Disclaimer : comme d'habitude, les personnages de Saint Seiya appartiennent à Kurumada, nous ne faisons que les emprunter pour leur faire profiter des joies d'une vie normale…

En revanche, le choix du prénom de Lorcan vient de notre imagination.

Voici donc la suite de ma fic « Flashés », co-écrite avec Kittyarra. Si nous arrivons au bout, il y aura 4 parties en tout dont voici la première qui se déroule dans le Sanctuaire d'Athéna. On y retrouve tous nos chevaliers et leurs histoires d'amour. Attention !! Nombreux lemons à venir…

Merci à toutes pour vos reviews. Nouveau chapitre en ligne. Nous espérons qu'il vous plaira tout autant.

Bonne lecture.

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Saga et Kanon étaient redescendus dans le temple des Gémeaux et réfléchissaient au meilleur moyen d'annoncer la nouvelle de la venue des résidents des enfers aux autres Golds, à qui, en prime, ils allaient devoir imposer leur présence dans leur temple.

« Je ne peux même pas laisser cette tâche à Shion. » se lamentait Saga.

« Et pourquoi non ? »

« T'écoutes toujours rien de ce qu'on te dit, petit frère. Parce que Shion ne rentrera que la veille de leur arrivée au Sanctuaire à cause de sa rééducation… »

Et avant que son frère puisse ouvrir la bouche.

« … et qu'il n'est absolument pas envisageable d'avertir les autres la veille, surtout qu'il faudra leur faire passer la pilule pour l'obligation d'héberger un spectre. Autant leur laisser un peu de temps pour se faire à cette idée si on ne veut pas que ce soit un massacre. »

Kanon se renfonça encore plus profondément dans son fauteuil.

« Alors qui vas-tu mettre chez qui ? »

« J'avais pensé mettre Rune avec Aldé et Myu avec Shura… »

« Excellente idée, entre un qui va finir lacéré par les griffes de Shaina et l'autre découpé en rondelles par Excalibur, je trouve que c'est une très bonne option. » tenta de plaisanter son jumeau.

Ne tenant pas compte de la remarque de son frère, Saga continuait de réfléchir à haute voix.

« Pour les Dieux jumeaux, il serait peut-être bien d'avoir celui de la Mort à l'œil, je pensais le prendre avec moi chez Mû et refourguer Hypnos à Camus. Quant à Rhadamanthe… » ne finissant pas sa phrase et redoutant la réaction de son jumeau.

« Et bien quoi Rhadamanthe ? »

« Prendre qui avec toi chez Mû ? »

Tous deux sursautèrent violement en voyant apparaître leurs compagnons respectifs.

« Mais ça va pas ! Vous voulez nous flanquer une crise cardiaque ou quoi ?! » hurla Kanon, la main sur son cœur.

Shun et Mû éclatèrent de rire et sautèrent en même temps au cou de leurs moitiés.

Les Gémeaux oublièrent quelques instants leurs soucis et accueillirent comme il se doit leurs compagnons.

« Tu m'as trop manqué ! » dit Shun simplement.

« Pas autant que tu m'as manqué. »

Andromède se cala contre le torse de Kanon qui referma ses bras sur lui.

Mû prit d'assaut les lèvres de Saga en un baiser dévorant qui les laissa essoufflés.

« Dire que tu n'es parti qu'à peine deux jours… je n'ose imaginer le reste si nous ne devions pas nous voir pendant un mois. » plaisanta l'aîné des jumeaux.

« Alors, qui doit venir à la maison ? » fit le Bélier pour éviter de répondre, les joues en feu.

Le visage de Saga perdit deux tons de sa couleur habituelle.

« Hadès et une partie de ses spectres vont débarquer ici au Sanctuaire. »

Les deux arrivants restèrent sans voix, et Shun pâlit dangereusement.

« Hadès… il vient … au… Sanctuaire… » arriva-t-il à articuler.

Kanon et Saga se traitèrent mentalement d'abrutis en même temps. Ils s'étaient tellement focalisés sur l'hébergement des futurs 'invités' qu'ils en avaient complètement oublié ce que Shun avait vécu.

Mû, plus que les autres, s'aperçu de la peur incontrôlée qui envahissait le jeune Andromède et s'avançant vers lui, il posa ses mains sur ses tempes et augmenta son cosmos. Au bout de quelques secondes, il constata que le Bronze se détendait, la panique perdait du terrain et, même si la peur était toujours présente, elle était à présent gérable par le jeune Saint.

« Comment te sens-tu ? » lui demanda l'Atlante.

« Ca va mieux. Je suis désolé de vous avoir inquiété. C'est juste que j'ai l'impression de le sentir encore en moi à certains moments et … »

« Nous comprenons, ne t'inquiètes pas. Moi peut-être plus que quiconque. Tu n'as donc pas à t'excuser Shun. »

Saga lui offrit un sourire réconfortant alors que Kanon le serrait un peu plus fort dans ses bras.

