Disclaimer : comme d'habitude, les personnages de Saint Seiya appartiennent à Kurumada, nous ne faisons que les emprunter pour

Disclaimer :comme d'habitude, les personnages de Saint Seiya appartiennent à Kurumada, nous ne faisons que les emprunter pour leur faire profiter des joies d'une vie normale…

En revanche, le choix du prénom de Lorcan vient de notre imagination.

Voici donc la suite de ma fic « Flashés », co-écrite avec Kittyarra. Si nous arrivons au bout, il y aura 4 parties en tout dont voici la première qui se déroule dans le Sanctuaire d'Athéna. On y retrouve tous nos chevaliers et leurs histoires d'amour. Attention !! Nombreux lemons à venir…

Merci a tout à tout le monde pour vos chaleureux petit com' qui nous vont droit au cœur !!
Petite précision pour Ariesnomu ; derrière notre pseudo Hell Angels, il se cache deux auteurs Kittyarra et Hyoga DC !! voili voilou Merci a tous encore !!

Hell Angels

Et voilà !! Retour de vacances à regret (comme tout le monde…) et reprise des parutions régulières des chapitres. Voici donc la suite des aventures de nos chers chevaliers d'or. En espérant ne pas vous avoir trop fait attendre…

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Mû et Shun, qui surveillaient les Roméo et Juliette du Sanctuaire, respiraient un peu. La première approche, bien que musclée, s'était bien déroulée. Ils firent leur rapport aux deux Popes qui en furent soulagés.

« Je me demande comment va Kanon, je sens qu'il va faire une bêtise… Il est si maladroit. » sembla s'inquiéter Shun.

« C'est à ce point là ?? » s'étonna malgré tout Mû qui avait pourtant fait les frais à deux reprises de la gaucherie de Kanon.

Shun sourit. Depuis qu'il était avec le jumeau, il avait évité nombre de catastrophes et limité les dégâts d'autres. Cependant, loin de le lasser, les sottises du jeune Gémeau l'attendrissaient car cela partait toujours d'un bon sentiment et Kanon était le premier blessé quand il faisait une gaffe.

« Oui. L'autre jour, il a voulu faire la lessive et il a mit un pull rouge avec les chemises blanches à 60° C et … la moitié du paquet de lessive. On aurait pu faire une soirée mousse dans la buanderie. Après avoir tout nettoyé, on a vidé le tambour. Les chemises étaient bicolores et franchement trop petites. Tu aurais du voir la tête de Kanon … »

Mû n'avait pas pu retenir plus longtemps son fou rire, vite rejoint par Andromède.

« Rassures-moi… il n'est pas toujours comme ça ?? »

« Non, c'est juste quand il veut faire plaisir à quelqu'un, y a tout qui déraille. »

Mû éclata de rire une fois de plus, les deux frères avaient beau être des jumeaux, il semblerait que Kanon ait hérité de toutes les tares.

Il se raidit subitement. Il n'avait pas le droit de penser cela. Kanon avait prouvé sa loyauté à Athéna en se sacrifiant. Il avait affronté le spectre du Wyvern sans armure qu'il avait rendu à son frère. De même, il avait affronté la Scarlet Needle pour expier ses fautes et avait été reconnu comme l'un des leurs par Milo à qui il avait aussi sauvé la vie.

Non ! Kanon n'avait pas de tares ! Seulement, il était simplement trop peu sûr de lui-même, se reprochant encore son passé et ça le rendait maladroit, tant dans ses expressions que dans ses actes.

Mû regarda Shun. A présent, il était convaincu que tout allait s'arranger pour le cadet des jumeaux car il avait trouvé l'amour tout comme Saga. Les deux frères allaient enfin pouvoir vivre cette nouvelle chance sans être poursuivis par leur passé. Il en était convaincu.

« Tu crois qu'on va devoir les pouponner encore combien de temps ? »

Mû fut tirer de ses pensées par Shun qui lui désignait l'endroit au loin où se trouvaient Milo et Shaka.

« Restons encore un peu pour observer la suite des évènements et s'assurer qu'ils ne s'entretuent pas et après nous pourrons rentrer je pense. »

Et il laissa son esprit partir auprès des deux chevaliers en question, s'appliquant bien à dissimuler sa présence.

Après que le Scorpion soit parti, Saka avait ouvert les yeux et sourit. Il avait entendu le murmure de Milo et les battements de son cœur s'étaient accélérés.

Milo se laissa tomber sur le lit à bout de forces. Il se recouvrit de sa couverture et repensa à Shaka. Sa méditation devait lui faire du bien car il semblait moins sur les nerfs. Depuis combien de temps n'avait-il pas médité d'ailleurs ?? Entre les journées d'entraînement, les après-midi chargées et le soir avec lui… Il devait être perdu, déboussolé même.

Milo frappa son coussin. Il était fâché contre lui-même de ne pas avoir été plus attentif que ça. Il prit une feuille et un stylo et écrivit.

1/ Laisser mon amour faire sa méditation journalière et ne pas l'interrompre.

2 /Lui dire que je j'aime plus souvent et lui exprimer mes sentiments.

3/ Etre à son écoute.

Milo posa le tout et s'endormit, content de ses résolutions.

