Bonjour, et bien sans plus attendre je vous offre l'avant dernier chapitre - long, il est long! - - et heu...triste aussi. Lol. Pour changer - de,
HAPPY DAYS
XX. Le Manoir Snape
Le retour au manoir avait été précipité. Lucius, Harry inconscient dans les bras s'était fait assaillir par Sirius et Rémus, Régulus suivant aveuglément, les traits tirés par la peur et l'anxiété. - Tout va bien Régulus, ne t'inquiètes pas, s'il te plaît. Pas maintenant – et puis Severus était arrivé et avait pris son fils dans ses bras, s'était assis dans un fauteuil – et il tremblait violemment – et avait serré Harry contre lui comme si sa vie en dépendait – Sirius l'avait un instant observé, le visage pâle et les yeux embués et s'était dit que oui, vraiment, Severus était un excellent père pour Harry – même James devait le reconnaître, de là où il était -.
« Severus, comment va t-il? » S'enquit Régulus qui, ne voyant rien imaginait le pire. Mais Severus n'eut même pas la force de réponse et Lucius s'approcha de son jeune ami, posant une main sur son épaule. « Il va se remettre Régulus. Il n'a aucune blessure visible, à part son bras. Que tu devrais soigner Severus. » Le père du survivant sembla reprendre part à leur monde et hocha la tête, se levant rapidement comme si quelques minutes de plus ainsi serait fatal pour son son fils.
« Je vais rentrer au Manoir et ramené Draco ici. Voldemort va chercher à le tuer. » Expliqua Lucius dés que son meilleur ami eut quitté la pièce, s'approchant de la cheminée et s'apprétant à partir. « Ok. Revenez vite. » Les pria Régulus alors que Lucius disparaissait déjà dans les flammes.
Le plus jeune des Black soupira de soulagement – tout le monde était en vie, c'était le principal – et se laissa aller dans les bras de son frère qui l'attira contre lui.
« T'inquiètes pas Reg', tout finira bien. »
« Prions pour que tu dises vrai Sirius, pourvu qu'il en soit ainsi. » - Oh oui Merlin, pourvu que tout se termine bien. »
- & -
La 'défense' Serpentarde s'était donc installé au Manoir Snape - caché par de multiples sorts diverses de magie Blanche et Noire, totalement indectable même par le Lord Noir - et Dumbledore avait été enchanté de voir que tout le monde allait bien.
Du moins, il en avait été rassuré pour son plan, qui incluait les deux anciens mangemorts et les deux ex-gryffondors.
« Les Horcruxes doivent être retrouvés. Et je ne peux hélas compter sur personne d'autres que vous pour se faire. D'une part, parce que vous, Severus et Lucius connaissez le Seigneur des Ténèbres depuis longtemps et serez plus à même de déjouer les pièges qu'il aura placé pour protéger ses morceaux d'âme, d'autres part, vous deux, parce que vous avez chacun une formation de défense contre les forces du mal approfondi, toi en tant qu'auror Sirius, et toi Rémus, en tant que professeur. » Expliquait le vieil homme à voix basse, ses rides dévoilant malgré son air décontracté ses doutes et ses angoisses. - Pauvre vieil homme. -
« Pourquoi aucun membre de l'ordre ne peut le faire à part nous, Albus? » S'enquit Severus d'un ton froid. - Et il était en train d'espérer que Harry et Draco ne soit pas derrière la porte - - Mais vu que la dernière fois qu'il l'avait vu, Harry était encore inconscient et plutôt loin de se réveiller, c'était sûrement de l'inquiétude pour rien - « Parce que j'ai confiance en vous quatre, et parce que vous êtes les meilleures chacun dans votre domaine. »
« Vous avez au moins une idée des endroits où l'on doit chercher ces choses? » L'interrogea Lucius peu enclin à se laisser flatter par le vieil homme.
Le directeur de Poudlard hocha la tête et sortit un carnet de cuir marron glacé qu'il tendit au grand blond.