« Je resterais prêt de toi, personne ne te fera du mal ! » promit ce dernier.

« Y'a d'autres nouvelles de ce genre ?? » demanda Mû.

« Oui… mais c'est à Aldé de vous mettre au courrant. » sourit le Pope d'un air mystérieux, avant de s'inquiéter de leur mission.

« Alors ? Comment vont Shaka et Milo ? »

« Ils se sont enfin expliqués et Milo se repose encore un peu mais je pense que c'est sur la bonne voie. Laissons-leur un peu de temps, seuls, c'est ce dont ils ont besoin à présent. » les rassura Mû.

« Bonsoir tout le monde ! »

Quatre têtes se tournèrent vers l'entrée où venaient d'apparaître Camus et Angelo, hésitants à franchir le seuil.

« Entrez ! » leur lança Kanon.

« Nous ne vous dérangerons pas longtemps, nous avons senti les cosmos de Shun et de Mû et venions aux nouvelles. » s'excusa Camus.

« J'expliquais justement à l'instant qu'ils allaient beaucoup mieux. »

Mû les rassura sur l'état de santé du Scorpion, leur assurant qu'il était hors de danger et que, de ce que Shun et lui avaient capté dans leurs cosmos, Shaka avait reprit ses méditations, ce qui était très bon signe pour son psychique.

« Alors tout va bien ! » s'exclama le Cancer.

« On le dirait en effet Angelo » lui répondit Mû avec un sourire.

« Et bien c'est pas tout mais toutes ces émotions m'ont donné soif. Qui veut une bière ? » lança Kanon à la cantonade en se dirigeant vers la cuisine.

Shun, encore un peu secoué par la nouvelle de l'arrivée d'Hadès, mais se sentant néanmoins bien plus paisible, se leva d'un bond et rattrapa son Dragon des Mers à la cuisine.

« Attends Kanon ! Je vais t'aider ! »

« Nous n'allons pas nous imposer plus. » fit Camus en se dirigeant vers la porte.

« Restez boire une bière avec nous, ça nous changera les idées et je crois qu'on en a tous besoin. »

Saga leur présentait les fauteuils alors que lui-même entraînait Mû sur le canapé pour s'asseoir à leur tour.

Kanon et Shun revinrent les bras chargés de plateaux, le premier portant les boissons et le deuxième un petit en-cas car ils n'avaient toujours pas dîné.

Soudain, Kanon buta sur un pli du tapis, envoyant le plateau valser dans les airs alors qu'il s'étalait lamentablement par terre en jurant.

Les quatre Golds qui attendaient tranquillement au salon méritèrent leur titre de Chevaliers d'Or en réagissant à la vitesse de la lumière, récupérant les canettes avant qu'elles n'atteignent le sol. Angelo réussit même l'exploit de récupérer une bière avec le plateau.

L'instant de stupeur passé, tous éclatèrent de rire en voyant la tête du Cancer qui n'en revenait pas et fixait, ébahi, la canette de bière sur le plateau.

Mû débarrassa Shun des plats qu'il tenait tout en lui glissant quelques mots à l'oreille.

« Tu comprends maintenant pourquoi je m'inquiétais ? » lui chuchota le jeune Bronze sur le même ton en levant les yeux au ciel d'un air dramatique avant de se pencher vers le jumeau à terre pour lui tendre une main, l'aidant à se relever.

Ils finirent de prendre place sur les différents sièges et parlèrent de choses et d'autres jusqu'à ce que Saga leur assène la nouvelle.

Quatre regards ahuris le dévisagèrent alors.

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Marine se colla un peu plus à Ayoros, intensifiant leur baiser.

Elle avait fait irruption dans son temple sitôt après avoir quitté Shiryu, faisant sursauter le Sagittaire qui était tranquillement occupé à lire un livre, confortablement installé dans son canapé, et elle lui avait dévoilé de but en blanc ses sentiments. Ayoros l'avait regardé, incapable de parler. Il se tenait debout devant elle, le regard déterminé dans lequel brillait le sentiment qu'il attendait tant d'elle.

Voyant que l'homme restait immobile, Marine s'était rapproché, s'installant à ses côtés et, le regardant droit dans les yeux, alla avait posé sa main sur la sienne.

« Ayoros ? Tu ne dis rien ? »

Sortant alors de son état de statue, le Grec avait caressé sa joue et l'avait lentement prise dans ses bras.

« Je t'aime, Marine. »

Elle avait alors relevé la tête et avait déposé un baiser léger sur ses lèvres auquel il avait répondu chastement.