Shaka était en paix avec lui-même. Cette méditation lui avait fait un bien fou. Il avait pu remettre ses idées en place. Il entra dans la chambre et trouva le Scorpion endormi.

« Milo ? »

Le Scorpion se réveilla en sursaut.

« Quoi ? Tu t'es fait mal ?? »

« Non, je viens changer tes pansements. »

La tâche finie, la Vierge prépara un repas léger et ils mangèrent en silence.

Milo laissa brusquement tomber sa fourchette et Shaka remarqua immédiatement ses yeux brillants. Il se pencha sur lui et appuya le dos de sa main sur son front.

« Mais tu as de la fièvre. Allonges-toi je reviens. »

Shaka débarrassa rapidement les restes du repas et sortit.

Milo avait chaud et froid en même temps, il tremblait, il était si fatigué. Il se laissa choir sur l'oreiller et ferma les yeux.

Shaka ne tarda pas à revenir muni d'une bassine d'eau fraîche et d'un essuie qu'il mouilla avant de l'essorer et de l'appliquer sur le front du Grec.

Milo voulu rouvrir les yeux mais la lumière l'agressant, il abandonna.

« Shaka, ne me laisse pas seul cette nuit. »

Shaka ouvrit les yeux, le regarda quelques secondes.

« Ne t'inquiètes pas, je vais rester près de toi. »

Il s'allongea prêt du malade qui se colla instantanément contre lui, le nez dans son cou et respira son parfum à pleins poumons. Dieux, que ça lui avait manqué et il sombra bien vite dans un sommeil fiévreux.

L'Indou resta à l'observer quelques instants, s'imprégnant de chaque ligne de son visage. Il paraissait si vulnérable. Se pourrait-il vraiment qu'il se soit totalement trompé dans son interprétation des raisons qui avaient poussé le Scorpion à garder leur liaison secrète ? Bien décidé à mettre les choses au clair dès que ce dernier irait mieux, il resserra son étreinte autour du corps fébrile et ne tarda pas à s'endormir à son tour.

oOo

Le Dragon était sous la douche. Aiolia entra pour déposer du linge propre. Il s'arrêta et regarda dans la cabine de la douche où Shiryu se lavait les cheveux dévoilant ainsi son magnifique tatouage. Le Lion déglutit, déposa le tout et sortit.

Shiryu s'était déshabillé et s'était mis sous le jet d'eau chaude avant de se savonner. Il déboucha le gel douche ainsi que le shampooing et respira les fragrances. Tremblant, il les utilisa. Savoir que le Lion les avait utilisés lui procurait une certaine excitation. Il coupa l'eau chaude pour rester quelques instants sous le jet froid afin de ramener à la normale une certaine partie de son anatomie. Après s'être calmé, il ré actionna l'eau chaude et entreprit de se laver les cheveux.

En sortant de la cabine, il trouva les habits d'Aiolia qu'il passa et se rendit à la cuisine où il le trouva en pantalon en lin, pieds et torse nus, en train de préparer la cuisine.

« Lia, je peux utiliser ta brosse à cheveux ? »

Le surnom était sorti tout seul. Il rougit et détourna la tête pour éviter que le Lion ne s'en aperçoive, quand il entendit sa voix chaude tout près de son oreille.

« Seulement si je peux te démêler les cheveux. »

Le jeune Chinois, surpris, lui répondit machinalement.

« Si tu veux. »

Ils s'installèrent sur le canapé, le Grec prenant place derrière lui. Ce dernier plongeât d'abord ses doigts dans la chevelure de jais du Dragon, lui déclenchant un long et délicieux frisson qui lui remonta l'échine.

Au mouvement régulier de la brosse dans ses cheveux, Shiryu commençait à somnoler, il se laissa aller peu à peu contre le torse puissant et musclé du Lion.

« Liaaaaaaa !! Marine et moi !! On est ensemble !! » hurla Ayoros en déboulant soudain dans le temple de son frère comme un beau diable.

Le Dragon sursauta violemment et il voulu se redresser mais la main qui caressait ses cheveux l'en dissuada en venant se plaquer sur sa taille pour le garder contre lui. Rassuré mais gêné par la présence du Sagittaire, il se lova néanmoins contre le torse athlétique.

«Ayo bon sang ! As-tu besoin de hurler comme ça ! »

Mais le Sagittaire ignora sa remarque et se mit à lui raconter dans les grandes lignes ce qu'il s'était passé plus tôt avec l'Aigle quand il sembla soudain remarquer la présence de Shiryu que son frère maintenait plaqué contre lui.

Ayoros n'avait jamais vu son frère avec un sourire et un regard pareils. Il s'en voulait encore plus de l'avoir monopolisé aussi longtemps. Mais maintenant tout allait rentrer dans l'ordre. Il y veillerait et Marine aussi. Il partit rapidement, les laissant à leur tête-à-tête.

« Désolé. » s'excusa Aiolia d'un air contrit.

« Ce n'est pas grave. Je suis bien content pour ton frère. Lui, plus que quiconque, méritait de trouver le bonheur et je suis certain que Marine le rendra heureux. »

Shiryu n'osait tourner la tête de peur de croiser le regard de l'autre. Il avait conscience du bras autour de sa taille qui n'avait pas relâché son emprise et ne savait comment il devait réagir.

