Série: Gravitation
Genre: shônen-ai
Pairing :Yuki Eiri / Shindo Shuichi
Disclaimer : Même si je l'avais voulu les personnages ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à Murakami Maki.
Résumé du chapitre précédent : Après les premières interrogations, Shuichi obtient seulement quarante pourcents en littérature. Seulement, le jeune homme s'est rendu compte que sa copie a été falsifiée. En cherchant de comprendre l'attitude de son professeur, l'adolescent comprit ses intentions et décida de ne pas se laisser piéger par celui-ci. Après avoir fixé un rendez-vous avec Eiri, Shuichi est près à tout pour gagner.
Les pensées des personnages en italique
Les opposés s'attirent
Chapitre 3 : Début d'une relation conflictuelle
Après que Shuichi ait demandé à son professeur de lui donner des cours particuliers et que celui-ci ait accepté, le jeune homme était fou de joie et s'était empressé d'aller partager son bonheur avec son meilleur ami. Hiro ne comprenait toujours pas pourquoi celui-ci tenait tant à avoir une relation avec Uesugi sensei. Cependant, il était ravi de voir son camarade dans un tel état, cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu comme ça, néanmoins il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour la suite des évènements. Aujourd'hui était mardi et il restait cinq jours avant le rendez-vous, Hiro proposa de fêter la réussite du plan de Shuichi en allant boire un verre le lendemain car ce serait l'anniversaire de celui-ci. L'adolescent fut d'accord et demanda exclusivement à un collègue de le remplacer, lui travaillerait à sa place ce dimanche. Ce collègue s'appelait Sonoda Kenji, il avait dix-neuf ans et était étudiant en art en première année d'université. Shuichi et Kenji avaient commencé à travailler ensemble au bar, il s'entendait très bien donc ils n'avaient eu aucun problème pour intervertir leurs services.
Après les cours du mercredi, Hiro et Shuichi partirent boire un verre dans un bar autre que celui où le jeune homme travaillait. L'adolescent avait dix-huit ans ce jour-là et était très excité de son rendez-vous même si en apparence ce n'était que pour des cours particuliers.
Tout en buvant son verre, Il lança la conversation
« Tu sais quoi Hiro ? demanda-t-il.
- Non je ne sais pas, répondit l'adolescent aux cheveux long.
- Je suis très heureux ! Les quatre jours prochains risquent de me paraître longs, exposa le jeune homme.
- Je me doute bien. Mais seras-tu à la hauteur du défi ? l'interroga Hiro.
- Bien sûr ! Tu doutes de mes compétences en la matière ? déclara Shuichi d'un air taquin.
- Non, ce n'est pas ça. Je crois que c'est la première fois que tu comptes coucher avec quelqu'un pour qui tu as eu le coup de foudre. Alors je me demandais si tu n'étais pas trop stressé, exposa le brun.
- C'est vrai que c'est la première fois mais c'est justement pour ça que je suis autant excité. Je l'aime, maintenant je le sais mais ce que je veux c'est le connaître sous un autre jour, je veux son cœur, confia le garçon en soupirant.
- Je comprends mais ce ne sera pas facile, je crois que c'est quelqu'un de mystérieux », expliqua Hiro. Shuichi le regarda avec un air étonné, il ne comprenait pas où voulait en venir son meilleur ami.
« Qu'es-ce qui te fait dire ça ? s'empressa-t-il de demander.
- Parce que tous les élève, toi et moi ne savons rien de lui, pas même son âge.
- C'est vrai, comprit l'adolescent. C'est pour ça que je veux tout découvrir de lui et j'y arriverai, déclara-t-il avec des yeux déterminés.
- Je sais, je te connais depuis suffisamment longtemps pour le savoir. Cependant je voudrais que tu restes prudent, avertit le brun.
- Pourquoi tu me dis ça ? demanda Shuichi, étonné.
- Parce que je ne veux plus que tu sois abusé par une personne en qui tu avais confiance, expliqua l'adolescent aux cheveux longs avec un regard très sérieux.
- Ne t'inquiète pas, rétorqua le garçon aux cheveux roses, comprenant parfaitement ce que voulait dire son ami. Je ne suis plus le petit garçon naïf d'avant », assura-t-il.
Après cette discussion, les deux amis virent tous leurs camarades rentrer dans le bar. En effet, Hiro avait donné rendez-vous à tout le monde sans que le jeune homme ne se doute de rien. Sous le choc, le lycéen ne savait pas quoi dire mais après tous ensembles ils fêtèrent comme il se doit l'anniversaire de Shuichi.