Marine avait souri intérieurement. C'est vrai qu'il était aussi innocent que l'agneau qui venait de naître et cette constatation l'attendrissait.

Soudain, il avait bondi du canapé et l'avait supplié de l'attendre quelques instants. Elle était restée interdite, le regardant partir en courant, mais l'avait patiemment attendu.

Il n'avait pas été long et son regard brillait de mille feux lorsqu'il était reparu dans son temple.

Il l'avait prise timidement dans ses bras et l'avait de nouveau embrassée, intensifiant leur baiser. Quand leurs langues se mêlèrent, à l'initiative de la jeune femme, Ayoros y répondit avec hésitation et ne tarda pas à prendre de l'assurance, goûtant avec plaisir la saveur de la bouche offerte.

Ils avaient à peine touché au repas qu'Ayoros leur avait préparé rapidement, se comportant comme deux adolescents qui découvrent l'amour charnel, ne supportant pas de se séparer plus de 5 minutes.

Marine se détacha légèrement du Grec et, plongeant son regard dans le sien, elle entreprit de défaire un à un les boutons de son chemisier sous le regard brûlant du jeune homme. Comme il ne restait plus qu'un bouton, elle lui prit la main et l'incita à terminer. Il défit le dernier bouton d'une main fébrile et écarta lentement les pans du chemisier, le faisant glisser sur les frêles épaules.

Ayoros la dévorait des yeux, elle était vraiment belle. Timidement, il fit courir ses doigts sur son bras, remontant jusqu'à sa clavicule pour descendre s'aventurer jusqu'à l'échancrure du morceau de dentelles qui couvrait sa poitrine. Il était hypnotisé par les frissons qu'il faisait naître sur le corps de la jeune femme.

Tout aussi doucement, Marine fit disparaître le vêtement qui recouvrait le torse bronzé du Sagittaire et posa ses mains à plat pour s'imprégner de sa chaleur.

Naturellement, leurs lèvres se retrouvèrent alors qu'ils se serraient l'un contre l'autre. Marine sentait les légers tremblements qui agitaient le corps du grec et s'en délectait. Elle avait envie de lui. Cela faisant tellement longtemps qu'elle l'attendait qu'elle ne pourrait pas patienter plus. Elle glissa ses mains vers la ceinture du pantalon du jeune homme et commença à la défaire.

Celui-ci se recula brusquement, le rouge aux joues.

« Marine… ne pourrait-on pas attendre… un peu ? On n'est pas obligé d'aller vite tu sais ? Je … je … »

Marine se rapprocha de lui et le reprit tendrement dans ses bras.

« Ayoros, mon amour, ne t'inquiètes pas. Tu n'as pas à rougir de ton inexpérience devant moi. Je suis fière au contraire d'être la première femme que tu tiens dans tes bras. Cela me remplit de bonheur. »

Elle posa ses lèvres sur les siennes et lui donna un long baiser langoureux tout en dégrafant son soutient gorge.

Quand elle se recula et que le bout de tissu tomba à terre, Ayoros ouvrit de grands yeux et, mû par une force invisible, se pencha sur les deux rondeurs pour les embrasser une à une presque religieusement.

Voyant que le Sagittaire prenait de l'assurance, l'Aigle finit de lui retirer son pantalon et le caressa doucement à travers son boxer, lui arrachant un soupir de contentement. Elle le poussa ensuite en direction de la chambre et le fit asseoir sur le lit pendant qu'elle finissait de se déshabiller avec des gestes lents, offrant ainsi sa nudité à son regard.

Elle le laissa l'admirer un moment puis, s'avança et s'assit sur le Gold avant de le faire basculer en arrière, leur deux bouches soudées l'une à l'autre. Les mains du Sagittaire parcouraient son corps doux et chaud, s'attardant sur sa taille, ses flancs, la naissance de ses seins. Elle se retrouva bientôt sous lui, soumise à ses baisers et à ses caresses qui se faisaient de plus en plus passionnées et précises, la laissant pantelante de désir entre ses bras musclés.

Ayoros ne se contrôlait plus, de la lave coulait dans ses veines et son sexe était douloureux de désir. Il dévorait littéralement le corps de la jeune femme, s'émerveillant des réactions qu'il suscitait chez elle quand il mordillait gentiment un téton ou qu'il jouait avec sa langue sur son ventre. Instinctivement il fit glisser sa main vers son intimité, l'effleurant avant d'y introduire un doigt, provoquant un mouvement de bassin chez Marine.

Elle qui avait cru qu'elle devrait le guider, découvrait un amant entreprenant qui se laissait guider par ses instincts dans le seul but de lui procurer du plaisir. Estimant qu'elle avait été suffisamment passive, elle glissa sa main dans le boxer pour la refermer autour du membre dilaté et tendu.

