Disclaimer : comme d'habitude, les personnages de Saint Seiya appartiennent à Kurumada, nous ne faisons que les emprunter pour leur faire profiter des joies d'une vie normale…

En revanche, le choix du prénom de Lorcan vient de notre imagination.

Voici donc la suite de ma fic « Flashés », co-écrite avec Kittyarra. Si nous arrivons au bout, il y aura 4 parties en tout dont voici la première qui se déroule dans le Sanctuaire d'Athéna. On y retrouve tous nos chevaliers et leurs histoires d'amour. Attention !! Nombreux lemons à venir…

oOo

Les neuf Golds restant au Sanctuaire étaient réunis dans la grande salle ainsi que les 4 chevaliers Divins. Tous avaient le genou à terre dans une attitude de déférence pour le Pope, même s'il n'était que l'intérimaire.

« Chevaliers ! Je vous ai réunis ce matin pour vous faire part d'une nouvelle importante. »

Saga marqua une pause, scrutant plus particulièrement le visage du Verseau, qui comme à son habitude restait impassible.

« Sur ordre de Zeus, nous allons devoir accueillir les Dieux qui nous ont autrefois déclaré la guerre. »

Un brouhaha s'éleva qu'il stoppa d'un mouvement de la main.

« Chaque Dieu devra séjourner un mois dans chaque sanctuaire anciennement ennemi. D'ici un mois, nous devrons nous préparer à accueillir Hadès. »

Un murmure de protestations envahit la salle.

« Je sais ce que vous pensez mais ce n'est pas tout. »

Voilà, maintenant il allait asséner le coup de grâce.

« Hadès viendra accompagné des deux Dieux jumeaux, d'un des trois juges et de deux spectres. Et, selon les consignes de Zeus, … la garde d'Hadès devra être hébergée par les chevaliers d'Or. »

« Il n'en est pas question ! » protesta Shura en rompant le lourd silence qui s'était installé.

« Nous n'avons pas vraiment le choix ! » expliqua le Pope par intérim.

« Saga, je sais qu'on ne peut rien contre le choix d'un Dieu, mais je me range du côté des autres. Je ne peux pas accepter cela. C'est beaucoup trop dangereux. Et maintenant, je dois penser à la sécurité de Shaina et du bébé. » souligna Aldébaran.

« Oui c'est beaucoup trop danger…. DU QUOI ?! » s'exclama Aiolia en réalisant le sens des paroles du gardien de la maison du Taureau.

Tous les regards se fixèrent sur Aldébaran qui se sentit soudain très mal à l'aise.

« Shaina et le… bébé ? » répéta Mû éberlué en comprenant à présent le sens des paroles de Saga la veille.

L'information mit quelques secondes avant d'arriver aux cerveaux de l'assemblée. Puis tout le monde explosa de joie et félicita le futur papa ! 

Tous avaient oublié momentanément le sujet de leur convocation quand Aldébaran, malgré lui, le leur remémora.

« Oui ! Elle a accepté de venir vivre avec moi ! C'est pour ça que je ne veux pas d'un spectre chez moi. »

De nouveau, les mécontentements et récriminations se firent entendre.

Au bout d'un moment, le Pope se leva en réclamant le silence d'une voix impérieuse.

« Qui sommes nous pour aller à l'encontre de la décision d'un Dieu, qui plus est du Dieu des Dieux ?! Celui qui nous a tous permis d'avoir une nouvelle chance de mener une existence sans guerres et sans batailles ! Sans la douleur de voir l'un des nôtres, un proche, mourir encore une fois !

Oui nous nous sommes battus contre Hadès et ses spectres, mais dois-je vous rappeler qu'eux aussi sont morts et ramenés à la vie par le même Dieu qui nous a fait ce cadeau ?!

Ni eux, ni nous n'aurons plus à nous battre au cours de cette nouvelle vie.

Alors ne pouvons-nous faire preuve d'humanité, car c'est bien ce que nous sommes non ? Des humains !?

Ne pouvons nous vivre en paix puisqu'elle nous est offerte jusqu'à la fin de notre existence ?! »

Le silence se fit. Chacun semblait méditer les paroles du Pope par intérim quand la voix du chevalier du Verseau s'éleva.

