Réponses aux reviews anonymes :

Makie : Coucou. Voilà le nouveau chapitre - je me suis pris un peu de temps pendant ce long week end - et même si il est un peu plus court que les plus longs - lol - j'espère qu'il te plaira. Un peu triste et desespérant, mais follement intéressant - : ) - avec pleins de Draco et de Harry...Et on passe déjà le tome 2... J'espère que tu apprécieras la fin. Héhé. Biz et merci pour ta review. Bonne lecture.

Gwladys Evans : Merci beaucoup pour ta review. J'espère que tu aimeras ce chapitre aussi. : ) A bientôt. Blibl'

Nathiel : Merci beaucoup pour ta review. Et bien, je suis contente que mon Lucius te plaise. Cependant, je me suis vraiment inspiré du vrai. Souviens-toi à la fin du 7 comme lui et Narcissa recherche ardamment leur fils, et comment ils sont à la fin, ensemble. Je me suis inspiré de cela pour créer les Malfoys, froid à l'extérieur, aimant à l'intérieur. Mais je suis vraiment contente que cela te plaise :) Pour Régulus et Sirius. On ne les voit pas beaucoup ici. Je ne peux pas gérer d'avoir en permanence tous les personnages en même temps : ) ni Rémus d'ailleurs, il doit travailler - la bonne excuse : ) - mais j'espère que mes deux petits adultes te plairont. On avance dans l'histoire. On finit un passage, une vie, et on attends la suite avec impatience, n'est ce pas? : ) J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Bnone lecture. Blibl'

Soubi : Hello! Ravi de te voir là finalement : ) Merci beaucoup pour ta review. Je pense que je veux vous faire pleurer dans ce nouveau chapitre, il est trés sombre et dur et douloureux et triste - J'aime beaucoup jouer avec les lecteurs. Cependant ici, pas de jeu, c'est dramatique du début à la fin : ) lol. Et pour une fois, ca ne se passe que pendant une journée - ca faisait longtemps : ) - Halala...Pauvre Lucius. Bonne lecture. Blibl'

Typhi : Draco a peur de décrouvrir une lit défait et des voiles qui volent dans une chambre, pas dans la bibliothèques - ou plutôt à la place, il ne savait pas que c'était une bibliothèque - et il a cette peur parce que je l'ai, lol. :) Et bien, la réponse à ta question pour le carnet est dans ce chapitre : ) Bonne lecture et merci pour ta review. Biz. Blibl'

Plume : Et bien, il était temps que tu laisses une review, lol. : ) La voilà la suite - ca doit être bien pour toi si tu viens de lire le nouveau chapitre . lol - merci beaucoup pour ta review. Oui, Draco ne va pas être au mieux de sa forme. :) Bonne lecture. Blibl'


Oh, j'ai vraiment hâte d'avoir vos réactions sur ce chapitre : ) Alors, je vous laisse tout de suite avec ce nouveau chapitre de,

HAPPY DAYS

XVI. Le salon

L'ambiance au Manoir Malfoy était macabre.

- Oh non, pas macabre en réalité – C'était quelque chose de plus que macabre – de différent.

- Agonisante – L'ambiance au Manoir Malfoy était agonisante et Harry de ses grands yeux verts regardaient tout le monde s'agiter, pâlir, parler – et pleurer, parfois aussi. Surtout Narcissa -

Draco était tombé de cheval.

- Oh - Harry savait qu'il n'y avait pas que cela. Après tout, Draco était fatigué et pâle bien avant qu'ils ne décident tous les deux d'aller monter Bob et Le comte Dracula, mais Draco était tombé, et les adultes n'avaient plus pu repousser l'évidence. Il y avait quelque chose avec Draco. Autre que le simple fait qu'il dormait peu et devait se lever tôt le matin pour aller chez son précepteur – Severus -.