« Non… attends… je ne peux pas…aaah… »

Il ne put terminer sa phrase qu'il se répandit dans cette main douce qui l'avait fait jouir par son simple contact. Il enfouit sa tête dans le cou de Marine qui le serra dans ses bras.

« Je suis désolé. » murmura-t-il les yeux fiévreux de plaisir.

« Il n'y rien dont tu doives t'excuser Ayoros. La nuit ne fait que commencer, nous avons tout notre temps. » Répondit Marine en reprenant son sexe dans sa main pour lui insuffler une deuxième vie.

oOo

« Et bien, c'est rudement calme ce soir. »

« Oui, ça fait bizarre de ne pas voir les autres. Seiya finirait presque par me manquer. »

« Tu plaisantes là ! »

« J'ai dit presque… » railla le chevalier du Cygne.

« Tu as failli me faire peur. » rentra dans son jeu le Phénix.

« Alors on a la maison pour nous tous seuls ce soir ? » continua-t-il avec une lueur malicieuse dans le regard.

« Et il y a de grandes chances pour que l'on ait la nuit aussi, Shiryu est chez Aiolia et Shun doit toujours être à Jamir avec Mû. »

Le Phénix s'approcha tel un prédateur vers sa proie, son regard sombre ne quittant pas les prunelles claires. Lentement il se dévêtit, semant ses vêtements par terre au fur et à mesure qu'il avançait vers le Cygne. Il se posta face à lui, déjà bien en forme et, lui caressant la joue d'une main, posa l'autre sur sa nuque en un souhait muet. Docilement, le Russe céda à la légère pression et s'accroupit devant le Phénix.

Il déposa un baiser sur le membre tendu face à lui avant de le lécher sur toute sa longueur. Il le titilla longuement, à coups de langue et de dents, avant de l'engloutir et d'entamer un mouvement de va-et-vient. Ikki se cambra, ses doigts perdus dans la chevelure blonde de Hyoga, l'incitant à le prendre plus profondément dans sa bouche. Le blond s'accrocha aux fesses du Japonais alors que celui-ci donnait des coups de reins incontrôlables de plus en plus rapides dans la chaude cavité. Soudain, bloquant la tête du Cygne contre son bas ventre, il se déversa entre ses lèvres dans un cri de jouissance.

Lorsqu'il relâcha son étreinte, le Russe releva la tête en se léchant les lèvres.

« J'aime ta saveur, elle est unique. Tu es unique. »

Ikki fit relever Hyoga et le soulevant dans ses bras, l'emmena jusqu'à leur chambre.

« Je vais te prouver à quel point toi aussi tu es unique pour moi. »

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« Il est hors de question qu'un envoyé des Enfers pose ses pieds crochus dans mon temple ! » vociférait le Cancer.

« Angelo tu te calmes ! » trancha Camus froidement.

« Mais… »

« Non ! »

Le Cancer se renfonça dans son fauteuil, visiblement pas calmé, sous le regard glacial de Camus.

« Je crains que tu n'obtiennes la même réaction demain en l'apprenant aux autres. » fit remarquer Mû à Saga.

« Il faudra pourtant bien les loger, qu'on le veuille ou non ! » s'énerva Saga que toute cette histoire commençait à exaspérer, avant de continuer.

« Je dois t'avouer, Camus, que je comptais sur toi pour héberger Hypnos, le Dieu du Sommeil. »

« Et pourquoi celui-là ? »

« Parce que, d'après les Bronzes, de tous les invités que l'on est forcés de recevoir, c'est certainement le plus calme, … et avec Angelo, c'est une précaution à prendre… » termina le Pope avec un regard en direction du Cancer qui lui renvoya un coup d'œil assassin.

« Je vais y réfléchir. Je te donnerais ma réponse demain. » promit Camus en se levant pour prendre congés.

« Bonne nuit. Angelo, tu viens ? »

Angelo se leva du fauteuil et marmonna un vague 'Bonne Soirée' avant de suivre le Verseau.

« C'est bien ce que je disais, c'est pas gagné… » répéta le cadet des jumeaux.

« Il se fait tard, nous devrions en reparler à tête reposée demain. Une bonne nuit de sommeil nous sera profitable. » Déclara Mû qui se sentait encore plus fatigué à la pensée des marches à montée pour se rendre au treizième temple.

Saga, sembla lire dans ses pensées.

« Kanon, ça te dérange si on dort ici, j'ai pas vraiment envie de me taper les escaliers. »

« C'est aussi ton temple et tu y as ta chambre, tu n'as pas à me demander de permission. » lui répartit son jumeau, heureux de voir son frère rester.

« Allons tous nous coucher. Toutes ses émotions nous ont épuisés. » proposa Shun en étouffant un bâillement.

Ils se souhaitèrent une bonne nuit et se dirigèrent en couple vers leurs chambres.

