Bonjour!
Comme vous allez sûrement le remarquer, le chapitre dans le parc a été raccordé au nouveau, donc pour ceux qui ont déjà lu, descendez un petit peu.
Gros bisous et merci pour vos reviews. - Par contre, les anonymes qui n'ont pas du compte, laissez vos adresses mails parce que Kelokelo a s'est vu supprimer son compte à cause des réponses aux reviews dans ses chapitres. - Bon le fait est que je ne réponds toujours pas aux reviews pour pouvoir finir demain mais bon...:) -
Bisous - encore - et maintenant je vous laisse avec un nouveau chapitre de,
HAPPY DAYS
XIX. Le cimetière
Draco n'allait pas bien du tout. - De moins en moins bien en fait – Il était pâle et mangeait peu. Et évitait constamment toute proximité avec d'autres personnes. A part Harry. Et Harry se désespérait de voir son ami, son frère, son confident, si droit et impassible de l'extérieur, et si brisé de l'intérieur - Merlin, Draco n'allait pas bien du tout. Et il l'avait encore une fois prouvé en réagissant si violemment, alors que Harry ne faisait que parler avec Luna et Blaise.
Le brun n'avait pas fait attention assez vite à son ami et celui-ci, vexé et agacé s'était éloigné sans un mot, le regard et le port droit, son petit foulard de soie blanche voletant autour de sa cape sombre.
« Il est si seul. » Murmura la voix un peu surréelle de Luna alors qu'elle regardait l'héritier des Malfoy quitter le péron de la tour EST et se diriger à grand pas vers le parc - Oui, Luna. En effet. Draco est tout ce qu'il y a de plus triste et seul. Mais il ne veut rien dire, rien faire. Il n'a même pas pleurer... - - Oh Draco, s'il te plait, reviens - Harry ferma les yeux et serra les poings en retenant une vague de tristesse qui s'insinuait sournoisement – et il était habitué, c'était ainsi tous les jours – en lui.
« Harry. Peut être que tu devrais le frapper jusqu'à ce qu'il pleure. C'est ce qu'il font avec les bébés quand ils sortent du ventre de leur mère. Les médicomages leur tappent dessus pour s'assurer qu'ils sont en vie, et les ramener à la vie quand ils sont trop proches de la mort, et trop faible pour se sauver eux-même. »
La blonde était folle - Mais jolie et adorable - et Harry lui jeta un coup d'oeil malheureux et incertain - Bien sûr, ce n'était pas si fou - puis il hocha la tête et regarda ses mains.
« Merci Luna, pour ces conseils judicieux, j'en prends notes. » Et avec un sourire et de vagues salutations à ses deux camarades, il fit volte face et prit le chemin emprunté par son si cher ami.
La dernière tâche avait lieu demain matin, et Harry se sentait fatigué rien qu'à l'idée de devoir encore fêter quelque chose. - Non vraiment, inviter tant de gens aux châteaux étaient épuisants et angoissants, il y avait tant de fêtes et de bals – et sa tête lui faisait tellement mal - Et il n'avait plus de potion contre la douleur. Mais il était hors de question qu'il aille encore en réclamer à son père. Cela encore l'inquiéterait – il avait assez à faire avec Draco et Lucius. - et Harry savait que la marque de son père devait être aussi douloureuse et que donc il savait que Voldemort ou quoique ce soit faisait des siennes. Et ainsi Harry n'avait pas à le prévenir de cela - Merlin, il s'embrouillait lui-même. -
Et c'était fatiguant. Et Draco – même si Harry était triste. Merlin, si triste et cela faisait mal. Là. Quelque part. De savoir que Draco n'avait pas réussi à laisser sortir sa peine et qu'elle était coincée là, quelque part. En lui – malgré tout, était fatiguant.
Il marcha un moment dans le parc de Poudlard le trouva sur un banc dépourvu de neige – on était en Mars et il neigait encore. C'était insupportable - nonchalemment installé – mais avec tant de classe que Harry se sentit comme souvent pauvre commun mortel comparé à cette incarnation de la prestance et de la classe – fumant une cigarette.