Et ainsi le petit brun se demandait en regardant de loin toute cette agitation, le coeur et l'estomac enserrés dans quelque chose de lourd, de broussailleux et de très compacte et douloureux – la peur – si Draco n'était pas atteint de la même maladie bizarre et mortelle que Narcissa.

Et à chaque fois que cette idée arrivait jusque dans ses pensées, les larmes aussi montaient tout droit dans ses yeux et menaçaient de dévaler ses petites joues roses. - Non Draco ne pouvait pas mourir. Son meilleur ami, son frère, son confident ne pouvait pas mourir maintenant. Il était trop jeune et trop indipensable -.

« Il faut en parler à tes parents Draco. S'il te plaît. » Harry était dans la chambre de son ami. Le blond avait un poignet bandé et un petit pansement sur la tête mais cela n'était rien de grave. Son teint, en revanche, si pâle que les cernes qui entouraient ses yeux gris en paraissaient presque violettes, semblait hurler à tout le monde que l'enfant était malade. Et pas qu'un peu.

Et les symptômes étaient étrangement les même que ceux de Narcissa – Non Draco ne pouvait pas mourir -.

Harry s'avança dans la chambre et grimpa sur le lit s'installant en tailleur et observant anxieusement Draco, appuyé sur ses oreillers l'air prêt à s'endormir de nouveau.

« Non, ce ne serait pas une bonne idée. » Répondit quand même le malade d'une voix éraillée.

Cela agaça Harry – il était souvent agacé en ce moment. Et tellement fatigué aussi. - « Il le faut Draco. Si c'est la même maladie que ta mère il faut te soigner et... »

Mais Draco, comme toujours, semblait ne rien vouloir entendre et se contenta de détourner la tête, laissant ses yeux errés vaguement vers le parc assombri de nuage. Le moi de Janvier venait d'être entamé et les jours de grands froids arrivaient. Et rien ne ferait changer Draco d'avis.

Rien – Oh si, quelque chose, bien sûr – Harry se redressa subitement et passa une main devant ses yeux, ne pouvant plus retenir les larmes de peur et de tristesse qui menacaient de couler depuis tant de jours déjà – Allez Draco, s'il te plait, fais un effort - « S'il te plait, Draco. » « Ne t'inquiètes pas Harry. Cela n'a rien à voir avec ma mère. »

- Bien sûr - « Bien sûr! Tu te moques de moi? » S'énerva soudain le brun, et les larmes coulaient encore.

« Est ce que tu veux vraiment mourir? Si tu fais ça je te détesterais. Alors parles en à tes parents, demande leur. J'en ai marre de ne rien dire. Si tu m'abandonnes, je promets que je te détesterais jusqu'à la fin de ma vie. Et je ne viendrais plus jamais te voir. »

Le jeune garçon reprit sa respiration et sembla soudain réaliser quelque chose – et l'air bouche bée et blessé de Draco n'y changèrent rien – il se leva brusquement et s'éloigna de lui. « En fait, je vais même commencer maintenant. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi, Draco. J'en ai marre de crever avec toi alors que tu ne fais aucun effort pour essayer d'aller mieux, ou juste de comprendre. Alors salut. » Et avec un dernier regard – si vert – rageur et plein de larmes, le fils de Severus quitta la chambre de l'héritier des Malfoy qui ravalant ses sanglots, s'empressa de sortir un petit carnet noir en cuir du faux fond de sa table de nuit.

- & -

L'ambiance au salon était lugubre – agonisante – Lucius était effondré dans un fauteuil, la tête entre les mains et ne semblait plus rien savoir du monde extérieur, Narcissa le fixait l'air ailleurs, les yeux humides et le teint blafard et Severus était comme hors du temps, convaincu que tout cela n'était en réalité qu'un cauchemar, un monstrueux cauchemar duquel ils se réveilleraient tous bientôt.

- Bien sûr, ok – « Peut être devrait-on lui faire passer les examens nécessaires pour déceler la maladie? » Suggéra Sirius dans son coin, les mains dans les poches et la mine triste. « Non. » Répondit Lucius – Non, Non, non – cela deviendrait trop réel ensuite.

