Série: Gravitation
Genre: shônen-ai
Pairing: Yuki Eiri / Shindo Shuichi et Nakano Hiro/ Fujisaki Suguru
Disclaimer : Même si je l'avais voulu les personnages ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à Murakami Maki.
Résumé du chapitre précédent : Hiro propose à Suguru de passer une journée avec lui dans le cœur de Tokyo, le jeune garçon accepte et lors de cette sortie, il se lie d'amitié avec Hiro. Mika revient chez son frère et rencontre Shuichi qui se présente comme un élève. Cependant la jeune femme, en fouillant l'appartement du jeune enseignant, se doute que l'adolescent n'est pas ce qu'il prétend être. Elle décide de demander à son mari des renseignements sur ce dernier.
Je remercie Chawia pour la correction de ce chapitre. Bonne lecture !
Les opposés s'attirent
Chapitre 6 : Le chantage
L'après-midi touchait à sa fin et, un homme de grande taille aux cheveux blonds d'une trentaine d'années terminait les répétitions avec son groupe, Nittle Grasper. Seguchi Tohma retournait dans son bureau pour finaliser quelques dossiers quand son portable se mit à sonner. Au grand étonnement du musicien, le numéro affiché était inconnu mais il répondit quand même et constata avec bonheur que son interlocuteur n'était autre que son cousin, Fujisaki Suguru.
« Moshi, moshi.
- Seguchi-san, c'est Suguru.
- Bonsoir Suguru, comment vas-tu ? demanda chaleureusement Tohma.
- Je vais très bien ! répondit le jeune homme avec une pointe d'excitation dans la voix. Et vous comment allez-vous ? interrogea-t-il.
- Je vais très bien, je te remercie, confirma son cousin. Mais dis-moi, avec quel téléphone m'appelles-tu ? Je ne connais pas ce numéro ?
- Avec mon nouveau portable ! confia le lycéen, très heureux. Je l'ai acheté aujourd'hui quand je suis allé dans l'allée marchande avec un ami, termina-t-il.
- Vraiment ? Toi qui en voulais un, maintenant c'est fait ! déclara Tohma, enthousiaste. ça me fait plaisir que tu te sois fait un ami et surtout que tu aies pu aller dans la foule, ajouta-t-il.
- Oui, je suis heureux moi aussi. Je voudrais vous demander quelque chose, est-ce que je peux venir dîner chez vous ce soir ? demanda le petit brun.
- Mais bien sûr, tu es toujours le bienvenu ! approuva le directeur de NG. Va chez moi, je suis sûr que Mika-san sera là, tu pourras l'aider à préparer le dîner.
- D'accord, j'y vais. à ce soir alors, salua Suguru.
- Oui, à ce soir. »
Seguchi Tohma vivait dans une grande maison de Ginza, un quartier chic de Tokyo, c'était sa femme qui l'avait choisi car la seule chose qu'elle avait vue c'était le grand jardin en prévision du jour où ils auraient des enfants. Le directeur de la maison de production de NG avait trente-deux ans et était sur le point de célébrer ses dix ans de mariage, pour le moment tout allait bien avec sa femme même si elle était jalouse et possessive mais pour le claviériste c'était un détail. Il avait rencontré sa moitié à dix-sept ans, par hasard, en la bousculant dans la rue, lors d'une visite d'ordre professionnel avec son père à Kyoto. À cette époque là, Tohma n'aurait jamais pensé qu'elle serait un jour sa femme car à ce moment là il avait une relation avec un homme depuis deux ans. Jusqu'alors, le claviériste avait toujours pensé qu'il était gay car cet homme avait été son premier amour mais cela ne l'avait pas empêché de tomber amoureux d'elle.