« Saga, puis-je prendre la parole ? »

« Bien sur Camus. Nous t'écoutons. »

« J'ai bien réfléchi et je suis disposé à héberger le Dieu du Sommeil. Je prendrai Hypnos dans mon temple. »

« QUOI !! Mais ça va pas non ! Tu vas p… »

Un regard glacial venait de clouer le Cancer sur place, lui déconseillant fortement d'ajouter un mot. Ce dernier lança un regard meurtrier à son amant.

« Je te remercie Camus. Je compte sur toi pour l'accueillir avec respect et tact. »

Puis lançant un regard circulaire sur l'assemblée de chevaliers.

« Hadès logera au palais et je m'occuperai personnellement de Thanatos, le Dieu de la Mort… Kanon, j'avais espéré te voir accepter de prendre Rhadamanthe dans ton temple… »

Saga lança un regard de supplication à son frère, sachant pertinemment ce qu'il lui demandait. Mais il lui avait semblé que son jumeau admirait malgré tout le spectre et que peut-être ce serait l'occasion pour qu'ils apprennent à se connaître.

Kanon reçut l'appel que son frère lui lançait. Mais il était assez honnête avec lui-même pour reconnaître que ce spectre l'avait impressionné et qu'il avait eu du respect pour le guerrier. Peut-être alors valait-il la peine d'être connu en dehors d'un champ de bataille.

« Tu peux compter sur moi ! » lui assura t-il après avoir jeté un coup d'œil en direction de Shun qui l'avait rassuré d'un imperceptible mouvement de tête.

« D'autres volontaires pour héberger Myu et Rune ? »

Le Cancer les laissa tous muets de surprise en se proposant pour héberger Rune.

« Es-tu bien sûr Angelo ? Tu ne vas pas nous en faire une nouvelle décoration pour les murs de ton temple ? »

« Ca fait bien longtemps que j'ai changé de style de décoration. Soit vous me faites confiance, soit vous ne me faites pas confiance. »

« Je te fais confiance Angelo. » affirma Saga d'une voix convaincante.

Angelo envoya un regard de défi à Camus qui se contenta d'afficher une mine impassible. Mais le Cancer avait eu le temps d'apercevoir de la tristesse et de la peur dans son regard et il serra les poings de colère contre lui-même et son foutu caractère emporté.

« Je veux bien me proposer pour accueillir Myu. »

Ayoros, qui était resté discret, venait de faire un pas en avant.

« Ayoros, tu n'es pas obligé ! Je vais le prendre dans mon temple ! » intervint aussitôt le Lion.

« Non ! Je suis assez grand pour prendre mes responsabilités tout seul et comme personne d'autre ne se proposera, j'ai décidé de l'héberger ! »

« Ton dévouement a toujours été un exemple pour nous tous, Ayoros. Tu seras donc l'hôte de Myu.

Je vous informerais en temps et en heure de la suite des évènements quand j'en saurais moi-même un peu plus. Ce sera tout pour aujourd'hui. Passez une bonne journée. »

oOo

L'après-midi arriva et tous les chevaliers se rendirent aux arènes pour se défouler après la nouvelle qu'ils avaient reçue le matin.

Shura était en train de combattre Camus. Le Capricorne sentait le trouble de la Balance, bien que son cosmos était plus calme qu'au matin. Shura le trouvait sexy avec son petit sourire en coin. Déconcentré, il ne vit pas venir l'attaque du Verseau qui lui gela entièrement son armure. Saga sonna la fin du match.

Camus libéra l'Espagnol qui se dirigea d'un pas assuré vers les gradins, s'arrêta devant Dokho, prit son visage entre ses mains et l'embrassa.

Toute l'Arène se mis à siffler et à applaudir. Le Chinois, surpris, posa ses mains sur les mollets de son petit ami devenu officiel.

« En quel honneur ? »

« J'en avais envie ! »

Il s'installa à ses côtés et reporta son attention sur le centre de l'arène où venaient d'entrer Angelo et Kanon.

Les deux chevaliers se regardaient en chien de faïence, se tournant autour, attendant chacun le moment d'attaquer. C'est alors qu'ils prirent les positions de Sumo, sous les yeux ébahis des autres chevaliers, et s'attaquèrent comme tels, faisant de grands yeux, claquant leurs paumes de mains sur leurs cuisses.

Sortant de leur état d'ahuris complets, les spectateurs se mirent à siffler, à applaudir et encourageaient les chevaliers haut et fort.