« Bien, alors laissez-le crever sans lui apporter aucun soin, c'est parfait. »

« Sirius! » Réagit immédiatement Régulus en tournant son regard aveugle sur lui. « Tais-toi. »

« Mais c'est la vérité! » S'emporta le fugitif. « Si il est malade, il y a peut être une chance qu'il ne soit pas aussi atteint que Narcissa, ou qu'il soit guérissable. Pour ce que je sais sur cette maladie, elle n'est pas obligatoirement mortelle, alors si il y a un moyen qu'il s'en sorte, il n'y a pas de temps à perdre. » Expliqua t-il d'un ton conciliant – allez, il fallait qu'ils le croient, il en allait de la vie d'un gosse -.

« Et si il n'y a rien à faire Black. » Siffla Lucius – Oh merde, cela avait été si dur de juste siffler, parce qu'il y avait quelque chose qui obstruait sa gorge – l'effroi -.

« Et bien, vous serez fixé. »

Narcissa laissa échapper un petit gémissement de crainte – de terreur. Et si c'était sa faute? - et de nouvelles larmes jaillirent de ses yeux – non, ce n'était pas possible, Draco ne pouvait pas aussi être malade –.

Elle allait approuver les conseils de Sirius lorsque la porte du salon s'ouvrit brutalement, laissant passer un Harry Snape à l'air furibond. - Quoi? Qu'y avait-il maintenant? - Le petit homme se dirigea directement vers son père qui le fixait en fronçant les sourcils et vint s'asseoir sur le sofa à ses côtés, les bras croisés.

« Harry? » Lâcha Severus interrogateur, son regard rivé sur la moue boudeuse de son fils. Le petit brun soupira – il aurait aimé être encore à Vienne et ne rien savoir de tout cela – et se rapprocha presque inconsciemment de son père – Merlin, il était fatigué. Et ne pas juste pouvoir dire la vérité lui bloquait la gorge. C'était idiot et honteux parce qu'il était un grand garçon maintenant, mais il avait horriblement envie de pleurer - - Oh non, Draco ne pouvait pas mourir. S'il vous plait -

« Harry, pourquoi n'es-tu pas avec Draco? » Reprit le jeune père voyant Harry se crisper de plus en plus, sa pâleur – bien sûr, il avait remarqué que Harry aussi était fatigué, mais il savait que c'était dû au mystérieux mal être de Draco -.

« Parce que. Quand rentrons-nous à la maison? » Répondit l'enfant d'une voix basse et rageuse – triste. Putain, il était tellement triste et il en avait tellement marre. Est-ce que tout allait recommencer à être malheureux et dur comme l'année passée? -.

« Je ne sais pas Harry. Nous allons sûrement passer la nuit ici. Est-ce que tu t'es disputé avec Draco ? » Continua la voix douce – incroyablement douce. Severus aussi – son père – l'irascible professeur de potion – semblait las et découragé. Harry secoua la tête. « Oui. Et je voudrais rentrer à la maison. » Sa voix restait ferme mais ses mains, serrées l'une contre l'autre et posées sur ses genoux tremblaient.

- il voulait parler, dire la vérité, savoir, comprendre - - Mais il ne pouvait pas, parce que Draco lui avait juré de ne plus jamais lui parler si jamais il disait la vérité – Harry ferma les yeux – et son père le regardait fixement – il le savait – de son regard sombre sûrement inquiet – - Oh il aimait tant son papa -.

Mais maintenant qu'il faisait la tête à Draco, peu importe qu'il lui en veuille toute sa vie pour avoir parlé sans sa permission. Draco l'avait laissé tomber, et envisagé de l'abandonner sans même vouloir partager ses secrets.