« Ceci est un récapitulatif de toutes les informations que j'ai pu collecter depuis le jour où j'ai appris que Voldemort possédait des Horcruxes. La bague des Gaunt, le médaillon et le journal étant cependant déjà en notre possession, il ne reste plus que l'épée de Gryffondor, la coupe de Poufsouffle et la couronne de Serdaigle à trouver. Ensuite, il y aura le Serpent de Voldemort, Nagini, à achever. Je n'attendais pas de vous que vous les trouviez, je voudrais que vous alliez les chercher et que vous les détruisiez » - Ce qui était cent mille fois plus risqué que de simplement les chercher, évidemment. -
« Et à propos de la prophétie. » Commença alors Severus – parce qu'il n'y avait pas besoin qu'ils en viennent à parler plus avant sur les Horcruxes, ils iraient les chercher. - Le vieil homme fronça les sourcils et passa une main sur son front – et il faisait ses 125 années - « Je pense qu'il faut de toute urgence la sortir du ministère et la mettre en lieu sûr, mais pour cela nous avons besoin d'Harry et... »
« Nous n'avons pas besoin d'Harry, Dumbledore. Je vous interdis de parler de mon fils comme s'il s'agissait d'une machine ou je ne sais quoi d'autre, vieil homme. Harry aura le choix d'aller la chercher ou pas, et vous ne serez pas là pour argumenter là dessus. » - Sale vieil emmerdeur - « Bien Severus. Evidemment, si Voldemort apprends la prophétie et décide de faire du cadavre d'Harry l'une de ses priorités, vous ne m'en tiendrez pas responsable. »
Les traits de Severus devinrent instantanément plus dur et ses yeux se glacèrent. « Si vous ne voulez pas que j'emmène Harry à l'autre bout du monde Albus, vous avez intérêt à vous calmer, c'est clair? » Cracha t-il blanc de rage au vieil homme qui ne sembla pas s'en formaliser, avalant une nouvelle gorgée de thé.
« Pardon Severus. » Murmura t-il. Puis il déposa la tasse et se leva. « Malgré tout, je compte sur vous messieurs, pour rester en vie jusqu'à ce que tout ceci soit terminé. » Et étrangement, il semblait très sérieux et presque ému en regardant les quatres grands hommes qu'il avait face à lui – il jeta un coup d'oeil à Régulus et sourit doucement - - Quelque part, il était heureux que Régulus n'ait plus à prendre part à tout cela, ce garçon étrait trop innocent et en avait trop vu. -
« Peu importe tous les différents que nous avons pu avoir, vous êtes sûrement les élèves qui m'ont le plus marqués dans ma longue vie de professeur, et je vous estime énormément. » Et sur ce, sans même qu'il ait laissé le temps aux plus jeune de répondre, il disparut dans la cheminée, sans poudre ni parole.
« Cet homme est un mystère. » Murmura Rémus qui était resté assis alors que les autres s'étaient levés au départ de Dumbledore – et ils s'étaient levés, inconsciemment, pour saluer Albus - - Oh bien sûr, Albus était et resterait un grand homme. -
« Cet homme est un manipulateur boulimique. » Siffla Severus en s'éloignant déjà vers les grands escaliers. « Je vais voir Harry. » Continua t-il en disparaissant, laissant les autres commander à Lapy un repas.
« Tu peux nous préparer la table, Lapy. Ce serait bien que l'on puisse avoir de l'aligot, ce soir. » Demanda doucement Régulus à l'elfe de maison qui s'inclina bassement devant son plus jeune maître – du moins des grands adultes - « De l'aligot, Régulus? » La voix de Lucius était sarcastique et à la limite de l'incrédule – sauf que ce n'était pas Malfoyen du tout – et Sirius et Rémus ne purent se retenir de ricaner doucement. - Même si eux même étaient un peu étonnés par le menu du soir.
« Et bien oui, de l'aligot, Lucius. C'est super bon. » Régulus souriait à présent avec un air d'enfant – et Lucius lui aurait tout permis et tout donné juste pour ce sourire - « Et lourd et gras. » Continua son frère, lui aussi attendri par la demande et le sourire.
« Tu es bête. Si vous devez aller vous faire tuer demain, autant que vous ayiez quelque chose dans le ventre pour vous défendre un peu. » Expliqua l'aveugle d'un ton légers – mais au fond de ses yeux sans vie, sa triste panique était visible par tous. - « C'est sûr, on sera beaucoup plus à l'aise pour éviter les saloperies que Voldemort aura placé sur ses horcruxes avec dix kilos en plus dans le ventre. »
« Et bien, les sorts pourraient rebondir sur ta bedaine Sirius, on ne sait jamais. Je trouve personnellement l'idée très bonne. Viens Régulus, laissons ces deux gourmets dénigrer le repas. Tant pis pour eux si ils ne s'en sortent pas grace à leur ventre rond demain. »
Et sur ceux, Rémus entraina Régulus avec lui vers la cuisine. - Et il fallait être heureux un peu, s'amuser, se détendre, avant de partir à la guerre. -
- & -
Severus était assis à côté de son fils et lisait un livre lorsque celui-ci reprit doucement conscience, gémissant quand son crâne sembla vouloir se fendre en deux – encore. Oh Seigneur faites qu'il ne soit pas encore là-bas dans un cimetière accroché à une sinistre pierre tombal. -
« Harry. » Entendit-il murmurer tout près de son oreille – et ce n'était ni la voix, ni le souffle du Seigneur des ténèbres et il manqua de pleurer pour cela - - Papa - « Harry, c'est moi. Ouvres les yeux. »
C'était dur, c'était douloureux et c'était fatiguant, mais l'effort en valait la chandelle parce que plus que tout, il voulait voir le visage rassurant de son père et ne plus jamais le quitter – et le frapper si encore il voulait le faire retourner à Poudlard - « Papa. » Croassa t-il. Et sa gorge était douloureuse, dû probablement à son inconscience prolongée et aux cris qu'il avait poussé lorsque l'Autre était en face de lui.
