Série: Gravitation

Genre: shônen-ai

Pairing :Yuki Eiri / Shindo Shuichi

Disclaimer : Même si je l'avais voulu les personnages ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à Murakami Maki.

Résumé du chapitre précédent : Shuichi est un adolescent de dix-sept ans et lors de sa rentrée de classe il rencontre un beau professeur, Uesugi Eiri. D'un côté, le jeune homme est attiré par celui-ci et fera tout pour l'avoir. De l'autre côté, l'enseignant veut s'amuser avec le jeune homme. C'est sur cette résolution que l'histoire continue.

Les pensées des personnages en italique.

Les opposés s'attirent

Chapitre 2 : Qui chasse qui ?

Après la bousculade dans le couloir entre Shuichi et Eiri, deux semaines passèrent. Pendant ce laps de temps, l'adolescent et son professeur s'amusèrent à se séduire mutuellement. En effet, lors du cours de littérature, le jeune homme n'arrêtait pas de regarder le beau blond et quand celui-ci posait son regard sur lui, il lui adressait de grand sourire tendre. L'enseignant lui répondait à chaque fois par des clins d'œil ou par un de ses sourires séducteurs qui le faisait rougir.

Après cette courte période, les premiers questionnaires à choix multiples tombèrent et dans l'ensemble Shuichi s'en sortit pas mal sauf dans un seul cours, le cours de japonais et de littérature contemporaine. Effectivement, il avait récolté quarante pourcent (1), pour un premier contrôle, il avait fait fort, se disait-t-il. Seulement, l'adolescent ne comprenait pas pourquoi il avait eu cette note car il avait révisé toute la nuit. De plus, quand Uesugi sensei lui avait remis sa copie, il avait souri en lui disant de faire un effort supplémentaire la prochaine fois. Néanmoins ce sourire avait l'air faux comme si l'enseignant était heureux du résultat. Sur le coup, Shuichi n'avait pas su comment réagir, devait-il dire quelque chose ou tout simplement se taire en souriant à son tour ? Finalement, il avait souri en promettant de s'appliquer la prochaine fois. Cependant, le garçon n'allait pas en rester là, il avait remarqué que certaine de ses réponses avaient été effacée donc il voulait savoir si cette note était justifiée ou non. C'est après les cours, sur le chemin du retour, qu'il demanda conseille à son meilleur ami.

« Hiro, tu as vu comment Uesugi sensei m'a souri en rendant ma feuille ? demanda-t-il.

- Que veux-tu dire ? répondit le brun.

- Je crois qu'il m'a donné cette note intentionnellement, déclara Shuichi

- Tu te rends compte de ce que tu dis, Suichi ? questionna Hiro.

- Oui, je sais je ne devrais pas dire ce genre de chose. Demo, il m'a souri d'une manière hypocrite. De plus, je suis certain d'avoir bien répondu à certaine question et devine quoi les cases étaient vides, confia le jeune homme. (2)

- Peut-être que tu crois avoir répondu et qu'en faite non, exposa le plus grand.

- Je sais se que je dis quand même, j'ai répondu à ses questions et Uesugi sensei a effacé mes réponses, affirma Shuichi sur un ton catégorique.

- Imaginons que ce soit le cas, cela lui rapporterait quoi de te faire ça ? interrogea son meilleur ami.

- Je ne sais pas, c'est pour cela que je t'en parle, déclara-t-il.

- Comment veux-tu que je le sache ? Ce type m'énerve, je ne le supporte pas, il m'est antipathique, exposa l'adolescent aux cheveux longs.

- Ne dis pas ça, ce n'est pas vrai ! s'énerva le garçon aux cheveux rose. Moi je le trouve tellement adorable ! rajouta-t-il en soupirant avec des cœurs à la place des yeux.

- Si tu le dis, se contenta de dire Hiro en se demandant comment son ami pouvait passer d'un état à l'autre sans problème ?

- Je dois me dépêcher de rentrer pour réviser avant d'aller travailler. À demain Hiro ! » salua Shuichi avant de s'éloigner à toute vitesse sans attendre la réponse de son meilleur ami.