Le blond ne lui parlait même plus de toute façon - ou tellement peu -, alors il pouvait dire la vérité et ne pas s'en faire pour Draco. C'était tant pis. - C'était probablement perdre un ami mais c'était mieux que le voir mort - - Oh oui, il ne voulait pas voir son meilleur ami, son frère, son premier confident mourir - - Jamais. Quitte à ne plus jamais pouvoir lui parler - - Oui, il le fallait.

« Papa. » Murmura t-il doucement en relevant des yeux un peu brouillés de peur et de tristesse – et sa voix était coincée quelque part dans sa gorge, là où c'était douloureux et dur, comme une boule, ou quelque chose d'autre qui bloquait et tentait de transformer les sons en sanglots.

Les yeux de Severus – et les yeux de tous les autres dans la pièce, silencieux jusqu'ici - - ils ne pouvaient plus discuter Leucémie parce que Harry était là, et parce que Harry ne savait pas - « Oui Harry? » Encore un peu plus, le garçon se colla contre son père et dans un geste assez vif et désespéré lui saisit la main. Puis ferma les yeux, inspira fort. Et parla.

« Est-ce que Draco a la maladie de Narcissa? »

Il y eut un temps de silence pendant lequel Harry garda les yeux fermés – c'était comme si le temps s'était arrêté et que tout était devenu sourd – puis Lucius – il semblait à Harry que c'était Lucius parce que cela venait de son côté – laissa échapper un soupir, ou un hoquet, ou quelque chose qui transpirait la détresse dur et froide - violente – Harry ne savait pas comment dire parce qu'il avait l'impression que c'était toujours pareil, ce genre de sentiment mauvais qui plombait la pièce – et il se décida à rouvrir les yeux.

Tous le regardaient – il sentit à ce moment là que la main de son père s'était fermement resserée sur la sienne – et même Régulus le regardait de ses yeux aveugles.

- Et maintenant, il fallait être courageux – Ce fut Lucius qui se décida à parler – Oh merde, est-ce que les gosses savaient? - - Hélas oui - « Que sais-tu de la maladie de Narcissa Harry? » Interrogea t-il l'enfant d'une voix qu'il voulait froide et détachée mais d'où perçait l'appréhension quant à la réponse.

Harry haussa les épaules et ses grands yeux émeraudes rencontrèrent les orbes gris du père de son meilleur ami – mourant -.

« Que... » - Mince, pouvait-il dire cela? - Il ferma les yeux et plissa le nez et fronça les sourcils – merde, est-ce que tout devait forcément être si compliqué? -.

« Qu'elle va mourir. » Il pensait que personne ne l'avait entendu et qu'il allait être obligé de répéter mais Narcissa eut un petit sanglot étranglé et Harry sut que non, c'était bon, ils avaient entendus. - Et son père lui broyait la main- « Depuis quand le sais-tu Harry? »

Son père le regardait encore – comme tous les autres, toujours – et le fils haussa les épaules. « On est allé se promener en pleine nuit pendant les vacances de Pâques. » - Cela faisait vraiment longtemps en fait - « Et on vous a entendu en parler. »

- Et ils n'étaient pas sensés gambader dans le manoir à des heures pas possibles de la nuit, et encore moins écouter aux portes. Il allait se faire gronder et la conversation serait étouffée dans l'oeuf, parce qu'il ne fallait pas qu'ils sachent, et le gronder et l'envoyer dans sa chambre – ou dans celle du manoir Malfoy qu'il occupait – serait la meilleure façon d'éviter la question. - Mais mince, non. Il voulait savoir vraiment -;

« Est-ce que tu veux dire que Draco aussi est au courant? » - Ou bien, peut être que tous seraient encore un peu plus horrifiés que quelques instants auparavant et qu'ils continueraient à écouter Harry et qu'ils lui expliqueraient – finalement, quel était le mieux? - « Oui, il l'est. » Répondit-il d'une petite voix. « Mais il refuse de vous en parler. C'est pour ça qu'on s'est disputé. J'en avais assez de ne pas savoir. » - C'était vraiment maintenant qu'il fallait être courageux et qu'il fallait forcer sa gorge à ne laisser passer que des sons articulés – et pas des sanglots -.

