Disclamer et notes : cf. « avant-propos »
Titre original : Payback
Remerciements : Merci à Artoung, Ishtar205 et Léviathoune… un merci tout particulier à Artoung et Ishtar qui m'ont conseillé le même mot sans même se concerter…. Ahh, les grands esprits….
Résumé : « Implacable est la vengeance du puissant Gryffondor. » Et c'est Draco lui-même qui l'a dit….
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Pardon, une fois de plus, pour ce retard inexcusable mais la vie (et ses obligations) a une façon bien à elle de reprendre ses droits. Vous aviez remarqué ?
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Note de Quiproquo : En fait, Le Plâtre et sa suite Vengeance ont été écrits et postés en premier. Attirance Mutuelle et Worth the Wait ont été postés après car des lecteurs avaient demandé à Olivia Lupin de raconter la rencontre H/D. Avec l'accord d'Olivia, j'ai traduit dans l'ordre chronologique de l'histoire sans respecter l'ordre de publication tout simplement parce que j'ai découvert Attirance Mutuelle et Worth the Wait en premier. Donc si parfois, vous avez comme une impression de déjà vu ou plutôt de « déjà lu » (lol), c'est normal.
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RAR :
Normalement, j'ai répondu à tous les reviewers enregistrés.
Je remercie aussi tous ceux qui ont laissé une review anonyme. Ceux qui m'ont laissé leur mail ont reçu un petit message de ma part, normalement. Pour ceux qui n'ont pas laissé leur mail, je vous dis merci, ici.
Si j'ai oublié quelqu'un, je m'en excuse et je vous remercie d'avoir lu puis reviewé
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Vengeance.
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Harry, allongé sur le lit, roula sur le côté pour attraper sa baguette. Draco était profondément endormi à ses côtés et le Brun avait attendu une telle opportunité depuis des semaines. Il eut un sourire machiavélique aux lèvres, anticipant le plaisir qu'il aurait en exécutant sa « vengeance ». Enfin. Il se souvenait parfaitement bien de la torture que lui avait infligée Draco après l'accident de voiture qu'ils avaient eu le mois dernier. Et il avait bien l'intention de lui faire payer.
La torture avait duré, à la grande joie secrète de Harry, quatre jours délicieusement débridés. Quatre jours avant que Draco ne lui apporte Hedwige pour qu'il puisse écrire à Mme Pomfresh afin qu'elle vienne réparer sa jambe cassée. Quatre jours (et quatre nuits) pendant lesquels Draco sautait sur Harry, sans crier gare, pour l'embrasser, l'exciter et le caresser avec nonchalance jusqu'à ce que le Gryffondor soit brûlant de désir. Et là, il le laissait dans cet état frustrant et exquis pendant de très longs et merveilleux moments avant de l'emmener jusqu'à un orgasme délirant. Harry s'était senti, tour à tour, totalement débauché et tendrement chéri. Cela avait été une combinaison torride et il avait hâte de montrer à son amant à quel point c'était grisant d'être à la tendre merci de quelqu'un d'autre.
Harry se figea, baguette en main et observa la forme paisiblement endormie près de lui, dans le lit.
Son amant. Draco Malfoy était son amant.
Après pratiquement quatre mois, ça paraissait encore incroyable. Oh, ils avaient conclu une sorte de trêve durant la guerre mais pendant cette période troublée, ils n'avaient pas vraiment eu le temps de s'intéresser l'un à l'autre. Mais après s'être de nouveau rencontrés à Poudlard, à l'occasion du premier anniversaire célébrant la fin de la guerre, ils s'étaient liés sur le plan personnel. Et quelle connexion entre eux, songea Harry. L'intensité d'avant était toujours présente mais sans la moindre animosité et ils avaient vite découvert qu'ils étaient, en fait, assez compatibles. Sur pas mal de points, d'ailleurs.
Leur relation s'était développée très vite et ils avaient tissé des liens solides très rapidement. Ils avaient leurs désaccords et disputes, bien sûr, mais c'était surtout pour décider comment vivre ensemble et non pas parce qu'il existait un différent majeur entre eux. Pour Harry, leur histoire était merveilleuse. Il était tombé complètement et totalement fou amoureux du Blond à une vitesse impressionnante et cela l'aurait inquiété s'il n'avait pas cette impression que leur relation relevait de l'évidence. La seule chose qui l'angoissait, et qui l'angoissait beaucoup, c'était la réaction de Draco quand ce dernier se rendrait compte que les sentiments de Harry étaient si… permanents.