« Tu vas bien? » Demanda Severus en s'asseyant sur le bord du lit – et Harry roula des yeux légèrement – il ne voyait pas très bien – et s'aperçut qu'il était dans sa chambre, dans son lit au Manoir – à la maison.
« Est-ce que c'est fini? » Murmura t-il – très bas, pour que ce ne soit pas douloureux – Et son père hocha la tête, le teint pâle et les mains crispés sur celle bandé d'Harry.
« Oui Harry, tout est fini. Tu es en sécurité maintenant. » Le jeune garçon hocha la tête et déglutit – allez, il n'avait pas pleuré là bas - enfin si un peu-, il n'allait pas se mettre à pleurer ici. Même si il avait été hanté par la peur de mourir, seul, sans son père. Sans pouvoir dire à son père combien il l'aimait et combien il regrettait d'être mort, de lui faire du mal en partant. - Mais les larmes coulèrent tout de même sur ses joues et Severus l'attira prestement contre lui – tout contre lui, parce que Merlin, ce n'était pas fini. Loin de là – et souffla à son oreille.
« Je suis désolé de t'avoir forcé à aller à Poudlard, tu avais raison. » Il y avait comme des hoquets étranglés dans les mots de Severus.
« Tu avais raisons. Pardon. » Et quelque chose d'humide mouillait légèrement le cou et la nuque de Harry et il se serra un peu plus contre son père – Pardon papa, je ne veux pas te faire pleurer. Pardon - « Qu'est-ce qui va se passer maintenant qu'il est revenu vraiment? » Demanda Harry d'une petite voix après un long moment de silence – ils étaient si bien tous les deux, ensemble. Père et fils. En sécurité - L'adulte se crispa et Harry n'eut finalement pas tant envie d'entendre la réponse.
Qui vint – évidemment – tout de même.
« Nous allons aller chercher les Horcruxes avec Lucius, Sirius et Rémus. Il n'en reste que quatre à détruire. » - Quatre. Seulement quatre. Quatre Horcruxes, c'était quatre chance de mourir de différentes manières. -
« Que quatre. Merci papa, tu me rassures. Et que fera t-on pendant que vous irez chercher vos 'que quatre' choses dangeureuses et macabres? » Demanda Harry en se serrant un peu plus. - Merlin, pourquoi était-ce leurs parents, parrains et oncles qui devaient partir à la recherche de ces choses? -
« Vous resterez avec Régulus. Et ensuite, quand nous aurons terminés, nous reviendrons ici et nous vous entrainerons Draco et toi, à vous battre pour la dernière bataille. »
Harry fronça les sourcils et se redressa un peu, ses yeux verts s'ancrant instantanément dans les iris noir de son père. - Quoi? Pourquoi voulait-il qu'ils s'entrainent? -
« Pourquoi doit-on s'entraîner papa? » Demanda t-il d'une petite voix – parce qu'il savait qu'il n'allait pas du tout aimer la réponse – Et la moue triste et résignée de son père ne fit que l'enfoncer un peu plus dans ses certitudes – BORDEL! Quand tout cela allait-il enfin prendre fin? - - Bientôt Harry. Oh très bientôt. -
« Il y a une prophétie, Harry. » Commença doucement Severus, cherchant sûrement un moyen de ne pas effrayer son fils – sauf que ces quelques mots l'avaient déjà terrorisé. Parce qu'à peine son père les avait-il prononcé qu'il avait compris. Bien sûr, pourquoi Voldemort s'acharnerait-il sur lui? Pour ça, parce qu'il y avait une prophétie qui disait, comme dans les livres, qu'il était l'élu ou un truc du genre, le survivant, et qu'il était le seul à pouvoir battre Voldemort. - - Oh c'était cela n'est-ce pas? -
« Je voudrais pouvoir t'emmener à l'autre bout du monde Harry. Quitter ce monde et oublier tout ce qu'il y a ici. »
- Oh Harry ne doutait pas que son père y avait même plus que songé, mais il devait savoir aussi que Harry ne le laisserait pas faire. Parce que même si il était un trouillard – ou plutôt quelqu'un, juste, qui en avait marre de souffrir et d'être malheureux - - sauf dans les bras de son père, là il était heureux - - il avait un père – même si il était faible et douillet – enfin tout était relatif n'est-ce pas? - il ne pouvait même pas envisager de laisser des gens innocents mourir. Des bébés, des enfants, des adolescents, des femmes, des hommes et des vieillards – quoique, si Dumby devait mourir... - et même si il n'avait aucune idée de ce dont exactement était capable Voldemort – à part revenir à la vie et le terroriser – il était sûr qu'une prophétie n'était pas rien. Et que encore un peu, il allait avoir mal.