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« Quelque soit le spectre que tu logeras chez n'importe lequel d'entre nous, ça se passera mal. Tu en as conscience ? »

Mû regardait son amant avec son air doux habituel mais dans lequel, cette fois-ci, perçait une pointe d'inquiétude.

« Bien sur que j'en ai conscience, mais nous n'avons pas le choix. Et estimons-nous heureux qu'Hadès ne soit accompagné que de 5 de ses subordonnés ! »

« Tu sais je me demandais… »

« Quoi ? »

« Et bien, à l'origine, ce sont des êtres humains eux aussi et même s'ils sont au service du Seigneur des Enfers, ils n'en ont certainement pas moins des sentiments, tu ne crois pas ? »

« Où veux-tu en venir ? »

« Voyons, lorsque Zeus a réparti les limites du domaine de chacun, Hadès a hérité du monde souterrain mais qui nous dit qu'il le désirait ce monde ? Et puis pour quelqu'un qui recherche à ce point la pureté et l'innocence chez son hôte, je trouve que ça ne correspond pas vraiment à l'image d'un homme sanguinaire. D'autre part, il n'a jamais usé de son pouvoir d'ôter la vie des humains. Même lorsqu'il a déclaré la guerre à Athéna, il n'y a pas eu d'hécatombe sur Terre. »

« Tu oublis l'éclipse totale Mû ! Elle devait servir à anéantir toute vie sur Terre ! »

« Je n'oublie rien ! Mais qui nous dit qu'il l'aurait maintenu ? Que ce n'était pas juste nécessaire pour que lui et ses spectres puissent simplement sortir des ténèbres sans se blesser ? Que savons-nous des véritables intentions qui se cachaient sous ses paroles dures et cruelles mais que démentaient ses actes. Regarde avec Ikki ! Il n'a pas pu le tuer ! »

« Mais il a tué Seiya ! »

« Il n'a fait que se défendre… »

« Il a voulu tuer Athéna ! »

« C'est elle qui est y est allé pour le tuer… »

A bout d'arguments, Saga dévisageait Mû qui restait impassible, un petit sourire malicieux au coin des lèvres.

« Réfléchis à ce qu'on vient de dire et tu verras qu'il est vrai que la nuit porte conseil. Maintenant, tu veux bien venir t'allonger près de moi sinon je crois que je vais devenir fou à entendre ton frère ainsi. Laisse-moi leur prouver que tu as une bien plus jolie voix quand tu chantes pour moi… »

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A peine la porte refermée, Kanon se fit littéralement sauté dessus par une petite chose à la touffe verte adorable.

« Hey ! Du calme mon joli petit cœur. » se défendit en riant le cadet des Jumeaux.

« Kanon… laisses-moi te prendre ce soir, s'il te plait… »

L'ex Dragon des Mers jeta un regard dans les prunelles implorantes d'Andromède et y lut aussi de l'appréhension. L'appréhension de se retrouver face à face bientôt avec celui qui l'avait possédé, brisant sa volonté, son âme. Il comprit et, prenant Shun dans ses bras, s'allongea sur le lit en le maintenant au dessus de lui, lui signifiant ainsi sa réponse.

Kanon se fit passif pendant que le jeune Bronze l'effeuillait tout en embrassant chaque centimètre de la peau qui se révélait, laissant ses doigts s'aventurer sur les zones sensibles.

Shun sentait bien que son Gémeau avait de plus en plus de mal à rester stoïque sous ses caresses, sa peau frémissait à chaque effleurement, sa gorge tentait d'étouffer ses gémissements de plaisir sans vraiment y parvenir.

« Je ne t'ai pas interdit de participer… » lui chuchota alors Andromède.

Deux bras puissants se refermèrent aussitôt sur lui alors que ses lèvres étaient prises d'assaut par une bouche gourmande n'en finissait plus de le goûter. Le corps sous lui ondulait au rythme des sensations qu'il faisait naître au fur et mesure qu'il redécouvrait ses points sensibles.

Il s'arracha difficilement au baiser voluptueux pour se délecter de la saveur de cette peau dont l'odeur ne cessait de l'enivrer, descendant toujours plus bas dans une lenteur torturante pour son partenaire qui s'arquait sous les vagues de chaleur qu'il provoquait dans ses reins.

Il parsema son corps de baisers brûlants, de coups de langue humide, de morsures légères, n'oubliant aucun espace autour de la virilité fièrement dressée de son amant tout en prenant bien soin malgré tout de ne pas l'effleurer, le rendant fou de désir.

« Shunnnn… veux-tu me rendre dingue ?... »

Kanon haletait, ondulait, se cambrait, gémissait, le suppliait, il n'en pouvait plus, le désir était à son comble.

