Disclamer et notes : cf. « avant-propos »
Titre original : Plaster Cast Smutlet
Remerciements : Merci à Artoung, Crazysnape, Cyzia et Ishtar205.
Résumé : Un plâtre… ou comment profiter d'une personne qui ne peut pas bouger.
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RAR :
Normalement, j'ai répondu à tous les reviewers enregistrés.
Je remercie aussi tous ceux qui ont laissé une review anonyme. Ceux qui m'ont laissé leur mail ont reçu un petit message de ma part, normalement. Pour ceux qui n'ont pas laissé leur mail, je vous dis merci, ici.
Si j'ai oublié quelqu'un, je m'en excuse et je vous remercie d'avoir lu puis reviewé.
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Le Plâtre.
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Il pouvait entendre les voix, mais elles semblaient venir de très, très loin, comme si elles provenaient d'une cave humide. Il essaya d'ouvrir les yeux mais l'effort lui parut trop grand. Il avait terriblement mal à la tête, il avait la nausée et l'impression qu'une tonne de briques écrasait sa jambe droite.
Il ne pouvait pas bouger sans qu'une douleur terrible ne lui transperce le corps. Le murmure des voix se rapprochait et il arrivait à comprendre à peu près ce qu'elles disaient. L'une des voix appartenait à Draco :
- Oui, vous pouvez le laisser entre mes mains, je saurai m'en occuper.
Il y eut encore quelques murmures, puis une porte s'ouvrit quelque part avant de se refermer.
- Harry… Harry, amour, tu m'entends ?
La voix de Draco était proche maintenant, basse et réconfortante à son oreille. Au prix d'un effort immense, Harry ouvrit les yeux. Il regretta aussitôt son geste : la lumière qui venait de la fenêtre éclairait son visage et la douleur traversa son crâne comme un coup de poignard. Un gémissement sourd résonna dans la chambre et il comprit, avec un certain détachement, que le son venait de lui. Draco se mit à rire, ce qui énerva le Brun au plus haut point.
- Tu as mal, chéri ?
Une main se plaça sous sa tête et la souleva un peu.
- Tiens, bois ça. Tu me remercieras.
Le Blond approcha une fiole au niveau des lèvres de Harry et quand le contenu coula dans sa bouche, il avala automatiquement. Draco reposa doucement la tête de son amant sur l'oreiller et attendit. Après un moment, Harry sentit, avec un soulagement si intense que c'en était magnifique, la nausée disparaître ainsi que la douleur qui pulsait dans son corps. De plus, l'équipe de construction qui travaillait dans sa tête décida d'abandonner le chantier pour la journée. Il ouvrit de nouveau les yeux : il put voir les épaules larges et les yeux gris et amusés de son amant.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Harry qui n'avait plus mal à la tête, mais dont l'esprit n'était pas vraiment clair. Nous étions dans la voiture et… Oh, la fille à vélo ! Nous avons foncé dans un arbre quand j'ai fait un écart pour l'éviter… Est-elle… ?
- Elle va bien. Très bien. Sa mère l'a méchamment grondée et elle croyait t'avoir tué mais, à part ça, la petite chérie va très bien.
Draco eut un petit sourire en coin.
- Moi aussi, je vais bien même si je me suis bien égratigné, reprit-il en levant sa main gauche pour montrer que son petit doigt était couvert de bandages. L'infirmière s'est très bien occupée de moi, cela dit.
Ses yeux brillèrent d'un éclat canaille.
- Tu m'en diras tant, soupira Harry.
Il observa la chambre et remarqua pour la première fois l'environnement stérilisé, les barres de sécurité de chaque côté de son lit et la table de chevet.
- Pourquoi suis-je dans un hôpital moldu ? s'enquit-il.
- Parce que la petite princesse à vélo avait une petite machine appelée un téléphone portable, répondit Draco en souriant largement. Et avant que je ne puisse te sortir de là, elle a composé le numéro « venez-vite-quelqu'un-est-blessé-et-nous-avons-besoin-de-votre-aide ». Donc nous nous sommes retrouvés ici, amour. Ils t'ont injecté un tas d'antibiotiques moldus et des anti-douleurs avant que je ne réussisse à les convaincre que tu étais allergique. C'est pourquoi tu te sentais aussi mal quand tu t'es réveillé.
Harry observa Draco avec attention.
- Je vois. Et ça ? demanda-t-il en désignant sa jambe droite, emplâtrée de la hanche jusqu'à la cheville.
Les lèvres de Draco s'étirèrent lentement en un sourire.
- Cassée, chéri. En deux endroits. Mais je les ai persuadés de te laisser rentrer à la maison avec moi. Tu vas bientôt sortir, ils s'occupent des papiers.
- Et tu ne pouvais pas arranger ça avant que les secours nous rejoignent ? voulut savoir Harry, en plissant les yeux.
