Voilà un nouveau chapitre pour cette fic cadeau pour ma petite louve. J'espère que tu reviens bientôt.

Je fais un énorme bisou et je dis un grand merci à ma bêta : Lily (je suis sur qu'elle se reconnaîtra !)

Petit coup de PUB tant que j'y suis, ma très Lily, ma bêta c'est enfin décidée à nous faire partager son don pour l'écriture.

Pour les fan de hpdm, je vous conseille plus que vivement d'y jeter un coup d'œil, vous verrez pour une première fic c'est plus que très bien.

Encouragez la et laissez lui une petite review ça serait sympa.

Le titre de la fic est douleur de LilyMalfoy2708.

J'ai pu voir que peu de lecteurs qui continuaient à lire la fic c'est décourageant mais bon je m'y ferai ! Je me demande si c'est parce que vous êtes en vacances ?

Bonne lecture !

Harry avait écouté Séverus et ce qu'il lui avait dit l'avait chamboulé au plus haut point. Il voyait toute la sincérité de l'homme qui était sensé être le sien depuis plusieurs mois. Il devait lui laisser une chance et puis c'était sa chance à lui aussi.

Il savait qu'il l'aimait mais ne pas pouvoir se souvenir de ce qu'ils avaient pu vivre ensemble, rendait cela confus.

Harry prit la main que lui tendait Séverus et lui sourit.

-« Je ne peux refuser, je sais que cette vie dont tu parles, nous en avons rêvé longtemps je peux le ressentir rien qu'à ta voix. Je veux essayer et je sais que c'est uniquement grâce à toi que je pourrai retrouver la mémoire. »

Séverus sourit à son tour, il y avait peut être un espoir, après tout Harry était sorti de sa dépression grâce à lui et cet homme qu'il aimait tant lui avait réappris ce qu'était la vie.

Il se souvenait encore des quelques jours qui avaient suivi la tentative de suicide.

Après qu'ils aient enfin compris qu'Harry sombrait dans les profondeurs abyssales de la dépression, Madame Pomfresh lui donna une potion de sommeil et rejoignit Séverus et Albus dans son bureau afin de discuter de son cas.

-« Albus, qu'allons-nous faire ? C'est très grave ce qui s'est passé aujourd'hui ! »

-« Oui je sais Pompom ! Mais je ne m'imaginais pas qu'il souffrait autant. »

Séverus lui restait silencieux, il ne se souvenait que trop bien de cette musique douloureuse qui s'échappait du violon. Cette mélodie semblait raconter une histoire bien triste mais s'il avait seulement compris qu'elle exprimait celle de son interprète…

Il fut tiré de ses pensées par Albus.

-« Séverus, vous semblez ailleurs ! »

-« Je m'en veux, si seulement je vous avais dit plutôt ce que je savais, nous aurions peut-être pu empêcher cela et l'aider ! »

-« Vous ne devriez pas vous sentir coupable Séverus, personne ne le doit (peut). La peine et probablement la souffrance que ressentait Harry étaient de toute manière trop fortes pour les soigner en quelques jours. Il doit sûrement les avoir enfouies au fond de lui depuis pas mal de temps. Elles ont dû s'accumuler jusqu'à ce que ce soit trop pour lui. »Lui dit Pompom pour tenter de le rassurer.

-« De toute façon, nous avons plus important à faire que de nous lamenter sur nous même ou de nous sentir coupable. Nous avons l'un de nos élèves qui nous appelle au secours et nous nous devons l'aider. Peu importe que ce soit le Survivant, le sauveur du monde magique, aujourd'hui nous avons à faire à Harry, juste Harry. »

Tous trois savaient que Albus avait raison, au-delà du héros, il y avait un jeune homme qui n'avait jamais connu l'amour de ses parents et qui souffrait au point de ne plus trouver de raisons de vivre et pour qui la mort apparaissait comme la seule issue possible.

-« Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi sa famille ne s'en est jamais rendu compte. Je veux dire, Harry y retourne tous les étés, ils ont dû forcément s'apercevoir de quelque chose. »Affirma Séverus.

-« Le seul moyen de le savoir sera de lui demander ! Cependant, nous ne devons pas le brusquer, il est fragile, il nous faut gagner sa confiance et l'amener à nous en parler de lui même quand il en ressentira le besoin ! »

-« Vous avez raison Pompom ! Néanmoins Nous pourrions peut-être l'aider pour ses cauchemars. Séverus accepteriez-vous de lui donner quelques cours supplémentaires ? Comme l'occlumentie et les potions. »Demanda Albus.

-« Je pense que je peux dépasser la haine que je ressens pour son père de côté. Je sais à présent qu'il n'est pas James, il n'est pas comme lui. »

-« Très bien ! Essayez de gagner sa confiance et amenez le en douceur à s'ouvrir à vous ! »

Jamais il n'avait imaginé ce qui allait suivre. Jamais il n'avait imaginé qu'il gagnerait plus que la confiance de Harry… qu'il gagnerait son Amour. Et pourtant, aujourd'hui Harry était son futur mari, sa moitié celui qui le faisait se sentir vivant.