« Tu as faim ? » lui murmura le Lion à son oreille.

Aiolia n'attendit pas sa réponse, il fit lentement remonter sa main vers son menton et lui tournant délicatement le visage vers lui, prit ses lèvres tendrement.

Il appréciait le contact avec le disciple de Dokho et voulut l'approfondir en forçant doucement l'entrée avec sa langue. Ne sentant pas de résistance, il partit à la découverte de sa saveur, jouant avec sa jumelle qui lui répondait naturellement.

Il lui semblait qu'il aurait pu l'embrasser toute une éternité mais un besoin impérieux et vital se rappela à leur bon souvenir et ils se séparèrent pour se réapprovisionner en oxygène, haletants.

Le Lion n'osait croire en son bonheur. Shiryu était dans ses bras et cela ne semblait pas lui déplaire.

Il l'allongea sur le canapé sous lui et reprit ses lèvres avec passion, ses mains parcourant son corps sensuellement en de douces caresses. Il ne voulait pas le brusquer, même s'il avait envie de lui arracher ses vêtements et de le faire sien là, maintenant, tout de suite, tant il avait attendu cet instant.

Au lieu de cela, il se redressa après lui avoir donné un dernier baiser sur le bout du nez.

« Ca va refroidir, viens manger. » l'invita t-il avec un sourire resplendissant, ses yeux brillant encore de désir inassouvi.

oOo

Saga balança tout ce qui lui passait sous la main au travers de la pièce. Il arpentait la pièce de long en large. Il finit par s'asseoir et se prit la tête entre ses deux mains.

« Manquait plus que ça… et pourquoi a-t-il fallu que ça tombe encore sur moi ?? Et Mû qui n'est pas là… »

Kanon entra dans la pièce.

« Ouh la… C'est quoi ce capharnaüm ?? »

Son jumeau releva son visage vers lui.

« Dans une semaine, nous recevrons la visite d'Hadès et de ses juges… » annonça-t-il d'une voix blanche.

Kanon le regarda attentivement avant d'être certain que ce n'était pas une plaisanterie et se laissa tomber dans un des fauteuils faisant face au bureau.

« Pourquoi ? »

C'était la première question qui lui était passé par la tête. C'est vrai quoi. Depuis leur résurrection, les Dieux s'évitaient comme la peste, alors pourquoi Hadès viendrait-il au Sanctuaire ? Surtout qu'Athéna n'était pas là, c'était louche quand même.

« C'est ça le plus drôle ! Zeus leur aurait ordonné d'y mettre du leur pour améliorer les relations entre les différents sanctuaires et à cet effet leur aurait 'suggéré' de séjourner chacun un mois chez les autres. Et afin d'éviter qu'ils ne se bouffent le nez, leur séjour doit se faire sans la présence du Dieu du sanctuaire. »

Kanon était estomaqué.

« Tu plaisantes là ?! »

« J'ai l'air de plaisanter Kanon ! »

« Mais… mais… ce n'est pas possible ! Hadès ne peut pas se débarquer comme ça quand Saori n'est pas là ! »

« Athéna sera au royaume sous-marin pendant ce temps et Poséidon chez Hadès. »

« Bah il y a quand même un bon côté à tout ça, je ne me retrouverais pas face à l'Empereur Poséidon. »

Cette constatation semblait être la seule préoccupation de l'ex Dragon des Mers.

« Sauf qu'ils vont tourner et faire tous les sanctuaires comme ça. » le détrompa son frère.

La mâchoire de Kanon s'affaissa subitement.

S'en apercevant et ayant de la peine pour son jumeau, Saga essaya de le rassurer.

« Ne t'inquiètes pas Kanon, nous sommes tous autour de toi et puis tu as le temps de t'y préparer, il ne viendra pas avant 2 mois. »

Mais loin de rassurer le Gémeau, cela l'inquiéta encore plus. 2 mois ? Ca allait arriver vite… bien trop vite. Nul doute que l'Empereur devait lui en vouloir à mort et qu'il n'allait pas le rater. Sa peur augmenta d'un cran.

« Calme-toi Kanon, en dernier recours, je suis certain que Mû acceptera de te laisser partir à Jamir avec Shun. »

« Tu crois vraiment ? »

« J'en suis certain mais ce qui m'inquiète pour le moment c'est que, selon les directives de Zeus, les spectres accompagnant Hadès devront être logés par les chevaliers afin 'de leur permettre d'apprendre à mieux se connaître'. »

Son jumeau le regarda comme s'il venait de lui annoncer la fin du monde.

« Je sais ce que tu penses. Aucun chevalier n'acceptera de recevoir un spectre chez lui, encore moins un des trois juges. » soupira Saga.

« Le temple d'Aphrodite est inoccupé. Pourquoi ne pas les loger là bas ? » soumit son frère plein d'espoir.