« Fumer tue Draco. » Murmura t-il en s'asseyant à ses côtés, sa tête légèrement tournée vers lui et les yeux rivés aux siens.
« Oui. Lentement. Et vu le peu qu'il nous reste à vivre, ne t'en fais pas pour ça. » Lui répondit le blond d'une voix douce, un peu vague. - Il avait garder cela d'avant la mort de sa mère. Cette rêverie, toujours, dans laquelle il semblait se plonger pour oublier et qui n'emportait que ses yeux, le reste de son être restant de marbre - Dieu, comment faisait-il? -
« Est-ce que tu m'en veux pour quelque chose? » Demanda Harry anxieux, ses yeux verts posées sur ses mains, paumes ouvertes vers le ciel. - Il n'allait pas le contredire sur leur mort future, après tout, qu'y avait-il de plus plausible ? - « Non Harry. Tu fais ce que tu veux. Tu as le droit d'avoir des amis, - Draco expira une fine bouffée de fumer – bien sûr. »
- Oh non Draco. Bien sûr que non - Et Harry fronça les sourcils et sentit ses yeux s'embués un peu - Quand tout cela cesserait-il donc? - - Bien sûr que non. Draco ne voulait pas qu'il ait d'amis. Draco voulait qu'il n'y ait que lui-même pour Harry. Et personne d'autre. Parce qu'il était quelque chose comme son Harry. -
« Arrêtes Draco. » Souffla t-il en se redressant, fixant de nouveau son regard dans les yeux gris du blond. Il secoua la tête - Non Draco. Bien sûr que non -.
« Je sais très bien. » Commença t-il un peu fébrile - si triste - « que tu voudrais qu'il n'y ait que toi. » - Et Merlin, c'était d'accord. Pourvu que Draco ne soit plus si fragile -.
Il se redressa encore un peu et se tourna complètement, passant l'une de ses jambes par dessus le banc pour être parfaitement face à Draco. Il lui arracha presque sa cigarette des mains et la jeta par terre – et Putain, Draco ne résista même pas. Son air juste si vague se posa simplement sur la tige refroidit, l'air pourtant toujours si impassible - Putain Draco! – et avec quelque chose comme de la rage et du désespoir – et de la tendresse aussi. Beaucoup – Harry lui saisit les mains – si fines, si froides, si longues, si blanches – et le força – vraiment – à le regarder droit dans les yeux.
« Arrêtes Draco! » S'exclama t-il. Et il avait l'impression de se retrouver des années en arrière quand il voulait absolument exprimer quelque chose mais que tout tournait trop vite dans son esprit et que juste, il voulait hurler et être immédiatement compris.
« Arrêtes, s'il te plait. » - Il ne fallait pas qu'il pleure. Et qu'il maîtrise ce ton suppliant à la limite du sanglot – « Je veux bien ne plus voir personne et n'être plus qu'avec toi, je te le promets. Je ferais tout ce que tu voudras Draco. Je cesserais de les approcher, de leur parler, je ne les regarderais même plus. Mais il faut que tu arrêtes de partir dans ton monde. S'il te plaît. Tu hais trop de monde. Tu ne peux pas n'aimer que moi Draco. Ce n'est pas possible. Alors s'il te plaît – s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît – je veux bien ne plus voir personne d'autre que toi, mais en échange. » – allez, s'il te plaît - - et les larmes étaient au fond de ses yeux, tapis, et les sanglots dans sa gorge, tout proche – « Mais en échange, s'il te plaît, Dray. S'il te plaît. Cries, pleures, parles. » - Et les larmes enfin - « S'il te plaît. Guéris. Vis. »
Il y eu un silence. Long, triste évidemment, et casser ça et là par les reniflements piteux de Harry. Et encore un « S'il te plaît. » suivit de quelques frottements las et tremblants, pour essuyer les larmes - Le petit brun était si fatigué -
Et puis finalement, parce que c'était Harry, son Harry, son frère, son confident, son meilleur ami, Draco ne put – encore – résister à ses yeux trop verts brillants de larmes et si désespérés - et aussi, sûrement parce qu'il en avait tellement besoin quelque part, là, au fond de lui – et enfin baissa la tête et plongea ses mains dans ses cheveux, crispés – Salazard, il ne voulait pas pleurer sa mère. Cela voudrait dire qu'elle était vraiment parti. Et il ne voulait pas. Pas maintenant. Il ne pouvait pas l'accepter - et le premier sanglot qui passa ses lèvres, tristes, fins, ténus, le surprit tellement qu'il en laissa couler ses larmes – il les retenait tant chaque jour – et puis, plus rien ne retint rien.
