Auteure: Blanche Malfoy
Titre: Love me, Love me not.
Traductrice: Falyla
Rating: R
Paring: Draco/Harry Draco/Bill
Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.
Onarluca : Merci. Il y a déjà 9 chapitres en v.o et franchement, cette fic est, comme d'habitude, excellente et très originale. Bisous.
Remus James Lupin : Tu trouves que Harry a l'air mal en point ? T'as encore rien vu ! LOL . A plus. Bises.
Kaorulabelle : Merci. Je continue, pas de problème. Bisous.
Maneou : D'accord, il a été avec les deux frères mais pas en même temps ! LOL. Pour les chapitres, l'auteure en a déjà écrit une petite dizaine. Quant à moi, quand ma propre fic sera terminée, je pourrais mettre deux chapitres traduits en ligne par semaine, on verra. Bisous.
Soal : Tu as raison, ses fics sont géniales. Bises.
Lalouve : Coucou toi ! Alors, comment tu te portes ? Je me rappelle que tu avais dû rester couchée. Blanche Malefoy a vraiment de bonnes intrigues et ses persos sont très fouillés. Bisous.
Melhuiwen : Merci d'avoir lu mes autres fics et d'apprécier ma traduction. Je lis ta traduction de NKOTB. J'en profite pour te dire que je suis d'accord avec ce que tu as répondu dans une de tes lectrices, quand on traduit, c'est le sens général qui compte. Franciser le texte pour le rendre plus fluide et agréable à lire est mieux que le mot à mot. Bises.
Nuage : Tu ne connais pas Blanche Malfoy ? Alors, je te conseille de vite aller lire les autres fics traduites, les miennes et celles de JessHDH que tu trouveras dans mes favoris. C'est une auteure vraiment fabuleuse. Oui, oui, je te le confirme, ses chapitres sont toujours terriblement longs, pour « Quelque chose d'un héros » entre 16 et 22 pages. Comme je n'avais pas que ça à faire, je les traduisais par moitié. Tu comprends pourquoi je trouve ceux-ci très courts, 5-6 pages, c'est presque une friandise ! LOL. Bisous.
Geneviève Black : Merci ! Merci ! Je te garantis que la suite est à la hauteur. Bises.
Syl2sy : J'adore aussi Blanche Malfoy. Merci d'aimer mon travail. Bisous.
Saael' : Salut la puce ! Comment vas-tu ? Tu imprimes LMDDM ? Chouette ! Mais tu vas pas faire circuler ça dans ton école, au moins ?? En tout cas, je suis contente que cette traduction te plaise. Bises.
Tête de nœud : Je te remercie. Je vais traduire cette fic jusqu'au bout comme toutes les autres. Bisous.
Vif d'Or : Pour avoir lu les chapitres suivants, je te confirme que la suite est vraiment bien. Bises.
Aerials : La suite est là. Je mets en ligne tous les lundis. Bisous.
Frite 12 : Je continue, tu me connais. 2ème chapitre juste plus bas. Bises.
LOVE ME, LOVE ME NOTChapitre 2. Derrière les lignes ennemies
- Alors, on y est, dit Fred d'un air sévère.
Il parqua sa Ferrari rouge volante en face de la cour de Harry, en faisant attention aux Moldus. Le rouquin regarda autour de lui et désactiva le bouton d'invisibilité. Ensuite il fixa Drago avec un sourire malicieux.
- Oh, allons, blondinet ! Ne me dis pas que tu fais encore la tête à propos de ça ! le taquina Fred. Tu sais très bien que tu vas foutrement adorer passer du temps avec Harry.
Drago se renfrogna et lui montra son majeur tendu.
- Tu crois que ça va être amusant mais c'est la tragédie de ma courte vie.
- Ça va pas être amusant. Putain ! Mais ça va être génial ! s'exclama Fred, étreignant l'épaule de Drago et l'amenant plus près jusqu'à ce que leurs lèvres ne soient éloignées de quelques pouces. Tu en as besoin. Harry en a besoin. Merde, Bill le mérite.