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Chez lui, Eiri s'inquiétait un peu à la perspective du samedi. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il recevait ses conquêtes chez lui, pourtant ce garçon était spécial. Il ne savait pas pourquoi ce gamin l'intéressait temps, il ressentait pour lui ce qu'il n'avait plus éprouvé pour quelqu'un depuis des années et cela l'effrayait. Au lieu de se morfondre tout seul, il décida d'appeler son frère pour savoir comment cela se passait avec le garçon roux aux yeux bleus.
« Moshi, moshi.
- Tatsuha c'est Eiri.
- Aniki ! C'est rare quand tu m'appelles. Alors comment ça va ? demanda le jeune homme.
- Je vais bien, répondit le blond. Et toi, comment ça se passe avec Kimura-kun ?
- Tout va très bien aniki, franchement tu as raté quelque chose avec lui, si tu savais ! répondit le brun d'une voix enthousiaste.
- Il est bon au lit ?
- Tu n'imagines pas à quel point ! exposa le brun.
- Je te crois, ne t'inquiète pas, confirma le professeur.
- Et toi et ton élève, comment se présentent les choses ? questionna Tatsuha.
- Je pensais attendre la deuxième interrogation pour lui proposer des cours particuliers. Mais il me l'a demandé avant, répondit le blond.
- C'est génial et quand est-ce que tu dois le voir ? l'interrogea son frère.
- Ce samedi mais je ne sais pas pourquoi je suis anxieux, avoua Eiri sans avoir pu s'en empêcher.
- Aniki, ce n'est pas ton genre, s'étonna le plus jeune. À moins que tu sois tombé amoureux de lui ? avança-t-il sur un ton provocateur.
-Ne dis pas n'importe quoi ! Je le connais à peine l'enseignant sur un ton autoritaire.
- Tu disais ça aussi avec lui ça ne t'a pas empêché de l'aimer, fit remarquer Tatsuha.
- Justement je ne veux plus que ça recommence ! déclara le blond sur un ton catégorique.
- écoute aniki, laisse faire les choses, tu verras bien ensuite, confia Tatsuha. Je dois raccrocher le chien de garde vient d'arriver et comme d'habitude père m'oblige à la voir, dit-il dépité.
- Amuse-toi bien mais si elle te demande quelque chose sur moi, tu sais quoi dire ? s'empressa de demander Eiri.
- Oui, que je ne sais rien et que même si je savais quelque chose, je ne dirais rien. C'est ça ? déclara le plus jeune.
- Tu as compris. Bien, je te laisse », le salua le professeur en raccrochant sans attendre que Tatsuha réponde.
La conversation avec son frère n'avait pas rassuré Eiri mais il était plus que jamais convaincu d'une chose : il voulait Shindo Shuichi.
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Les jours qui suivirent passèrent trop vite pour le professeur et trop lentement pour son élève. C'était samedi et l'horloge indiquait treize heures. Eiri avait arrêté de se poser des questions pour élaborer un plan de bataille ainsi que préparer des travaux pour que son étudiant ne se doute de rien. Il restait une heure avant son arrivée mais bizarrement les minutes lui semblaient s'écouler très lentement peut-être parce qu'il était aussi excité qu'un adolescent.
Shuichi, quant à lui, était intenable, il n'arrêtait pas de faire les cents pas dans son appartement. Il mourrait d'envie d'aller chez son professeur maintenant, seulement cela risquait de mettre la puce à l'oreille du blond, et ça il ne le voulait pas. Il devait attendre encore trente minutes avant de se mettre en route comme il ne connaissait pas très bien le quartier où habitait son professeur, Hiro lui avait dessiné un plan par rapport à l'adresse que l'enseignant lui avait donnée. De plus son sens de l'orientation laissait à désirer donc il allait lui falloir au moins une demi-heure pour y arriver.
Il était quatorze heure pile et Eiri attendait impatiemment son élève mais la ponctualité n'était apparemment pas une de ses qualités, se disait-il. Au bout de dix minutes, Shuichi n'était toujours pas là, l'enseignant se demandait s'il allait bien venir ? Il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter de ce retard et s'il lui était arrivé quelque chose ? Tout à coup la sonnette retentit, sortant Eiri de ses pensées, il alla ouvrir la porte en espérant que se soit Shuichi derrière, il fut rassuré de voir que c'était bien l'adolescent qui se trouvait dans l'entrée. Eiri regarda sa montre qui indiquait quatorze heures quinze et le réprimanda.