Parce que Draco était… et bien, Draco. Il était drôle, brillant, riche, sarcastique, fabuleux au lit et… Draco. Il maintenait toujours une sorte de distance et il restait parfois secret à propos de certaines choses. Oh, il était généreux et prévenant. Souvent, quand il s'adressait au Gryffondor, il utilisait de nombreux petits noms comme chéri, amour, mon cœur. Il les utilisait toujours sur un ton léger, insouciant et Harry aurait voulu croire que ces petits noms découlaient d'une familiarité et d'une complicité qui prouveraient qu'il était la personne la plus importante dans la vie du Serpentard mais il ne se faisait pas d'illusions. Il savait que le Blond s'adressait à d'autres personnes de la sorte : l'autre jour, il avait appelé sa secrétaire, « mon cœur » et il appelait constamment Hermione, « darling ».
Et bien que Harry se délectât de l'intimité qu'ils partageaient ensemble, bien qu'il sût, sans doute possible, qu'il était le seul amant de Draco, le Brun appréhendait le jour où le Serpentard se lasserait de lui et passerait à autre chose. Harry savait que son cœur serait brisé, qu'il serait dévasté mais il avait décidé de ne pas penser à ça et de profiter plutôt du temps qu'il passait avec le Serpentard. Souvent, il se disait que s'il stockait assez de souvenirs, ces derniers pourraient lui tenir compagnie un certain temps….
Mettant de côté l'idée que Draco pourrait le quitter, Harry se réinstalla sur les draps, sa baguette dans la main droite. Il avait soigneusement préparé son plan et il avait vraiment hâte de passer à l'action. Il lui avait fallu beaucoup de temps pour adapter le sort qui rendait la victime immobile. De plus, il avait dû aussi le renforcer pour qu'il résiste quand le Blond tenterait, à coup sûr, de briser le sortilège. Le plâtre lui-même devait être considérablement alourdi par rapport à celui que, lui, portait car la douleur qu'il ressentait alors, le maintenait en place. Et puisque la jambe de Draco n'était pas cassée, Harry avait dû augmenter le poids du plâtre pour s'assurer que son amant reste immobile. Totalement.
Il posa sa baguette sur la jambe droite de Draco et murmura l'incantation. Le Blond, étalé sur le dos, les bras et les jambes en croix, dormait toujours profondément et il ne broncha pas. A la fin de la formule, un plâtre très lourd apparut et Harry posa sa baguette sur le côté, un large sourire aux lèvres. Il était si impatient de soumettre son adoré à une douce torture pour le faire atteindre, ensuite, une extase plus douce encore, qu'il en oublia ses mauvaises pensées.
Il se pencha vers la forme toujours endormie, il déposa une myriade de baisers légers sur le torse imberbe, s'arrêtant seulement pour lécher et titiller un téton jusqu'à ce qu'il soit dur sous sa langue. Il joua un peu avec et Draco gémit, gigota un peu, luttant pour se réveiller. Harry relâcha le téton et descendit, sa langue réapprenant avec délectation les muscles du torse et du ventre de son amant.
Quand il arriva à une côte sensible, en bas de la cage thoracique du Serpentard, ce dernier se réveilla complètement.
- Hummmmm, Harry….
La voix de Draco était, à ce moment-là, comme il la préférait : douce, rauque, trop voilée par le sommeil pour avoir ces intonations polies et distantes qu'elle avait quand le Blond était réveillé.
- Oui, Draco ?
La propre voix de Harry était devenue pantelante à cause de l'impatience. Il posa une de ses mains sur l'entrejambe de son amant et caressa Draco jusqu'à ce qu'il soit complètement excité, bougeant le poignet avec fermeté, faisant grimper la pression.
- Harry….
Draco était réveillé désormais et quand il voulut toucher le Brun, il remarqua enfin le plâtre.
- Harry ? demanda-t-il d'une voix qui changea instantanément. Qu'est-ce que c'est que ça ?
- L'heure de la vengeance a sonné. Qu'est-ce que tu avais dit, déjà ? « Implacable est la vengeance du puissant Gryffondor » ou quelque chose comme ça ? répondit Harry, l'innocence personnifiée.
- Retire ça. Maintenant. ordonna Draco, d'une voix coupante.
- Ce n'est qu'un plâtre, Draco… rien de permanent, répliqua Harry, quand même un peu surpris par le ton agressif même s'il s'y était attendu.
- Je ne peux pas bouger. Enlève-le.
Malgré sa voix ensommeillée, on pouvait distinguer l'intonation froide du Serpentard et pendant un moment le Gryffondor hésita puis il poursuivit son plan.