Et Harry, effrayé, épuisé, rassuré, regarda son si cher ami blond fondre en sanglots et larmes devant lui, des faibles plaintes déchirantes planant autour d'eux, résonnant, sinistres et rauques sur la neige - Oh Draco - et le petit brun s'approcha, passa ses bras autour du blond et l'attira contre lui.
- Vis Draco. S'il te plaît. Vis. -
- & -
Draco voulait voir son père. - Bien sûr, c'était normal - Ils avaient passés la nuit à pleurer – et à parler – et ce matin, n'ayant encore pas touché à son petit déjeuner, Draco avait souhaité être ramené au Manoir et voir son père, juste un peu. Pour être avec lui. Parce que maintenant Narcissa était vraiment morte en lui. Il n'y aurait plus de lien, de faux espoirs douloureux. Et Draco avait besoin de son père. -
Alors Harry était parti chercher le sien, de père, et le ramenait à présent au dortoir où Draco, droit et impassible attendait, installé dans un fauteuil, les yeux encore un peu rouge d'avoir pleurés – et c'était quelque chose de triste – toujours – de le voir si plein de prestance, alors que ces yeux brillants semblaient montrés son âme brisée. -
« Draco, je vais te ramener au Manoir. J'en parlerais à Dumbledore. Tu devrais pouvoir y rester le temps que tu veux. » L'adulte se tourna alors vers Harry qui fixait Draco, toujours inquiet. « Est-ce que tu veux rentrer au Manoir aussi? » Lui demanda t-il, attirant l'attention du brun sur lui.
« Non. Pas si tu restes. » – Il ne laisserait jamais son père tout seul dans cet endroit – Severus acquiesça et soupira. « Je serais revenu dans un quart d'heure, vingt minutes. Rejoins tes amis, on se rejoint dans le parc pour la troisième tâche. »
Harry hocha la tête et frissona, une vague de douleur le parcourant brusquement. « Draco. Nous allons passer par la cheminée de mes appartements, viens. »
L'adolescent se leva et se rendit jusqu'à la porte, Harry lui adressant un sourire encourageant auquel il répondit. « Fais ce que tu peux pour aller mieux, d'accord. » Le pria Harry l'air toujours un peu triste – et cet air sur le visage de son meilleur ami retourna un peu les trippes de l'héritier – pour lui, il irait mieux. C'était une promesse. - « Je te le promets. » Souffla t-il avant de quitter les lieux avec un dernier sourire. - Un peu triste, mais un peu gaie aussi, et c'était la preuve qu'il allait vraiment essayer de sortir de cet abime sordide dans lequel il s'était laissé emporté à la mort de sa mère. -
Harry soupira et sortit des dortoirs à son tour. - Il n'avait même pas eu le temps d'aller voir l'immense labyrinthe qui constituait la dernière tâche. -
« Snape, venez ici! » Le surprit une voix basse et bourrue alors qu'il rejoignait le rez de chaussée du château, s'apprétant à sortir dans le parc. - Il lança un regard affligé à Théodore et Blaise qui l'attendait à la porte et se retourna - quoi encore? - se trouvant nez à nez avec son professeur de Défense contre les forces du Mal – toujours aussi effrayant mais malheureusement aussi compétent qu'on pouvait l'espérer d'un aussi ancien Auror –
Harry sourit. « Bonjour professeur. » Le salua t-il en s'approchant à son tour. « Est-ce que vous êtes libre cinq minutes? J'ai besoin d'aide. » - Bon, il n'irait encore pas voir le labyrinthe maintenant - - Il avait encore une petite demi heure avant le début de la tâche finale, cinq minutes devraient aller – Il hocha la tête en souriant.