OoOoOoOoO

Shuichi arriva chez lui, il vivait dans un petit appartement trois pièces. Tout d'abord, on y trouvait une petite chambre avec lit simple et un bureau, sur les murs des posters du très célèbre groupe de pop Nittle Grasper étaient accroché. Ensuite, il y avait une petite cuisine, on pouvait voir aussi une petite télévision sur un meuble et enfin, une petite salle de bain et des toilettes dans une seule pièce. Il partit dans sa chambre, prit ses cahiers d'anglais et révisa, il était quinze heure trente et il devait partir travailler dans une heure. Trente minutes plus tard, il rangea ses livres et se prépara à manger. Pendant que le plat réchauffait aux micro-ondes, il regarda son interrogation, il était sûr d'avoir répondu à quatre questions, de plus elles étaient toutes bonnes car il avait vérifié après le contrôle. La sonnerie de l'appareil le sortit de ses pensées, le garçon rangea sa feuille et alla manger. Dix minutes plus tard, il partit travailler. En route vers son lieu de travail, il eut l'impression qu'on le suivait, de ce fait il se retourna mais ne vit personne, seulement le flash d'un appareil photo. Shuichi prit peur et se mit à courir comme si sa vie était en danger. Arrivé au bar où il travaillait « Chez Hakashi », il se retourna et ne vit personne susceptible de l'inquiéter d'avantage. Il essaya de reprendre son souffle puis se décida à rentrer. Le bar était situé dans une rue très fréquentée de Tokyo, il y avait toujours beaucoup de monde, le commerce marchait très bien. De plus les employés étaient choisis méticuleusement, c'était une chance de pouvoir travailler ici. Shuichi, lui-même, ne savait pas comment il avait pu obtenir ce boulot. Non loin de là, un homme était caché derrière un arbre avec un appareil photo. Cette personne n'était autre qu'Eiri. En effet celui-ci avait décidé de suivre son élève pour tout savoir sur lui et prendre une photo avec son appareil numérique. Il songea : Alors c'est ici que tu travailles. C'est un bon endroit. De plus je crois que je lui ai fait peur. Il ne faut pas être craintif, je ne te ferai aucun mal, seulement du bien. Tout à coup son portable se mit à sonner, avec un sourire aux lèvres, il décrocha.

« Moshi, moshi.

- Aniki, c'est Tatsuha. Où es-tu ?

- Pourquoi tu me demandes ça ? questionna Eiri qui s'arrêta de sourire.

- Parce que je suis devant chez toi et que tu n'es jamais là quand je viens te voir ! s'énerva son interlocuteur.

- Je t'ai déjà dis que quand tu viens à Tokyo, il fallait me prévenir. Tu as beau être mon frère cela ne te donne pas le droit de débarquer quand tu veux! déclara Eiri aussi énervé que son frère.

- Je veux bien, moi, te prévenir. Si tu répondais quand je t'appelle.

- Très bien tu as gagné. J'arrive ! abdiqua Eiri.

Vingt minute plus tard, le blond était chez lui et servait du thé à son petit frère. Eiri vivait dans un grand appartement, il y avait deux chambres, une salle de bain, un bureau, une cuisine et un salon. Tout ce qui était chez lui était assez cher, le propriétaire ayant quelques goûts de luxe. Il pouvait se le permettre car il travaillait dans une prestigieuse école de ce fait il était très bien payer.

Tatsuha avait seize ans et vivait toujours à Kyoto avec leur père. Tout le monde disait que le petit dernier de la famille ressemblait à son grand frère, seule la couleur de leurs cheveux et de leurs yeux était différente. Eiri et Tatsuha avaient une grande sœur qui s'appelait Mika et avait trente ans, seul le plus jeune la voyait encore par obligation quand elle venait à Kyoto. Les deux jeunes hommes reprochaient à cette dernière de vouloir trop remplacer leur mère décédée dix ans auparavant. Du coup, elle ne se comportait plus en sœur mais en mère poule désireuse de couver ses poussins. Eiri s'entendait bien avec son frère car ils aimaient tous les deux aller flirter à gauche et à droite voire partager leurs conquêtes. C'est pour cela que le brun venait interroger son aîné sur son élève.

« Alors, dis-moi comment il est pour que tu sois prêt à enfreindre les règle ? s'excita le plus jeune.

- Voilà une photo de lui, je l'ai prise tout à l'heure quand je l'ai suivi, s'empressa de lui montrer Eiri.

- Pas mal ! s'exclama Tatsuha. Il est même canon, je ne savais pas que tu avais ce genre d'élève, s'étonna-t-il.

- Je savais qu'il te plairait, en matière d'hommes nous avons les mêmes goûts, déclara le blond.