- Pas tout de suite, reprit-il en se penchant pour sucer doucement un téton et un gémissement le récompensa. Dans un moment, c'est promis.
Il se déplaça lentement vers l'autre téton, le taquinant de la langue avant de faire glisser ses lèvres vers le ventre plat.
- Aaaaah… Harry… soupira Draco en remuant sa jambe gauche tandis que la main de son compagnon continuait à caresser la peau sensible. Harry, je ne peux pas bouger.
Les intonations fermes étaient de retour dans sa voix, plus marquées cette fois et le Brun hésita de nouveau. Puis, décidé à soumettre son amant au même plaisir qu'il avait connu, le Gryffondor palpa les testicules du Blond avant de serrer doucement. Draco soupira une fois de plus et il froissa le drap entre ses poings.
- Harry… murmura-t-il d'un ton radouci.
- Oui ? Qu'est-ce que tu veux, Draco ? susurra Harry en se baissant, le visage à quelques centimètres du pénis érigé.
Il avait parlé d'une voix suave, essoufflée. Sa bouche effleurait à peine l'érection du Serpentard. Il humidifia ses lèvres lentement et ce faisant, sa langue toucha imperceptiblement le sommet du membre dur.
- Putain. Oh, putain, Harry….
Les intonations s'étaient faites suppliantes et le Brun y répondit immédiatement en ouvrant la bouche pour la faire glisser le long de la succulente friandise. Il bougeait avec une lenteur délibérée, crispante, du haut vers le bas, s'arrêtant à chaque fois au niveau du gland pour marquer une pause assez longue. Il suçait et titillait le bout d'une manière qui rendait fou son homme, il le savait.
Au bout du sixième aller retour, Draco murmurait de façon incohérente, la respiration saccadée, entrecoupée de soupirs et quand Harry changea brusquement de rythme, abaissant sa tête rapidement pour sucer fermement, le Blond cria.
Le Serpentard gémissait maintenant. De ses lèvres s'échappaient des jurons et le prénom de Harry, prononcés avec une égale vénération. Son excitation augmentait non stop, l'extase n'était plus loin quand soudainement, le Brun reprit son rythme lent et tranquille, stoppant de longs moments pour suçoter le gland. Parfois il appliquait doucement ses dents ou sa langue.
Draco était étalé sur le lit, le dos arqué, piégé par le plâtre, incapable de la moindre action si ce n'était de subir les délicieuses attentions de son amant. Ce dernier prenait son temps, passant d'un rythme à l'autre, amenant le Blond à deux doigts de la délivrance avant de le ramener dans un état d'excitation extrême aussi longtemps qu'il le pouvait. Son propre désir était plus brûlant qu'il ne l'aurait imaginé. Harry n'aurait jamais cru qu'il aurait été aussi excité en donnant tant de plaisir à son compagnon. Mais il l'était incroyablement et quand il sentit que Draco avait vraiment besoin de jouir, quand il vit que Draco était pratiquement en larmes à cause de la frustration, finalement, il referma une main autour de son propre sexe. Puis il pompa fermement, calquant le rythme qu'il suivait sur le membre de son homme et tous deux connurent un orgasme d'une prodigieuse intensité.
Et tandis qu'il redescendait sur terre, le Gryffondor pensa qu'il devrait peut-être expliquer à Draco à quel point il avait apprécié, vraiment apprécié, ces quatre jours et qu'il avait voulu lui rendre la pareille. Mais le Blond se détourna avec un grognement et ferma les yeux. L'estomac de Harry se contracta d'anxiété tandis qu'il se demandait si le Serpentard était fâché. Le temps qu'il retrouve sa baguette et qu'il retire le plâtre, Draco s'était endormi. Harry hésita un moment puis se plaqua lui, un bras autour de sa taille et il s'endormit à son tour.
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Quand Harry se réveilla, il était seul. Ce n'était pas vraiment inhabituel en soi : souvent Draco se levait pour travailler quand il n'arrivait pas à dormir et le Gryffondor s'y était habitué. Cette fois, pourtant, le Brun se rappela l'irritation de son amant quand ce dernier avait remarqué le plâtre emprisonnant sa jambe. La crainte d'avoir franchi une limite interdite, l'inquiéta. Afin d'être rassuré, le Brun se leva pour partir à la recherche de son homme.
Il s'arrêta sur le seuil du salon et observa la scène familière : penché sur son bureau, un tas de papiers autour de lui, se tenait Draco. Harry s'approcha doucement et enroula ses bras autour du Blond par derrière.
