadeaux -
Il y eut cependant cela de temps entre la fin du plat et le dessert que Harry en oublia presque qu'il avait souhaité ne pas goûter le fromage – et la table était recouverte de verre en cristal, de bouteilles de vin blanc et rouge à moitié vide, et la salle était emplit de bavardages et de rires légers, laissant le temps filer sans que personne n'y prête grande attention - .
« Le fromage. » Annonça la voix de Lapy quelques secondes avant que la demi de dix heures ne résonne à travers le manoir. Le plateau fut déposé sur la table, et les yeux de Harry s'ouvrirent en grands, laissant deviner son étonnement face à toutes ces sortes de fromages qu'il n'avait jamais vu. « Chèvre, camembert, Fourme d'Ambert, Saint Nectaire, Comté, épouasse et Tome. » Présenta Lapy en pointant avec une petite baguette en bois chacun des beaux fromages.
- Bien – Après que Harry en ait finalement dévoré la moitié – sous les rires des adultes et l'air entendu de Draco, le dessert put enfin commencer, et la remise des cadeaux avec lui.
Le Saint Honoré, les macarons de Ladurée et les canelés de Baillardran l'accompagnant, fut servis dans le grand salon et de nouvelles bouteilles de champagne furent ouverte. Et bien que Severus ait réussi à l'éviter en début de repas, la coupe que Sirius passa à Lucius qui l'a remis entre les mains d'Harry ne put être interceptée.
Le garçon hésita un instant, les yeux rivés sur son père mais l'homme finit par hausser les épaules et à l'encourager. « J'en ai fait boire à Draco le jour de son baptême, je supposes que je peux te laisser en boire pour ton douzième anniversaire. » Expliqua t-il, et Draco sourit tandis que Harry ouvrait de grands yeux étonnés. « Son baptême? Mais...Tu avais quel âge? » Demanda le petit brun – et d'ailleurs, il y avait vraiment des baptême chez les sorciers aussi? - « Oh quelque chose comme 8 mois » Répondit Lucius à la place de Severus. Et il affichait un air assez consterné qui fit sourire Harry – n'importe comment, il aurait aimé être là le jour où Severus avait fait boire du champagne à un Draco tout bébé -
Il avala un petit macaron et le dégusta avec plaisir – coquelicot – avant de regarder avec un peu de septiscisme le liquide pétillant jaune pâle remplissant sa coupe de moitié.
Puis il trempa ses lèvres et but une toute petite gorgée. Les bulles passèrent sur sa langue, douces et joyeuses, puis le goût unique de la boisson envahit ses papilles et disparu – et c'était excellent -.
« Alors? » Demanda Sirius intéressé après avoir disparu un instant – et Harry ne répondit pas vraiment, trop occupé à détailler l'immense paquet de cadeaux qui volait derrière son parrain -
« Eh...? » « Le champagne Harry. » Sourit Draco en se plaçant face à lui.
« C'est délicieux. »
Et Harry put enfin ouvrir tous ses cadeaux.
Sirius lui offrit donc ses nombreux petites choses, trois peluches adorables, un puzzle magique, un nécessaire à dessin, deux miroirs communiquant – et Régulus manqua s'étrangler parce que 'Merde, c'est toi qui les avait' – une montagne de Légot qui à peine sortit de leur boîte se construire en un immense château, des gants, une écharpe et un petit bonnet pour l'hiver, un tapis volant pour enfant, un balais et enfin, une petite gourmette gravé à son nom dont le bracelet était en cuir et la plaque en argent.
Le petit brun était tout tremblant de gratitude et relevait sans arrêt des yeux brillants vers Sirius. - Vraiment c'était une bonne idée de cadeaux mais quelque chose le gênait un peu, quelque part – Il se leva lentement et rejoignit Sirius, passant ses bras autour de son cou et déposant un baiser sur sa joue. « Merci beaucoup Parrain. » Murmura t-il avec un grand sourire – peu importe que quelque chose le gêne finalement, il n'en ferait sûrement part qu'à Draco, plus tard -
« A moi. » S'exclama alors Rémus tandis qu'Harry se reculait un peu, s'étonnant encore du monceaux de papiers cadeaux déchirés gisant sur le sol. L'adulte aux cheveux grisonnant – mais il avait l'air beaucoup moins épuisé et triste que la première fois que Harry l'avait vu – lui tendit un petit paquet bleu roi.
Harry sourit – bien lui au moins n'allait pas lui offrir autant de cadeaux que d'année où il n'avait pas été là. Et où Harry avait juste été enfermé dans son placard pour ses anniversaires - - Ca suffit, il en parlerait avec Draco -
Le brun alla se réinstaller sur le petit fauteuil – qui était placé au centre de la pièce – et ouvrit délicatement le paquet.
Une fine chaîne de maille en or glissa doucement entre ses doigts et il sortit ce qui semblait être un petit pendentif en forme de médaillon rond décoré simplement d'un petit cercle brisé par une croix. C'était juste superbe mais Harry n'avait aucune idée de ce que cela pouvait être – oh par pitié, qu'il ne s'agisse pas d'un médaillon avec la photo des personnes qui étaient mortes et qu'il n'avait jamais vu en photo à l'intérieur – Avec un petit peu d'appréhension, il l'ouvrit, constatant avec étonnement que non, il ne s'agissait pas de James et Lily mais d'un cadran à une aiguille, ressemblant à une petite boussole cassée.