« Non, car j'ai contacté Shion et ils rentreront avec Aphrodite pour être présents à l'arrivée d'Hadès. Et comme les chambres du palais sont toutes à l'étage, Shion restera chez Aphrodite le temps de sa convalescence. »

« Mais alors ?... »

« Alors, le plus dur va être d'annoncer la nouvelle aux autres et de demander des volontaires pour héberger les spectres qui accompagneront Hadès. »

« Ben je te le dis moi. C'est pas gagné … »

oOo

Shion fut réveillé par la voix de Saga.

'Saga ? Que se passe t-il ?'

Celui-ci le mit au courant de la dernière tuile en date qui lui tombait dessus et Shion eut un sursaut qui réveilla Lorcan.

Après avoir répondu à Saga qu'il serait présent pour l'arrivée d'Hadès, le Pope se tourna légèrement vers le Poisson qui le regardait avec un air interrogatif et l'embrassa.

Ce dernier se laissa faire sans bouger, il avait gardé les yeux grands ouverts dans lesquels se lisait un mélange d'incompréhension et d'appréhension. Puis, devant la légèreté du baiser, il se laissa enfin aller à cette douceur qui ne lui était pas familière et qu'il commençait à apprécier.

Shion avait ressenti la raideur de Lorcan et n'avait pas cherché à approfondir son baiser de crainte de le brusquer. Aussi, lorsqu'il le sentit se détendre dans ses bras, osa-t-il intensifier le contact de leurs lèvres et quémander le passage vers son intimité buccale.

Le Poisson le laissa passer la langue et frémit en la sentant venir chercher la sienne pour s'enrouler l'une autour de l'autre. Mais quand il sentit la main du Pope qui lui caressait tendrement le corps, se poser sur son bas ventre, il eut un violent sursaut et bondit hors du lit.

« NON !! » hurla-t-il, une peur intense se reflétant dans ses prunelles, pendant qu'il se recroquevillait dans un coin de la chambre, loin du Pope.

Shion était abasourdi. Il ne s'était pas attendu à une si violente réaction. Il avait vraiment été traumatisé étant jeune. Il l'appela doucement mais n'obtint aucune réponse, Lorcan semblait déconnecté du monde réel. Il réitéra son appel encore une fois en maudissant ses jambes qui ne pouvaient le porter jusqu'à lui.

« Ne me touche plus jamais ! » lui cria le Poisson avant de s'enfuir du chalet.

Lorcan couru jusqu'à en perdre haleine et ne s'arrêta qu'en arrivant au lac, se laissant choir sur la berge. La frayeur, qu'il avait ressentie quand l'image de son père était venue se superposer à celle de Shion, l'avait quittée pour laisser place à un sentiment de vide profond. Malgré la température basse qui régnait dehors, il se déshabilla et plongea dans l'eau glaciale. La morsure du froid le saisit immédiatement mais il n'y fit pas attention et commença à nager.

Il ne voulait plus penser à rien, il se mit à faire la planche et regarda le ciel.

Shion était abasourdi par la réaction du Poisson. La phrase passait en boucle dans sa tête, lui comprimant le cœur à chaque fois. Mais, il se souvint de ce qu'il lui avait dit, plus tôt et prit une décision. Il chercha le cosmos de Lorcan et fut rassuré de le sentir à proximité. Il avait ressentit les émotions contradictoires qui agitaient celui-ci, aussi décida-t-il de le laisser seul un moment et de l'attendre patiemment.

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Le Taureau entra dans le bureau du Pope, il ne vit même pas le désordre qui régnait dans la pièce, ni même les visages sombres des Gémeaux.

« Que puis-je pour toi Aldébaran ? » s'enquit Saga.

« Rien. En fait, je viens vous faire part d'une nouvelle. »

Le chevalier de 2m10 et 130kgs se dandinait d'un pied sur l'autre comme un enfant, croisant et décroisant ses doigts. Les jumeaux le regardaient, intrigués.

« Quelle est donc cette nouvelle qui te met dans tous tes états ? » s'amusa Saga.

« Et bien, nous… je… enfin… je vais être papa… »

Deux mâchoires tombèrent à terre dans un synchronisme parfait avant que le Pope par intérim ne reprenne ses esprits.

« Comment est-ce possible ? … Enfin, je veux dire, qui est la mère ? Nous ne te savions pas en couple, Aldébaran. »

La gêne du Taureau s'accentua et c'est d'une petite voix, qui tranchait avec la carrure de son propriétaire, qu'il répondit.

« Shaina et moi, nous nous fréquentons depuis un petit moment déjà et … nous allons avoir un bébé. » avoua t-il avec un sourire béat sur les lèvres.

Les jumeaux encaissèrent l'info et Kanon fût le premier à se jeter dans les bras du Brésilien et à le féliciter. Saga se joignit rapidement aux accolades.

« C'est une nouvelle surprenante mais néanmoins merveilleuse ! » déclara Saga avec sincérité.

« Un bébé au Sanctuaire ! Et bien voilà qui va nous changer. » rajouta Kanon.

« Merci à vous deux ! Je vais la rejoindre, on doit aller chez le médecin ! A tout à l'heure ! » lança Aldébaran, visiblement pressé de retrouver la mère de son futur enfant.

oOo

Lorcan se décida à sortir de l'eau, il était inutile de faire de l'hypothermie, il y avait assez de drames au sanctuaire. Une fois sur la plage, il se rhabilla rapidement et courut jusqu'au chalet pour se réchauffer, toujours en proie à de vives émotions.

