Me revoilà ! Je sais, ça fait une éternité que je n'ai pas posté ! Mais cette fic, j'ai bien l'intention de la finir, ne vous inquiétez pas ! Les chapitres viennent aux compte-goutte, mais ils viennent et les prochains viendront aussi !
Cette fois-ci, c'est le groupe français Kyo qui est mis à l'honneur, même si en fait, ça fait bien trois autre ans qu'on entend plus parler d'eux
C'est un tournant dans l'histoire de Lily et Séverus, vous devez bien vous douter duquel ;-)
Bonne lecture, et n'hésitez pas à aller sur un site de vidéo ou de musique récouter la chanson pour que son air et son rythme vous suive dans votre lecture !
Je saigne encore (Kyo)
MacGonnagal l'avait fait appeler pour lui parler de ses ASPICS et maintenant, il était en retard pour le match de Quidditch. Serpentard-Gryffondor. Ses amis comptaient sur lui pour venir les encourager à écraser les vantards rouges et jaunes. D'ailleurs, il n'était visiblement pas le seul à ne pas vouloir manquer le match : Le château était complètement désert. Ce qui démontrait aussi qu'il était le seul en retard !
Il déboucha enfin en vue du stade, puis en vue de l'entrée de celui-ci. De loin, il vit deux silhouettes, mais n'y prêta pas attention. Il devait au plus vite rejoindre l'escalier qui menait aux tribunes des Serpentards.
Et pourtant, quand il reconnut qui ces deux silhouettes étaient, ils se stoppèrent net, son cœur et lui.
Il reprit ses esprits et réussit à se plaquer contre le mur, à deux mètres d'eux. Etonnamment, malgré le bruit de tonnerre que faisait le cœur de Severus, Lily et James ne le remarquèrent pas.
Il a le droit de poser ses mains sur ton corps
Il a le droit de respirer ton odeur
Il a même droit aux regards qui le rendent plus fort
Mets-moi la chaleur de ta voix dans le cœur
Il ne les voyait pas. Ils étaient de l'autre côté de l'angle fait par la tribune, dans le passage qui menait au stade. Severus avait les yeux exorbités d'horreur, fixés devant lui sur les arbres de la Forêt Interdite, qui se balançaient dans le vent, indifférents.
Le sang lui battait aux oreilles, mais il les entendait très bien. Trop bien. Leurs voix doucereuses, minaudantes. Non ! Pas vrai ! Pas possible ! Lily ne pouvait pas avoir cette intonation pour parler à Potter !
« Tu voulais me dire quelque chose, Lily ? »
« Arrête, James, tu sais très bien ce que je voulais te dire. »
« Oui. Justement. »
« On t'attend, James. »
« Je n'irai pas avant tu me le dises ! Dis-le-moi maintenant, avant le match, pour me donner courage. »
Il y eut un petit rire étouffé et puis ils se turent un instant. Lily murmura quelque chose trop bas pour que Severus puisse comprendre.
Et un horrible bruit de lèvres lui déchira les tympans, la gorge et le cœur tout à la fois
Et ça fait mal, crois-moi, une lame enfoncée loin dans mon âme
Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme
Et je saigne encore, je souris à la mort
Tout ce rouge sur mon corps
Je te blesse dans un dernier effort
Il n'était finalement pas monté dans les tribunes. Il y aurait eu trop de monde, trop de bruits, trop de gens, là-haut. Quand il avait réussi à se relever du sol où il avait glissé, les hurlements provoqués par le match lui martelaient le crane depuis déjà bien trente ou quarante minutes. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle ne pouvait pas le faire souffrir à ce point. Comment peut-on se dire vivant quand son cœur n'est plus d'un tas de chair, brisé, lacéré, piétiné ? Mais il était un Serpentard, pas un Poufsoufle : Il ne s'était remis sur pied que pour mieux tuer Potter.
Offense-Vengeance. Offense-Vengeance !!
Lily était pour lui. Même fâchée depuis plus d'un an, elle finirait par s'en rendre-compte. Il n'y avait qu'à prendre patience. Il n'y avait qu'à l'attendre. C'était parce qu'il espérait, non, parce qu'il était persuadé de cela qu'il avait eu la force de continuer ses études ici, dans le même château qu'elle. Mais ça, ça, non, ce n'était pas supportable.
