« L'amour
est cette merveilleuse chance qu'un autre vous aime encore quand
vous ne
pouvez plus
vous aimer vous-même. »
Guéhenno
(Jean)
« Pour
bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir
demain. »
Proverbe
Arabe
Chapitre 2 : Convalescence (La réaction)
Wilson ferma le dernier dossier financier qu'il venait d'examiner et regarda l'heure à sa montre, 16h00 s'était l'heure. Il quitta le bureau de Cuddy, qui par décision du conseil d'administration était devenu le sien depuis maintenant 15 jours. Encore six semaines à tenir, le temps de sa convalescence. Il prit l'ascenseur et monta à l'étage où se trouvait son bureau, celui de House et comme par un heureux hasard la chambre de Cuddy. Elle devait rentrer chez elle aujourd'hui et son chauffeur n'était autre que House.
Depuis quinze jours House était devenu l'employé model, il avait fait ses heures de consultations sans rechigner, lui avait demandé à faire des examens dangereux mais à chaque fois son argumentation avait démontré la nécessité de tels actes. Une chose aussi avait changé, il ne jouer plus à la balle, ou à la PSP, ni ne regardait sa télé pendant qu'il ne faisait rien. Si quelqu'un avait besoin de lui, il suffisait à cette personne d'aller dans la chambre 341 et elle était sûre de le trouver. Quand il arriva devant la chambre, il vit les rideaux tirés, comme toujours. Il fit coulissait la porte et entra. Aucuns des deux ne le remarqua, ils étaient trop occupés à se chamailler.
Cuddy : Je suis une grande fille, je sais m'habiller toute seule !
House : Tête de mule ! Tu vois bien que tu ne peux mettre ton bras complètement en arrière
Cuddy : Mais laisse-moi faire !
House : Arrête de gigoter, je n'y arrive pas !
Cuddy : Ca c'est sûr, t'es certainement plus doué pour déshabiller une femme que pour la rhabiller !
House : Pour faire la comparaison, il faudrait me laisser te déshabiller.
Cuddy : Continues comme ça et c'est pas demain la veille !
Wilson qui assistait à la scène ne put se retenir plus longtemps et éclata de rire. Ce qui suffit à les calmer tous les deux. Lisa se sentit confuse et rougit de honte, depuis combien de temps était-il là ? Toujours là au moment inopportun. House foudroya son ami du regard ce qui eut l'effet inverse de celui désiré. Il termina d'aider Cuddy à mettre son chemisier en attendant que Wilson se calme. Ce dernier finit par reprendre son sérieux.
Wilson : Vous préparez un nouveau duo comique ?
House : Non, mais au cas où l'envie nous en prendrait tu serais le premier informé.
Wilson : Alors, contente de quitter enfin cette chambre ?
Cuddy : Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ! Et vous comment vous vous en sortez avec la paperasse ?
Wilson : Dépêchez-vous de revenir, ou vous risquez de me retrouver au dernier étage de cet hôpital, au service psychiatrie.
Cuddy : Bienvenue dans mon monde.
Wilson : profitez donc de ses vacances forcées pour vous reposer.
House : Je veillerais personnellement à ce qu'elle respecte les consignes de son médecin.
Wilson : Ca j'en suis certain.
Wilson salua Cuddy et regagna son propre bureau pour y lire les comptes rendu de la journée. Il soupira, longue soirée en perspective. Pendant ce temps Lisa avait pris place dans le fauteuil roulant mis à sa disposition pour sa sortie. House lui donna sa canne et poussa le fauteuil. Si Cuddy souhait une sortie discrète c'était plutôt raté. Elle eut l'impression que tout le personnel s'était donné rendez-vous dans les couloirs et dans le hall. Ils se retrouvèrent enfin sur le parking, House l'aida à s'installer, il bloqua la ceinture avec une pince afin qu'elle soit un peu lâche et ne vienne pas appuyer sur les blessures de Cuddy. Il appela un infirmier qui fumait une clope pas très loin et lui demanda de ramener le fauteuil.
Il ne parlait ni l'un ni l'autre, pourtant il était à mi parcours quand Lisa pensa qu'il lui fallait faires des courses, le contenu de son réfrigérateur étant certainement périmé ou abîmé.
Lisa : Il va falloir s'arrêter pour faire quelques achats, je n'ai plus rien.
House : C'est fait, j'ai fait le plein hier soir…. Pas de viande rassure-toi.
Lisa : Toi ! Tu as fait des courses ?
House : Je ne vois pas ce qu'il y a d'étrange, j'en fais bien pour moi.
Lisa : Je…merci.
House lui sourit pour toute réponse, dix minutes plus tard il garait sa voiture devant chez Lisa. Il l'accompagna, elle le fit entrer et lui proposa à boire.
House : Je ne veux rien merci et maintenant tu t'allonges et tu te R.E.P.O.S.E.S.
Cuddy : Mais je dois faire…
House : Rien du tout, pour ce soir c'est moi qui m'occupe de toi, tu peux t'installer sur ton canapé, inutile de te coucher dans ton lit. Et puis si tu veux t'occuper, j'ai mis tout ton courrier sur ta table basse.