Il se dirigea directement vers la cheminée pour finir de se sécher, n'accordant pas un regard à l'Atlante assis sur le canapé, la colère avait prit le dessus et il s'en voulait d'avoir osé espérer avoir droit au bonheur et de tout pouvoir oublier.

Il se doutait bien que l'ancien Bélier devait être blessé mais il ne pouvait pas. Il ne pourrait jamais répondre aux avances de personne. Il se détestait, il avait éveillé les sentiments de l'homme qu'il aimait mais était incapable d'y répondre sans que son passé ne ressurgisse et ne brise tout. Il valait mieux pour Shion qu'il trouve l'amour avec un autre qui pourrait le partager.

Shion observait le Poisson se réchauffer au coin du feu. Il le sentait tendu. Il fallait qu'il le rassure, qu'il lui dise.

« J'ai quelque chose à te dire. Est-ce que tu veux bien m'écouter ? »

Aucune réaction.

« Je voudrais que l'on vive ensemble. »

« Hmph ! C'est vraiment ce que tu as à me dire ? »

Lorcan ne lui jeta même pas un regard.

« Je suis sérieux. »

L'autre fit volte face et le fixa de ses prunelles dans lesquelles brillait la colère.

« Je croyais te l'avoir déjà dit, tu n'as pas à te sentir coupable pour ça ! »

« Le problème est que j'ai besoin de toi. »

Shion avait parlé d'un ton paisible, espérant le calmer mais il n'arriva qu'à augmenter sa fureur.

« Besoin de moi ? Arrête ! Ce n'est pas drôle ! Tu sais ce qu'il m'est arrivé. Tu voudrais quand même de moi sachant cela ? Je ne veux pas devenir un fardeau pour toi. J'en ai assez ! »

Shion secoua la tête. Il s'en voulait d'avoir laissé son corps réagir, il aurait du penser que cela aurait pu déclencher la panique chez le Suédois.

« Lorcan, tu n'es pas et tu ne seras jamais un fardeau pour moi. Je voudrais pouvoir te faire oublier ce passé qui te ronge, mais je n'en ai pas le pouvoir. La seule chose que je peux t'apporter c'est une présence à tes côtés en qui tu pourras avoir confiance et sur qui tu pourras de reposer. »

« Je t'ai déjà dit… »

« Tu es qui tu es, peu importe ce qui est arrivé à ton corps. Quelle différence cela fait-il ? Rien n'a changé pour moi depuis que tu me l'as dit. Tu es toujours le Lorcan que j'aime tant.

Soyons encore plus proches qu'avant, jusqu'à respirer le même air. Tout ce que je veux de toi, c'est que tu sois avec moi, que tu me souris. »

« S'il te plait arrêtes. »

« La chose que je chéris le plus, c'est de t'avoir à mes côtés. »

La détermination du Suédois vacilla et il se jeta dans les bras de l'Atlante en pleurant.

« Shion, je suis désolé….Il me… Tout à l'heure, ce n'était pas après toi que j'en avais.»

« Shhuuuuttt, calme-toi mon ange, tu es là, ce n'est pas grave… »

Lorcan était bien là dans les bras puissants et réconfortants du Bélier. Il aurait aimé y rester toute sa vie. Il s'y sentait en sécurité.

Le poisson se cala plus confortablement contre lui, se sentant en confiance.

Shion passa tendrement une main dans les cheveux bleus et de l'autre lui prit le menton pour lui relever la tête vers lui.

« Lorcan, je voudrais t'embrasser. Tu veux bien ? »

« D'accord. » murmura le Poisson en plongeant son regard azur dans celui débordant de tendresse de son aîné.

Le Bélier prit possession de ses lèvres avec douceur. Lorcan se laissa aller, la main quitta ses cheveux pour parcourir son dos. Lorcan se crispa un peu mais se détendit bien vite en constatant qu'elle se contentait de le caresser tendrement sans chercher à aller plus loin.

Lorsque, malgré lui, il sentit l'excitation revenir, le Poisson fut à nouveau effrayé.

« Ne t'inquiète pas, c'est normal. C'est la preuve physique que je ne te laisse pas indifférent. C'est très flatteur pour moi. » le rassura Shion.

« Ce n'est pas sale ? » ne put s'empêcher de demander le Suédois.

« Pas du tout, ce qu'il y a entre nous est beau et pur. Regardes-moi, je suis dans le même état, tu trouves ça sale ? »

Le Poisson baissa le regard vers le pli que formait le kimono du Pope et passa sa langue sur ses lèvres devenues subitement sèches en une innocente provocation.

« Tu veux me toucher ? » lui proposa Shion doucement, espérant vaincre les peurs du jeune homme s'il le laissait prendre l'initiative.

« Je…»

Hésitant et tremblant, Lorcan effleura le sexe dur du Bélier à travers le tissu du bout des doigts puis du plat de la main, le regard hypnotisé, se mordant la lèvre inférieure. Shion s'évertuait à contrôler ses réactions pour ne pas le brusquer.