Ils avaient passé trop de temps à unir leurs haines et leurs moqueries sur les maraudeurs pour qu'elle puisse céder à… ça.
Il la sauverait. Il le tuerait.
Il aime caresser ton visage quand tu t'endors
Et toi tu te permets de dire encore encore
Je sais que ce qui ne tue pas nous rend plus fort
Mais moi, mais moi je suis déjà mort
Les choses s'annonçaient bien. Toute l'équipe était sortie des vestiaires, sauf lui. Severus sortit sa baguette et poussa la porte du bout des doigts. Les gonds grincèrent. Il se glissa par l'entrebâillement.
« Patmol ? »
James, les cheveux humides, se pencha de derrière une rangée de casier pour voir qui était entré. Severus lui planta un regard froid et sévère dans les yeux, sans bouger, se laissant fièrement voir, pour que Potter comprenne mieux ce qui l'attendait. Un sourire carnassier monta aux lèvres de James.
« Tiens, Servilus ! Quel bon vent t'amène ? »
Severus referma tranquillement la porte en bougeant seulement le bras. James, intrigué, sortit complètement de derrière les casiers. La baguette jaillit :
« Avada Kedavra ! »
Dans un glapissement de surprise, Potter se rejeta derrière les casiers. Le jet de lumière verte alla frapper le mur du fond. Severus ne se laissa pas déconcentrer. Il s'avança à grand pas pour contourner les casiers. Cette fois, aculé, Potter ne pourrait pas lui échapper. Et puis tout à coup, sa baguette lui fut arrachée de la main par un expelliarmus non prononcé. Son esprit réagit aussitôt. Le poing fusa et attrapa James au col. Leurs deux baguettes roulaient par terre. Ils en étaient réduits à se battre comme des moldus.
Severus avait le dessus, bien sûr. Il plaqua James contre les casiers. Le plaqua et le re-plaqua plusieurs fois, avec violence. La tête de Potter ballottait à chaque choc. Leurs nez se touchaient presque et Severus lui hurlait dessus :
« Lily ! Lily ! Tu l'as ensorcelée ! Tu l'as mise sous Impérius, hein ! Avoue ! Avoue ! Mais tu vas avouer, bâtard ! »
« Ca te rassurerait, hein ! » trouva le moyen d'ironiser Potter.
Un coup plus fort et le détestable sourire du Gryffondor se fana :
« Tout ce que tu veux, c'est la mettre dans ton lit ! C'est ça, hein, bien sûr ! Je vais te tuer ! Tu m'entends, je vais te tuer ! »
« Hé là ! » cria une voix derrière lui.
« Sectumsempra ! »
La douleur lui stria le dos et lui plia les genoux.
Ca fait mal, crois-moi, une lame enfoncée loin dans mon âme
Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme
Et je saigne encore, je souris à la mort
Tout ce rouge sur mon corps
Je te blesse dans un dernier effort
Quand il rouvrit les yeux, un jeune homme aux cheveux noirs en costume de Quidditch était penché sur lui et le soutenait pour ne pas qu'il soit directement allongé sur ses plaies par terre.
« Black ? »
« Oui, c'est moi. »
La main de Severus fusa et attrapa Black à la gorge. Et serra, serra.
« Arrête ! Arrête ! C'est Régulus ! C'est moi ! »
« Ah… Reg… »
Severus laissa retomber la main et la tête.
« C'est pas bien beau, tout ça, comme blessures. Tu crois que tu peux marcher jusqu'à l'infirmerie ? »
« Reg… Potter a embrassé Lily… »
« Je sais. Tout le monde le sait déjà, Sev'. »
« Faut que je le tue. »
« Oui. Oui, Sev'. Lui et tous les autres. »
Et Regulus lui tapota le bras gauche d'un air entendu, là où s'étalait la marque des Ténèbres.
Mais je saigne encore, je souris à la mort
Mais je saigne encore,
Tout ce rouge sur mon corps
Tout ce rouge sur mon corps
Tout ce rouge sur mon corps
Oui, je n'ai pas pu résister à l'envie d'utiliser Régulus pour faire le parallèle avec la fin du deuxième chapitre :D