« C'est bon papa, ne t'inquiètes. Je serais assez fort et je le battrais. Mais toi – et il se réfugia encore dans les bras de son père – toi, s'il te plaît, restes en vie jusque là. »
Et c'était une supplique tellement triste que Severus ne put que jurer, corps et âmes, qu'il resterait en vie. - Oh Severus, tu resteras en vie. -
- & -
Et finalement, tout avait suivi son cours comme il était prédit. Harry et Draco virent leurs pères, parrains et oncles quitter la maison, ils observèrent Régulus se renfermer, se crisper, jouer encore et encore de la musique qui résonnait dans le manoir et il ne fut pas un instant question qu'ils retournent à Poudlard pour suivre les cours ou tout au moins passer leurs examens.
C'était – Oh oui ça l'était vraiment – comme si tout était en 'stand-bye'. Comme si eux seuls étaient concernés par le retour de Voldemort et ce que cela impliquait et que tous les autres, les élèves de Poudlard comme tous les sorciers d'Angleterre, étaient préservés de cette horrible nouvelle. - Et probablement était-ce vrai. Nul part, dans les journaux, il n'était fait mention du retour de Voldemort et l'assimilation des multiples accidents survenus récemments au Seigneur des Ténèbres n'était même pas envisagée. »
Une tornade en plein été, près de l'écosse faisant des centaines de morts et des milliers de blessés, un tremblement de terre en octobre, à quelques kilomètres de Londres, laissant abasourdis les sorciers comme les moldus et créant la panique sur le climat changeant, et puis ce blizzard en hiver, qui semblait vouloir geler sur place chaque être humain se risquant dehors.
Ce blizzard - lui seul, révéla tout. -
« Maître Snape, Maître Snape! » S'égosillait une voix aigue et désagréable tout prêt du visage de Harry alors que celui-ci dormait profondément quelques instants plus tôt, empêtré dans ses épaisses couvertes vertes.
« Maître Snape, Maître Snape, votre père a envoyé un courrier, votre père a envoyé un courrier. » Continua Lapy et cela suffit à tirer Harry du lit brusquement. Il s'empara de la lettre tenu précieusement par l'elfe de maison et l'ouvrit rapidement, les lignes défilant sous ses yeux le faisant pâlir. - Oh non. -
« Des mauvaises nouvelles Maître Snape? » Demanda Lapy anxieux, alors qu'il s'approchait et posait une main tremblante sur le genoux d'Harry, tentant d'être réconfortant. - Lapy, tu es si adorable. - Le garçon brun releva la tête et lui offrit un sourire qu'il espérait assez rassurant puis soupira – peine perdue. -
« Tu connais Azkaban. » L'elfe hocha la tête. « Le blizzard, le froid, la glace. Ce sont les détraqueurs. Voldemort a fait évader ses plus précieux mangemorts, et les détraqueurs se sont dispercés un peu partout. La communauté sait maintenant que Voldemort est revenu. » Expliqua Harry qui ressera imperceptiblement sa couverture sur lui. « Mon père nous demande de ne pas sortir, même pas toi Lapy, du Manoir. Même si les détraqueurs ne peuvent sentir le Manoir, on ne sait jamais. »
Et avec cela il se leva enfin, glissa ses pieds nus dans des épaisses pantoufles et se rendit dans la chambre de Draco, lui aussi emmitouflé sous un monticule de couvertures duveteuses et grimpa sur le lit, secouant un peu son meilleur ami et lui plaquant sous le nez la lettre de son père.
Bien sûr Draco pâlit.
Et Harry se recroquevilla un peu et passa sous les couvertures, allant se coller contre son presque frère, tremblant légèrement – de froid et de peur - - Oh Harry. -
« Est-ce que tu crois que tout finira un jour? » Demanda t-il dans un petit murmure enfantin, alors que Draco enserrait sa taille avec son bras et le serrait un peu plus encore.
« Bien sûr que tout finira un jour. Et quand l'autre demeuré mégalo sera six pieds sous terre, je deviendrais un grand cherchomage en médimagie et science des potions tandis que tu t'occuperas de ton petit restaurant sur l'Allée des Orangades. » - C'était bien ce futur. -
« J'aimerais bien. » Soupira Harry en fermant les yeux – et sa gorge était serrée pour quelque chose et il avait l'impression que les larmes souhaitaient s'évader de ses yeux - - peut être à cause de cette prophétie qui le condamnait presque? - « Tout ira bien Harry. On s'en sortira. » Le rassura Draco tout contre lui, le sentant se raidir et respirer trop vite.
« Tout ira bien. »
- & -
« Rémus! Putain, Rémus, s'il te plaît. Respires. Allez. » - Oh Merlin, il ne fallait pas que Rémus parte maintenant. Non. Sirius ne pourrait pas le supporter. Et peu importe que cela fasse déjà cinq minutes qu'il était inconscient et ne respirait plus et que ni les massages ni les sortilèges de respiration artificiel de Sirius n'ait marché. - - Peu impote! Rémus devait vivre. - - S'il te plaît. -
L'évadé d'Azkaban – et il n'était plus le seul à posséder ce titre, maintenant – n'arrêterait pas tant que Rémus n'aurait pas rouvert les yeux et lui ait souri de sa manière si tendre et nostalgique.