« Est-ce qu'il va mourir? » - Non, c'était trop dur. - Trop de fatigue accumulée, de peur et d'horreur eurent raison du survivant qui fondit en larme, cachant son visage dans ses mains, se séparant par la même de la forte poigne de son père. - Draco ne pouvait pas mourir. Il n'avait pas le droit. -

Il sentit son père l'attirer contre lui et il s'empressa de grimper sur ses genoux, se réfugiant entre ses bras – Merlin, il avait enfin dit la vérité, il pouvait enfin pleurer dans les bras de son père, et ne plus mentir -.

« Harry, nous ne savons pas ce que Draco a. » Tenta de le rassurer Sirius en s'avançant un peu dans la pièce, tenant le bras de son frère qui était resté figé – Ces gosses, putain, devaient-ils forcément souffrir autant? - - Oh bien sûr, ce n'était pas comme si ce qui allait suivre lorsqu'ils seraient plus vieux seraient mieux - - Seigneur, tout n'allait être que trop dur et trop triste – mais ne pouvait-il pas y avoir un répit? Un seul petit moment – long – de détente, de simplicité, de calme et de joie? -

« Mais il ne va pas bien. » Répliqua Harry, les sanglots hachant sa voix – allez, il n'essayait même plus de faire comme-ci à présent. Ce n'était plus la peine. Draco allait sûrement mourir de toute façon – Oh non -

« Et on va trouver une solution pour qu'il aille mieux. »

- Oh Lucius, tu te mens à toi-même. - - Bien sûr, mais il le fallait n'est-ce pas? Sinon plus rien n'allait aller et ce serait horrible. -

- Pas Draco -

- & -

La nuit était tombé sur le manoir et le salon s'était peu à peu vidé, dans une sorte de brouillard lourd et pesant. Narcissa était allé se reposer – et elle ne voulait pas aller voir son fils. Elle voulait juste dormir et oublier qu'il était peut être malade par sa faute - , et Sirius avait raccompagné son frère au manoir – il souffrait en ce moment, et la fatigue et la crainte pour Draco n'aidaient pas – et seul Lucius, toujours effondré et Severus, gardant son fils contre lui – encore. Et c'était agréable et réconfortant - étaient présent dans le salon.

« Papa. » Murmura Harry rompant le silence et se détachant un peu de son père. L'adulte tourna son visage vers lui et lui offrit un petit sourire engageant.

« Est-ce que je peux aller voir Draco? » Demanda t-il – c'était un peu idiot de le demander, mais maintenant qu'il avait révélé leur secret, pouvait-il encore faire ce qu'il voulait? Allait-il être gronder? -.

« Oui. Mais si il dort, ne le réveilles pas, d'accord? » Répondit son père – bien, il ne serait pas grondé finalement -.

Sa bouille d'enfant, qui était restée jusqu'ici triste et crispée sembla se détendre un peu – même si il allait voir son ami pour lui dire qu'il avait avoué – et il se le va et s'apprêtait à quitter la pièce lorsqu'il s'arrêta devant Lucius.

- Lucius avait l'air si mal - « Lucius. » L'homme releva son visage vers lui, l'air épuisé, et Harry s'approcha un peu.

- En réalité, plus qu'avec son père, Harry aurait voulu pleurer dans les bras de Lucius. Parce qu'il était le père de Draco, et qu'il avait besoin de pleurer aussi. Et peut être – peut être – qu'avoir quelqu'un – pas un adulte – pleurant contre lui, avec lui, l'aiderait à se laisser aller? - Il s'approcha encore un peu et posa ses petites mains sur celle de Lucius– Mince, elles étaient vraiment petites pour un enfant de douze ans. Et par rapport à celle de l'adulte -.