« Lorcan, je vais te le faire à mon tour… »

Le poisson s'arrêta de respirer, regarda Shion dans les yeux, n'y décelant aucune trace de haine mais plutôt tout le contraire, il se pencha et déposa un léger baiser sur ses lèvres et hocha la tête de façon positive.

L'Atlante passa à son tour sa main sur l'entrejambe du Suédois qui sursauta mais ne recula pas. Lentement, il déboutonna le pantalon pour glisser sa main à l'intérieur, guettant ses réactions. Ce dernier se figea et cessa le mouvement de sa main sur le membre du Pope.

« Je ne te ferais pas de mal, Lorcan. N'est-ce pas mieux ainsi ? Sans obstacle entre ma main et ton sexe ? Essaye toi aussi… »

Timidement, Lorcan obtempéra et écartant les pans de tissu, glissa à son tour sa main dans le boxer du Pope pour venir enrouler ses doigts autour de la verge à présent dressée fièrement sous ses yeux.

Shion commença doucement à faire glisser sa main le long de la hampe de chair et fut satisfait de sentir le même mouvement sur sa virilité.

Lorcan se sentait bien, les caresses lui procuraient un intense plaisir.

« Je t'aime Shion. »

« Je t'aime aussi Lorcan. »

Leurs souffles s'accélérèrent en même temps que les mouvements sur leurs membres et ils poussèrent bientôt un cri d'extase en se répandant dans les mains de l'autre.

Le poisson avait des paillettes dans les yeux.

« Waaaawww, c'est toujours comme ça ?? » s'extasia-t-il d'un air innocent.

« Ca peut être encore meilleur.. »

Le rouge lui monta aux joues et il cacha son visage dans le creux de l'épaule du Pope. Cette réaction purement timide fit battre le cœur du Bélier.

Quand le Poisson se remit à trembler. Shion resserra son étreinte.

« Tu vas m'abandonner maintenant que tu as eu ce que tu voulais ? »

« Lorcan, je ne te laisserai jamais, je t'aime. Ne t'inquiète pas pour le reste, je te dirais toujours à l'avance ce que je te ferais. Jamais je ne te ferais de mal. Je te le promets. » lui affirma t-il en le regardant droit dans les yeux.

Lorcan lui fît un magnifique sourire.

« Alors je resterai toujours près de toi.. »

oOo

Milo se réveilla entouré d'une douce chaleur et vit Shaka prêt de lui, encore endormi. Il en profita pour lui déposer un baiser sur la joue et jouer avec une mèche blonde. Il le détailla, le trouvant amaigri, mais toujours aussi beau. Attiré comme un aimant, il lui embrassa furtivement les lèvres, puis se leva discrètement et se rendit à la cuisine préparer un petit déjeuner pour son soleil.

Quand Shaka ouvrit les yeux, une peur panique l'envahit. Il était parti ! Milo l'avait encore abandonné ! Il allait envoyer un coussin à l'autre bout de la pièce quand il suspendit son geste en voyant le Grec dans l'embrassure de la porte habillé de ses simples bandages tachés de sang et chargé d'un plateau bien garni.

« Bonjour. Petit déjeuner au lit ? »

« Euh, bonjour, oui, mais d'abord tes soins… » répondit le blond en reposant le coussin.

Milo déposa le plateau sur la table de nuit et laissa Shaka défaire les bandages.

Celui-ci constata avec surprise qu'il ne restait plus que les cicatrices.

« Tu es guéri… »

« La peau seulement. »

« Que veux-tu dire par là Milo ? »

« Je t'expliquerai après avoir mangé. »

Ils mangèrent en silence, se regardant à la dérobée, n'osant prononcer un mot. Ce fût quand leurs regards se croisèrent que le Scorpion se lança.

« Shaka, je te demande pardon. j'ai été nul, monstrueux et d'un égoïsme sans nom. Tout ce que je t'ai écrit dans la lettre que je t'avais laissé, je le pensais sincèrement. Je ne pourrais plus vivre sans toi, je t'aime. »

« Quelle lettre ? Et pourquoi t'es tu infligé ta propre attaque ? »

« Tu ne l'as pas lue ?? Ce n'est pas grave, je te disais simplement à quel point je t'aime. A quel point tu es important pour moi, que la vie sans toi serait un enfer. Et que si je ne peux pas vivre auprès de toi, je préfère encore mourir. Je m'en veux tellement de t'avoir fait verser tant de larmes et de t'avoir fait souffrir. »

Shaka ne répondit pas, se contentant de le laisser parler.

« Maintenant, en ce qui concerne Camus, ce qu'il s'est passé en Sibérie… oui j'étais parti dans l'intention de me déclarer mais il m'a fait ouvrir les yeux, ce n'est qu'une profonde amitié qui nous lie. Quand je suis revenu, je t'ai vu et j'ai voulu me rapprocher de toi parce que tu m'avais subjugué. J'ai appris à te connaître. Je suis tombé amoureux de toi chaque jour un peu plus. Je ne me suis pas douté une seconde que tu aurais pu penser que je te considérais comme un remplaçant.

Ce n'était pas lui que je cherchais à protéger en gardant notre relation secrète mais toi ! Si je n'ai pas réagit, c'est parce que j'étais trop heureux que tu veuilles te montrer publiquement avec moi.