Quelques jours plus tard, Harry sortait de l'infirmerie après avoir subi une véritable cure de repos auprès de Pomfresh. Il se sentait reposé mais il y avait toujours cette de souffrance nichée au creux de son ventre, elle l'empêchait de respirer librement.

Il était convoqué dans le bureau du directeur. Il donna le mot de passe et monta les escaliers. Il frappa à la porte et entra lorsqu'on le lui dit.

Dans le bureau, il y avait le directeur et le maître des potions.

-« Harry, entre et assieds-toi ! »

Harry prit place dans le fauteuil en face du bureau, osant à peine regarder ses interlocuteurs.

-« Harry, nous voulons t'aider mais pour cela il faut que tu nous parles, que tu nous confies tes problèmes et tes souffrances. Nous ne voulons pas et ne pouvons pas te forcer à le faire, aussi prends le temps qu'il te faudra. Est-ce que tu comprends ce que je viens de dire ? »

-« Oui Monsieur ! »

-« Bien, alors je suppose que tu as toujours tes cauchemars. Le professeur Rogue s'est proposé de t'aider à nouveau pour l'occlumentie. Il a simplement imposé une condition. Il faut que vous parveniez à mettre de côté vos différends. Est-ce que tu es d'accord ? »

-« Oui, j'aimerai pouvoir réussir à fermer mon esprit ! »

-« Bien, je suis heureux de l'apprendre et de mon côté je ferai mon possible pour éviter d'évoquer les sujets sur lesquels nous avons l'habitude de nous disputer !» Dit Séverus.

-« Merci professeur, je ferai tout pour ne pas vous décevoir à nouveau ! »Dit-il d'une voix faible.

Albus regarda avec tristesse cet enfant qu'il adorait.

-« Harry, avant que tu ne rejoignes tes cours de la journée, Séverus et moi aimerions savoir où tu avais appris à jouer du violon.»

Harry rougit, il avait espéré que jamais personne ne découvrirait ce secret. Il commença à bégayer, les deux professeurs sentaient la nervosité du jeune homme.

-« Je … je suis … désolé si je … vous ai … importuné. Je ne voulais pas … vous embêter. Oncle Vernon avait sûrement raison … je ne doit pas être … très doué … comme pour le reste… »Harry baissa à nouveau la tête et une larme perla sur sa joue.

Ce qu'il avait mal, sa mère était une si bonne violoniste, une virtuose et lui, avait cru qu'il pouvait aussi y arriver mais encore une fois il s'était trompé. Il n'était qu'un bon à rien.

Les deux professeurs furent surpris des propos du Survivant, que voulait-il dire par le fait que son oncle avait raison.

Albus s'approcha d'Harry et se mit à genou devant lui. Il lui prit le menton et releva sa tête.

-« Harry, en quoi ton oncle a raison, explique-nous ! »Implora Albus plus que troublé par les propos du jeune homme.

-« Il m'a toujours dit que je ne ferai rien de bon de ma vie, que je n'étais qu'un raté et que cela ne changerait jamais. Il n'a pas vraiment tort, je ne suis pas très intelligent et je suis plus que médiocre à l'école … j'ai essayé de faire mieux mais même quand je ramenais de bonnes notes à la maison, ils m'accusaient d'avoir triché ou d'avoir volé les devoirs de Dudley. Tout ça parce que Dudley avait de plus mauvaises notes que moi. Et puis ensuite…, ça faisait tellement mal… »Harry coupa lorsqu'il se rendit compte ce qu'il était en train de dire. Il savait qu'il n'en avait pas le droit.

Ce fut au tour de Séverus de s'inquiéter :

-« Harry, qu'est-ce qui faisait si mal ? »

-« Je … je ne peux pas le dire, j'ai promis… »

Les deux professeurs avaient peur de deviner de quoi il s'agissait. Mais s'ils le forçaient à parler, Harry risquait de se braquer et ils perdraient ainsi le peu de confiance qu'ils venaient de gagner.

-« Bien, Harry ce n'est pas grave nous ne voulons pas te forcer mais n'oublie pas que Séverus et moi serons toujours là pour toi. Si tu ressens le besoin de nous parler, n'hésite surtout pas à venir nous voir quand tu veux. »

-« Merci Monsieur le directeur et merci professeur Rogue ! J'aimerais vous parler mais je ne peux, c'est trop douloureux. J'aimerais arriver à exprimer ce que je ressens mais on m'a appris à me taire et ne rien dire. »

Les deux professeurs laissèrent Harry partir.

Oh oui Séverus se rappellerait toute sa vie de cette fameuse entrevue dans le bureau du directeur, c'est là que tout avait réellement commencer à changer. Il avait compris combien il s'était trompé sur ce jeune homme.

A suivre