Pourtant Andromède continua de le torturer encore de longues minutes, revenant prendre ses lèvres en un baiser langoureux tout en s'appliquant à pousser le jumeau dans ses dernières limites de résistance au plaisir qui le submergeait.

Shun se glissa habilement entre ses jambes et se positionna contre l'intimité palpitante de son amant qui ne réagit pas tant il était dans un état second.

Lentement et avec douceur, il força les chairs à s'écarter pour lui livrer le passage, déclenchant un long râle chez Kanon qui se cambra encore un peu plus pour le sentir plus profondément en lui. Alors, tout en entamant le mouvement ancestral, il saisit enfin le membre pulsant, lui imprimant le même tempo.

Kanon cria de plaisir en sentant la main d'Andromède sur son sexe, il agrippa les fesses rondes et fermes du Bronze et donna des coups de reins plus rapides tant sa jouissance était proche.

Le Chevalier Divin n'était pas en reste côté échauffement. A chaque fois qu'une partie de son corps était passé à porté des lèvres du jumeau, il en avait profité pour le lécher, le mordiller, lui laissant même plusieurs suçons à la base du cou et sur les épaules. Ses mains n'étaient pas restées inactives non plus, et pendant que Shun s'évertuait à rendre son Dragon fou de désir, ce dernier se vengeait de la même manière. Si bien que, lorsque le Bronze se glissa en Kanon, ils ne tardèrent pas tous deux à se retrouver propulsés au septième ciel et même à se persuader qu'il en existait un huitième.

Ils retombèrent l'un sur l'autre, épuisés et en sueur, le cœur battant à tout rompre, leurs esprits encore dans les hautes sphères de la luxure et s'endormirent sans s'en rendre compte.

oOo

Milo se réveilla plus en forme que jamais, il se sentait complètement guéri et avait le cœur léger. Il ouvrit les yeux et se rendit compte que le lit était vide. Pris d'une peur panique, il partit à la recherche de l'indou.

Il le trouva dans la cuisine en train de s'afférer devant les fourneaux. Il passa derrière lui et l'enlaça tendrement par la taille.

« Bonjour mon Soleil ».

Shaka abandonna les ustensiles, se tourna vers le Scorpion et noua ses bras autour de son cou. Milo se pencha lentement sur lui, cueillit un baiser et le serra tendrement contre lui.

Une odeur de carbonisé vint leur titiller les narines.

« Le déjeuner ! »

Shaka éteignit le feu et constata avec stupeur que tout avait brûlé. C'était bien la première fois que ça lui arrivait.

« Laisse tout ça, j'ai envie d'autre chose » murmura Milo coquin.

Il souleva Shaka et l'emmenant vers la chambre. Il le déposa précautionneusement sur le lit et s'allongea prêt de lui en l'enlaçant.

Le blond le regardait amoureusement, faisant glisser une main douce sur sa joue.

Avec des gestes tendres, Milo entreprit de le dévêtir tout en couvrant chaque parcelle de peau mise à nue de baisers légers qui firent frémir la Vierge. Avec une infinie douceur, il l'amena vers un état d'euphorie et s'enfonça en lui après l'avoir longuement préparé.

Shaka avait l'impression de léviter dans un monde de volupté où ne subsistait que la sensation de ce membre qui entrait et sortait de son corps à cadence régulière et puissante, l'entraînant toujours plus loin dans l'extase de ses sens.

D'un dernier coup de rein, Milo se répandit en lui alors que l'Indou maculait son ventre de sa propre semence dans un gémissement sublime de plaisir intense.

Le Grec s'écroula sur le corps trempé de sueur de son amant, fauché par un orgasme qui le laissa au bord de l'inconscience.

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Shiryu se réveilla avec une étrange douleur dans les reins et une érection conséquente. Le rêve qu'il faisait chaque nuit l'avait encore mis dans cet état. Il se tourna doucement et se retrouva face au Lion, qui le regardait intensément.

Se rendant compte que cette fois-ci il n'avait pas rêvé, il rougit violemment au souvenir ce qu'ils avaient fait la veille et voulu se relever mais retomba sur l'oreiller avec une grimace de douleur.

« Pardon mon Dragon, je t'ai vraiment fait mal hier soir. Je serais plus doux la prochaine fois. » s'excusa  le Lion en l'embrassant.

Shiryu était tétanisé. Ils l'avaient vraiment fait ! C'est vrai qu'Aiolia n'avait pas été tendre, surtout pour sa première fois, mais il ne pouvait pas savoir. Il finit par répondre au baiser du Grec et entrouvrit les lèvres. Aussitôt leurs langues retrouvèrent leurs jeux de séduction et de découverte et s'enroulèrent, mêlant leurs salives.

Aiolia se montra d'une extrême tendresse cette fois-ci, préparant doucement le Dragon à sa venue. Celui-ci se cambra sous la vague de plaisir qui déferla en lui quand il sentit le Lion le posséder.