Quand tu m'as annoncé pour Angelo et lui, j'ai été surpris, mais uniquement parce que je n'aurais jamais imaginé ces deux là en couple. Camus a d'ailleurs eu la même réaction quand je lui ai dit que j'étais follement amoureux de toi. Ce soir là, je l'ai même menacé de le tuer si tu ne me revenais pas. »

Le Scorpion fit une pause avant de reprendre d'une vois où perçait la douleur.

« Quand je t'ai vu, baignant dans ton sang, j'ai cru que le monde s'écroulait autour de moi. C'était horrible. Je suis resté près de toi toute la nuit à te veiller. Je commençais à me rendre compte que c'était moi qui te détruisais sans le vouloir.

Une réalité s'est lentement imposée à moi : je devais te rendre ta liberté, je devais sortir de ta vie. Mais je ne pouvais pas me résoudre à vivre sans toi qui avais pris tellement de place dans mon cœur, alors j'ai décidé de partir pour de bon. »

Milo reprit sa respiration et termina dans un souffle.

« Voilà. Tu sais à présent pourquoi je me suis infligé mon attaque. Après, je ne me souviens de rien, ni de comment je suis arrivé ici. »

Shaka se leva et le prit tendrement dans ses bras. Le Scorpion laissa alors couler les larmes qu'il retenait depuis un moment.

« Je t'aime Shaka, du plus profond de mon être. Tu es mon âme sœur. »

Le cœur de l'Indou se gonfla de bonheur en entendant ses mots qui lui avaient tant manqués. Il resserra un peu plus son étreinte, tout ce gâchis pour un malheureux malentendu. Il déposa un baiser sur les lèvres du Grec.

« Je t'aime Milo. Je te dois moi aussi des excuses pour avoir douter de toi et de ton amour. A cause de mes stupides craintes, j'ai failli te perdre. Je ne m'en serais pas remis ! »

« Mon amour pour toi me semblait tellement évident qu'il ne m'est pas venu à l'esprit que peut-être pour toi il ne l'était pas. A partir de maintenant, je te dirai tous les jours que je t'aime et je te le prouverai à chaque minute. »

Milo se dégagea en douceur des bras de la Vierge pour mieux l'étreindre et l'amener vers le lit quand il s'affaissa soudainement, manquant de s'écrouler à terre si Shaka n'avait eu le réflexe de le retenir.

« Milo !! »

Le déposant tendrement sur les draps, Shaka ne cessait de l'appeler, de plus en plus inquiet, quand le Scorpion ouvrit faiblement les yeux.

« Milo ! Dieux mais qu'as-tu ? As-tu mal quelque part ? Comment te sens-tu ? »

L'Indou était paniqué, il avait peur.

« Ne t'inquiètes pas mon amour, ce n'est rien. Un simple étourdissement. Je crois que j'ai un peu trop présumé de mes forces. »

Le visage de la Vierge se détendit instantanément mais l'inquiétude se lisait toujours dans ses prunelles claires.

« Reposes-toi, je vais rester près de toi. »

Et il allongea Milo plus confortablement avant de se glisser à ses côtés. Le Grec se tourna légèrement pour venir enfouir son visage dans le cou et les mèches blondes avant de sombrer dans un sommeil profond.

Non loin de là, deux chevaliers disparaissaient dans un éclair doré, rassurés quant aux retrouvailles de leurs amis.

oOo

Shiryu et Aiolia mangeaient tout en discutant de tout et de rien.

« Shiryu, tu aimes à ce point qu'on s'occupe de tes cheveux que tu t'en assoupis ? »

Le Dragon émit un petit rire avant de répondre.

« Ca me fait tout le temps ça quand on chipote dedans, je ne saurais l'expliquer. »

Le Lion senti une pointe de jalousie s'insinuer en lui.

« On touche souvent à tes cheveux ? »

« Non, je ne le supporterais pas, je te l'avoue. Le vieux maître quand j'étais enfant. Ca date maintenant tout ça… »

« Et Shunrei ? »

« Elle n'y a jamais touché… En fait, tu es le deuxième que je laisse faire… »

Aiolia lui lança un regard profond mais n'ajouta rien. Pour masquer sa gêne, Shiryu attrapa avec ses baguettes le dernier beignet à la crevette. Le Lion ne l'entendit pas de cette oreille et faisant le tour de la table, prit de sa bouche le beignet, avant qu'il n'atteigne celle du chevalier Divin.

La moitié dépassant de ses lèvres, il s'approcha du Dragon, son regard fixé au sien.

Shiryu, hypnotisé par celui–ci, combla la distance qui séparait leurs visages et prit de la même manière la moitié de crevette qui dépassait. Leurs lèvres se touchèrent dans le mouvement et ils restèrent quelques secondes immobiles avant que le Lion ne tranche le beignet de ses dents, sans pour autant se reculer.

« Lia, que veux-tu de moi ? » souffla le jeune Chinois contre la bouche du Grec.

« Je te veux toi. » lui répondit ce dernier avant de l'attraper par la taille et de le plaquer contre lui.

Le corps du Dragon répondit immédiatement à ce contact rapproché et le Lion sentit bientôt se former contre sa cuisse l'évidence du désir du jeune Saint.