« Rémus. Reviens tout de suite. » Ordonna Sirius frénétiquement, alors qu'encore il massait la poitrine déjà pâle du Loup Garou, ses lèvres bleuies pas le froid et la mort et sa tête gigotant sous les coups sur son coeur. - Non. Non. Rémus!. -
« Sirius, il est mort. » Parvint à l'animagus une voix rauque et peinée. - Bien sûr, même Lucius était triste. Rémus était quelqu'un de charmant. Quelqu'un qui ressemblait à Harry et Régulus. - - Oh Merlin, Rémus, reviens, s'il te plaît. -
« Rémus. Je t'interdis de partir c'est clair. Si tu me laisses, je ne viendrais jamais te voir au cimetière, et je ne te parlerais plus jamais et je te haïrais. »
Mais il n'y eut rien. Et c'était de l'acharnement et Lucius ne pouvait pas laisser Sirius continuer – de plus il devait rejoindre Severus à Poudlard, pour récupérer la couronne de Serdaigle. -
« Sirius, il est mort. Regardes-moi! » Mais Sirius ne voulait rien voir ni rien entendre d'autre que Rémus et le blond fut forcé de lui prendre presque violemment le visage pour le tourner vers lui et les yeux bleus rois du parrain d'Harry, effroyablement embrumés, paniqués et désespérés se posèrent sur le visage et dans les yeux de Lucius.
« Rémus est mort Sirius, il s'est noyé. Il n'y a plus rien à faire. » Murmura t-il avec toute la détermination et la conviction dont il était capable de faire preuve.
Et bien sûr – parce que Sirius savait – le brun le crut et fut secoué de nombreux sanglots – et il essayait de parler mais cela ne marchait pas alors il se laissa juste tomber sur la poitrine de son dernier meilleur ami – Oh Rémus – et lui murmura que non, il ne le détesterait pas. -
«...et je viendrais te voir au cimetière, à côté de Jamsie et Lily et je te parlerais autant de fois que je pourrais, je vous raconterais ce que votre vieux Patmol devient chez les vivants. Je te le promets. Je ne te détesterais jamais, Moony. » Sanglotait l'animagus fébrilement. - Il ne voulait plus vivre et subir ça encore. Non. Rémus, reviens! -
« Allez Sirius, il faut y aller. » Le brun respira encore profondément, hoquetant de peine et finit par reprendre son souffle, hochant finalement la tête – il était las et brisé maintenant, c'était fini, il n'y avait plus de Rémus. –
Il laissa Lucius s'emparer doucement du corps de Rémus, le soulevant précautionneusement avant qu'ils ne transplanent pour l'école, sûrement dénués de tout élève en cette heure tardive de la nuit.
- & -
Le plus inconsolable fut Harry. Mais Régulus était loin d'être en forme non plus. Il ne l'avait appris que trois mois plus tard. - Trois mois! par tous les mages de la terre. - Il était enterré, mort, disparu, noyé depuis trois mois lorsque l'on avait jugé bon de le leur dire.
« Pourquoi vous avez fait ça?! Pourquoi vous ne nous l'avez pas dit avant? Cela vous faisait quoi de vous arrêter deux secondes ici et de nous dire qu'il était mort?» Pleurait Harry encore et encore, ses larmes ruisselant sur ses joues rouges alors qu'il fixait son père et Lucius avec fureur, Draco un peu en retrait, les traits tirés et le regard brillant.
« Vous n'avez pas pensé qu'on aurait voulu être là, au moins pour l'enterrement. Ou même simplement savoir. Putain, comment vous avez pu faire ça?! Je vous déteste. Je vous déteste! » Cria t-il comme si c'était la seule chose qui lui venait à l'esprit pour exprimer sa fureur.
Mais il n'y avait rien, de toute façon, qui ramènerait Rémus alors cela ne servait à rien. - C'était terminé pour l'adorable Loup Garou. - - Game over – Et Harry baissa la tête, les sanglots faisant trembler son corps.
« Pardon Harry. » Souffla son père – pour la trentième fois, mais les précédentes, Harry ne l'avait pas écouté - « Pardon. C'est de ma faute. Je ne voulais pas vous l'annoncer par lettre, et nous n'avions pas le temps de venir ici. »
« Et qu'avez-vous fait de si prenant que vous ne puissiez même pas venir deux minutes annoncer la mort de quelqu'un d'aussi important que Rémus? » Demanda Harry d'une voix brisée en remontant son regard sur le visage fatigué et plus dur qu'auparavant de son père. - Et il eut honte un instant parce que son père en avait déjà tant fait. -
« Nous avons fait beaucoup de choses Harry, et nous avons presque tout fini. » Le petit brun acquiesça et s'approcha un peu de Severus – il voulait être aussi dans les bras de son père - - Parce que Draco s'était déjà réfugié dans les bras de Lucius et Régulus dans ceux de son grand frère - - Plus de Malfoy, plus de rancoeur, plus de code, de valeurs, plus rien, juste un père et son fils, ou un petit frère et un grand frère, prêt à mourir pour la paix - - et c'était trop triste et douloureux.