« Hey les mecs, ils sont où les strings ?? » hurla Camus sous le coup d'une impulsion.

Tous les regards se posèrent sur le chevalier du Verseau, les deux combattants eux-mêmes s'étaient arrêté, interloqués. Qu'arrivait-il au fier maître de l'eau et de la glace ?

Se rendant compte tout à coup de l'intérêt que suscitait sa personne et surtout des paroles qu'il venait de prononcer, Camus se mit à rougir violemment et se leva précipitamment dans la ferme intention de s'enfuir pour se réfugier dans son temple, la honte chevillée au corps. Il courrait comme un dératé dans les escaliers interminables qui menaient aux différents temples, son esprit perturbé par sa propre attitude. Pourquoi avait-il crié ça ?! Que lui avait-il pris ?

Il fut brutalement arrêté dans sa course par un placage au sol des plus douloureux qui lui coupa le souffle. Un poids sur son dos l'empêchait de se relever. Il eut un réflexe de défense et enflamma son cosmos pour se débarrasser de son assaillant.

« Camus ! Arrête ! C'est moi ! »

Il stoppa son attaque aussitôt mais fit baisser quand même la température suffisamment bas pour que le Cancer s'écarte de lui et il en profita pour reprendre sa fuite. Il ne voulait pas entendre les railleries que l'autre ne manquerait pas de faire, il avait décidément trop honte.

« Putain, mais c'est pas vrai ! » jura Angelo en reprenant sa poursuite.

Il sauta sur Camus au moment même où celui-ci ouvrait sa porte. Déséquilibrés, ils s'aplatirent sur le sol de la demeure du Verseau telles des crêpes ratées.

Le Français se débattait violement.

« Lâches-moi Angelo ! »

« Camus, calmes-toi ! Qu'est ce qu'il te prend ? »

Mais le Verseau luttait plus furieusement, n'hésitant pas à enflammer son cosmos pour se défaire de son adversaire. Le Cancer, qui commençait sérieusement à en avoir marre et à être gelé, lui envoya un crochet du gauche qui le mit K.O.

oOo

Shion était assis sur le canapé, il ouvrit les bras et le Suédois s'y lova directement, retrouvant la douceur et la sécurité que lui procurait l'étreinte du Bélier.

« Tu veux en parler ? »

« Pourquoi est-ce que l'on m'a obligé à faire toutes ces choses humiliantes, avilissantes et qui font si mal ? »  

Le Pope prit le temps d'expliquer au Poisson qu'il manquait une case à son père et que le véritable acte charnel n'avait rien de honteux ni de dégoûtant quand il était fait de manière consentante par les deux parties ou avec amour.

« Dans le livre j'ai lu que au début de la…, de la…, enfin tu sais quoi, ça fait toujours mal. »

Lui-même n'ayant toujours connu que la douleur, il ne comprenait pas comment on pouvait aimer faire ce genre de choses si c'était pour avoir mal.

« Je connais une méthode qui ne fait absolument pas mal. »

Le poisson prit le livre et le feuilleta.

« C'est quelle  page ?? »

« Ce n'est pas dans le livre… Lorcan ? Veux-tu toujours que je te fasse l'amour ? »

Le Suédois fixa l'Atlante d'un regard pur et confiant. Il lui avait promis qu'il ne le brusquerait pas et qu'il serait prévenant. Il se leva et lui prenant la main, l'entraîna dans la chambre.

Ils se déshabillèrent et se glissèrent sous les draps. Lorcan se pencha et embrassa passionnément Shion. Ils commencèrent par de simples caresses qui devinrent très vite érotiques une fois que le Pope fut rassuré sur l'état d'esprit du Poisson. Shion déposa des baisers, sur toutes les parcelles de peau de Lorcan qui gémissait de plaisir.

« Lorcan, écartes les jambes »

Le poisson était sur le dos et s'exécuta, tremblant légèrement. Le bélier le rassura. Il se plaça à genoux entre les jambes du Poisson et, tout en continuant de le caresser, il descendit lentement une main vers l'intimité rosée, son pouce faisant des cercles autour de l'entrée fragile. De son autre main, il caressa le membre tendu qui se dressait sous ses yeux, l'amenant subtilement jusqu'à la jouissance.