« Tu as envie d'un dessert ? » chuchota le Grec contre son oreille, déversant des milliers de frissons dans le corps qu'il tenait pressé contre le sien.

« Si c'est toi le dessert, j'en prendrai avec plaisir. » répondit le Dragon de la même façon en lui mordillant le lobe de l'oreille.

Aiolia l'embrassa langoureusement tout en le soulevant du sol dans ses bras pour le porter jusqu'à sa chambre où il le lâcha, le maintenant toujours contre lui, poursuivant son baiser. Il sentait le disciple de la Balance frissonner, ses mains qui se raccrochaient à ses épaules. Ils se séparèrent, haletants.

Shiryu pouvait lire la flamme du désir briller dans les yeux du Lion et en fut troublé. Lui qui avait tant rêvé de se retrouver dans cette situation, si improbable pensait-il, il y a encore quelques heures, vivait à présent son souhait le plus cher.

'Si c'est un rêve alors faites que je ne me réveille jamais' se dit-il à lui-même.

Il sentit à nouveau le contact humide et chaud et entrouvrit aussitôt les lèvres pour laisser son compagnon explorer encore une fois sa bouche, venir chercher sa langue en une délicieuse invitation à la découverte de leurs saveurs respectives.

Il avait de plus en plus chaud et brûlait de désir pour l'homme qui le maintenait toujours contre lui et parcourait son corps de ses mains, lui soulevant son t-shirt pour s'y aventurer.

Aiolia avait l'impression d'être une cocotte minute à laquelle on aurait oublié de poser une soupape de sécurité, il se sentait sur le point d'exploser tant il avait envie du Dragon. N'y tenant plus, il le débarrassa de tous ses vêtements, fit de même avec les siens et le bascula sur le lit, admirant un instant la beauté de ce corps qu'il allait enfin posséder, avant de le recouvrir du sien.

Un dernier sursaut de lucidité le fit plonger son regard de braise dans celui, noyé de désir, du chevalier Divin.

« Shiryu… J'ai tellement envie de te prendre, cela fait si longtemps que j'attends ce moment… après je ne pourrais plus m'arrêter. »

Son regard était presque suppliant, mais le Dragon était dans le même état d'excitation que lui. Lui aussi attendait depuis trop longtemps pour reculer maintenant.

« Prends-moi Aiolia… prends-moi maintenant… je ne peux plus attendre, je veux que tu me fasses enfin tiens. »

Ne se retenant plus, perdu dans les limbes d'une passion dévorante, Aiolia happa les lèvres offertes tout en écartant les cuisses du Chinois avec son genou avant de laisser ses doigts partir à la découverte de l'intimité inviolée. Le Lion éprouvait le plus grand mal à se contenir, sa fougue légendaire revenait au triple galop. Il prépara Shiryu à sa venue du mieux qu'il put avant de le faire mettre sur le ventre et lui soulevant le bassin, il vint presser son membre douloureux contre l'entrée vierge du Dragon avant de s'enfoncer lentement, écartant les chairs étroites.

Le Dragon poussa un cri de douleur et le Lion s'immobilisa, attendant qu'il s'habitue à sa présence, tout en refermant sa main sur son sexe, le caressant, parsemant son dos de centaines de baisers.

Il le sentit bientôt se détendre autour de lui et lorsqu'il commença à bouger, les cris de douleur se transformèrent en gémissements de plaisir. La chute de rein que le Chinois offrait à sa vue l'affolait et il augmenta l'ampleur de ses mouvements, tant en lui que sur son membre, cherchant à lui faire hurler sa jouissance.

« Han,…n…Aio…lia…je ne vais pas tenir… »

A ses mots, Aiolia resserra brusquement son étreinte autour du sexe du Dragon tout en l'abaissant.

« Aie ! Mais pourquoi t'as fait ça ? » s'insurgea ce dernier en le sentant se retirer de lui.

« Je veux qu'on jouisse ensemble. Je veux pouvoir te voir. » lui répondit-il en le mettant sur le dos avant de s'installer entre ses cuisses et de le prendre à nouveau.

Aiolia embrassa délicatement le Dragon avant de donner un puissant coup de rein qui le propulsa au plus profond de son amant, leur arrachant à tous deux un cri d'extase. Il prit la main du Chinois et la positionna sur son sexe.

« Caresses-toi pendant que je te prends. »

Et il reprit ses mouvements à l'intérieur du corps du jeune homme qui semblait transporté par la lascivité, leurs regards ne se quittant pas.

Quand la volupté suprême les faucha à quelques secondes d'intervalles, ils hurlèrent le nom de l'autre et Aiolia s'écroula sur le corps du Dragon, épuisé.

« Pardon Shiryu, je ne voulais pas te faire mal mais tu me rends fou. »

Shiryu resserra son étreinte, il avait toujours le Lion en lui et en ressentait un bonheur indicible.

« Je t'aime Aiolia. »

Le Lion se redressa légèrement de manière à pouvoir l'observer et il put lire toute la sincérité de ces mots dans le regard de celui qu'il aimait. Une vague de bonheur le submergea.

« Je t'aime aussi Shiryu… depuis longtemps. »

A suivre …