Mika était tombée amoureuse de son mari dès l'instant où ses yeux s'étaient posés sur lui et à force de s'imposer à lui, elle avait fini par acquérir son amour même si beaucoup de personnes, hommes comme femmes, tournaient autour de lui ce qui l'avait rendue méfiante envers tout le monde. Parfois, même, elle était jalouse de la relation qu'entretenaient son mari et son frère Eiri parce qu'ils étaient très proches depuis qu'ils s'étaient rencontrés, elle avait aussi remarqué que Tohma avait des sentiments pour lui plus profonds que ceux d'un beau-frère cependant Eiri ne ressentait rien de réciproque donc cela atténuait sa jalousie. Jusqu'à maintenant, Mika avait réussi à garder son époux auprès d'elle mais elle avait toujours peur qu'une autre personne prenne un jour sa place.
Suguru se rendit d'un pas tranquille chez son cousin, où il fut cordialement accueilli par la femme de celui-ci. Mika lui demanda ce qu'il voulait manger et prépara le dîner avec lui. Tohma rentra une heure plus tard et son épouse proposa à Suguru d'aller s'installer au salon pour regarder la télévision pendant que le repas cuisait. Dans la salle à manger, la brune demanda à son mari s'il pouvait obtenir le dossier scolaire d'un certain Shindo Shuichi. Surpris pas cette requête, Tohma s'enquit de ses raisons. Elle prétexta qu'elle voulait juste se renseigner donc son mari n'objecta pas plus. Le repas venait à peine de débuter que Suguru demanda :
« Seguchi-san, est-ce que ce serait possible que je puisse avoir Internet chez moi, questionna-t-il.
- évidemment ! répondit Tohma. Mais je croyais que tu n'étais pas très doué pour t'en servir ?
- C'est vrai mais mon ami m'a promis de m'apprendre. C'est lui qui m'a expliqué comment utiliser un portable, exposa joyeusement Suguru.
- Alors dans ce cas, demain j'irai t'installer tout ce qu'il te faut, confirma son cousin.
- Mais Tohma, tu pourrais très bien demander à quelqu'un de le faire à ta place, intervint Mika.
- Je le sais Mika-san mais ça me fait plaisir. J'aimerais passer plus de temps avec Suguru, déclara le directeur de NG en souriant à sa femme.
- Mais vous n'êtes pas obligé, dit aussitôt le jeune garçon.
- Quand je pense à tout ce temps que j'ai passé loin de toi, je veux rattraper le temps perdu donc laisse moi le faire, assura Tohma.
- D'accord alors j'ai hâte ! déclara le lycéen. J'ai fini de manger je peux me retirer ? demanda-t-il innocemment.
- Mais tu n'es pas obligé d'avoir notre permission, bien sûr que tu peux, s'étonna Mika.
- Oui, je suis désolé », s'excusa brièvement le garçon avant de se lever et de se diriger vers le salon. Cependant Tohma avait perdu son sourire après la demande de son cousin. Voyant cela, Mika, inquiète, demanda ce qui n'allait pas.
« Chéri, qu'est-ce qui ne vas pas ?
- ça m'énerve de le voir si poli, tu te rends compte depuis le temps qu'on se connaît, il refuse toujours de me tutoyer, confia l'intéressé. Tout ça à cause de lui ! s'exclama-t-il avec colère.
- Tohma, je sais que tu t'en veux de n'avoir rien vu mais ni moi ni tes parents n'avons remarqué quoi que ce soit, déclara-t-elle en essayant de calmer son mari.
- Je sais mais je me sens coupable quand même, j'aurais dû voir qu'il vivait mal », répliqua le directeur de NG d'une voix triste.
N'ayant rien entendu de la conversation de ses aînés, Suguru envoya plusieurs message à Hiro lui confirmant qu'il allait bientôt avoir Internet. Quelques instants plus tard, Tohma raccompagna son cousin chez lui.
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Le lendemain, dimanche, Shuichi et son professeur avaient fait la grasse matinée, et ne s'étaient levés que vers dix heures. Effectivement, après que la grande sœur du blond soit partie, ils avaient commencé à s'exciter l'un l'autre pour finalement atterrir dans le lit pour une partie de jambes en l'air, s'interrompant seulement pour manger. Toutefois, ils s'étaient lavés séparément car le lycéen ne voulait toujours pas partager un bain avec son amant puis s'étaient retrouvés pour déjeuner.