« Avec plaisir professeur. Qu'est-ce que vous faites? » Demanda t-il curieux en suivant l'homme dans les dédales du château. « Je range des documents, et avec ma jambe de bois je n'arrive pas à atteindre les étages supérieur. » Expliqua l'homme alors qu'il passait une statue de sorcière borgne quelques couloirs plus loin.
Et Harry fronça les sourcils et s'arrêta. « Mais pourquoi vous n'utilisez pas la magie? » L'interrogea t-il alors que l'Auror s'était arrêté et tourné vers lui. - Il n'y avait personne dans le couloir – dans le château non plus, probablement. Ou si peu. - - Evidemment - Maugrey haussa les épaules et soupira en sortant sa baguette.
- Quoi? -
« Vous êtes trop curieux Harry Potter. » Et sans que le survivant n'ait pu faire le moindre geste, un sort l'atteint en pleine poitrine et il se sentit sombrer dans l'inconscience.
- & -
« Draco? Severus? »
Lucius était à la porte du salon et les observait s'épousseter.
« Lucius, ton fils souhaitait te voir. » Murmura Severus en tournant légèrement sa tête vers son filleul – qui gardait les yeux baissés - « Pourquoi? » L'interrogea l'adulte blond en s'approchant. « Draco, est-ce que tu vas bien? » S'inquiéta t-il immédiatement en voyant que son fils gardait la tête baissé et ne réagissait pas.
Il l'observa reprendre sa respiration et relever la tête – et il remarqua immédiatement ses yeux rouges et son coeur se serra. - « Papa. » Laissa doucement échapper Draco. Et ses yeux étincelaient de larmes. « Papa. Maman est morte. » Continua t-il. Lucius acquiesça, les yeux un peu écarquillés et s'approcha de son fils, mettant à la cave tous les préceptes des Malfoys et l'attirant dans ses bras. « Je sais mon fils. » - Oui Draco, Narcissa est morte. Depuis longtemps. Elle ne reviendra pas. -
« Je vais y aller Lucius. » Le blond hocha la tête et força Draco à s'éloigner un peu de la cheminée. « Poudlard. » Laissa entendre Severus en lancant la poudre sur les flammes. Il fit un signe de tête aux deux blonds – et Draco avait sorti la tête et les yeux brillants lui souriait – un peu – et l'homme disparut.
- & -
« Nott, Zabini. Avez-vous vu Harry? » Lança immédiatement Severus aux deux amis de son fils, alors qu'il atteignait les portes de Poudlard. Les deux garçons se retrounèrent immédiatement vers lui et secouèrent la tête. « La dernière fois qu'on l'a vu, il partait avec le professeur Maugrey. »
Severus fronça les sourcils et regarda autour de lui. « Vous savez pourquoi? » Continua t-il. - Oh non, ce qu'il ressentait était juste un bête mauvais pressentiment, n'est-ce pas? -
« Apparemment, le professeur avait besoin d'aide pour quelque chose. » Répondit Blaise en fronçant les sourcils alors que l'homme semblait s'être brusquement arrêter de respirer, les yeux rivés sur son bras droit. - Oh non, ce n'était pas un pressentiment finalement -
« Professeur. » - Non. Pas ça. - « Allez chercher le professeur Dumbledore immédiatement, dites-lui de me rejoindre dans son bureau. » Les deux serpentards semblèrent prendre trop de temps à réagir et l'homme releva la tête. « Tout de suite. » Claqua froidement sa voix, et ils s'éloignèrent rapidement vers les immenses tribunes installés pour le Tournoi.
Sans un regard de plus, Severus s'empressa de rejoindre le bureau du directeur et aboya le mot de passe – et la gargouille sembla s'indigner mais l'homme n'en avait que faire, il devait retrouver son fils. - Il se précipita sur le bureau et d'un mouvement du bras jeta à terre tout ce qui l'encombrait – et Dumbledore pouvait bien aller se faire foutre pour ça – et parcourut fébrilement des yeux le plan du château gravés sur le bureau et les divers petits points qui bougaient ça et là le long des couloirs et dans le parc. Mais il n'y avait rien. Rien du tout. Pas de Harry Potter. - Harry Merlin. -
« Exa Harry Snape » Murmura t-il en pointant sa baguette sur la carte. - Allez Harry, mon ange. Apparais. S'il te plaît. - Mais la carte qui défilait, semblant parcourir chaque recoin du château ne trouva rien et Severus fut pris d'un violent tremblement alors que de nouveau, sa marque sembla vouloir sortir de sa peau tout en brûlant son bras.
