Elle acquiesça d'un signe de tête et s'allongea. House prit un plaid dans son armoire pour la couvrir, tira les rideaux et quitta la chambre, rejoignant Wilson dans la cuisine. Celui-ci avait prit deux bières dans le frigo, il en tendit une à House.

Wilson : Comment va-t-elle ?

House : Je lui ai donné un somnifère, elle devrait dormir un petit moment. Elle s'est calmée dès qu'on a franchi la porte. Choc post-traumatique ?

Wilson : Plutôt une grosse crise d'angoisse. Le directeur m'a expliqué, que tout allait bien jusqu'à ce que l'enfant d'un des clients ne renverse un des poteaux qui retiennent les cordons des files d'attentes. Le bruit qu'il a fait en tombant a pu faire penser à un coup de feu. Cuddy qui se trouvait au guichet s'est, d'après l'employé, mise à suffoquée et s'est effondrée. Les gardes l'ont immédiatement amené dans son bureau. Il a plus ou moins réussi à la calmer et elle lui a demandé de t'appeler.

House : Bon sang, que faisait-elle dans cette banque ?

Wilson : Elle te le dira bien…et toi ça va ?

House : J'en sais rien Jimmy, j'en sais foutrement rien…

A la demande de House, Wilson passa à son appartement lui prendre quelques affaires de rechanges. Comme s'était le vendredi, House avait décidé de rester chez Lisa tout le Weekend. Il ne voulait pas la laisser seule. Wilson repassa un peu plus tard avec ses affaires et après s'être assurer qu'il n'avait plus besoin de rien rentra chez lui.

House se fit à manger, vérifia que Cuddy dormait bien et s'installa sur le canapé après avoir allumé la télé. Vers minuit, il entendit des pas dans le couloir, il se retourna et vit Lisa qui arrivait. Elle lui sourit et vint se pelotonner contre lui.

Lisa : Merci d'être venu me chercher…

House : De rien. Mais s'il te plait, arrête de me faire faire du souci à ton sujet.

Lisa : Désolée…C'est juste que j'ai eu un instant de panique, j'ai cru que…que ça recommençait…J'ai…Je, elle éclata en pleurs enfouissant sa tête dans le cou de House.

House : Tu veux en parler ?

Lisa : D'accord, dit-elle entre deux hoquets.

Elle lui fit alors le récit de l'attaque à main armées de la banque. La terreur qu'elle avait éprouvée en les voyant tuer le garde qui essayait de les arrêter. Puis en exécutant la caissière de sang froid, car les négociations, ne tournaient pas à leur avantage. Elle devait être la suivante, mais elle s'en était sortie en disant qu'elle était médecin et qu'elle pouvait aider leur complice touché au bras par le garde. Puis il y avait eu la fusillade à l'extérieure, la douleur et le néant.

House : C'est du passé, il faut que tu oublies. Je t'y aiderais.

Lisa : Dis-moi, tu aimes la France ?

House : …..

Lisa : Si j'étais à la banque ce jour là, c'est parce que je venais faire une demande de devises. Je voulais échanger des dollars contre des euros. Je vais avoir trois semaines de vacances en juillet et je comptais visiter Paris et aussi faire un petit tour sur la 'Côte d'Azure'.

House : Et tu voudrais…

Lisa : Que tu m'accompagnes, oui.

House : J'ai justement des congés à prendre, ça tombe bien !

Lisa : Je sais, je les ai déjà acceptées.

House : Mais, j'ai rien demandé moi!

Lisa : Je sais, répliqua-t-elle avec un large sourire.

House se mit à rire, elle ne lui proposait pas pour le remercier non, car elle avait déjà tout prévu avant l'attaque. Cuddy ne tarda pas à rire elle aussi devant son sourire enfantin. « Un gosse découvrant ses cadeaux un matin de noël ». Elle approcha ses lèvres des siennes, les frôlant dans un premier temps, puis les pressant un peu plus jusqu'à que leurs deux langues se trouvent et commencent une valse sans fin. A bout souffle, ils rompirent le contact, tous deux conscient que ce baiser avait était plus intense que tous les autres. Réveillant en eux un désir brûlant. Pourtant House lui déposa un baiser sur la joue en lui souhaitant une bonne nuit. Elle accepta sa décision, sans aucune déception ou frustration. Elle lui donna des draps, une couverture et un oreiller et après une douche, se changea et se coucha. Elle l'entendit s'enfermer dans la salle de bain à son tour. Elle s'endormit apaisée et avec la perspective de vacances de rêves.

Le lendemain, elle rejoignit Greg dans la cuisine, elle portait un déshabillé qui laissait voir le début de sa poitrine. Elle remarqua aussitôt les yeux de Greg se porter sur 'les jumelles' comme il aimait parfois appeler ses seins. Il se rapprocha d'elle, écarta un peu plus le haut du déshabillé et posa sa main sur sa poitrine. Lisa ne le repoussa pas, trop heureuse de sentir sa main chaude, lui procurer un léger frisson. Avec une douceur extrême, il laissa glisser ses doigts le long de la cicatrice, elle était à peine visible, le chirurgien avait fait du bon boulot. Seule l'impact de la balle laissait un petit cercle disgracieux.