L'après-midi commença dans le calme, Shuichi s'installa au salon pour regarder la télévision tandis que Eiri en profita pour corriger ses copies et continuer ses écrits. Une heure passa et le professeur se trouvant à court de cigarettes décida d'aller en acheter. Shuichi se retrouva donc seul dans ce grand appartement ; lassé de regarder la télévision, il se dirigea vers le bureau et pris un cahier dans son sac pour réviser. Alors qu'il allait quitter la pièce, le lycéen remarqua l'ordi allumé de son amant. En voyant ça, il fut tiraillé entre deux alternatives, soit assouvir sa curiosité et empiéter sur la vie privée de son amoureux soit partir frustré et respecter l'espace personnel de son beau blond. étant de nature curieuse, il s'assit sur la chaise de bureau et constata qu'un dossier contenant cinq documents était ouvert. Sa curiosité piquée, l'adolescent décida d'ouvrir le document intitulé « Chapitre 1 » et lut son contenu sans une ombre de culpabilité. Il dévora littéralement cette magnifique histoire très romantique comme il aimait en lire, c'était son côté fleur bleue qui ressortait. Shuichi arrivait à la fin du chapitre quand Eiri pénétra dans le bureau en trombe, réalisant que son amant était en train de lire son travail. Fou de rage, il ferma l'écran de son portable et hurla après son élève.
« De quel droit as-tu osé aller sur mon ordinateur ?
- Je suis désolé, essaya d'argumenter son amant. J'étais venu prendre un cahier quand j'ai remarqué ton ordinateur allumé donc j'ai voulu savoir ce que tu fabriquais depuis tout à l'heure. En tout cas je ne regrette pas, c'est magnifique ce que tu as écrit, termina-t-il, enthousiaste.
- Ne me dis pas ça ! riposta Eiri, de plus en plus mécontent. Tu n'avais pas le droit de fouiner dans mes affaires.
- Je suis désolé, continua de s'excuser l'adolescent. Mais tu as vraiment beaucoup de talent, tu devrais écrire des romans », ajouta-t-il innocemment. À ces mots, le blond se sentit mal, il quitta la pièce et se rendit à la cuisine pour prendre une bière dans le frigo tout en allumant une cigarette. Shuichi devina qu'il avait dit quelque chose de déplacé et suivit son amoureux pour savoir pourquoi il réagissait comme ça.
« Eiri, je t'en prie, qu'est-ce qui ne va pas mon amour ? lui demanda-t-il, très inquiet.
- Ne m'appelle pas « mon amour ! » hurla le professeur.
- Je suis sûr que ce n'est pas le fait que je sois allé sur ton ordinateur qui te vexe tant mais plutôt que j'ai lu ton travail », se contenta de dire Shuichi qui tentait de comprendre son beau blond. Percé à jour, Eiri se montra encore plus froid et cruel avec son élève.
« Et alors ? rétorqua-t-il d'un ton sec et froid. Je ne voulais pas qu'on lise mon travail c'est tout.
- Mais pourquoi ? demanda le plus jeune. Je le répète mais tu as beaucoup de talent, termina-t-il calmement.
- Ah bon ? Et qu'est-ce que tu peux en savoir ? Tu es mal placé pour en juger vu que tu es complètement nul en littérature. Je suis sûr que tu n'as jamais lu un seul livre de ta vie », répliqua le plus vieux d'un ton cassant. Très blessé par la réaction de son amant, Shuichi se mit à pleurer ce qui ne laissa pas Eiri indifférent. Sa colère retomba et il enlaça son élève pour le consoler.
« Pardon, Shuichi, commença-t-il nerveusement. Comprends-moi, j'ai du mal à l'expliquer mais je ne voulais pas que quelqu'un lise ce que j'avais écrit. Je suis sûr que tu ne connais pas ça car tu es quelqu'un qui fonce dans le tas mais moi je n'ai jamais été sûr de moi, j'ai toujours eu peur d'être déçu alors j'ai préféré ne pas me risquer à écrire des livres, expliqua-t-il pour le rassurer.