Récupérant un peu de la semence qui avait coulé sur le ventre du Suédois, il en appliqua sur l'intimité avant d'y glisser un doigt en douceur, son regard attentif aux expressions qu'il lisait sur le visage de son amant. Il le détendit longuement avant d'y insérer un deuxième, puis un troisième doigt, le dilatant par des mouvements circulaires et de va-et-vient alternés.

Le sentant parfaitement détendu, il plaça ses fesses sur ses cuisses et lui prit les jambes qu'il maintint au niveau de ses hanches, appuyant ainsi sa virilité contre l'intimité du Poisson.

« Si tu veux arrêter ou si ça ne te plait pas dis-le moi mon ange. »

Mais Lorcan, les joues rosies par le plaisir, le regardait avec envie et amour, l'incitant à continuer son exquis apprentissage.

Shion le pénétra doucement, tendrement. Transportant le Suédois vers le plaisir.  

oOo

Shaka sortit lentement des brumes du sommeil et entrouvrit les yeux. Milo était encore endormi près de lui. Il le tenait encore dans ses bras, il ne l'avait pas lâché.

Les évènements de la matinée lui revinrent à l'esprit. Pourquoi, alors qu'il avait enfin la certitude de l'amour que lui portait le Scorpion, était-il de nouveau assailli par les doutes ? Pourquoi perdait-il le contrôle de lui-même ? Il n'arrivait pas à trouver de réponse à ses questions et se faisait peur à lui-même.

Un changement dans la respiration de Milo lui indiqua que celui-ci était sur le point de se réveiller. Qu'il était beau ainsi endormi. Il paraissait si innocent, si jeune.

« Bonjour mon amour. » l'accueillit-il en déposant un baiser sur ses paupières encore fermées.

« 'jour, mon soleil. » marmonna Milo, encore à moitié endormi.

Shaka continua de parsemer son visage de petits baisers légers, comme un papillon qui l'effleurerait de ses ailes, caressant son torse du bout des doigts.

Milo ne pu réprimer un long frisson qui lui parcouru tout le dos. Soulevant ses paupières à demi, il sourit tendrement à l'Indou mais ne fit aucun geste, se laissant papouiller de bonne grâce.

« Sais-tu que tu es vraiment mignon quand tu dors ? »

« Mmh, parce que je ne le suis pas quand je suis réveillé ? » le taquina t-il.

Shaka émit un ravissant rire cristallin qui émerveilla le Scorpion. Il n'avait jamais remarqué à quel point le rire de Shaka était clair et agréable. En fait, il ne se souvenait pas l'avoir entendu rire avant.

« Je ne sais pas pourquoi nous nous sommes réveillé tous les deux ici il y a quelques jours mais je n'ai pas envie de retourner au Sanctuaire. Je voudrais profiter de toi pour moi tout seul encore quelques jours… Mais je suppose qu'il va falloir rentrer, nous ne sommes pas supposés nous absenter aussi longtemps… » déclara tristement le Grec.

A ces mots, les craintes de la Vierge commencèrent à refaire surface, pas encore assez fortes pour qu'ils perdent encore pied dans la réalité mais suffisamment pour l'inquiéter. Il ne se sentait pas d'y faire face une fois de retour au Sanctuaire, pas encore. Il voulait rester là à Jamir, avec son Amour qui venait de se réveiller.

Il se mit à califourchon sur lui et l'embrassa pour éviter de paniquer à nouveau.

« Je veux pas rentrer ! » protesta t-il avec une moue irrésistible qui aurait pu faire concurrence à Shun.

Milo passa une main sur le visage du blond qui ferma les yeux pour mieux ressentir la caresse.

« Mon ange, nous ne pouvons pas rester là plus que nécessaire, tu le sais. Je t'ai promis que tu ne serais plus jamais seul, je serais toujours à tes côtés pour t'aimer et te protéger. A moins que …ce soit les autres qui te fassent peur ! » comprit enfin le Scorpion.

Shaka rougit. Il n'avait jamais été à l'aise avec le monde, il était agoraphobe et cette phobie avait empiré au fur et à mesure qu'il se défaisait de son côté spirituel pour réapprendre à laisser libre court à l'humain qu'il avait été un jour.

« Ne t'en fait pas, mon soleil, je ne te laisserai pas seul quand il y aura du monde et je te laisserai méditer autant de fois qu'il le faudra… »

Il se rapprocha de son oreille.