« Tu es en retard de quinze minutes Shindo-kun !
- Gomen nasai sensei, c'était pas facile pour moi de trouver cet immeuble, s'excusa le garçon, gêné d'arriver en retard à son premier rendez-vous.
- Pourtant, c'est un quartier connu ? demanda le professeur en retrouvant son calme, rassuré de le voir sain et sauf.
- Je sais mais je n'ai jamais eu l'occasion de me promener dans le coin. Gomen, je ne voudrais pas que vous croyiez que je ne suis pas quelqu'un de ponctuel, déclara Shuichi en s'inclinant pour s'excuser.
- C'est bon pour une fois, entre maintenant », invita le professeur en laissant rentrer l'adolescent.
Le lycéen fut impressionné par ce qu'il vit et il ne put s'empêcher de penser : Cet appartement est magnifique, qu'est-ce que j'aimerais vivre dans un endroit pareil ! Eiri lui demanda s'il souhaitait boire quelque chose. Emerveillé par le luxe de l'appartement, Shuichi avait du mal à parler, ce qui surprit son professeur, étonné de le voir aussi calme. Ce n'était pas son genre aussi lui demanda s'il allait bien. Tiré de sa contemplation, le garçon le rassura et lui répondit qu'il n'avait pas soif, gêné de ne plus savoir quoi faire ou dire. Eiri le remarqua et décida de commencer, sans attendre, le cours.
Une fois au salon, l'enseignant entreprit d'expliquer sa leçon au garçon qui l'écouta attentivement, chose qu'il ne faisait jamais en classe. Surpris de la manière dont Eiri enseignait son savoir avec passion, Shuichi ne pouvait qu'écouter même si à la base ce n'était pas des cours particuliers qu'il voulait. Ravi de la situation, le jeune homme comprenait tout car les explications de son professeur étaient tellement claires qu'il regretta de ne pas suivre ses cours en classe. Les deux jeunes hommes étaient assis l'un à côté de l'autre, l'un parlait et l'autre écoutait attentivement.
Le professeur dériva du cours de base pour expliquer des choses qui n'était pas au programme de lycéen mais vu que celui-ci était véritablement captivé, il continua sur sa lancée. Shuichi sentait qu'il commençait à apprécier la littérature tandis qu'Eiri aimait parler de cela avec quelqu'un. L'un comme l'autre avait oublié pourquoi il était là, tout ce qu'ils avaient prévu de faire avait disparu. Seul ce moment d'intimité comptait.
Une heure s'écoula et les deux hommes continuaient de parler livres et littérature quand Eiri décida de faire du thé et se dirigea vers la cuisine, laissant Shuichi seul dans le salon. Il ressentait un sentiment de bonheur immense le submerger, son élève ne se lassait pas de discuter littérature avec lui de telle manière qu'il voulait tout savoir. Le blond était heureux de partager tout ce qu'il savait avec quelqu'un, car personne avant lui ne s'était vraiment intéressé à ce qu'il racontait.
Dans le salon, Shuichi était fou de joie, il n'aurait jamais cru que la littérature pouvait être une matière passionnante, cela ne l'étonnait pas vu la manière dont en parlait son professeur. L'adolescent sortit de ses pensées quand le blond apporta le thé qu'il venait de préparer, et chacun prit sa tasse. Seulement la main du jeune homme tremblait et quand il se redressa, il renversa son thé sur le pantalon d'Eiri. Navré de sa maladresse, Shuichi prit une serviette et entreprit de frotter la tache tout en s'excusant, le professeur était aussi gêné que son élève, il ne savait plus quoi faire, de plus le lycéen frottait tout près de son intimité et aussi demanda-t-il à Shuichi d'arrêter mais celui-ci continua pour racheter sa faute. Le blond n'en pouvait plus, il retira la main de son élève avec plus de force que voulu.
Shuichi releva la tête vers son professeur qui fut très surpris de voir des larmes dans les yeux de son élève. Puis le garçon se mit à pleurer et Eiri se demanda pourquoi il se mettait dans un état pareil, sans parvenir toutefois à s'empêcher de le trouver encore plus mignon. Le blond fit la seule chose qu'il savait faire pour consoler quelqu'un, c'est-à-dire l'embrasser. Surpris de ce baiser, le lycéen cessa de pleurer et se laissa faire, le baiser était doux au début puis devint plus passionné remplaçant la tristesse de celui-ci par du bonheur et du désir. Quelques minutes plus tard, ils s'arrêtèrent car le baiser échangé les avait laissé un peu à court de souffle.