- Aniki, tu veux que je l'essaie avant toi ? demanda le jeune homme en suppliant son frère du regard.

- Il en est hors de question ! Je l'ai vu le premier donc tu n'as pas intérêt à me le piquer comme tu l'as fait la dernière fois ! s'énerva le plus vieux.

- Si tu ne m'avais pas pris ma dernière conquête masculine ce ne serais pas arrivée ! expliqua Tatsuha en haussant le ton.

- Tu as raison, je t'ai déjà demandé pardon donc on passe à autre chose, se contenta de dire Eiri.

- Bon, je veux bien le laisser tranquille mais que m'offres-tu en échange pour éviter que je sois frustré ? s'exclama le brun d'une voix calme mais menaçante à la fois.

- Ne t'inquiète pas, j'y avais pensé donc voilà pour toi, fit le plus vieux en donnant une petite feuille de papier avec un numéro écrit dessus.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Tu te souviens du charmant jeune homme de quatorze ans que j'avais rencontré dans un bar il y a un an ? Tu sais celui qui a la double nationalité japonaise et américaine ?

- Tu veux dire le mec roux aux yeux bleu ? Celui que je trouvais mignon ? demande le brun.

- Oui, c'est lui. Je l'ai appelé hier et je lui ai dit que mon frère cherchait quelqu'un avec qui s'amuser. Et il a répondu qu'il serait partant. Je lui devais bien ça après avoir refusé de coucher avec lui parce qu'il était trop jeune pour moi. Alors voilà son numéro, amuse-toi bien ! s'exclama l'enseignant.

- Merci aniki, tu es génial, s'écria Tatsuha, tout à coup excité.

- Je sais, dit son frère sur un ton de conquérant. Tu devrais retourner à la maison avant que le vieux n'envoie son chien de garde à ta recherche.

- Quand tu parles de « chien de garde », tu veux dire Mika ? l'interrogea le garçon.

- De qui veux-tu que je parle ? » déclara Eiri sur un ton indigné.

Tasuha éclata de rire en imaginant son père tenant sa sœur par une laisse, l'image était très comique. Après s'être remis de son hilarité, il reprit la route pour Kyoto au environ de dix-sept heure dix.

OoOoOoOoO

Shuichi était en train de travailler derrière le comptoir quand une personne vient s'assoir juste devant lui. Il releva la tête et lui sourie.

« Bonsoir, Hanasaki sensei.

- Bonsoir Shuichi-kun, répondit une grande femme d'une quarantaine d'année avec de longs cheveux bruns coiffés en chignon.

- Comment allez-vous ? demanda-t-il.

- Je vais très bien je te remercie et toi ? Ça va au lycée ? demanda la femme.

- Oui plus ou moins, pour tout vous dire j'ai eu quarante pourcent à un contrôle en littérature, déclara Shuichi avec un air dépité.

- Ce n'est pas grave, tu te rattraperas au prochain bilan. Je dis toujours ça aux élèves qui ont du mérite et tu peux me croire je suis enseignante de littérature à l'université tout de même, rassura-t-elle.

- Oui vous avez raison sensei. Vous voulez quoi ? demanda le garçon.

- Je voudrais un martini rouge s'il te plaît, commanda le professeur.

- Tout de suite, répondit Shuichi en écrivant la commande sur un petit carnet.

Quelque minute plus tard, le garçon apporta sa consommation à Hanasaki sensei.

« Tenez voilà votre commande, sensei, déclara-t-il.

- Je te remercie. Tu sais, l'année dernière je t'avais dit que si tu avais du mal, je pouvais te donner des cours particuliers et c'est toujours valable cette année, signala la brune.

- Des cours particuliers ? s'étonna Shuichi quand tout à coup il eu une idée. Ce ne sera pas la peine, ne vous inquiétez pas tout ira bien. Je vous laisse, j'ai d'autres clients. Bonne soirée.

- Bonne soirée à toi aussi Shuichi-kun », salua le professeur.

C'est avec cette idée que Suichi servit les autres clients. Il finit son service vers vingt heures trente. Il devait absolument voir Hiro avant de rentrer donc il passa chez lui. Dix minutes plus tard, il était dans la chambre de son ami, après s'être excusé auprès de ses parents pour l'heure tardive. Sa chambre était beaucoup plus spacieuse que la sienne. En effet, il avait un grand lit avec une bibliothèque et un très beau bureau ainsi qu'une large télévision. Le brun entama la conversation.