« Je t'aime, je ne laisserai personne te faire du mal. »

L'Indou sourit, il savait qu'il disait vrai, mais son sourire se figeât quand il repensa qu'il s'était auto infligé son attaque.

Le Scorpion avait suivit le fil des pensées du blond.

« Ne t'en fais pas, je ne recommençai jamais. »

« Promis ? »

« Promis »

« Rentrons à la maison alors ! Mais avant… »

Shaka attrapa la virilité du Grec, et entama un va-et-vient. Milo eut un hoquet de surprise tant il ne s'attendait pas au geste de l'Indou.

« Shaka !... »

« Laisses-toi faire Milo, je t'aime et j'ai envie de toi. » lui susurra-t-il dans l'oreille avant de prendre possession de sa bouche qu'il envahit aussitôt de sa langue, retrouvant la douce chaleur humide de sa jumelle avec laquelle il entama un ballet sensuel qui les laissa tous les deux haletants.

Milo gémissait, les yeux mi-clos. Shaka se releva et s'empala sur le membre imposant de son amant en étouffant un cri de douleur. Il resta sans bouger quelques secondes puis se souleva et redescendit en mouvements réguliers, arrachant des gémissements de plaisir au Scorpion qui donnait des coups de reins pour s'enfoncer plus profondément encore dans ce fourreau étroit et chaud.

Shaka se renversa légèrement en arrière et s'appuyant des deux mains sur les jambes de Milo, il accentua le glissement le long du sexe du Grec qui criait à présent de volupté. L'Indou sentait la jouissance monter en lui et quand Milo referma sa main sur sa virilité pour l'accompagner, il ne put se retenir et se répandit presque immédiatement, se contractant involontairement autour du membre du Grec qui se cabra pour jouir au plus profond de son amant en criant son nom.

Shaka s'effondra alors sur lui, inconscient, vaincu par le relâchement subit des tensions qu'il avait accumulé et par le plaisir trop intense qu'il venait de ressentir.

Milo, lui caressa tendrement les cheveux puis, se tortillant un peu, réussit à attraper le drap pour les recouvrir, serrant dans ses bras son amant épuisé.

oOo

« Que se passe-t-il avec Camus et Angelo ? » questionna Kanon alors qu'il se resservait une tasse de café.

« Je ne sais pas, mais j'ai remarqué que ce n'était pas la super entente entre eux ce matin. » constata Mû.

« Ils se sont disputés ? » s'inquiéta Shun.

« Je pense que ça a à voir avec la venue des spectres au Sanctuaire et le fait que Camus ait décidé d'en héberger un. »

Saga était assis à table, buvant tranquillement son café, Mû sur ses genoux.

« Angelo veut oublier son passé d'assassin et sa connexion étroite avec le monde des morts. Sans oublier ce qu'il a vécu lors de sa résurrection par Hadès la première fois. Et de devoir être de nouveau confronté aux émissaires de ce monde a du lui rappeler tout ça. Ca explique sa colère. »

Saga connaissait bien le Cancer et se doutait de ce qu'il pouvait ressentir.

« Mais ça n'explique pas la réaction de Camus… » pouffa Shun qui avait pourtant beaucoup de respect pour le maître de son meilleur ami.

Tous quatre se regardèrent avant d'éclater de rire.

« Et vous deux ! Qu'est-ce qui vous a prit de jouer aux sumos ? » articula Mû entre deux hoquets de rire en direction de Kanon.

« On nous a juste demandé de nous entraîner, il n'y avait aucune directive sur le comment… Alors pourquoi pas un combat de Sumo? Et puis il fallait qu'on pète un peu les plombs parce qu'avec la petite bombe que Saga nous a lancé, on n'avait pas vraiment le cœur à  l'entraînement aujourd'hui.» répliqua le cadet des Gémeaux.

Saga ouvrit la bouche pour y redire quelque chose, mais il n'en fit rien, c'était vrai après tout.

« N'empêche que moi, j'aimerai bien le voir ce string… » pensa Shun tout haut, rompant le silence et provoquant l'hilarité chez ses compagnons.

« Pour ça, il faudrait que tu viennes dans ma chambre. » lui répondit son amant d'un air mutin.

« Saga, ça te dit de venir chez moi prendre le thé ? » proposa le Bélier, comprenant qu'il valait mieux laisser les deux amoureux en tête à tête.