- Détrompe-toi Eiri ! rétorqua l'adolescent. Je sais ce que c'est d'avoir peur de ne pas arriver au bout de quelque chose, ajouta-t-il en se laissant néanmoins consoler par son professeur.
- Ah bon ! s'exclama le plus vieux d'un ton moqueur.
- Oui, figure-toi que tu n'es pas le seul à avoir une passion, expliqua Shuichi. Tu aimes la littérature mais moi j'aime autre chose.
- Et c'est quoi ? interrogea le professeur, dubitatif.
- La musique. » Le jeune garçon se décolla de son amant et s'installa sur le canapé du salon, Eiri le suivit pour y terminer leur conversation.
« Tu aimes la musique, c'est intéressant, déclara-t-il, très étonné.
- Oui ! Depuis que je suis tout petit, j'aime la musique et surtout chanter. Je ne sais pas si tu le sais mais je joue d'un instrument, expliqua le garçon en souriant.
- C'est vrai ? Mais tu as une belle voix au moins ? demanda très sérieusement le professeur.
- Tu veux que je chante quelque chose ? rétorqua l'adolescent en le regardant droit dans les yeux.
- Bien sûr, tu as bien lu mes écrits donc je pense que je suis en droit de réclamer une réparation, exposa Eiri en souriant. Comprenant que pour se faire pardonner son intrusion dans le jardin secret de son amant, il devait lui aussi le laisser entrer dans son monde, Shuichi prit une grande inspiration pour se donner du courage et chanta sa chanson préférée Be There de Nittle Grasper en fermant les yeux.
Eiri fut très impressionné par la performance de son amant, il n'aurait jamais imaginé, même dans ses rêves, que quelqu'un pouvait avoir une telle voix et il ne put s'empêcher de penser que son amant pourrait devenir un grand chanteur. Il aimait cette voix mélodieuse et surtout la façon dont son élève interprétait cette chanson car il y mettait une immense passion.
La chanson finie, Shuichi rouvrit les yeux et posa le regard sur son amoureux en attendant sa réaction. Eiri caressa d'un geste tendre la joue son élève et lui sourit chaleureusement, ce qui surprit l'adolescent qui ne l'avait jamais vu sourire d'une telle manière. Voyant que son amant restait muet, le professeur brisa le silence.
« Tu as une très belle voix, expliqua-t-il.
- Tu trouves ? déclara l'intéressé en rougissant.
- Oh oui, on aurait dit un ange, répondit le blond. Tu serais un grand chanteur, le félicita-t-il.
- Oui, tout le monde me le dit mais comme toi j'ai peur de ne pas y arriver. Moi, je voudrais écrire mes propres chansons et chanter pour devenir aussi célèbre que le groupe Nittle Grasper, exposa l'adolescent, des étoiles dans les yeux. Je voudrais être comme Sakuma Ryuichi, ajouta-t-il avec ferveur.
- Je vois, tu es fan de lui, déclara innocemment Eiri.
- Tu veux rire, Sakuma Ryuichi, le plus grand chanteur du monde entier ! Ce n'est pas un homme, c'est un dieu vivant ! » s'exclama Shuichi en se levant d'un bond avec des flammes dans les yeux. Surpris pas cette réaction, le professeur ne put s'empêcher de sourire puis saisit son amant par la taille et le fit s'asseoir sur ses genoux tout en lui disant :
« Toi et mon frère, vous êtes les mêmes. Cependant lui, il est obsédé par Sakuma-san et ne rêve que d'une chose : le rencontrer pour coucher avec lui, expliqua-t-il sérieusement.
- C'est vrai, Tatsuha-kun est un fan de Sakuma-san ? s'étonna le jeune homme.
- Oui mais ça ne me plaît pas que tu considères Sakuma-san comme un dieu, reprocha le professeur.
- Tu sais, c'est un Dieu sur scène mais toi, tu es mon Dieu du sexe », déclara l'adolescent en insistant sur « mon » avant de se retourner pour embrasser passionnément son professeur. Il n'en fallut pas plus pour exciter l'intéressé qui attira son amant contre lui puis sur le divan pour lui faire des cochonneries.