Ils firent l'amour lentement, se délectant des soupirs de plaisir que poussait l'autre, et crièrent en même temps leurs noms quand ils atteignirent ensemble le point de rupture.

Shiryu recouvrait lentement ses esprits dans les bras de son amant.

« C'était ta première fois hier soir n'est-ce pas ? » devina le Grec en l'embrassant sur le front.

Le jeune Chinois rougit de plus belle et hocha la tête affirmativement.

« Je suis désolé de t'avoir brusqué. »

La sincérité du ton toucha le Dragon qui resserra ses bras autour de son cou avant de l'attirer à lui pour mendier ses lèvres.

« Ne me tentes pas plus, je ne peux pas te résister et je ne voudrais pas être responsable si tu ne peux pas marcher correctement aujourd'hui. » se moqua le Lion.

« C'est sûr que je ne vais pas grimper ces fichus escaliers en courant comme un dératé ce matin. Tiens, on n'a pas frappé à la porte ? »

« Si ! Ne bouges pas de ce lit, je vais vite voir ce que c'est et je viens te rejoindre, je n'en ai pas encore fini avec toi, mon mignon petit Dragon. » promit le Grec tout en enfilant en vitesse un bas de survêtement.

Aiolia ouvrit la porte et découvrit un garde qui attendait patiemment, tête baissée.

« Chevalier d'Or du Lion, vous êtes convoqués par le Grand Pope dans la salle du conseil à 10 h. »

« Bien ! J'y serai ! »

Et il referma la porte en se demandant la raison d'une telle convocation.

'Voyons, quelle heure est-il ? 8h36, il avait largement le temps de s'occuper du corps aux longs cheveux couleur ébène qui était allongé dans son lit'

Et il retourna dans la chambre où il découvrit le lit… vide !? Mais bien vite, il entendit le bruit de l'eau et se rendit à la salle de bain et, enlevant son survêtement, il se glissa dans le dos de Shiryu.

« Je t'avais pourtant dit de ne pas me tenter… » lui souffla-t-il dans le creux de l'oreille.

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Lorcan était dans le salon, il attendait que le kiné finisse son travail avec le Pope dans la chambre et qu'il s'en aille. On avait finalement enlevé tous les plâtres du Pope. Le médecin n'en croyait pas ses yeux. Comment des doubles fractures sur les quatre membres pouvaient être réparées en moins d'une semaine? L'homme de science se dit que la nature n'avait pas encore révélé tous ses secrets.

Le Poisson regardait les livres rangés dans la petite bibliothèque quand soudain son regard fût attiré par un petit ouvrage rangé tout en bas dans un coin. Il le tira et lu le titre. 'Le Kama Sutra pour les hommes.'

« Sutra ?? Sutra ?? C'est pas un truc de prières ça ?? »

Le Suédois s'installa dans le fauteuil avec le livre et l'ouvrit, Quand il vit les images il le referma d'un coup. Regardant autour de lui et ne voyant personne, il le rouvrit pour le regarder avec attention.

Etait-ce là ce que Shion avait sous-entendu quand il lui avait laissé sous-entendre que le plaisir physique pouvait être encore meilleur ?

Il tournait les pages, jetant tantôt des regards curieux, tantôt des regards gênés aux images qui y étaient imprimées.

Quand soudain il tomba sur une image représentant un homme aux yeux bandés et aux mains attachées, à quatre pattes, un autre homme se tenait derrière lui.

Lorcan eut un cri d'effroi et laissa tomber le livre en se levant brusquement avant de s'enfuir du chalet.

Il se précipita vers le lac, où il s'écroula sur un tronc mort qui traînait sur la plage. Les images se bousculaient dans son esprit, l'homme attaché, lui attaché, l'autre derrière lui ; il ne voyait rien, il ressentait juste cette cuisante douleur, ces mains qui lui tenait les hanches fermement, cette présence en lui qui le déchirait et encore ces mains qui le touchaient. Et soudain, une autre image se superposa à ce défilement incessant, une image fixe, celle des mains de Shion sur lui. Et une douce chaleur l'envahit, remplaçant la nausée qui lui avait soulevé le cœur.

Il avait besoin de réfléchir.

« Quelle horreur, comment des gens peuvent aimer cette monstruosité, dont j'ai maintes fois fait les frais, alors que je ne pouvais même pas me défendre… »

Pourtant une évidence venait de le frapper. Ces mains qu'il avait tant de fois détestée lorsqu'elles se mettaient en mouvement sur son corps, son sexe, ce contact qui lui donnait envie de vomir, il l'avait apprécié de la part de Shion.