« mmmm, c'est très tentant… » répondit l'aîné en imitant la mimique de son frère.

« Ah vous êtes tous là ! »

Quatre têtes se tournèrent vers la porte d'entrée où se tenaient Hyoga, Ikki, Shiryu et Aiolia.

« Entrez ! Vous voulez du thé ou du café ? » leur offrit Shun, faisant contre mauvaise fortune bon cœur et remettant à plus tard la découverte d'un certain dessous.

Les quatre nouveaux venus prirent place sur des chaises et la conversation tourna principalement autour du spectacle qu'avaient donné Kanon et Angelo.

« Le plus drôle c'était Angelo. On ne se serait jamais attendu à ça de sa part. Il faut croire que Camus le dévergonde. » éclata de rire Aiolia.

« Parce que moi j'étais pas drôle peut-être ?! » s'offusquait Kanon tandis que Hyoga défendait que son maître si sérieux puisse avoir une quelconque responsabilité dans les agissements du Cancer, provoquant l'hilarité du groupe.

« De ta part, Kanon, on s'attend à tout, mais de la part d'Angelo, ça avait de quoi surprendre, reconnaît-le. » contesta Shiryu.

« Mon petit dragon pourrait bien encore vous étonner tous… » lança Shun l'air de rien en posant un regard énamouré à la créature mythique en question.

« C'est sur qu'on ne sait jamais ce qu'il va inventer comme gaffe. » le taquina Ikki.

« Mais on ne t'en veut pas, tu es comme tu es et on t'a tous accepté avec tes qualités et tes défauts… même Mû t'a prit en tant que beau-frère. » se hâta de rajouter Hyoga, voyant la tristesse voiler le regard de Kanon et en envoyant une tape derrière la tête du Phénix en même temps.

« Aïeuuuuh !! Mais qu'est ce que j'ai fait encore! » se récria ce dernier en se frottant l'arrière du crâne.

« Tu n'as rien à envier à Kanon en matière de gaffes, mais les tiennes sont orales. » lui reprocha gentiment le Cygne.

Tous partirent dans un grand éclat de rire. Le reste de l'après-midi se déroula dans la bonne humeur, ayant, d'un commun accord silencieux, décidé d'éviter le sujet de la venue prochaine des spectres.

oOo

Camus porta la main à sa mâchoire.

« Aie… »

« N'y touche pas, tu vas te faire encore plus mal. »

Ouvrant les yeux, il découvrit le Cancer penché sur lui, son beau regard sombre exprimant de la tristesse.

« Qu'est-ce q… Mais tu m'as frappé ! » réalisant soudain pourquoi il avait mal.

« Tu ne m'as pas laissé le choix ! Je suis désolé, Camus… »

L'Italien avait vraiment l'air triste. La colère du Verseau s'envola.

'Depuis quand m'est-il devenu si important ?

Je ne pourrais plus vivre sans lui… jamais. Je me fonds en lui… je me fonds complètement … au point de ne faire plus qu'un avec lui…

Il a réussi à briser le mur de glace que j'avais construit autour de mon cœur.'

« Je suis désolé aussi Angelo. Je ne sais pas ce qui m'a pris quand j'ai crié dans l'arène, j'ai eu tellement honte que la seule chose qui me soit venue à l'esprit c'était la fuite… »

« C'est sur que tu en as surprit plus d'un. » rit le Cancer, faisant monter le rouge aux joues du Français.

« Je suis désolé aussi de t'avoir crié dessus… mais tu es tellement impulsif parfois… » le taquina le Verseau.

Angelo, attendri, embrassa Camus sur la joue, puis sur les lèvres et descendit vers le cou. Le Cancer tira un peu sur le vêtement dégageant ainsi l'épaule du Français. L'Italien fît glisser sa langue sur sa clavicule. Le verseau haletait doucement. Encouragé, Angelo lui retira complètement son vêtement. Du bout des ses doigts, il entreprit de dessiner très lentement, le contour de tous les muscles du Verseau. De temps à autres le bout de la langue du Cancer remplaçait le doigt. Camus, qui en avait marre de ce doux supplice, poussa l'Italien, lui déchira le tissu de coton qui lui recouvrait le torse et lui mordit gentiment le téton.

« Hé mais Ayeuhhh… » s'indigna Angelo avec un petit rire.