« Exa Maugrey Fol'oeil. » Rugit-il une nouvelle fois s'éloignant en même temps du bureau pour s'emparer d'une poignée de poudre de cheminette et la jeter dans le feu. « Manoir Malfoy! » Lança t-il avant de revenir sur la carte, toujours vierge des noms prédits. - Merlin, il ne devait pas paniquer. Harry était probablement allé accompagner Maugrey à Prés au Lard. - Oh non, Harry, s'il te plaît. -
« Severus. » Retentirent en même temps les voix de Lucius et de Dumbledore, l'un sortant de la cheminée avec son fils et se tenant le bras, ayant l'air de souffrir autant que lui, l'autre entrant par la porte.
Le maître des potions inspira profondément – il tremblait - - Il aurait du le garder à la maison. En sécurité. - Harry – et releva la tête. « Harry n'est plus au château. Il a disparu. » Il reprit sa respiration. « Avec Maugrey Fol'oeil. »
- Pas Harry -
« Et Voldemort m'appelle. » Continua Lucius d'une voix nerveuse, découvrant sa marque net et sombre.
« Merlin tout puissant. » Et cela venait de Dumbledore. Et du coeur de chacun.
- Merlin tout puissant. Non. - Pas Harry. Pas maintenant. -
- & -
Harry ouvrit les yeux. - Et il aurait souhaité pouvoir les garder encore un peu plus fermé parce que la nausée qui s'empara de lui le fit gémir de peine - - et sa tête semblait prête à exploser – Il s'apercût immédiatement qu'il était maintenu par un sort contre un mur – ou quoique ce soit d'autre – et tenta vainement de se débattre. -
« Harry Potter. » Siffla une voix tout prêt de lui lui sembla t-il. - Mon dieu, il savait qui s'était. Mon dieu. Papa, au secours. S'il te plaît. - « C'est si délectable de te voir ainsi trembler de peur. » - Le petit brun sentait son sang couler le long de son bras, lentement, et il espérait juste que cela ne le viderait pas complètement - - Oh mais Voldemort allait sûrement le tuer avant. - - Oh papa, s'il te plaît -
« N'as-tu même pas le courage de me regarder dans les yeux, petit Potter. » Souffla encore Voldemort – et non, non il ne voulait pas regarder l'homme. Parce qu'il l'avait juste entre-aperçu et que ça, juste ça, lui avait donné envie de hurler de terreur. - Oh vraiment, il n'était pas fait pour ça et ne voulait pas rester là. - Il sentit un sanglot envahir sa gorge et se fit violence pour ne pas le laisser sortir. - Allez, un peu de courage. -
« Réponds! » S'agaça subitement le Lord en saisissant de ses horribles doigts le menton fin de Harry, le forçant à relever la tête – et elle tournait et c'était atrocement douloureux – et le garçon hurla en ouvrant grand les yeux – de douleur et d'horreur – oh non. Il n'était pas du tout courageux et ne voulait pas mourir. - - Papa! -
Le Lord ne manqua pas d'éclater d'un rire sec et glacial et Harry sentit sa nausée reprendre violemment lorsque la joie du Seigneur des Ténèbres sembla s'insinuer en lui.
Il respira profondément et ne put cette fois, retenir un gémissement mêlé d'un faible sanglot. Et cela encore amusa grandement le Lord. « Oh Harry, ne pleures pas voyons. » Souffla l'homme-Serpent d'un ton faussement attristé. Le petit brun sentit à nouveau l'homme s'approcher et se saisir de son menton – et Harry mordit violemment ses lèvres, les faisant saigner, laissant couler ses larmes qui se mélèrent au sang -
« Harry, tu pensais vraiment que j'étais mort. Que tu pourrais vivre sans que je ne me venges. » Leurs regards étaient fixés l'un dans l'autre à présent et Harry fixait les yeux rouges avec horreur.