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Chez Suguru, Tohma venait de finir d'installer le matériel pour pouvoir accéder au web puis le jeune adolescent servit un verre à son cousin qui accepta. Le claviériste de Nittle Grasper lui demanda ensuite quelque chose qui lui tenait à cœur.
« Tu sais Suguru, je te connais depuis que tu es né donc je voudrais que tu me tutoies et que tu m'appelles par mon prénom.
- Quoi ! Mais ça ne se fait pas ! protesta le jeune homme. Mon père m'a toujours dit que… ajouta-t-il avant d'être interrompu par son cousin, visiblement en colère.
- ça suffit ! Tu ne vis plus chez lui et ce n'est plus ton responsable. C'est moi ton tuteur alors arrête de me parler de lui. Comment fais-tu pour encore le respecter après tout ce qu'il t'a fait ? s'emporta-t-il.
- Pardonnez-moi mais ce n'est pas facile de vivre autrement tout d'un coup. Il me faut du temps, comprenez-moi, plaida Suguru, apeuré par la réaction du directeur.
- Non c'est moi qui te demande pardon. Seulement je voudrais tant que tu puisses vivre comme un garçon de ton âge et qu'on soit plus proche qu'avant, expliqua Tohma, ayant retrouvé son calme.
- Oui moi aussi, je suis désolé.
- Arrête de t'excuser tout le temps et réfléchis à ce que je viens de dire d'accord ? demanda le plus vieux.
- D'accord.
- Je dois aller travailler maintenant. Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose.
- Très bien. »
Tohma quitta l'appartement mais il n'était pas calmer pour autant, il voulait que son cousin oublie son passé mais Suguru s'entêtait à garder l'éducation stricte qu'il avait reçue de son père et ça l'énervait.
Suguru envoya un texto à Hiro pour lui demander de venir chez lui, ce dernier lui répondit qu'il n'y avait aucun problème et fixa un rendez-vous à son camarade au parc près du lycée. Une heure plus tard, Suguru se trouvait à l'endroit où il avait attendu son ami lors du premier rendez-vous et cette fois-ci, l'adolescent aux cheveux longs arriva à l'heure pile pour ne pas se faire réprimander par le jeune garçon. Tous deux partirent en direction de l'appartement de Suguru et une fois là-bas, Hiro fut très impressionné par la taille de son logement mais ne le montra pas et se ressaisit très vite. Il entreprit alors d'expliquer alors tout ce qu'il fallait savoir pour pouvoir profiter pleinement d'Internet.
Au bout d'une demi-heure d'explications, Suguru était capable d'utiliser Internet, et se réjouissait de pouvoir effectuer des recherches lui-même alors qu'avant, c'était toujours Tohma qui les faisait pour lui. Après que le jeune garçon ait servit un verre à son camarade, Hiro engagea la conversation.
« Ce n'est pas difficile d'utiliser Internet, le tout c'est de s'en servir quotidiennement, déclara-t-il, enthousiaste.
- Oui, je vois ça. Faut-il encore que je puisse l'utiliser tous les jours, répondit le jeune homme innocemment.
- Pourquoi tu ne pourrais pas maintenant ? Alors si je comprends bien, avant tu ne naviguais pas tout les jours sur le Web ? demanda l'adolescent.
- Oui, je peux le faire aujourd'hui mais avant je devais effectuer des tâches ménagères en plus de réviser mes cours ce qui ne me laissait pas le temps de faire autre chose, expliqua Suguru en lui souriant.
- Pourquoi tu ne vis plus chez tes parents ? Si ce n'est pas trop indiscret bien sûr ! questionna Hiro.
- On va dire que je n'étais pas heureux chez eux alors mon cousin me paye cet appartement et me donne de l'argent pour me débrouiller tout seul, confia le garçon d'un ton triste.
- Je vois, ton cousin est riche ? interrogea le plus vieux
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? rétorqua son camarade, sur la défensive.
- Tu réponds toujours par une autre question ? Je dis ça car ton appartement est grand, c'est tout, argumenta l'adolescent aux cheveux long.
- Oui, il est riche ainsi que sa famille et la mienne.