- Salut, mon cœur.
La voix ne rassura pas Harry, au contraire. Il y avait toujours ces intonations détachées, presque indifférentes quand le Blond l'appelait par de petits noms et le Gryffondor comprit en cet instant qu'il ne pouvait pas se contenter d'une relation superficielle avec le Serpentard. Il aimait Draco de tout son cœur, de toute son âme et si le Blond ne pouvait pas (ou ne voulait pas) l'aimer en retour, il n'était pas sûr de pouvoir s'en arranger.
- Reviens au lit, dit Harry en déposant un baiser sur la nuque de l'autre jeune homme.
- Pas tout de suite. J'ai bientôt fini, ceci dit, répliqua Draco d'une voix distante. Préoccupée.
Harry hésita puis :
- Est-ce que tu es en colère contre moi ? A propos de ce qui s'est passé tout à l'heure ?
- Tout à l'heure ? répéta Draco en se retournant, ses traits reflétant parfaitement sa confusion et sa voix n'était plus distante mais perplexe. Tout à l'heure, tu m'as fait une fellation fabuleuse. J'ai ressenti l'un de mes plus incroyables orgasmes. Pourquoi, dis-moi, serais-je en colère à propos de ça ?
Il contempla attentivement Harry. Ce dernier s'était légèrement détourné de lui et évitait son regard. Il avait noué ses mains devant lui et les tordait presque nerveusement.
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Et bien, tu étais quand même un peu énervé… et après tu n'as rien dit… et quand je me suis réveillé, tu étais parti, répondit le Brun d'un ton presque triste tandis qu'il baissait la tête et il parlait d'une voix si basse que Draco eut du mal à entendre ce qu'il avait dit. Et donc j'ai pensé que tu étais peut-être en colère contre moi et ça me fait gamberger.
- Harry, rétorqua Draco d'une voix exagérément patiente, je n'ai rien dit juste après car j'étais incapable de prononcer un mot. Et je n'étais pas parti, j'étais juste…
Tout à coup, le Serpentard se tut, les sourcils froncés et releva un visage surpris pour regarder son compagnon. Il mit son coude sur le bureau et posa son menton dans sa main puis :
- Et ça te fait quoi ? demanda-t-il avec amusement.
- Gamberger, murmura Harry qui était quasiment inaudible, cette fois.
- Gamberger, répéta Draco avec précaution, son hilarité clairement visible sur ses trait fins. Dis-moi, Harry, est-ce que c'est une expression moldue ? Je ne pensais pas que nous parlions deux langues différentes, mais ça, c'est nouveau pour moi. Qu'est-ce que gamberger veut dire, exactement ?
Le ton était légèrement mordant et Harry se tordit les mains un peu plus.
- Ça veut dire…. Oh, je ne sais pas… C'est la seule façon dont je peux l'exprimer, déclara le Brun en croisant le regard gris durant quelques secondes avant de baisser la tête de nouveau. C'est ce que je ressens parfois. Quand j'ai l'impression que j'ai peut-être franchi une limite avec toi. Et j'ai peur d'avoir fait quelque chose qu'il ne fallait pas tout à l'heure… tu sais, avec le plâtre… enfin, tu étais énervé, un peu… et puis, ce genre de chose s'est déjà produit avant. Et après, j'ai l'impression que ce que j'ai fait pourrait peut-être faire en sorte que tu ne m'apprécie pas trop et donc…
Le Gryffondor agita la main vaguement et haussa les épaules tristement.
- Et donc, je gamberge.
Draco avait été sur le point de lancer une répartie ironique quand il réalisa vraiment ce que Harry lui avait confié. Il plissa les yeux, songeur, tandis qu'il dévisageait son amant. Harry avait mis ses deux mains dans les poches arrière de son jean, il se tenait debout, silencieux et la tête baissée en se mordillant la lèvre inférieure. Une véritable détresse émanait de lui et Draco sentit son cœur cogner dans sa poitrine. Harry semblait inquiet. Vraiment inquiet.
- Harry, dit le Blond d'une voix douce. Viens là.
Il tendit la main et attrapa le coude du Gryffondor pour l'attirer doucement contre lui. Il se leva, passa un bras autour de la taille mince et glissa son autre main sous le menton du Brun.
- Regarde-moi.
Il attendit patiemment que les yeux verts croisent les siens. Ce qu'il put y lire fit que son cœur se contracta. De l'adoration absolue. Et de l'incertitude. Le Serpentard était assez honnête avec lui-même pour reconnaître que quand Harry était concerné, l'adoration était bienvenue, plus que bienvenue même. Mais il réalisa, avec un peu surprise, qu'il ne voulait pas que Harry ignore la place qu'il occupait dans sa vie. Ou dans son cœur.