« Tu sais, on m'a dit ce qu'avait fait ce traître de Snape en décidant de prendre soin de toi. De t'adopter. » Et le Seigneur des Ténèbres ricana sinistrement à ses mots – et il ressera ses doigts sur le menton du garçon - « J'ai été vraiment déçu quand il n'est pas mort, il y a quatre ans. » - Harry frissona violemment et ferma les yeux. -
« Ouvres les yeux! » Cria Voldemort, juste contre son visage. Le brun releva immédiatemment son regard, tremblant de tous ses membres et déglutit. - Ne pas pleurer, ne pas sangloter. - « Ah Harry. Que vais-je bien pouvoir faire de toi? » Murmura encore le monstre – c'était un monstre, il était terrifiant.- - Ne pas pleurer, ne pas sangloter, ne pas gémir – Oh Merlin, ça faisait si mal – et ne pas fermer les yeux, surtout pas. -
Puis brusquement Harry sentit le Lord s'éloigner de lui et il laissa échapper un très faible soupir – gémissement – étranglé et opressé. « Nous verrons cela plus tard. Pour l'instant, je voudrais voir mes mangemorts. »
Il tourna le dos à Harry et celui-ci aperçut alors trois autres personnes présentes. - Merlin. - Un homme petit, gros, laid, la main en sang - ou était-ce un moignon? -, sanglotant au pied de son maître, un autre, plus jeune et fou – et son air totalement fou tombait parfois sur Harry et lui souriait, lui faisait un clin do'eil - - Oh Seigneur, c'était Maugrey – et - Ne pas pleurer. Salazard, il voulait rentrer chez lui – Quirrel.
« Barty, donnes-moi ton bras. » Siffla Voldemort doucement, presque gentiment – et encore un frisson de douleur et de terreur emplit Harry et il gémit, sa tête tournant violemment alors qu'il repensait au sang s'écoulant toujours le long de son bras – Il observa le Lord sortir sa baguette et du bout des doigts la poser sur la Marque révélée de l'homme – du faux Maugrey – celui-ci serrant les dents sous la douleur.
Il y eut ensuite un silence. Un long silence et seul la respiration précipitée et douloureuse de Harry – il fallait qu'il reste conscient. Ou peut être serait-ce moins douloureux si il tombait maintenant inconscient – se faisait entendre, encore et encore. Jusqu'à ce qu'une série d'explosions retentisse tout autour et envahisse – et Harry remarqua les tombes autour de lui – seulement maintenant – et frissona violemment – oh Seigneur - les lieux. Un par un un, rapidement, les mangemorts vétus de longues capes noirs se placèrent en cercle autour de leur maître et restèrent droits et figés.
Le cercle se ferma lorsque le dernier des mangemorts arriva – mais il manquait des personnes, des places étaient vides - - et Harry pria pour que son père ne soit pas là. -
Il laissa retomber sa tête en avant, les yeux fermés douloureusement lorsqu'une vague de colère passa dans ses veines – il voulait hurler au monstre devant lui de garder ses sentiments pour lui – et il mordit encore violemment sa lèvre pour s'empêcher de hurler. - Il n'entendait même pas – ou si peu – ce que racontait le Seigneur des Ténèbres à ses fidèles. - Il ressentait juste, par vague, ses colères et ses joies et cela faisait mal. Tellement mal.-
« Lucius. » Lui parvint cependant très clairement cette fois-ci la voix du Lord. Et le survivant releva brusquement la tête, les yeux un peu écarquillés, fixés sur la silhouette fier et droite qui faisait face au Lord. - Merlin Lucius. -
« Maître. » Murmura d'un ton révérencieux le représentant d'une des plus anciennes familles de l'aristocratie sorcière anglaise, en s'inclinant. - Lucius. Lucius! Va t-en. Voulait crier Harry en regardant, terrorisé maintenant, les deux hommes discuter froidement. -
« Comment va ton épouse, Lucius? » S'enquit presque poliment le Maître. « Elle est décédée mon Seigneur. » La voix plate de Lucius lorsqu'il dit cela fit frissoner Harry qui laissa retomber - encore - sa tête en avant. - C'était un cauchemar. -
« Tu ne m'as pas beaucoup soutenu, Lucius. J'ai été déçu de voir que tu niais appartenir à mes fidèles. » Continua la voix douceureuse du Lord. - Menaçante, froide, calculatrice – Harry releva les yeux et fixa encore les deux hommes. - Il ne voulait pas voir Lucius mourir. S'il vous plaît. -
« Maître, j'ai gardé ma place au Ministère, et je tiens le Ministre au creux de mes mains. Pour vous. » Le ton de Lucius était d'une soumission absolue mais cela ne sembla pas contenter son Maître qui grinça des dents. « Au moindre faux pas, Lucius, ton fils ira rejoindre sa mère. » - Non! Pas Draco. Lucius, ne fais rien. Va t'en. - Lucius ne répondit rien et courba l'échine, laissant passer son Maître au mangemort d'â côté.