- Vous avez le même nom de famille ? demanda Hiro.
- Non, son père est le grand frère de ma mère et celle-ci s'est mariée avec mon père qui s'appelle Fujisaki Azuma, exposa tranquillement le jeune homme.
- D'accord, et tu es proche de ton cousin ?
- Oui, je crois qu'on peut dire ça. Mon cousin est fils unique parce que sa mère, suite à de gros problèmes de santé, n'a plus pu avoir d'enfant après lui donc je suis comme le petit frère qu'il n'a jamais eu, affirma le jeune homme en souriant.
- Et toi ? Tu as des frères et sœurs ? s'enquit son camarade en lui rendant son sourire son camarade.
- Non, pas encore mais ma mère est enceinte et elle va bientôt accoucher, confia le plus jeune. Mais parlons un peu de toi, tu veux bien ?
- Pas de problèmes, qu'est-ce que tu veux savoir ? » demanda Hiro très heureux de connaître un peu mieux son ami.
Suite à leur conversation, Suguru en apprit davantage sur la famille de son ami, qui lui expliqua qu'il avait un grand frère, que sa mère était avocate et que son père, lui, était un grand médecin. Le jeune garçon se sentait bien avec son camarade, il se sentait en sécurité alors que jusqu'à maintenant, il n'avait jamais ressenti cela qu'avec son cousin.
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Tohma était à son travail pour se procurer le dossier de ce Shindo Shuichi ainsi que de régler certain dossier et allait l'apporter à sa femme. à peine fut-il arrivé chez lui que Mika s'empressa de regarder le dossier de l'élève de son frère et constata qu'il y avait un moyen de faire chanter celui-ci. Le directeur de NG ne comprenait toujours pas pourquoi sa femme était intéressée par ce lycéen mais savait que cela n'envisageait rien de bon pour lui. Il avait remarqué que ce garçon était dans le même lycée où son beau-frère enseignait, cela signifiait qu'il y avait forcément un lien avec lui mais il ne dit rien, préférant attendre la suite des évènements.
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La journée de lycée du lendemain se passa comme d'habitude, mais à la sortie, Shuichi eut la surprise de trouver la sœur de son amant qui l'attendait.
Ayant eut la même idée que sa sœur, Tatsuha était arrivé au lycée dans l'intention de voir comment allait l'amant de son frère mais il aperçut Mika était en train de parler avec Shuichi et vu le visage que faisait celui-ci, il comprit qu'elle n'était pas juste venue lui dire bonjour. Le jeune garçon se cacha derrière un mur pour ne pas qu'on le voie mais était trop loin pour entendre la conversation. Quelque minute plus tard, la brune partit laissant un lycéen au bord des larmes et Tatsuha attendit que la voiture de sa sœur se soit bien éloignée pour enfin sortir de sa cachette et se diriger vers Shuichi. L'adolescent fut encore plus surpris de voir arriver le frère de son professeur mais ce dernier constata que son ami n'avait pas l'air bien donc il s'empressa de le questionner.
« Qu'est-ce que ma sœur voulait ? demanda-t-il sans tergiverser.
- Tu nous as vus ? rétorqua l'intéressé d'un ton dépité.
- Shuichi, arrête de tourner autour du pot, s'impatienta le brun.
- Elle sait pour Eiri et moi et elle veut qu'on arrête notre relation, expliqua l'adolescent, abattu.
- Quoi ? Mais pour qui elle se prend ! Franchement tu ne vas pas l'écouter, dit Tatsuha en riant un peu.
- Elle m'a dit que son mari avait de nombreuses relations et qu'il serait capable de me faire retirer ma bourse d'études, avoua Shuichi avant de fondre en larmes pleurer.
- Quoi ! » s'exclama le plus jeune dont le rire fit place à la colère puis il tenta de consoler son ami en passant un bras sur ses épaules.
« Écoute, ma sœur dit beaucoup de choses mais mon beau-frère est incapable de faire du tort à quelqu'un sans raisons et surtout si cela ne lui est pas profitable, expliqua-t-il d'un ton rassurant.