« Oui Harry? » Demanda doucement Lucius alors qu'il le fixait, sa voix basse et las remuant cette chose douloureuse dans le coeur et l'estomac de Harry.

De nouveau, les larmes montèrent à ses yeux et il s'avança encore un peu – et il espérait que son père ne vienne pas le prendre, parce qu'il voulait vraiment – oh il ne savait pas – rester avec Lucius et qu'il aille mieux, qu'il sourit – mais ce n'était pas possible, n'est-ce pas? Parce que Draco allait disparaître.

- De fines larmes glissèrent de ses yeux verts et il sentit Lucius aggriper sa main, et il fit encore un pas, se glissant entre les jambes de l'homme.

Et un hoquet – un sanglot – sortit d'entre ses lèvres qui tremblaient, préssées l'une contre l'autre et ses grands yeux verts vinrent à la rencontre de ceux si pâles et gris du blond. - Que pouvait-il dire? - « Je ... » L'enfant se frotta les yeux et il sanglota encore, ses épaules tremblant et s'agitant et Lucius n'y teint plus.

Harry pleurait pour son fils, était effrayé – mort de trouille, détruit, brisé – - comme lui - à l'idée de le perde - son meilleur ami. Il tendit ses bras et entoura le corps du garçon, l'attirant contre lui et le serrant fort – et les larmes de Harry redoublèrent – allant caller son visage d'aristocrate brisé dans son cou, son souffle se faisant hératique – mais il ne pleurerait pas - « Ca va aller Harry, tout va bien aller. » C'était des mensonge, mais cela faisait du bien – et du mal, tant de mal - de réaliser que c'était vrai, que cela se passait vraiment, et de l'admettre. Il le fallait pour avancer, il fallait accepter pour agir, pour tenter d'empêcher les choses – même si ce n'était pas possible -

- Oh non, pas Draco -

Et pendant un moment, le si droit Lucius Malfoy se laissa aller dans le bras d'un enfant – allez, un petit peu. -

- Pas Draco. -

- & -

Harry entrouvit la porte doucement – il avait fallu un moment pour qu'il se remette, et Lucius avait murmuré un 'merci' poignant et le brun avait eu l'impression qu'il allait se remettre à pleurer – et entra dans la chambre assombrie de son meilleur ami, la cheminée éclairant à peine un peu l'immense pièce.

« Draco? » Appela t-il doucement – il ne voulait pas vraiment le réveiller, mais il devait lui dire, vraiment - - et Merlin, il ne voulait pas être haït -.

« Harry? » Lui répondit quelques secondes à peine plus tard une autre voix – et Harry ferma les yeux, parce qu'il y avait tant de soulagement et de reconnaissance dans la voix de Draco – sûrement parce que finalement il était revenu - « Draco, je... »

Il s'avança dans la pièce rapidement, allant derechef s'installer sur le lit du blond et baissa la tête. - Etrange comme la nuit, Draco semblait juste fatigué – son teint blafard et gris et ses cernes bleutés n'étaient pas visibles -.

« Attends, je vais te dire la vérité. Il ne voulait pas mais je ne veux pas que tu me détestes. » Croassa Draco.

Cela semblait difficile pour lui, comme si il avait longtemps pleuré – ils pleuraient tous en ce moment, même Lucius. Juste son père n'avait pas encore laissé couler ses larmes - - Oh et Harry aurait pensé que Lucius était plus apte à ne pas pleurer que Severus. Mais son père aurait sûrement pleuré si c'était lui qui était malade – et jamais il ne voulait être malade, parce qu'il ne voulait jamais voir son père pleurer et s'aggriper avec tant de tristesse et de peur et de crainte et d'horreur comme l'avait fait Lucius un peu avant –

Et puis, les quelques mots de Draco semblèrent s'imposer à son esprit – Il?- « Qui ça il? » Murmura t-il, se rapprochant instinctivement de son presque frère.