Et Harry se remit à ne plus rien entendre, ne s'occupant plus que de repousser la douleur et de fixer Lucius. « ...le monde sera à nous... » Une nausée prit de nouveau Harry et il ferma les yeux en relevant la tête. - Ne pas vomir, ne pas gémir, ne pas pleurer, ne pas sangloter. - « Lucius, que fais-tu? » Siffla la voix du Lord. - Une vague de colère semblèrent vouloir achever le petit brun qui hoqueta. -
« Maître, vous avez capturé Harry Potter. » Susurra la voix de Lucius tout prêt de lui, emplit d'admiration. - Lucius, qu'est-ce que tu fais? - « Lucius, je ne t'ai pas permis de bouger. » - Lucius. Pitié. - « Vides ton esprit Harry. Fermes tout. » Entendit-il dans un souffle.
« Pardonnez-moi Maître. » Harry sentit encore un peu Lucius s'approcher. Et alors qu'un rugissement de haine – à l'extérieur comme à l'intérieur de lui – envahissait le cimetière, Lucius entoura son petit neveu de ses bras et transplana. - Vides ton esprit Harry, vides le. -
Leurs pieds eurent à peine touché le sol qu'Harry se laissa tomber à terre et vomit violemment. Puis sans même pouvoir lever les yeux – sans sentir Lucius tout prêt de lui, si inquiet – il perdit connaissance. - Enfin- .
- Papa -
Une nouvelle fois - et je commence par là - veuillez m'excusez si il reste des fautes, j'avais tout corriger et comme une quiche j'ai fermé la page...Donc j'ai du tout recommencer, mais j'espère qu'il n'y en a plus quand même - ou presque -
Alors, ce chapitre, comment l'avez-vous trouver? Je me lance dans l'action et nous avouerons que c'est assez conceptuel. On ne voit toujours pratiquement rien d'autres que l'intérieur des persos - particulièrement Harry - et pour ma part, j'ai l'impression qu'il manque en permanence quelque chose. Ce n'est pas mon chapitre préféré - mais je ne pourrais jamais le rendre mon préféré puisqu'il y a de l'action dedans, et des choses qui normalement devrait être détaillé et que ce n'est pas mon fort - enfin bon...
J'en suis quand même assez ravie, parce qu'on découvre là mon petit Harry face à Voldemort et sa terreur et son manque de courage face à lui - enfin on retrouve un vrai gosse de 14 ans, c'est bien. - J'aime personnellement beaucoup ce passage - plus que ceux d'au dessus - et j'espère que vous l'apprécierez aussi même si il manque parfois quelques petits détails en plus, description ou autre. - Je voulais vraiment me focaliser sur Harry et sur le fait qu'il ne voit rien, avec sa douleur et ses larmes. et qu'il est totalement paniqué et envahit par la douleur. -
Et Lucius à la rescousse, vous vous y attendiez?
J'attends avec impatience vos réactions par rapport à ce chapitre parce que c'en est enfin un qui a à voir avec le livre et j'aimerais savoir ce que vous pensez de ma transformation. - Mais un petit bonjour ce sera accepté aussi, lol -
Gros bisous.
Blibl'