House : Si tu veux, on pourra demander à Taub, de faire quelque chose pour ça.

Lisa : Plus tard, pour l'instant, j'ai d'autre projet. Dit-elle s'avançant tout contre lui.

House : Je crois deviner, de quel projet il s'agit. Répondit-il, sa main passant sous le décolleté de sa nuisette.

De sa main libre, il défit la ceinture du déshabillé, que Lisa lui aida à enlever. Ensuite il posa sa main sur son ventre, pensant ainsi sous la nuisette et la relevant délicatement en faisant remonter sa main vers sa poitrine. Avec des gestes de plus en plus fébriles, Lisa l'aida encore une fois et la nuisette alla rejoindre le déshabillé sur le sol de la cuisine. Vêtu d'un simple tanga, elle s'abandonna avec volupté aux caresses, à la fois douces et énergique du diagnosticien. Il l'embrassa et commença à déposer des baisers dans son cou, sa gorge, descendant jusqu'à ses seins dont il mordilla délicatement les tétons, avant de les sucer l'un après l'autre. Cuddy se sentait électrisée, son corps entier brûlait de désirs contenus depuis trop longtemps. Elle passait à son tour ses mains sous le tee-shirt de House, lorsque la sonnerie du téléphone se fit entendre.

House (dans un souffle) : Laisse sonner

Lisa : C'est peut-être ma mère…dit-elle décrochant le téléphone mural de la cuisine.

House décida de continuer ses caresses, il descendait sa main vers son bas ventre. Provocant ainsi des spasmes incontrôlables chez Lisa qui eut du mal à garder une voix neutre. Mais il stoppa net quand il entendit le nom que Cuddy venait de prononcer.

Lisa : Bonjour James

Wilson : Je voulais savoir comment vous alliez ce matin

Lisa : Très bien, j'ai…Greg venait de lui arracher le combiné des mains.

House : EH ! LE CRIQUET ! C'EST PAS LE MOMENT LA !

Wilson : Mais…

House : LA PROCHAINE FOIS ATTEND QUE J'AI FINI DE TRIPOTER MA PATRONNE ! Et il raccrocha.

A l'autre bout du fil, Wilson resta quelques secondes à écouter la tonalité. Le temps pour lui d'assimiler l'information. D'abord surpris, finit par éclater de rire. Enfin ils s'étaient décidés, pas trop tôt. Il commençait à trouver leur côté réservé désespérant.

House : L'abruti, il a rompu le charme ! Pleurnicha-t-il amusé

Lisa : Viens, elle attrapa par la main, je connais un moyen de retrouver la magie du moment.

House (se laissant entrainer) : Je n'en doute pas une seconde quand je vois cette lueur lubrique dans tes grands yeux bleus.

Ils arrivèrent dans la chambre, Lisa le poussa sur le lit où il tomba sur le dos. Elle commença alors a le déshabiller, faisant des mouvements lascifs. Frottant intentionnellement sa poitrine contre son visage, lorsqu'elle lui ôta son tee-shirt. Elle voyait la bosse enflée dans son boxer. Elle jouait avec lui et il adorait ça. Il leva légèrement les fesses pour l'aider à se débarrasser de ce dernier rempart. Elle émit un petit rire en se mettant à califourchon sur lui.

Elle poursuivit ses caresses entrecoupées de baisers passionnés. House était de plus en plus excité par les ondulations de Lisa sur son entrejambe. Il n'y tint plus, il saisit Lisa par les épaules et la bascula. Maintenant c'est lui qui la dominait.

Il entama ses caresses, embrassa ses seins, son ventre. La moindre parcelle de son corps. Ses mains descendirent vers le tanga rouge de Lisa. Qui s'ajouta bientôt à la pile de vêtement sur le sol. Leurs respirations se faisaient de plus en plus rapide, plus forte.

Il s'allongea sur elle, lui murmurant à l'oreille « guides moi ». Lisa attrapa sa verge tendue à son maximum et l'amena jusqu'à son entrée intime. Il la pénétra tout en plongeant son regard dans le sien. Il l'embrassa, longuement, langoureusement, commençant un lent va et vient. Bientôt entre les murs de la chambre raisonnèrent des gémissements de plaisirs, de désirs. Des prénoms furent criés, à quelques secondes d'intervalles, donnant suites à deux vagues de plaisir intenses.

Les deux amants à bout de souffle, restèrent étendus l'un près de l'autre. Après quelques minutes de silence, Greg et Lisa couchés sur le côté se faisait face. L'éclat de leurs yeux pétillait, ils affichaient un sourire qui ne semblait jamais vouloir s'effacer.

House : WOAW! ….comme dirait le criquet, tu es redoutable.

Lisa : Tiens en parlant de Wilson, elle se pencha au dessus de Greg et décrocha son téléphone.

House : Tu fais quoi là ?

Lisa : Je m'assure que tu finisses de tripoter ta 'patronne' cette fois-ci.

House : Humm…Intéressant…Viens par là !

House amena Lisa à lui et l'embrassa. Lui et Lisa ne quittèrent la chambre que très tard dans la journée.