« Vous allez repartir. » Murmura doucement la voix de Draco, se détachant un peu de son père.
« Non, nous ne repartons pas. Régulus a eu une idée pour récupérer la coupe de Poufsouffle, alors ne t'inquiètes pas, on reste ici. »
Et Harry n'y tint plus et se jeta enfin sur son père – cela faisait si longtemps – et le serra à l'en étouffer - - et c'était égoiste et honteux mais il préférait que ce soit Rémus qui soit mort, plutôt que Severus, son papa. -
« Et la prophétie? » Demanda anxieusement Régulus alors qu'il se laissait tomber dans le sofa, les dernières larmes pour Rémus séchant sur ses joues – Non Rémus, ne t'inquiètes pas, tu ne seras jamais oublié - « Nous l'avons détruite. Il était hors de question que Harry aille là-bas. Nous l'avons détruite. Dumbledore en possède une copie, de toute façon. »
« Alors, et maintenant? » - Bonne question Draco. Très bonne question. « Nous allons tenter de contacter Bellatrix Lestrange, pour qu'elle nous donne la coupe de Poufsouffle qui se trouve dans son coffre à Gringotts. »
- Bien sûr. Evidemment. -
- & -
« Est-ce que c'est une blague? » Ricana Bellatrix Lestrange de façon démente tandis qu'elle bougeait dans tous les sens pour tenter de se défaire de ses liens.
Il avait fallu près de deux mois pour que Lucius et Severus réussissent à coincer la sorcière et alors qu'ils auraient dû fêter l'anniversaire d'Harry, ils l'avaient enfin eu. - Et peut être que toute cette sale histoire allait finalement prendre fin - Il ne manquait plus que Régulus et son petit air piteux pour faire craquer Bella et peut être enfin, que toute cette sale histoire allait finalement prendre fin - - Vraiment ce serait bien. -
« Bonsoir Bella. » Parvint enfin la voix de jeune aveugle alors qu'il entrait dans la pièce exigue du fin fond des cachots de Poudlard.
- Bien sûr, Bellatrix ne s'attendait sûrement pas à le voir – mais Severus ressentit quelque chose comme de l'espoir lorsqu'il vit les yeux de la femme papilloner d'incrédulité et de joie – vraiment? - « Régulus? »
« Salut cousine. » Sourit Régulus en s'approchant un peu, à tâtons – et lui aussi était ému. - Bella, tu m'as manqué. -
« Tu n'étais pas mort? » Demanda t'elle d'une voix toujours aussi surprise, le laissant s'approcher encore plus – Régulus, mon petit Régulus, tu es en vie. -
« Pourquoi nous as-tu trahi? » Continua t-elle sans attendre la réponse évidente de l'aveugle – et elle savait qu'il l'était, depuis qu'il était entré, elle voyait ces choses-là - - Pauvre petit chaton. -
« Tout est devenu si compliqué Bella. » Murmura Régulus tout près d'elle.
« Tu m'as enseigné les valeurs d'une grande famille et j'en suis venu à les aimer, et puis il fallait du jour au lendemain que je plies sous les volontés d'un sang mêlé en salissant mon nom par du sang plein les mains. Du sang sale, du sang facile à faire couler. Qu'étions-nous devenu, Bella? Cette si grande famille que nous étions, si belle, gâchée par des ambitions qui n'étaient pas les nôtres. Le Maître avait soif de vengeance, nous de reconnaissance. Ce n'était pas compatible. Je ne voulais être haït et craint, Bella, je voulais être respecté et admiré pour ce que j'étais et ce que je représentais. Et j'aurais cru que toi, plus que quiconque, aurait vu cela aussi. »
Les mots de Régulus étaient juste. Juste et profond – Régulus, tu as toujours été si intelligent – et Bella ne pu que hocher la tête et clôre ses paupières.
« Qu'est-ce que je peux faire pour toi, Reg'? » Finit-elle par demander au bout de longue minute, sa voix ayant perdu ses accents métalliques, laissant place à la douce voix de la gentille cousine d'avant.