- J'ai soigné tes coupures et tes bleus avant qu'ils ne soient là, répondit Draco en faisant la moue. Et je viens de te donner une potion régénératrice. Mais bon, tu sais que je ne suis pas un expert quand il s'agit de réparer les os brisés. Et puis, je trouve que ça te va très bien, Harry, continua-t-il en contemplant le plâtre avec un amusement mal déguisé.
L'arrivée du médecin empêcha le Gryffondor de répliquer. Après l'examen de son état, la signature des papiers de sortie et une courte leçon sur les soins à domicile, incluant l'utilisation des béquilles, les deux amants se retrouvèrent seuls une fois de plus.
- Tu veux que je t'aide à te lever ? proposa Draco, l'innocence personnifiée. J'adorerais me montrer utile.
Harry maugréa avant de lui lancer un regard ennuyé.
- Bien, puisque tu te montres ingrat… dit Draco avant de se diriger vers la fenêtre.
Harry lutta pour s'asseoir et tenta de balancer ses jambes sur le côté du lit. La jambe intacte se déplaça sans problème, mais l'autre, alourdie par le plâtre, ne bougea pas. Il poussa un gémissement de douleur quand il essaya de la manœuvrer et donc il ramena la jambe valide sur le lit avant de se recoucher et de fermer les yeux en signe de défaite. Draco accourut immédiatement à ses côtés.
- Harry, franchement, ne sois pas têtu. Laisse-moi t'aider.
Harry grogna et le Serpentard se pencha pour caresser de ses lèvres la bouche du Brun. Il leva la jambe indemne et la mit doucement de côté. Puis, lentement il leva avec précaution la jambe emplâtrée et la déplaça de quelques centimètres vers le bord du lit avant de cesser tout mouvement.
Harry ouvrit des yeux interrogateurs et en réponse, Draco fit glisser sa main le long du plâtre. Le Blond sourit d'un air diabolique tandis que ses doigts voyagèrent jusqu'à l'entrejambe de son amant, touchant légèrement et taquinant le membre qui se trouvait là. Harry ne put s'empêcher de gémir et il tenta d'arquer les hanches pour prolonger le contact mais Draco retira sa main et le Gryffondor se retrouva immobilisé par le plâtre.
Harry rouvrit les yeux et Draco lui sourit alors que sa main retournait titiller doucement la bosse que formait l'érection de Harry.
- Draco…
Ça sonnait comme un avertissement.
- Oui, Harry ? fut la réponse tandis que la caresse s'intensifiait légèrement.
La respiration du Gryffondor s'accéléra tandis qu'une bataille féroce se livrait en lui : devait-il stopper Draco ou l'encourager ? Il savait que quelqu'un risquait de les surprendre mais il en arrivait à un point où il s'en moquait presque. Après tout, ils allaient bientôt partir, ils ne reviendraient jamais donc ce n'était pas si grave….
La main de Draco bougeait en rythme maintenant, le pouce encerclant le gland à travers le tissu fin du boxer de Harry. Le Serpentard se pencha et posa la bouche sur le bout avant d'embrasser le long du membre dur toujours recouvert.
- Oh, putain, Draco… s'il te plaît !
Comme s'il n'attendait que ces mots, le Blond sortit immédiatement le sexe de son amant et souffla légèrement dessus. Il leva un peu la tête, sa bouche un peu ouverte, juste au-dessus de l'érection de son amant. Son regard gris était brûlant et voilé, sa voix séductrice et pleine de promesses quand il susurra :
- Que veux-tu que je fasse, Harry ?
Harry grogna. Draco, lui, sourit d'un air diabolique. Il ouvrit la bouche et tout doucement, il prit le sexe de son amant entre ses lèvres, taquinant le bout avec sa langue avant de le sucer durement, puis il se recula presque totalement. Il recommença son geste, paresseusement jusqu'à ce que le Brun soupire. Alors, il s'arrêta complètement, gardant seulement le gland dans sa bouche. Il titilla l'extrémité avec sa langue une fois encore avant de le relâcher entièrement, ses lèvres à quelques centimètres du membre de Harry. Ce dernier essaya de cambrer les hanches, mais le plâtre ainsi que la douleur qu'il ressentait l'en empêchèrent. Il était cloué au lit, incroyablement excité et incapable de replonger dans la merveilleuse chaleur humide qu'était la bouche de Draco.
- Mon Dieu, Draco… s'il te plaît…
Le Blond sourit de nouveau, se penchait de bonne grâce quand ils entendirent un bruit au même moment : quelqu'un était juste derrière la porte. Draco se redressa aussitôt avant de recouvrir Harry avec les draps. Quand la jolie aide-soignante fit son entrée, le Gryffondor était bien couvert et le Serpentard assis sagement sur la chaise, près du lit.
