Merci pour toutes vos reviews !

Bella: pas de problème, revoilà un chapitre ! J'espère qu'il te plaira autant que le premier! Merci beaucoup pour ta review!

La chanson de ce chapitre-ci est surement moins connue que la précédente, et le chanteur peut-être moins reconnu que Jean-Jacques Goldman, mais je m'écoutais, je n'aurais fait cette fic qu'avec des chansons de lui.

Il s'agit de « De temps en temps » de Grégory Lemarchal, qui parle d'un garçon qui ne supporte la dureté de la vie que par l'amour qu'il porte et qu'il reçoit d'une jeune fille. Je trouve que ça convient parfaitement à la situation. C'est une chanson qu'on entend régulièrement à la radio en ce moment.

Et comme son talentueux jeune interprête nous a déjà quittés, je lui consacre le chapitre. Chapitre dédié à Grégory Lemarchal donc.

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De temps en temps (G. Lemarchal)

De temps en temps
Je craque sous le poids de l'espérance
Je vais parfois à contre sens
De temps en temps
J'ai des flèches plantées au coeur
De la peine, de la rancoeur
De temps en temps
Je ris de rien
Je fais le con parce que j'aime bien
De temps en temps
J'avance en ayant peur
Je suis le fil de mes erreurs
Et très souvent...

Severus rattrapa l'avion en papier ensorcelé avant qu'il ne s'écrase dans son chaudron. Les gloussements de derrière ne lui laissaient aucun doute sur ses expéditeurs. Les mâchoires serrées, il perdit un instant le fil du cours de Slughorn. Le papier se déplia dans sa main : « Le vieux Choipeaux aurait-il du envoyer gentil Servilus à Poufsouffle ?? Réponse ce soir à minuit, sous le Saule Cogneur !! Les Maraudeurs ». Il avait à peine eu le temps de le lire que Lily lui arracha des mains, en le foudroyant du regard. Elle chiffonna le papier et, profitant que Slughorn regardait ailleurs, elle pivota brutalement et le lança en plein sur les maraudeurs. Il atteignit Lupin en pleine face et retomba dans le chaudron des Maraudeurs. L'effet fut immédiat : le chaudron déborda aussitôt de mousse d'une jolie couleur rose.

« Hé bien, hé bien, déclara Slughorn, voilà qui règle mon dilemme. Evans et Rogue, bravo, c'est encore vous qui avez fait la meilleure potion. »

Elle releva vers lui le sourire radieux dont elle avait le secret.

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins
Je me relève sous ton regard
Je fais le rêve d'aller plus loin
Je me bouscule, te prends la main
Du crépuscule jusqu'au matin


De temps en temps
Je plie sous le poids du sort,
Et des souffrances collées au corps,
De temps en temps
Je prends des coups dans le dos
Des conneries, des jeux de mots,
De temps en temps
Je regrette l'innocence
Qu'on peut avoir dans notre enfance
De temps en temps
Je veux la paix
Pour moi, je n'ai plus de respect
Et très souvent…

Il était Serpentard dans le sang. Offense vengeance !

« Offense vengeance ! » se répéta-t-il alors qu'il traversait la cour de Poudlard.

La nuit était profonde, et il ne faisait pas chaud, en ce début de printemps. Mais sans s'accorder le moindre frisson, il prit sans hésiter la direction du Saule Cogneur. Il n'avait pas échappé à un père violent pour retomber sous le joug de la persécution. Ils allaient voir, ils allaient apprendre. Ils ignoraient encore que le gentil Servilus avait mis au point des sortilèges, du haut de ses quatorze ans, qui dépassaient tout ce qu'ils pouvaient voir dans leurs pires cauchemars. Ils devraient bien admettre, quand ils baigneraient dans leur sang, qu'il était à Serpentard parce qu'il le méritait ! On ne l'insultait pas ! On ne l'offensait pas ! Pas lui ! Pas en public !

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins
Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Du crépuscule jusqu'au matin

Il se sentait vaguement ballotté, tenu par les pieds et les mains, mais la douleur l'empêchait de bien percevoir les mouvements. Pourtant quand Black et Potter le laissèrent mollement tomber au sol, en prenant soin d'éviter toute délicatesse, il sentit bien le choc dans tout son corps meurtri. Meurtri par ses propres sorts. Ils avaient esquivé le premier coup, et puis ils l'avaient répété sans savoir ce qui se produirait. Il avait l'impression d'être passé dans un hachoir à viande. Sectumsempra. Encore un sort qui marchait. Trop bien.

Au-dessus de lui, James leva la tête vers la tour des Griffondors, et, en pleine nuit, hurla d'une voix forte.

« Evans ! Evans ! Descends ! On a un truc qui t'appartient ! Viens vite le récupérer ! Tu devrais mieux surveiller tes affaires ! »

Black et Pettigrow pouffèrent aussitôt de rire, et Lupin ricana.

Severus préféra fermer les yeux.

De temps en temps
Je pense à tort
Que pas de larmes, c'est être fort
Au fond ce que j'attends
C'est voir le bout de nos efforts
Que l'amour soit là encore

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins

Quand il les rouvrit, les Maraudeurs étaient partis, remplacés par Lily qui s'affairait docilement sur ses blessures, agenouillée à côté de lui. Scène vue et revue.

« Ah ! » fit-elle avec soulagement quand elle se rendit-compte qu'il avait ouvert les yeux.

« Lily… »

« J'ai presque fini… ça va aller, ne t'inquiète pas, on ne verra rien ! »

Il avait surtout terriblement envie de dormir. Il laissa retomber la tête et les paupières. Mais elle se méprit sur ce qui se passait et elle poussa un cri. Il sentit ses mains s'appuyer sur lui alors qu'elle se relevait brusquement. Puis ce fut au tour de ses mains fébriles sur ses joues, elle lui redressa le visage, et il rouvrit les yeux, juste à temps pour voir une sincère expression d'inquiétude.

« Sev … Mais pourquoi tu as fait ça ? Combien de fois il faudra que je te le dise ! Ignore-les ! Laisse-tomber, ils ne valent pas le coup ! Un jour, ça finira mal ! »

« Je ne… suis pas… un lâche ! » murmura-t-il.

« Mais je sais, ça ! Je sais, moi ! Je sais que tu es courageux, Prince ! Je le sais, et ça me suffit ! »

Elle se laissa tomber sur lui, la joue contre la sienne, laissant libre court à la folle panique qui la submergeait, de le voir baignant ainsi dans son sang.

Il referma les yeux, les cils pris dans ses cheveux auburns, lui aussi ça lui suffisait. Lui aussi, ça lui suffisait qu'elle le tienne pour courageux. Pourquoi diable fallait-il qu'il l'oublie systématiquement quand un Maraudeur était dans les parages ?

Je me relève sous ton regard
Je fais des rêves où tout va bien
Je me bouscule, te prends la main
Au crépuscule, je te rejoins
Je me relève sous ton regard
Je fais le rêve d'aller plus loin
Je me bouscule, te prends la main
Du crépuscule jusqu'au matin