- Mais pourquoi m'a-t-elle dit ça ? demanda le lycéen en reniflant bruyamment.
- Parce qu'elle veut te faire peur. Maintenant tu oublies très vite ce qu'elle vient de te dire, je vais m'en occuper, ne t'inquiète pas, exposa Tatsuha très sérieusement.
- Qu'est-ce que tu vas faire ? le questionna son ami qui en cessant de pleurer.
- ça, c'est un secret, affirma le jeune homme d'une voix conquérante.
- Tu sais, sans ma bourse d'études, je ne pourrai plus continuer les cours car mon travail ne me permet pas d'assumer mon appartement et l'école. Cependant, je ne veux pas quitter Eiri, je l'aime tellement, plaida l'adolescent aux cheveux rose.
- Je sais, ne t'inquiète pas ça n'arrivera pas. Bon, maintenant retourne chez toi, n'oublie pas que tu dois aller travailler, conseilla le brun.
- D'accord mais…, hésita Shuichi en regardant son ami dans les yeux.
- Fais-moi confiance », assura le plus jeune.
Shuichi salua le frère de son professeur et prit le chemin de son appartement. Tatsuha savait à présent quoi faire et ça n'allait pas plaire à son aîné mais il prit son portable, appela Eiri et lui demanda de se rendre à la maison de production de NG. Cette requête surprit l'enseignant mais la voix sérieuse de son cadet le convainquit et il accepta néanmoins.
Vingt minutes plus tard, les deux frères arpentaient les couloirs de NG en direction du bureau de Tohma. Arrivé à destination, Tatsuha frappa à la porte et entra sans attendre de réponse, suivi d'Eiri. Le professeur ne savait pas pourquoi son frère l'avait emmené ici mais il devina à son air sérieux que ce n'était pas pour plaisanter.
Tohma était au téléphone voyant ses deux beaux-frères entrer, il raccrocha au nez de son interlocuteur et demanda posément la raison de leur venue.
« Il faut qu'on parle, Tohma-san, déclara le brun.
- Bon maintenant qu'on est là, tu vas enfin me dire ce qu'on fait ici ? » demanda l'enseignant, excédé par la situation. à ce moment-là, quelqu'un toqua à la porte et le claviériste prononça un vague « Entrez ». La personne en question était Mika qui venait voir son mari pour lui faire une surprise et fut très étonnée de voir ses cadets dans le bureau.
« Qu'est-ce que vous faites là ? interrogea-t-elle.
- Notre chère grande sœur ! s'exclama hypocritement le plus jeune. Aniki, tu voulais savoir pourquoi je t'avais emmené ici ? Demande à Mika ce qu'elle a dit à Shuichi après sa sortie de classe, exposa-t-il en regardant son frère dans les yeux.
- Elle a fait quoi ? s'énerva soudainement le professeur. C'est quoi cette histoire Mika ?» La brune fut très surprise que Tatsuha soit au courant, cependant elle n'avait pas honte de ses actions et s'apprêta à répondre à son frère.
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Dans une ruelle très peu fréquentée, Suguru marchait tranquillement en direction de son appartement quand il s'aperçut que quelqu'un le suivait. Très inquiet, il commença à accélérer le pas puis à courir malheureusement son poursuivant lui attrapa le poignet. Terrorisé, le jeune homme se retourna et reconnut son agresseur.
« Père ! Que faite-vous ici ? Lâchez-moi tout de suite ! cria-t-il terrifié et en se débattant.
- N'oublie pas à qui tu parles, espère d'avorton et cesse de te débattre », s'énerva un quadragénaire au visage sévère. Suguru réussit tant bien que mal à se libérer de la prise de son père et s'enfuit à toute vitesse, il tira son portable de sa poche et composa le numéro de son cousin. à peine avait-il entendu la voix du directeur qu'il hurla : « Tohma, aide-moi ! ».
Commentaire de fin : L'affrontement de Eiri et Mika va commencer et Suguru est poursuivi pas son père. Que va-t-il se passer ? Suite au prochain chapitre « L'amour est au rendez-vous ».