« Les clés de ton coffre à Gringotts. Il y a un objet dont nous avons besoin à l'intérieur. » Les yeux bleus de la femme brisée par le temps et Azkaban se relevèrent sur son cousin aveugle et elle soupira. « Quel objet? Qu'allez-vous faire avec? »
Le brun enfonça ses mains dans ses poches et mordilla sa lèvre inférieur. « Régulus. » Le prévint Severus – il ne fallait pas en dire trop. Surtout pas. -
« Nous allons détruire Voldemort. » Mais Régulus était comme le vent et la pluie, il n'en faisait jamais qu'à sa tête. Et cela fit sourire Bellatrix. -
« Rien que ça. » « Je veux retrouver ce que nous étions avant, Bella. Je veux retrouver nos racines, ce que nos ancêtres nous ont transmis. Je veux être à nouveau ce qu'il y a de plus vrai dans l'aristocratie anglaise. Je veux être un digne représentant de la vieille sorcellerie, et Voldemort jamais ne permettra cela. Parce qu'il pense être le seul être supérieur à tout autre. Et nous allons le détruire, Bella. Et avec Sirius et moi, ensuite, la famille Black redeviendra ce qu'elle était. Mais ce ne sera jamais possible si Vodemort reste au pouvoir. »
« Et vous avez besoin de moi. » « Pour ouvrir ton coffre, oui. »
La femme regarda longuement son cousin. Encore et encore. - Et il avait tellement raison. Le prestige, la prestance de la famille Black avait été souillée par Voldemort, c'était vrai. - Mais, cela semblait si impossible. - « J'acceptes, mais quand ce sera fait, je veux que tu m'accordes le droit de mourir dignement. »
- Bien sûr. - Régulus ferma les yeux et crispa les poings. - Il savait que tout allait se terminer ainsi, et même si il s'y était préparé, c'était dur et triste. - Cependant il acquiesça. - Il n'avait pas le choix – et s'approchant à tâtons de sa cousine – il y eut un geste derrière, quelque part, mais Severus ou Lucius sembla abandonner l'idée de l'empêcher de s'approcher – il trouva l'une des joues de Bella et la caressa doucement, avant de déposer un baiser sur son front.
Quatres jours plus tard, enfin, le dernier des Horcruxes caché fut détruit et le corps de bellatrix Lestrange fut retrouvé devant le caveau des Black. Aucune marque ni aucun signe de sort sur elle.
- La cigüe était le poison mortel des grands aristocrates -
- & -
Ensuite il y eut l'entraînement. Et cela passa vite et lentement à la fois parce que ni Draco ni Harry n'entendait quoique ce soit sur les évènements extérieurs, et qu'il souhaitait profiter un maximum de leur année à l'intérieur – parce que après, quand il serait temps, plus rien ne serait plus jamais comme avant. -
Il y eut de la musique, des rires, des plaintes, des engueulades.
Il y eut un tas de choses qui chaque jour rendait un peu plus clôt le cocon dans lequel les jeunes et les moins jeunes s'enfermaient, tentant toujours d'oublier le dehors – et sûrement était-ce un peu la même ambiance à Poudlard - - sauf que là bas il y avait les nouvelles – et c'était heureux – Harry était heureux – de vivre ainsi, juste tous ensemble, comme avant, avec Lucius et Draco en plus, toujours là.
C'était quelque chose d'ennivrant, qui rendait content et qui n'était plus ni désagréable, ni triste, ni douloureux. - Et même si ils étaient là pour s'entraîner, pour apprendre à se battre et vaincre Voldemort, il y avait cela de bien qu'ils étaient juste ensemble, et c'était le principal. -
- Juste Rémus manquait. -
Il y eut les anniversaires. Celui des 15 ans de Draco, en Décembre, celui des 36 ans de Severus en janvier, 38 pour Lucius en février, Régulus en Avril, avec ses petits 34 ans et son frère le même mois, du même âge que Severus.
Et puis il y eut Harry et ses 16 ans. L'année d'avant avait déjà été ternis par la capture de Bellatrix et Harry n'était pas très heureux d'arriver à ce jour. Parce qu'il allait forcément se passer quelque chose. Il le sentait – et jamais ses pressentiments ne l'avaient trompés jusqua là . -
Et le soir même lorsque la tête de Dumbledore passa dans la cheminée et annonça d'une voix triste et vieille – si vieille – que Poudlard était attaqué, Harry sut que vraiment, finalement, ne pas fêter ses anniversaires chez les Dursley n'étaient pas plus mal après tout. Et avec un petit baiser sur la joue de son père, il monta dans sa chambre pour chercher ses affaires.
- Allez Harry, de la concentration. Tout ira bien. Tout ira vraiment bien. - - S'il te plaît. Sois sage. -
- & -
« Il faut y aller. » Souffla Sirius dans un coin de la pièce, les bras croisés contre son torse – vaine tentative pour se préserver contre le futur alors qu'ils étaient tous prêt à partir dans le hall, les traits crispés par l'anxiété – mais Severus secoua la tête et regarda son fils – encore. Cela semblait faire des heures qu'il le fixait, sans vraiment le voir, ou en le voyant trop. -
« Non. » Retentit finalement sa voix basse et un peu rauque de peur. Indiscutable.