« Alors pourquoi voulais-tu me voir ? l'interrogea-t-il.

- J'ai vu Hanasaki sensei aujourd'hui. Tu sais le professeur de littérature à l'université, expliqua le garçon.

- Et alors ?

- Je lui ai parlé de mon interrogation et elle m'a fait pensée à quelque chose que ni toi ni moi n'aurions pu imaginer ! s'exclama Shuichi.

- Viens au but ? s'impatienta le jeune homme aux cheveux longs.

- Maintenant, j'en suis certain Uesugi sensei m'a donné cette note intentionnellement, affirma le lycéen.

- Très bien, alors explique-moi pourquoi il aurait fait ça, demanda Hiro.

- Pour pouvoir me donner des cours particuliers et qu'on se retrouve seul, affirma l'autre adolescent.

- C'est pas bête ça ! Je n'y avais même pas pensé. Et que comptes-tu faire ? demanda le brun.

- Au lieu de le laisser me le proposer, je vais moi-même lui demander. Il n'y verra que du feu, je suis sûr qu'il pense que je suis un petit garçon naïf comme tout le monde. Et dès qu'on sera seul, il me sautera dessus alors au lieu de me laisser faire, je lui résisterai, annonça Shuichi.

- D'accord mais pourquoi lui résister ? questionna son ami.

- Car je ne veux pas que ce soit lui qui gagne. Quand il sera en position de faiblesse j'attaquerai et après tu connais la suite, déclara le garçon.

- Je sais oui, franchement tu es vraiment diabolique, pire que moi, déclara Hiro, amusé.

- à ton avis, pourquoi crois-tu que je veuille me faire passer pour quelqu'un de naïf ? Pour mettre les gens en position de faiblesse pour mieux les attaquer quand c'est nécessaire, affirma l'adolescent.

- Ouais et le pire c'est que ça marche à chaque fois, s'inclina Hiro. Bon, il se fait tard tu devrais rentrer maintenant, conseilla-t-il.

- Oui tu as raison, j'y vais. À demain Hiro.

- à demain Shu. »

Quand l'adolescent rentra chez lui, il était vingt et une heures. Il mangea puis se lava, ensuite il relut son interrogation du lendemain pour enfin aller se coucher le sourire aux lèvres. Car il savait quoi faire maintenant face à son professeur. Les choses sérieuses allaient commencer, il voulait gagner et allait tout faire pour y arriver.

De sont côté, Eiri se demandait comment il allait faire pour proposer à son élève de venir chez lui effectuer des travaux supplémentaires. En effet, il ne fallait pas que le garçon se doute de quoi que ce soit. C'est pour cela que le mieux était d'attendre la prochaine interrogation pour lui donner encore une mauvaise note. Et comme tout bon professeur, il lui proposerait son aide – et ensuite la partie de jambe en l'air, en tout cas c'est ce qu'il avait prévu. Et c'est sur cette pensée qu'il alla se coucher. Il voulait gagner et allait tout faire tout pour y arriver.

OoOoOoOoO

Le lendemain, Shuichi n'entendit pas son réveil et il dut se dépêcher pour ne pas rater le cours d'Uesugi sensei. Heureusement, il arriva juste avant la sonnerie et le professeur n'était pas encore là. Quelque minute plus tard, l'enseignant entra dans la classe et commença à faire l'appel. Le cours débuta, et comme d'habitude le jeune homme ne fit que regarder le blond mais pas d'un regard tendre, non, plutôt avec un regard provocateur, aguicheur. Eiri fut très surpris de l'attitude de son élève mais cela rendait le garçon encore plus mignon. Cependant il était déstabilisé par ce regard, c'était la première fois qu'en plein cours il était près de perdre ses moyens. Il n'osait pas regarder Shuichi dans les yeux s'il le faisait, une partie de son anatomie risquerait d'apparaître alors qu'elle était censée demeurer cachée. Pour le professeur, ce fut le cours le plus long de son existence, il voyait passer les minutes comme si c'étaient des heures et ne voulait qu'une chose : que ce calvaire s'arrête. Il fut soulagé quand il entendit la sonnerie, il sortit le plus vite possible de la classe.