Le Français le tortura par des caresses de ses mains et de sa langue, n'oubliant aucune parcelle de peau bronzée et au parfum subtilement musqué, provoquant des soubresauts d'extase du Cancer qui se tortillait sous ses attentions.

Mais l'Italien n'était pas homme à rester passif et il ne tarda pas à renverser Camus sur le lit, le retournant sur le ventre et parcourant son dos de milles caresses érotiques, s'attardant sur les zones qu'il savait sensibles. Il lui fit relever les hanches et sa langue, qui traçait des sillons brûlants le long de sa colonne vertébrale, descendit lentement vers ses reins pour finir par exciter son intimité, lubrifiant l'entrée rosée avant d'y introduire ses doigts en alternance avec sa langue.

Camus haletait, la tête enfouie dans l'oreiller. Le Cancer le fit se relever et s'avancer pour le plaquer contre le montant du lit avant de le posséder en douceur et d'entamer un mouvement ample et puissant dans son corps. Le Français sentait les mains d'Angelo sur ses hanches, son membre qui s'enfonçait chaque fois plus loin dans son intimité, le glissement de celui-ci, tout le rendait fou de plaisir.

L'Italien ressortait à présent pratiquement complètement avant de plonger encore plus fort, ses hanches venant frapper les fesses blanches du Verseau en un rythme régulier, provoquant des tremblements chez son amant.

Dans un dernier coup de rein, il se déversa dans le corps de l'homme qui avait su capturer son cœur et l'apprivoiser.

« Je t'aime Camus ! »

Il se retira avec précaution, fasciné par sa semence qui s'écoulait le long des cuisses blanches et finement musclées, puis il se glissa devant le Français et le prit dans sa bouche, se délectant de la douceur de la chair. Il jouait de sa langue et caressait l'entrejambe de son amant avec passion, l'amenant inexorablement à la jouissance qu'il recueillit dans sa gorge.

Délaissant le sexe, à présent délivré de sa tension, il tira Camus vers le bas pour le faire allonger sur lui et l'embrassa avec tout l'amour qu'il éprouvait pour lui. Le Français se redressa légèrement et lui sourit, avant de se laisser retomber sur le corps chaud et de glisser dans une douce somnolence, ses cheveux caressés par une main aimante.

oOo

Lorcan ouvrit les yeux, ne sachant plus où il était, certainement quelque part dans les brumes du plaisir. Il avait un grand sourire sur les lèvres. Ces instants passés dans les bras du Pope avaient guéri toutes ses blessures et ses craintes. Mais personne d'autre que Shion n'aurait le droit de le toucher de la sorte. Il ne pourrait appartenir qu'à cet homme qui avait su le comprendre, l'aider et en qui il avait toute confiance. Et il l'aimait.

Il roula sur le coté et regardait l'Atlante dormir. Son cœur se gonfla de bonheur. Tout doucement, il s'approcha et déposa de nombreux baiser sur la peau laiteuse qui réagit très vite aux caresses du Suédois. Il descendit doucement, provoquant quelques gémissements. Lorcan se lécha la lèvre, il goûta la virilité du Bélier, qui s'arqua de plaisir en griffant les draps à les déchirer.

« Je constate avec délice que mon petit Poisson a prit goût à certaines choses… » réussit-il à articuler entre deux gémissements.

« Je crois que j'ai plus rien à t'apprendre, Lorcan, tu me rends fou… aaah… Lorcaaaaan…nh… » s'écria-t-il alors qu'il sentait une vague de plaisir le submerger.

Ils firent l'amour à plusieurs reprises, ne se rassasiant pas du corps de l'autre, inventant de nouvelles positions qui les menaient toujours plus loin dans la volupté.

Le Suédois se montrait particulièrement affamé, éternisant chaque fois un peu plus leurs ébats, laissant Shion à moitié inconscient.

Ils étaient tous deux assis nus sur le lit, grignotant un encas que le Pope avait réussi à préparer en s'enfuyant en traître avant que son amant ne lui ressaute dessus, arguant que s'il ne mangeait pas, ils ne pourraient pas continuer.