En cet instant, tous les deux n'avaient envie que d'une chose : faire l'amour, Eiri embrassa à nouveau Shuichi avec plus de passion que la fois précédente et le garçon répondit en s'agrippant à lui de toutes ses forces. Pour assouvir leurs désirs, le blond souleva son futur amant et l'emmena dans sa chambre.
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Vers dix-neuf heures, Eiri se réveilla encore ensommeillé, puis il tourna la tête sur sa gauche et vit que son amant dormait toujours, en effet Shuichi était collé à lui, sa main et sa tête sur son torse. Le blond venait d'avoir la meilleure partie de jambe en l'air de toute sa vie, c'était la première fois qu'après avoir fait l'amour il se sentait si bien, aussi pendant l'acte, il n'avait jamais ressenti autant de sensation en même temps. Son cœur était inondé de sentiments tel que le bonheur, l'envie, la peur mais aussi beaucoup d'amour, il venait de tomber amoureux d'un gamin pas plus épais que son doigt en une après-midi et cela lui faisait peur. Le professeur caressa les cheveux de son amoureux endormi avec tendresse, il le trouvait si mignon quand il dormait comme un ange.
Sentant une main sur sa tête, Shuichi se réveilla et se demanda tout d'abord où il était puis les évènements passés lui revinrent en mémoire. Il leva la tête vers son professeur et prit conscience de sa nudité et celle de son beau blond, il se redressa d'un coup et cacha du mieux qu'il le put son intimité. Eiri en fut surpris, se pouvait qu'il regrettât tout ce qu'il venait de se passer ?
« Qu'est-ce qui ne va pas Shindo-kun ?
- Rien sensei, tout va bien, répondit le garçon en rougissant.
- Pourquoi tu réagis comme ça ? Tu regrettes ? s'empressa de l'interroger le professeur qui redoutait la réponse.
- Quoi ? se demanda intérieurement Shuichi. Non, sensei ce n'est pas ça, c'est que je n'aime pas me montrer nu devant quelqu'un même après avoir fait l'amour », confia-t-il en rougissant encore plus. L'enseignant était très étonné de sa réponse, il n'aurait jamais imaginé ça de la part de son élève toutefois il était rassuré, le jeune homme ne regrettait rien.
« Tu oses dire ça après toutes les cochonneries qu'on a faites ? déclara-t-il
- Pendant que je fais l'amour cela ne me dérange pas car je n'y pense pas ! s'énerva le lycéen. Et ce n'est pas ma faute si je suis pudique, rajouta-t-il.
- Ne t'énerve pas voyons, je ne pouvais pas savoir, c'est tout, expliqua Eiri calmement en caressant le visage de son amant.
- En plus je suis gêné maintenant, je ne m'attendais pas à ce qu'on couche ensemble comme ça, déclara l'adolescent aux cheveux roses en laissant son professeur caresser son visage.
- Moi non plus, le rassura le blond. Je voulais te séduire avant mais finalement c'est mieux comme ça, exposa-t-il.
- Pourquoi vous dites ça ? s'étonna Shuichi.
- Parce que moi je voulais te séduire et je suis sûr que toi aussi tu voulais en faire tout autant, déclara Eiri.
- C'était si flagrant que ça ? demanda le plus jeune.
- Je m'en doutais sans en être sûr mais toi aussi tu savais que je voulais coucher avec toi ? l'interrogea-t-il.
- Ce n'était pas difficile à deviner, après que vous ayez falsifié mon interrogation, affirma l'adolescent.
- Quoi ? Tu le savais ? Je pensais que tu n'avais rien remarqué, rétorqua l'enseignant un peu honteux de ce qu'il avait fait.
- Je ne suis pas aussi naïf que ça. Mais c'est normal que vous l'ayez cru car je le fais exprès, dit le jeune homme. Cependant je ne vous en veux pas sinon je ne serais pas nu dans votre lit, rajouta-t-il en riant.
- Je suis désolé, je voulais t'avoir et je ne savais pas comment faire et puis tu es mon élève, alors… expliqua-t-il.
- Ce n'est rien mais je voudrais que vous ne recommenciez plus ! Vous n'avez plus besoin de stratagème pour m'avoir car je suis tout à vous, si bien sûr vous me voulez encore, répondit Shuichi en n'osant pas regarder son blond dans les yeux.
- Tu sais au début quand j'ai effacé tes réponses, je n'avais aucun remord. Maintenant que j'ai découvert que tu es quelqu'un d'adorable, je regrette, exposa Eiri. C'est plutôt à moi de te demander si tu veux encore de moi, déclara-t-il.