Elle lui obéit, attrapant la pile de lettres et de prospectus, elle s'allongea sur son canapé, appuyant son dos contre l'accoudoir et se cala avec des coussins. Elle était plus fatiguée qu'elle ne voulait l'admettre et finit par s'assoupir, lâchant le courrier qui s'éparpilla sur le sol. Lorsqu'elle se réveilla deux heures plus tard, elle était plongée dans une semi obscurité, il n'y avait que la lampe posée sur buffet qui était allumée, donnant une lumière diffuse. Elle avait aussi une couverture sur elle et un petit gobelet contenant sa médication était posé sur la table basse à côté de son courrier. Elle attrapa ses médicaments et vit alors le petit mot posé juste à côté, elle reconnu immédiatement l'écriture.
« Je n'ai pas voulu te réveiller
Un gratin de pâte et une salade t'attendent
dans ton frigo si tu as faim.
Je t'appelle demain
Greg »
Elle sourit et se leva, elle grimaça de douleur, elle avait été trop vite et ses côtes fracturées venaient de la rappeler à l'ordre. Lui signifiant ainsi qu'elle était en convalescence et non en vacances.
Elle resta donc sagement chez elle, House l'appelait tous les midis et passait tous les soirs s'assurer qu'elle n'avait besoin de rien. Pendant les dix jours qui suivirent sa sortie tout se passa bien. Ses parents qui revenaient d'un voyage en Italie, cadeau de son père à sa mère pour leur 45 ème anniversaire de mariage, étaient arrivés chez elle. Ils n'étaient restés que trois jours, rassurez par la venu régulière de Grégory, qui veillait sur leur fille.
Toutes les personnes dans le hall pouvaient entendre les hurlements qui provenaient du bureau de Lisa Cuddy, à un détail près, c'était Wilson qui criait de la sorte et il était inutile de demander après qui. Lui debout derrière le bureau, brandissant un dossier et House assis sur une chaise en face de lui, tellement impressionné par la crise de colère de Wilson, qu'il osait à peine bouger.
Wilson : TU ES CINGLE ! TU AS FAILLI TUER TON PATIENT !
House : Mais je….
Wilson : CETTE BIOPSIE CEREBRALE A PRATIQUEMENT VIRE AU CAUCHEMAR ! TU PEUX REMERCIER FOREMAN SUR CE COUP !
House : Il est vivant de quoi il se plaint ?
Wilson (se calmant un peu) : Lui de rien, mais sa femme est hors d'elle, elle parle de porter plainte ! Tu lui as menti et tu m'as menti, pour obtenir cet examen !
House :elle se calmera quand son mari pourra à nouveau lui parler et lui faire l'am…
Wilson (épuisé) : Je commence sérieusement à plaindre Cuddy, Comment a-telle fait pour ne pas t'avoir encore tuer ?demanda-t-il s'affalant dans son fauteuil.
House : Un parce qu'elle ne peut pas résister à mon charme et deux parce que je sais exactement quoi lui dire pour qu'elle….
Il ne termina pas sa phrase, son téléphone s'étant mis à sonner, il décrocha.
House : Lui-même
X : Je suis le directeur de la 'National Bank', vous connaissez le Dr Lisa Cuddy ?
House (inquiet) : Oui, pourquoi ?
Directeur : Elle se trouve actuellement dans mon bureau, vous serait-il possible de venir la chercher ?
House : J'arrive tout de suite. A Wilson, tu me passes les clefs de ta voiture.
Wilson : Que se passe-t-il ? Tu as l'air inquiet…qui s'était ?
House : Le directeur de la National Bank ', il faut que j'aille chercher Lisa, elle est dans son bureau.
Wilson : Mais c'est la banque qui…
House : Je sais, alors ses clefs, j'ai prit ma moto aujourd'hui !
Wilson : Viens je t'amène !
Wilson gara sa voiture juste devant la banque sur la place pour handicapé. House descendit et se précipita, aussi vite que lui permettait sa jambe, à l'intérieure. Il se présenta à l'un des gardes qui le conduisit directement au bureau du directeur. Un fois dans le bureau, il ne prêta aucune attention à l'homme de 35ans en costume 3pièces qui venait à sa rencontre, laissant à Wilson le soin de s'en occuper. Une seule personne l'intéressait et, elle était repliée sur elle, dans un coin du canapé, pleurante et tremblante. Il ne supportait pas de la voir ainsi, il s'assit près d'elle et la serra dans ses bras, lui parlant doucement d'une voix calme et rassurante.
House : Je suis là maintenant, tu n'as rien à craindre.
Lisa (entre deux sanglots) : J'ai eu si peur…j'ai cru que….rentrons…je t'en prie.
House : Viens, et il l'aida à se relever.
Ils sortirent de la pièce, alors que Wilson remerciait et saluait le directeur. House s'installa à l'arrière avec Lisa, la serrant toujours contre lui. Wilson resta silencieux, il stoppa enfin sa voiture devant chez Cuddy. Une fois à l'intérieur de sa maison, Lisa commença à se détendre un peu. House l'amena jusque dans sa chambre. Il fit asseoir Lisa sur son lit et disparut quelques minutes dans la salle de bain. Trouva ce qu'il chercher dans l'armoire à pharmacie et retourna près de Lisa avec un verre d'eau et un comprimé.
House : Tiens, prends ça, c'est un de tes somnifère.
Lisa : Je dois te…
House : Plus tard les explications, tu te couches et tu dors un peu.
Lisa : Oui p'pa, répondit-elle, un timide sourire apparaissant sur son visage.
House : Je reste, ne t'inquiète plus d'accord ?