Il l'observa se mordiller la lèvre et toussoter – Morgane, que se passait-il encore? - et Draco sortit alors quelque chose de sous ses draps et le posa à plat devant lui, Harry fixant un sourcil levé – comme son père – le petit carnet qu'ils avaient empruntés – empruntés – dans la bibliothèque de Lucius plusieurs mois auparavant.

- Quoi? Et alors? - « Je ne comprends pas. » Souffla t-il en carressant le cuir du petit livre. Draco acquiesça et ferma fort les yeux.

- Il fallait dire la vérité. Il avait sûrement fait une énorme bêtise et ce n'était pas bien mais il fallait le dire - - Parce que depuis des jours son père passait ses nuits auprès de lui, la tête plongé entre ses mains, ou contre lui, ou l'une de ses mains dans l'une des siennes, et parfois il pleurait, parfois juste il le fixait, ou lui parlait, le suppliait, et Mordred, Draco ne voulait plus cela. Plus jamais. - - Papa -

« Ce carnet. C'est un journal. » Commença t-il rapidement et voyant que Harry ne l'interrompait pas, il continua. « J'ai écrit dedans parce qu'il y avait d'écrit, et il m'a répondu. »

- Oh la magie pouvait faire cela? - Le brun hocha la tête – Pour l'instant ce n'était pas si effroyable si? - Vu la pâleur sur le visage de Draco, si, cela devait l'être. Et il tremblait en plus. « Je crois que je fais des choses bizarres Harry. Ces choses étranges qui arrivent à Poudlard, je crois que c'est moi. » - Il avait murmurer d'un ton un peu horrifié, bas, grave, les larmes aux yeux et Harry le fixa plus intensément encore.

« Ce dont ils parlent dans le journal? » - Putain, n'avait-il finalement quitté Poudlard pour rien? - Draco hocha la tête et Harry frissona. - Et qu'était-ce finalement?-

« Tu es allé à Poudlard? » Le blond gémit une plainte terrifiée et acquiesça. « Je ne sais pas. Je ne me souviens pas... » Il pleurait maintenant. « Regarde dans ma malle, dans la penderie. »

C'était haché et terrifié et Harry s'empressa de s'exécuter, enfouissant au loin sa peur des placards, et du manque de lumière de la pièce. Il trouva rapidement ce qu'il cherchait – il fallait faire vite parce que Draco pleurait beaucoup et sûrement allait-il falloir prévenir un adulte – et Draco serait encore sûrement contre, mais Harry ne se laisserait pas faire cette fois, c'était dangereux de rester ainsi sans rien faire, il était peut être encore un enfant, mais il était assez grand pour savoir quand il fallait avouer, au risque de se faire haïr - - Oh en fait, c'était sûrement quelque chose de très dur - encore - .

Il y avait des vêtements tâchés de sang – du moins, vu l'odeur et la couleur sombre éclairée par la lumière des flammes de la cheminée, cela y ressemblait – et Harry sentit son souffle se couper. - Oh Merlin, Draco. - Rapidement il grimpa sur le lit et vint tout prêt de son meilleur ami.

« Qu'est-ce que c'est? » Murmura t-il la gorge nouée – Ne pouvait-il pas aller chercher un adulte maintenant? - « Je crois que c'est le sang de poule. Ils en avaient parler. » Répondit Draco, se rapprochant de Harry et se collant à lui – il voulait être rassuré, un peu de chaleur, oublier - « Mais, comment aurais-tu pu aller à Poudlard? »

Encore une fois, le garçon eut un hoquet et il tendit sa main – et ce geste fit peur à Harry, il avait l'impression de voir un mort, quelque chose de désincarné se lever dans la nuit et pointer mystérieusement un objet sur la cheminée - - Père! - « J'ai volé de la poudre de cheminette à mon père. » Expliqua Draco, sa voix vibrante.

« Je me suis réveillé à Poudlard, une fois, en pleine nuit. »

- Oh alors il n'y avait aucun doute. - - Merlin. - - Oh Merlin, alors peut être que finalemet Draco n'était pas malade, peut être qu'il n'allait pas mourir -.