Heureusement pour Eiri, il avait une heure durant laquelle il n'avait aucun cours donc il pouvait en profiter pour se remettre de ses émotions. En son for intérieur, il ne savait plus quoi penser. Comment ce garçon a-t-il pu me mettre dans cet état? Son regard était intense et chaud, s'il n'y avait eu personne je crois que je lui aurais sauté dessus. Calme-toi Eiri n'oublie pas qui tu es. C'est toi le maître et personne ne te dominera, surtout pas lui. Sur ces mots, il entreprit de corriger ses copies.

Shuichi était le plus heureux des hommes, il avait réussi à déstabiliser son beau blond mais il savait que la bataille était loin d'être gagnée. L'enseignant allait répliquer d'une manière ou d'une autre, cependant aujourd'hui il devait encore accomplir quelque chose. Quand l'heure de midi sonna, le jeune homme alla trouver Uesugi sensei. Celui-ci se trouvait à l'endroit habituel, c'est-à-dire dans le coin fumeur situé près du parc derrière le lycée. C'est là que Shuichi trouva l'objet de ses convoitises.

« Excusez-moi de vous déranger, Uesugi sensei, l'interpella-t-il.

- Que se passe-t-il Shindo-kun ? répondit le blond en essayant de cacher sa gêne.

- Bien, je voudrais savoir si cela ne vous dérangerait pas de me donner des cours particuliers ? déclara l'adolescent en souriant.

- Des cours particuliers ? Pourquoi ? s'étonna Eiri en pensant Comment ça des cours particuliers, c'est pas vrai, c'est moi qui devait le proposer, pas l'inverse.

- Comment dire ? poursuivit le garçon sur un ton mielleux. J'ai beaucoup de mal dans votre matière et vu mon interrogation j'aurais bien besoin d'un coup de main.

- Et ton ami Nakano-kun, il ne sait pas t'aider ? demanda le professeur pour ne pas montrer que lui aussi était très intéressée par l'idée de lui donner des cours particuliers.

- En fait, je préfère être aidé par un professionnel tel que vous, sensei, insista Shuichi.

- Tu sais, je ne donne pas de cours particuliers, cependant je ne vais pas laisser un charmant garçon avoir une mauvaise moyenne à cause de moi, confia le professeur d'un air coquin. Donc je veux bien t'aider.

- C'est vrai ? Merci sensei, je suis sûr qu'avec vous mes notes ne peuvent que s'améliorer, le flatta le lycéen.

- Je te remercie du compliment, fit Eiri en pensant hypocrite.

- Mais de rien, cela venait du cœur. Donc les seuls moments où je suis libre sont le samedi et le dimanche car je ne travaille pas le week-end, confirma le jeune homme.

- Samedi à quatorze heures cela te va ? demanda l'enseignant.

- Parfais pour moi mais où on se voit ? questionna l'adolescent aux cheveux roses.

- Chez moi si cela ne te dérange pas ?

- Non pas du tout sensei », affirma Shuichi avec un sourire qui en disait long sur ses pensées.

Eiri écrivit son adresse sur une feuille et la donna à son élève. Après l'avoir salué, Shuichi partit, laissant seul son professeur qui songea : Cela devient encore plus intéressant, tu veux des leçons particulières, tu vas en avoir crois-moi, mais si tu t'imagines que tu vas gagner tu me connais mal.

Shuichi de son côté était aux anges, il allait pouvoir être seul avec son enseignant et pouvoir passer aux choses sérieuses. Aujourd'hui était mardi, il allait devoir attendre cinq jours avant de pouvoir profiter de son beau blond. Sur cette pensée, il rejoignit son meilleur ami afin de lui annoncer la réussite de son plan et aussi pour relire ses cours en vue de son interrogation.

Note : (1) : J'utilise le système de cotation japonais. Les points s'expriment donc en pourcentage et non sur vingt comme en France ou en Belgique (Je le précise car je suis belge :--). (2) : Petite précision : les interrogations sont sous formes de questionnaires à choix multiples.

Lexique :

Demo : mais

Sensei : professeur

Aniki : grand frère

Moshi, moshi : Allô (Quand on répond au téléphone)

Commentaire de fin : Fin du chapitre deux, alors Shuichi a compris les intentions de son professeur tandis que Eiri ce contente d'attendre les évènements. Mais une chose est sûr l'un comme l'autre veulent gagner. Alors qui gagnera ? Chapitre trois « Début d'une relation conflictuelle ». Je remercie Chawia pour la correction de ce chapitre.