« Il s'agit d'un Missinvenium. Ca sert à retrouver ce que tu as perdues. » Expliqua gentiment Rémus - mais l'homme était tout le temps gentils -
« Comme un rapeltout? » Interrogea Draco, son petit nez fronçé. Rémus laissa échapper un petit rire et toussota. « Pas vraiment non, un Missinvenium est un objet très ancien et très précieux. Il a été fait avec l'ancienne magie et ne marche que lorsqu'il le juge bon. C'est pourquoi tu ne pourras pas retrouver n'importe quoi avec. Certaines personnes n'obtiennent rien de ce qu'il désire pendant toute leur vie. »
Harry acquiesça. Bizarrement, le fait que cet objet ne lui servirait peut être à rien ne le pertubait pas plus que cela, c'était un objet d'une grande valeur, renfermant beaucoup de magie et c'était quelque chose de précieux. Pour Harry, peu importe le cadeau, c'était la première fois qu'on fêtait sa naissance et une chaussette aurait bien fait l'affaire – même si il doutait que Draco l'eut accepté - . Il alla embrasser Rémus et se laissa accrocher le pendentif, ravi. - Il allait devenir un véritable prince Bling-bling-
Le cadeau de Régulus vint ensuite. « Il s'agit d'un regroupement de tous les ingrédients les plus rares dont tu pourras avoir besoin pour préparer des potions.» Expliqua Régulus alors que Harry observait fasciné la petite boîte compartimenté - et un regard vers son père lui apprit que celui-ci était aussi grandement intéressé - - Bien, pas de problème, ils joueraient avec ensemble -
Après un hochement de tête reconnaissant et un trés gros bisou, il referma la boîte et se tourna ensuite vers Narcissa, Lucius et Draco, les remerciant chaudement à leur tour pour Bob et toutes les affaires qui allaient avec la possession d'un cheval - et Draco lui offrit une superbe cravache en cuir noir, à son nom - avant de – enfin - - et il avait l'impression que cela faisait des heures qu'il attendait de pouvoir ouvrir le cadeau de son père – se tourner vers son père assis calmement sur un fauteuil pas loin du sien.
Harry s'approcha, excité – plus que pour tous les autres – et Severus avec un sourire attendrit lui tendit un petit paquet, surplombé d'une assez large enveloppe – c'était plus petit que tous les autres cadeaux, mais c'était sûrement celui que Harry aimerait le plus - - Parce que c'était son papa qui lui avait offert - .
Du bout des ses petites mains fébriles il commença par détacher l'enveloppe et la retourna, ouvrant doucement le petit triangle et sortant le papier vert coinçé à l'intérieur.
Il s'agissait en fait d'un papier cartonné, et lorsqu'Harry l'ouvrit, il crut un instant qu'il allait juste se mettre à pleurer, avant de brusquement sauter dans les bras de son père – et il s'en fichait complètement si les autres étaient jaloux - « Qu'est-ce que c'est? » Demanda Draco en s'approchant un peu, mais n'osant pas aller bien loin de peur de briser le parfait petit moment entre Severus et son fils. Le petit brun se retourna sur les genoux de son père – il était encore – encore! - assez petit pour cela – et sourit de toutes ses dents.
« C'est un voyage à Vienne avec trois représentation à la Wiener Konzerhaus et une autre à l'opéra. » Harry était extatique. Et il ne prit pas attention aux quelques mots que Severus, d'un ton amusé, laissa glisser jusqu'à Lucius. « 8 jours au Grand hôtel. » Et Lucius secoua la tête tout aussi amusé que son meilleur ami. - Harry était un petit cas à part, et quand d'autre ne voyait que ce fantastique hôtel, lui n'entendait que les mots musiques, concert et Opéra - - Adorable - .
« Tiens, ouvres l'autre. » Continua Severus en lui rappelant la présence d'un tout petit écrin. Harry reposa révérencieusement la grande enveloppe et saisit la boîte que son père lui tendait.
Et l'ouvrit.
« C'est la chevalière des Snape. Celle-ci était celle de ma mère. Elle donne accès à toutes les pièces du manoir, ainsi que pleine propriété sur toutes les résidences. » - Et Severus se retint d'ajouter que cela faisait de Harry son hériter en tout, si il lui arrivait la moindre chose – Dans un geste protecteur il saisit la fine main de son fils et lui passa la bague, celle-ci s'ajustant automatiquement à la taille de son doigt - .
« Merci papa. » Murmura Harry ému. - Mince il était vraiment l'héritier maintenant - Et profondément touché – et épuisé par toute cette folle journée – Harry se serra un peu plus contre son père et se laissa pleurer.
C'était la première fois - la première, Merlin - qu'on fêtait sa naissance et c'était un merveilleux moment, alors peu importe toutes les choses tristes qu'il y avait eu avant, si il fallait repasser par tout ça pour avoir Severus - son papa - et tous ces autres gens, et tous ces cadeaux et cette tendresse dans leurs regards, alors il voulait bien tout revivre, encore et encore.
Parce qu'être aimé, finalement, après avoir été si triste, c'était juste épatant.
- Et merveilleux - Et il fallait - oh oui - que cela dure encore trés trés longtemps - .
- S'il vous plait -
Et...Voilà. Pas trop déçu? Sincèrement, de tous les chapitres, passé et à venir, je pense que c'est celui qui m'aura donné le plus de mal. L'anniversaire d'Harry était prévu au programme mais...Bien, il s'est révélé assez compliqué à écrire, il ne se passe rien et l'excitation que j'ai pour les autres chapitres est un peu morte ici. Cependant, j'en suis tout de même assez contente et j'espère que malgré tout il vous plaira.
Les autres - le prochain notamment - reprendront ce côté dramatique et aventureux du début. - Oh vouip! Trés dramatique et trés aventureux - Et plus long, évidemment, mais là je pouvais pas m'arrêter ailleurs puisque le prochain chapitre - petit SPOILER - se passe au retour du voyage à Vienne. : )
Gros bisous à tous.
Blibl'