- Mais bien sûr que je le veux ! Je vous aime sensei, affirma Shuichi, les joues en feu après cette déclaration involontaire.
- Je ne sais pas quoi dire mais cela me fait plaisir, dit l'aîné, nerveux mais heureux à la fois. Je ressens des choses pour toi mais je ne suis pas encore capable de te formuler ces trois mots pour le moment, avertit l'enseignant en lui souriant timidement.
- Alors j'attendrai le temps qu'il faudra, indiqua Shuichi d'une voix tendre et coquine avant d'embrasser l'élu de son cœur.
- Moi qui pensais t'initier aux plaisirs de la chair me voilà avec une bombe au lit. Et ne m'invente pas que tu es encore vierge avec tout ce que tu m'as fait, se contenta de dire le plus vieux.
- Alors je me tais, déclara le garçon en rougissant car il était mal à l'aise quand on lui rappelait ses performances au lit. Mais dites-moi, quel âge avez-vous si ce n'est pas indiscret ? l'interrogea-t-il.
- Quel âge tu me donnes ? » se contenta de renvoyer le blond. Le lycéen plissa le front et réfléchit un court instant. Il ne s'était jamais posé la question.
« Je ne sais pas. Vingt-six ou vingt-sept ans, finit-il par répondre.
- Alors je fais si vieux que ça ? Sache que je n'ai que vingt-deux ans », affirma le professeur.
Shuichi ouvrit de grands yeux « Quoi ? Vous rigolez, s'étonna-t-il, voyant que son amant était sérieux il enchaîna : C'est génial ! Alors nous n'avons que quatre ans de différence, c'est encore mieux.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce qu'on fera encore plein de cochonnerie pendant très longtemps, après tout je n'ai que dix-huit ans, s'excita Shuichi.
- Et bien on dirait que tu as un grand appétit sexuel, tout comme moi. Alors à partir de maintenant, tu ne couches qu'avec moi, tu ne vas plus voir ailleurs, commanda l'enseignant. Et tu m'appelles Eiri quand on est seul et surtout tu me tutoies, compris ? rajouta-t-il.
- Tu es possessif Eiri, j'adore ça ! Ne t'inquiète pas, pourquoi irais-je voir ailleurs alors que j'ai un si bon coup comme amant ? Une dernière chose, appelle moi Shuichi si tu veux que je t'appelle Eiri », déclara le plus jeune en lui faisant un clin d'œil.
Ceci étant établi, Shuichi passa la soirée et la nuit chez son blond amant, ils n'avaient pas envie de se séparer cependant une chose était sûre, ils avaient beau s'aimer cela ne les empêchait pas de se disputer. Au moins dix dispute en une soirée mais ils savaient déjà comment se réconcilier : une nuit torride dans un lit.
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Le lendemain matin, Shuichi se leva de bonne heure en réveillant son amoureux, Eiri fut surpris de le voir si matinal après la nuit qu'ils avaient passée. Le jeune homme lui expliqua qu'il devait aller travailler exceptionnellement ce jour car un collègue l'avait remplacé le jour de son anniversaire. Le professeur n'était pas ravi, lui qui voulait passer un peu plus de temps avec son élève devenu depuis hier son petit-ami, mais il lui prépara cependant un petit-déjeuner, il était neuf heures et l'adolescent devait retourner chez lui pour se changer et ensuite aller travailler de treize heures jusque quinze heures, puis il devait étudier ses leçons. En bref, ils ne pourraient plus se voir seuls avant le samedi suivant.
Eiri et Shuichi mangeaient tranquillement dans la cuisine quand quelqu'un sonna à la porte. Le blond se leva et demanda à son amant de rester là. Il ouvrit la porte et vit avec stupeur que la personne qui se trouvait derrière n'était autre que Mika, sa sœur. Celle-ci lui sourit et le salua en ces termes :
« Ohayo Eiri, cela faisait longtemps. Puisque notre petit frère ne voulait pas me dire si tu allais bien j'ai décidé de venir te voir », déclara-t-elle.
Lexique :
Moshi, moshi : Allô (Quand on répond au téléphone).
Aniki : Grand frère.
Ohayo : Bonjour.
Commentaire de fin : Chapitre trois fini, finalement personne n'a gagné mais alors que Shuichi et Eiri commencent une vie de « couple » voilà que Mika débarque dans l'appartement. Suite au chapitre quatre « Romance ou pas ? ». Je remercie Chawia pour la correction de ce chapitre.