- Harry, écoute-moi très attentivement. Je suis quelqu'un qui adore la compétition et je suis plutôt fier de ma capacité à me sortir de n'importe quelle situation. C'est en partie à cause de mon éducation et puis c'est grâce à ça que j'ai pu rester sain d'esprit pendant la guerre. Donc oui, j'étais énervé. Mais pas contre toi. Contre moi-même. D'abord parce que j'étais tombé dans ton piège et ensuite parce que je me suis laissé tellement… distraire que je n'ai même pas essayé de m'en sortir.
Et il scruta le visage du Brun qui reflétait le soulagement. C'était un soulagement si intense, si profond que Draco comprit soudainement à quel point il comptait pour Harry. C'était une indication que, peut-être, il existait chez Harry un sentiment que le Blond n'avait pas osé espérer.
- C'est vrai ? demanda le Gryffondor, les yeux brillants seulement d'adoration, cette fois.
Et Draco plongea dans ce regard émeraude à la recherche d'autres indices qui prouveraient que tout ce dont il rêvait désespérément était bien là. La réponse semblait se trouver là et le Serpentard prit une inspiration pour se donner du courage :
- C'est vrai. Et pour ce qui est de faire des choses qui… qu'est-ce que tu as dit, déjà ? Ne pas t'apprécier ?
Harry rougit et hocha la tête avant de baisser l'échine.
Draco s'arrêta un petit moment. Son sens inné de protection et d'indépendance lui criait « attention » mais les mots venaient directement de son coeur, lui brûlaient la langue et il ne résista pas plus longtemps. Il se confia à Harry comme il ne l'avait jamais fait avec personne :
- Harry, je t'aime, reprit-il alors que les yeux du Brun se relevèrent vers les siens. Rien de ce que tu pourras faire ne changera ça.
Et devant lui, la joie transforma le visage du Gryffondor : son sourire se fit radieux, son regard vert s'illumina. Et avant que Draco ne puisse rajouter quelque chose, il se retrouva dans la douce et familière étreinte de Harry alors que les lèvres de ce dernier se posèrent sur les siennes pour lui donner un baiser à la fois tendre et passionné.
Quand ils se séparèrent, Harry nicha son visage dans le cou du Serpentard.
- Oh, mon Dieu. Oh, Draco. Je t'aime tellement… je suis tombé amoureux de toi, il y a très longtemps. Je n'ai pas osé te le dire parce que je pensais que ce serait trop pour toi, que tu ne voudrais pas d'un tel engagement, que tu penserais que ce serait un poids pour toi…. Et même si cela ne t'avait pas dérangé, je n'aurais jamais imaginé que tu m'aimerais aussi. C'est quelque chose….
Harry se tut avant de sourire avec un air d'excuse puis :
- C'est quelque chose qui me fait gamberger. Beaucoup.
Les yeux émeraude rencontrèrent les yeux argent pendant un long moment, chacun exprimant des promesses rassurantes sans échanger une parole.
Finalement, Draco hocha la tête, sa propre joie effaçant ses derniers doutes. Il leva le menton et son visage s'éclaira de ce mélange de fierté et d'assurance.
- Et bien, c'est ce que je veux, dit-il avec un large sourire. Donc fini de… gamberger. Oh et une dernière chose. Je ne vais le dire qu'une fois donc ouvre grand les oreilles.
Harry, toujours le sourire aux lèvres, leva les sourcils, l'air interrogateur.
- Ça ne me dérangerait pas, enfin pas trop en tous cas, si tu voulais retenter le sort avec le plâtre, un des ces jours…. C'est juste histoire d'apprendre à m'en débarrasser, tu comprends…
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(Fin).
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Voila, pour l'instant, la saga d'Olivia Lupin s'achève ici… je pense que c'est une vraie fin, vu qu'ils se sont ENFIN avoué leur amour mais sait-on jamais… si Olivia poste une autre fic qui fait partie de cette saga, je la traduirai.
J'espère que lire ces différents OS vous a plu et j'ai vraiment envie de savoir ce que vous en avez pensé… c'est un moyen subtil (hum) pour vous convaincre de me laisser quelques reviews. loool
Sinon, après cette parenthèse enchantée, ça vous dirait un PWP bien sexe ? Y'en a bien un que j'ai envie de traduire mais, vous, ça vous dit de le lire ?
Biz, Quiproquo.