- M. Potter ? Je suis là pour vous accompagner jusqu'à la sortie. Le règlement de l'hôpital veut que vous utilisiez ce fauteuil roulant, expliqua-t-elle en regardant Harry… puis ses yeux s'écarquillèrent. M. Potter ? Vous allez bien ?
Draco retint un ricanement. Harry était tout rouge et respirait profondément. Ses yeux étaient embrumés et le Blond savait que son amant était incapable de prononcer une phrase cohérente en cet instant.
- Il va bien, mais il n'est pas encore habillé… Pouvez-vous revenir dans quelques minutes ? demanda Draco avec un sourire engageant et le jeune femme rougit.
- Oh, bien sûr, balbutia-t-elle, un peu gênée.
Dès qu'elle referma la porte, les yeux du Serpentard se posèrent sur Harry.
- Tu as besoin d'aide pour t'habiller, amour ? s'enquit-il, son sourire canaille de nouveau en place.
- J'ai besoin d'une aide d'une toute autre nature, espèce de bâtard, rétorqua le Brun d'une voix rauque. Ça te gênerait de finir ce que tu as commencé ?
- Oooh, je ne sais pas, Harry, peut-être que nous ne devrions pas… répliqua Draco qui caressait tranquillement le sexe de son compagnon. Elle risque encore de nous surprendre, il ne vaut mieux pas jouer avec le feu.
Ses doigts s'arrêtèrent au niveau du gland… qu'il pinça. Pas très gentiment.
Harry essaya une nouvelle fois de lever ses hanches mais ne put rien faire, une fois de plus. Le regard de Draco brilla d'un intérêt soudain.
- Tu as du mal à bouger, amour ? demanda-t-il, recevant pour toute réponse un regard frustré. Bon, je suppose que je peux t'aider.
Draco sortit sa baguette de sa manche, la pointa vers la porte pour la verrouiller d'un sort. Puis il se tourna vers Harry :
- Alors, où en étais-je ?
Il retira le drap et se pencha pour reprendre le sexe dans sa bouche et il suça doucement tandis que Harry grognait avec enthousiasme. Les yeux gris et embrumés rencontrèrent les yeux verts.
- Putain, Draco… oh, putain…
Draco accéléra ses mouvements puis recula, l'érection de Harry sortant de sa bouche avec un « pop ». Une fois de plus, il se pencha, mais resta hors d'atteinte, et il ouvrit la bouche légèrement, l'air tentateur.
- Tu as vraiment du mal à bouger, amour ?
Harry gémit et hocha la tête. Le Blond souffla encore sur le sexe du Gryffondor qui gémit une fois de plus.
- C'est intéressant à savoir.
Les yeux de Harry s'ouvrirent d'un coup. Il venait de comprendre ce que Draco avait derrière la tête.
- Draco, prévint-il d'une voix ferme, dès que nous serons à la maison, je fais venir Pomfresh.
- Bien sûr, Harry, dit son amant, un sourire aux lèvres.
Il se pencha de nouveau, posa sa langue à la base de l'érection vibrante et lentement, il la lécha jusqu'au sommet. C'était une caresse douce, sensuelle, tout le long du membre, exécutée avec toute l'appréciation qu'un gamin apporterait à une glace, un jour de canicule.
Il releva la tête, maintenant encore une fois sa bouche hors d'atteinte.
- Tu as envie de quelque chose de précis avant qu'on rentre ?
Il rit de bon coeur quand Harry lui lança un regard meurtrier. Puis, avec un dernier sourire diabolique, il reprit le sexe de son amant entre ses lèvres et le suça jusqu'à ce qu'il atteigne l'extase.
De longs moments plus tard, tremblant toujours des suites de son orgasme, Harry rouvrit les yeux et observa le Blond, à la fois avec adoration et irritation.
- Attends un peu pour voir, Draco… attends que je retire ce plâtre….
Le Serpentard sourit d'un air angélique et s'empara des béquilles de son homme.
- Oui, je sais… Implacable est la vengeance du puissant Gryffondor. Je devrai me préparer pour ma punition. Et je suis sûr que tu arriveras à me convaincre de t'apporter Hedwige demain ou le jour suivant pour que tu puisses écrire à Pomfresh. Au bout d'une semaine, dans le pire des cas, Harry.
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(Fin).
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Alors ?
J'attends votre avis avec impatience. On peut vraiment dire que ce OS fait partie de la catégorie PWP donc puisque c'est un PWP, j'attends votre verdict : qu'avez-vous pensé du lémon ?
Sexy ? Chiant ? Torride ? Nullissime ? Est-ce que l'ambiance en VF vous paraît sexuelle ?
Hum… Euh, ou si vous voulez, vous pouvez me parler de l'histoire de l'OS, je ne m'intéresse pas qu'au cul ! (clin d'œil)
La prochaine histoire qui est aussi la dernière (et oui, hélas !) s'intitule Vengeance. A votre avis, il se passera quoi ? loool
Biz, Quiproquo.