« Est-ce que c'est la raison pour laquelle tu es malade? » Demanda Harry d'un ton pressé.

« Je crois que la personne qui est dans ce journal est mauvaise. » Souffla Draco contre Harry. - Oh vraiment Draco? Crois-tu? - « Par Morgane Dray, pourquoi tu n'en as pas parler à ton père? » L'autre haussa les épaules et sanglota encore un peu plus – Il l'avait enfin dit. Et il était tellement fatigué. Et il voulait tellement que cela s'arrête. - « Il ne voulait pas. Il a dit qu'il lui ferait du mal. Qu'il le connaissait. Il l'appelait par son prénom. Il sait des choses sur lui. »

« Un journal ne peut pas faire de mal à un sorcier aussi puissant que Lucius, Draco. Il faut dire la vérité. »

- Allez Draco, s'il te plaît. - « Je te promets que je resterais avec toi et que tu ne te feras pas gronder, s'il te plaît. »

Et Draco hocha la tête – oh oui, il voulait son papa - « D'accord. Maintenant. » Répondit-il, sa voix éraillée par les larmes, la fatigue et la peur.

Doucement – il pouvait prendre leur temps maintenant, c'était bon – Harry aida Draco à se mettre debout – il ne tenait presque plus sur ses jambes, tant il était fatigué, vidé, ses lèvres de plus en plus bleu - et un bras passé sous la taille de son ami, l'autre saisissant le journal, ils quittèrent la pièce, rassuré de trouver un couloir éclairé.

Ils le longèrent, lentement « Allez Draco. » - Oh quoi, que se passait-il? Pourquoi semblait-il si faible? - et descendirent les escaliers menant au grand hall, rejoignant aussi vite qu'ils le pouvaient le salon. Et entrèrent.

« Papa, Lucius! » Cria presque Harry pour attirer l'attention des deux hommes qui discutaient à voix basse. Il n'y eut pas un instant avant que Lucius soit sur son fils, le soulevant de terre et le serrant dans ses bras. « Qu'est-ce qui se passe? »

« Papa. » Se remit immédiatement à pleurer Draco, ses bras frêles passés autour du cou de son père, le serrant très fort. « C'est ça. » Continua Harry en brandissant le journal, s'attirant les regards de Lucius et Severus.

- Et oh. Oh. Les visages des deux hommes pâlirent si soudainement que Harry crut qu'ils allaient s'évanouir. - - Et Draco gémit, et sa tête roula et il perdit connaissance -.

« Severus, détruis-le! » Hurla Lucius presque hystérique en posant Draco sur le sofa, murmurant des supplications à l'encontre de son fils, tentant de le tirer de son sommeil, ses lèvres bien trop – vraiment trop – bleu.

Severus se précipita sur son Harry et saisit le carnet, réfléchissant – vite, vite – en fixant l'objet, jetant des regards à Draco, plissant les yeux. - Ne l'ouvres pas! - Puis ses yeux remontèrent sur la collection d'épée et de dague, là, au dessus de la cheminée – du poison, Severus – et d'un accio il fit venir l'une des armes empoisonnées d'un des ancêtres maléfiques de son meilleur ami et le fit immédiatement transperçer le cuir.

Violemment, brutalement, sans répis, encore et encore.

Et encore. - Meurs! Meurs! Meurs! -

Et puis il n'y eut plus rien que le souffle agité de Severus, l'air terrorisé de Harry et les effroyables sanglots de Lucius.


C'est vraiment tous des cas sociaux dans cette fic, n'est-ce pas?

Alors?...Qu'en pensez-vous? J'espère que ce nouveau chapitre vous aura plu ;) Laissez une petite review pour me faire part de vos commentaires. - Horrifié, désespéré, sanglotant... -

héhé.

Biz et à bientôt.

Blibl'