Ce pourrait-il que tout ce qui l'avait dégoûté jusqu'à présent soit magnifié entre les mains du Pope ? Ce pourrait-il qu'il puisse prendre du plaisir dans ces actes qui le terrifiaient, simplement parce que ce serait avec lui ?

Il sentit son cosmos qui le cherchait et se décida à retourner lentement vers le chalet.

Pendant sa séance de rééducation, Shion avait senti le cosmos du Poisson passer par tous les états : de la surprise, de la gêne, de la curiosité. Pourtant à un moment, il vibra de la façon que le Pope détestait : Lorcan était terrifié.

Le Kiné s'apprêtait à partir et le Bélier se rua à la vitesse d'une limace de course vers le salon où il trouva un livre à terre, tombé ouvert du côte du texte. En le ramassant, Shion lu le titre et ne put s'empêcher de sourire puis il le retourna et, quand il vit l'image, son visage se décomposa.

« Ne me dites pas que ce salaud à osez lui faire ça !! » rugit-il tout haut.

Il chercha le cosmos du Poisson qu'il trouva près du lac. Il le sentait en pleine confusion mais la terreur semblait avoir disparue. Il ne savait pas quoi faire. Devait-il aller le rejoindre ou bien le laisser se calmer seul ?

Il en était là de ses interrogations quand Lorcan fît son apparition, il était livide.

Il leva un regard vague vers lui et fixa ce qu'il tenait toujours à la main. Le Pope, suivant son regard, leva le livre.

« Je suis désolé, Lorcan. L'amour n'est pas comme dans ces livres. Les images ne peuvent pas retranscrire l'émotion et les sentiments qui affluent dans ces moments-là. »

L'Atlante ne savait pas trop quels mots il devait utiliser pour rassurer le jeune homme qui n'avait toujours pas ouvert la bouche.

« Ce que tu as subi était mal et condamnable. Faire l'amour ne se résume pas à ces photos. C'est tout un ensemble de sensations qui finit par amener à la volupté des sens. Faire l'amour est beau… »

« Fais-moi l'amour Shion ! »

Le Bélier le regarda, scrutant dans le regard soudain déterminé si son ouïe ne l'avait pas trahi et comprenant tout aussi soudainement les raisons d'une telle demande. Il n'y avait que de cette façon qu'il pourrait définitivement le rassurer.

oOo

Shaka était en pleine méditation quand tous les doutes qui le hantaient refirent brutalement surface. Son cosmos s'intensifia.

Milo, qui était sous la douche, accouru dans le salon et se figea devant la scène. L'Indou avait entièrement retourné tout le salon et se lacérait les bras avec un débris de verre provenant d'un miroir cassé.

Le Scorpion se précipita et lui retira l'objet tranchant des mains.

« Shaka, arrêtes !! »

Mais l'Indou se débattait comme un beau diable, tentant de s'échapper de la prise du Grec.

« Quand on sera au sanctuaire, tu vas recommencer ! Tu vas me quitter au petit matin ! Tu feras comme si de rien était… » l'accusa-t-il avant d'éclater en sanglots.

Le Scorpion attrapa le chevalier de la Vierge et le cala contre son torse.

« Calme-toi, il est hors de question que je te quitte, arrête de te faire du mal. Calme-toi, je suis là. » affirma le Scorpion d'un ton apaisant.

Il fallut un moment pour que l'Indou se calme.

Le Grec le souleva alors dans ses bras et l'emmena jusqu'à la chambre où il le fit asseoir sur le bord du lit pour désinfecter ses blessures et les panser.

Il s'installa alors à coté de lui et le reprit dans ses bras.

« N'as-tu pas ressenti cette plénitude qui nous a envahis ce matin pendant que nous faisions l'amour ? Cela ne signifie-il rien pour toi qui est sensé avoir une sensibilité particulière pour ce genre de chose ? Mon âme a déjà pris la forme idéale pour s'unir à la tienne, et cela équivaut pour moi à mon existence même. Comment pourrais-je ne serait-ce qu'envisager de m'éloigner de toi à présent ? Ma vie n'aurait plus aucun sens sans toi à mes côtés. »

Les paroles de Milo pénétrèrent l'esprit de l'Indou qui commença à prendre conscience de leur implication.

« Oh Milo, je suis désolé ! J'ai si peur de te perdre que j'ai l'impression de devenir fou. »

Le chevalier était secoué de violents sanglots contre le torse du Grec.

« Nous sommes liés l'un à l'autre. Nous sommes deux âmes sœurs, j'en suis persuadé, mon amour, ma vie. »

Shaka plongea son regard embué de larmes dans celui sincère et pur de Milo et se cala contre lui, rassuré.

Milo l'allongea et se couchant à son tour, le reprit dans ses bras. Il continua à lui murmurer des mots rassurants jusqu'à ce qu'il le sente s'endormir.

A suivre …