« Que dirais-tu de rentrer au Sanctuaire ? Je suis guéri et même si mes pas sont encore un peu hésitants par moments, cela ne durera pas longtemps avant que je ne retrouve toute ma souplesse d'avant. »

« Vraiment ?... toute ta souplesse ?... Ne me donne pas des idées… » le taquina Lorcan avec un regard coquin qui en disait long sur le genre d'idées qui pourraient se former dans son esprit devenu quelque peu lubrique depuis qu'il avait totalement accepté l'acte sexuel avec l'Atlante.

Shion, comprenant plus que trop bien le sous-entendu, se recula légèrement par réflexe.

« Tu n'as vraiment pas pitié de mon grand âge ! »

« Arrêtes ! J'ai 4 ans de plus que toi ! » s'exclama le Suédois en riant.

Ils avaient tous été ressuscités à l'âge qu'ils avaient avant de mourir devant le mur des lamentations, ce qui donnait l'avantage au Poisson.

Shion capitula en l'embrassant sur le bout du nez.

« J'aurais bien voulu profiter un peu plus de t'avoir rien qu'à moi. Même si je reconnais que mes amis me manquent un peu, une fois rentrés au Sanctuaire, tu seras de nouveau débordé par ta charge et on ne pourra plus se voir aussi souvent. » se plaignit tristement Lorcan, les larmes menaçant de couler sur ses joues blanches et douces.

« Nous ne sommes plus en guerre, plusieurs chevaliers d'argent ont prit en main les différents centres de formations de par le monde, la gestion courante du Sanctuaire ne me prend pas tant de temps que ça tu sais. » le rassura le Pope.

Le visage du Poisson s'illumina.

« C'est vrai ? Tu auras du temps à m'accorder alors ? »

« Promis ! »

« Alors, je veux bien rentrer. Et puis je suis certain que personne n'a pensé à prendre soin de mes roses ! » fit-il d'un ton boudeur qui provoqua le rire de Shion.

« Allons préparer nos valises ! »

oOo

En venant à leur entraînement quotidien ce jour là, ils avaient tous en tête le spectacle de sumos que leur avaient joué Angelo et Kanon quelques jours plus tôt.

Les combats au corps à corps s'enchaînèrent sans rien de particulier, Dokho battit Saga, Shura envoya valser Aiolia et Hyoga réussit à immobiliser Shiryu au sol par des chatouilles peu régulières dans un entraînement.

Camus et Mû venaient de finir leur combat et regagnaient leurs places dans les gradins, quand Shaka et Milo arrivèrent main dans la main. Le Scorpion embrassa la Vierge à pleine bouche devant tout le monde, prouvant à son Soleil qu'il tenait parole et rassurant les autres. Tous applaudirent et sifflèrent.

Ils prirent place dans les gradins au moment où le Cancer et le cadet des Gémeaux entraient en scène.

Comme la fois d'avant, ils se regardèrent en chien de faïence quand, sortie de nulle part, la chanson de Joe Cocker se fit entendre.

You can leave your head-on-- taaadadaadadadam

Sous les regards interloqués, Angelo et Kanon commencèrent à danser en se déhanchant et à se désaper en envoyant leurs fringues à leurs amants respectifs, l'assemblée était en délire. Même Shaka, qui au début semblait gêné, prit part à la gaieté générale.

Les Chevaliers dans l'arène s'arrêtèrent juste après avoir déboutonné leur pantalon. Ils ne voulaient pas s'attirer certaines foudres.

« En string ! » hurlaient en même temps le Verseau et Andromède.

« A la maison mon cœur. » répondirent les deux autres en cœur.

Saga se cramponnait au banc sur lequel il était assis dans les gradins avec ses compagnons, frisant l'arrêt cardiaque, tout en remerciant le ciel de l'absence du Pope.

« Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?! »

Le cœur de Saga manqua plusieurs battements. Shion se tenait derrière lui en compagnie du Poisson qui n'en revenait pas. L'arène se figeât, comme si le temps s'était brusquement arrêté, et tous mirent un genou à terre, sauf l'aîné des Gémeaux, plus pétrifié qu'une statue sur son banc.

« Si je puis me permettre, Maître, ils détendaient l'atmosphère. Nous avons accumulé un certain stress après la nouvelle de l'arrivée des spectres…» tenta de justifier Mû.

Shion regarda son disciple, il avait toujours été la voix de la sagesse et ne pouvait décidément rien lui refuser. Décidant pour une fois de passer l'éponge, il convoqua tout le monde au treizième temple pour dîner tous ensemble et remettre certaines choses au point.

A suivre …