« Non, Harry, tu n'iras pas te battre. » Et il était sûr de cela. Il ne le laisserait pas se battre. - Oh papa. Nous n'avons pas le choix. - Mais Severus n'était pas le seul à penser ainsi, et les autres fixaient le père et le fils avec espoir. - Allez renonces, renonces Harry. -
« Harry, s'il te plait. Tu ne peux pas aller te battre. Tu es trop petit. » La voix de Severus était étranglé maintenant. - Papa, ne souffres pas tant, s'il te plait. - et Harry avait l'impression qu'il y avait un grand froid dans la pièce, un vide.- - Et lui était si loin. -
« On va partir Harry. Tu vas venir avec moi et on va partir loin. » L'homme avait une lueur un peu folle et désespérée dans le regard et Harry se retint de juste s'effondrer en sanglot – parce qu'il ne fallait pas, il fallait se battre. Et mourir. – et il le retint par le bras, alors que Severus semblait déjà vouloir l'emmener au loin.
« Non papa. » Murmura le brun presque à mi-voix. - Et Régulus et Sirius et Lucius secouèrent la tête. Parce qu'ils savaient – oh et Papa savait aussi. Mais il ne l'accepterait pas si facilement – tous savaient qu'il ne refuserait pas de se battre, qu'il prenait cela comme un obligation, un devoir. Quelque chose qui devait être fait. Malgré tout. -
« Si. Viens. » Mais Harry de nouveau secoua négativement la tête sans bouger un instant. « Je suis ton père. Et tant que tu ne seras pas majeur, ce sera moi qui prendra les décisions. Tu viens. »
Et le ton de l'adulte se voulait dur et implacable encore et Harry eut encore un peu plus cette envie de pleurer. - Oh ne t'inquiète pas, papa. Ce ne sera pas si terrible que tu le penses. - L'adulte eut un mouvement rapide et il attira son fils contre lui et le serra très fort, s'attachant à lui comme si cet instant-là devait rester unique, à jamais graver dans leur mémoire, dans le temps.
« Sil te plaît, viens. »
« Papa, je suis désolé, mais ce n'est pas possible. Je dois y aller. Mais je te promets que je ferais tout pour survivre. Pour toi. Pour revenir ici avec toi et qu'on vive tous ensemble encore longtemps. »
Et parce qu'il devait en être ainsi – n'est-ce pas? Il n'y avait vraiment aucun autre choix pour que tout aille bien - Severus finit par hocher la tête et s'éloigna un peu de son fils, les bras tendus, figés, et les traits paniqués.
« Dray, viens là. » Murmura Harry avec un petit sourire en fixant son meilleur ami, qui un sourcil haussé s'approcha à son tour. « Il est hors de question que je n'ailles pas me battre. » Claqua la voix un peu sèche et froide du blond.
Mais Harry se contenta de garder son sourire et retira juste le Missinvenium que Rémus lui avait offert pour ses douze ans, le tendant gentiment à Draco. « Je voudrais que tu le gardes pour moi. Au cas où je sois perdu et que tu ais à me retrouver. » Expliqua Harry dans un murmure, un petit sourire triste aux lèvres.
« Je te le rendrais quand tout sera fini, idiot. »
Et il attira son frère contre lui.
Et enfin ils partirent faire la guerre.
- Restez en vie. S'il vous plaît. Restez tous en vie pour moi. -
Et bien voilà, on y arrive. Et on retrouve un peu plus l'écriture du début non? C'est plus 'fluent' que pour les trois chapitres précédents. Du moins de mon point de vue de celle qui a écrit, j'ai eu beaucoup plus de facilité à écrire ce chapitre - c'est bien simple, je n'ai fait qu'écrire, et écrire et écrire sans m'arrêter pendant deux heures - et je suis trés contente de ce chapitre. Vraiment, c'est cool. : ) lol.
Rémus est passé de vie à trépas, certains vont m'étriper. Déjà Cissa et maintenant Rémus mais bon, c'était depuis longtemps prévu alors...Je n'avais pas le choix. Parce qu'il n'est pas présent dans le dernier chapitre - je vous rappelle que le dernier chapitre est écrit depuis le 7 mai - et par conséquent...Et ben eh, c'est comme ça et c'est pas autrement. : )
Et Bella!! Bella, ma cher gentille Bella qui accepte d'aider son petit cousin préféré et qui se donne dignement la mort ensuite. Si c'est pas beau tout ça.
Vous aurez peut être remarqué que ce chapitre XX, l'avant dernier, porte le même nom que le deuxième chapitre de cette histoire - et ce n'est pas pour rien. -
Je suis trop occupé aujourd'hui pour vous faire une petite mise au point sur chacun des persos - Severus est trop chou hein. Et totalement flippé de perdre Harry. C'est...horrible. - cependant n'hésitez pas à laisser un message.
Gros bisous.
Blibl'