Drago haussa un sourcil.
- Bill ?
Fred plongea son regard dans celui de Drago.
- Oui, mon cher frère Bill. Il t'adore, blondinet.
Drago sentit son cœur cogner violemment contre sa poitrine.
- Il veut t'avoir entièrement.
Drago eut un sourire suffisant. Bill le lui avait déjà dit mais Drago ne l'avait pas cru. Il ne croyait pas en l'amour. Sexe et désir étaient dignes de confiance. L'amour, non.
- Alors, m'envoyer ici est une façon de me montrer tout son amour, se moqua Drago.
- Oui, c'est le cas. Ça a été très dur pour lui, dit Fred sérieusement. Mais lui – et moi – croyons que tu dois accepter tes sentiments pour Harry une fois pour toutes, Drago.
Drago ouvrit la bouche pour violemment nier de telles choses comme « ses sentiments pour Harry » mais Fred fut plus rapide.
- Tu refuses de l'admettre et c'est mignon. Mais Bill mérite mieux que ça. Alors, fais-le pour toi. Et Harry.
Fred sourit et dit avec amusement :
- Harry ne va pas savoir ce qui lui tombe dessus…
Drago ne s'ennuya pas à répliquer. Pour ce qu'il en savait, Harry Potter était si hétéro que cela en était fade. Mais il n'argumenterait pas avec Fred. Ça ne valait pas la peine de toute façon. Il se contenta de ricaner et sortit de la voiture, en claquant la portière aussi fort qu'il pouvait. Fred lâcha un « ouch » mais ne se fâcha pas contre lui. Fred ne se fâchait jamais contre Drago. Les jumeaux Weasley s'amusaient beaucoup des sautes d'humeur de Drago.
- Bonne chance, beaut ! Fred lui fit un clin d'œil et démarra la voiture.
Drago sentit une vague de panique alors qu'il voyait la Ferrari rouge prendre de la vitesse et s'envoler, mais il se contrôla. Il pouvait toujours transplaner si les choses tournaient vraiment mal – ce qu'il envisageait assez facilement. Il prit une profonde inspiration et regarda la sinistre maison où vivait Harry Potter. Numéro 12, Grimmault Place. La Résidence des Black. Drago frémit quand il sentit un courant d'air froid se glisser à travers ses vêtements.
Si Grimmault Place avait semblé abandonnée et filait déjà la chair de poule avant, maintenant, elle paraissait pire encore. Drago ne pouvait pas comprendre pourquoi des êtres normaux choisiraient volontairement de vivre dans cette maison, mais il pouvait deviner la raison qui avait poussé Harry à la choisir. Pour une personne déprimée et en colère contre le monde entier, Grimmault Place était un endroit parfait.
Drago se rappelait très bien à quel point l'hôtel particulier était horrible à l'intérieur. Jadis, aux temps glorieux des Black, c'était magnifiquement décoré et richement ornementé. Mais maintenant, c'était juste une coquille vide de ce que représentait le pouvoir des Black. Il y avait des portraits qui hurlaient comme des banshees (NDLT : fées dont les cris présagent la mort). C'était sombre et sale même lorsque Madame Weasley avait tenté de le rendre habitable quand l'endroit servait de cachette à l'Ordre.
Drago pouvait seulement imaginer l'état d'esprit de Harry, vivant seul dans cette grande maison depuis si longtemps. Harry était probablement devenu fou, juste comme Sirius Black. Peut-être était-ce son but final. Peut-être que l'homme aux cheveux de jais voulait-il rejoindre son parrain.
Avec de si sombres pensées, Drago se demanda encore une fois ce qu'il faisait là. Il n'avait pas sa place ici. Sa présence n'aiderait pas Harry. Cette stupide idée de l'envoyer là démontrait le désespoir de Hermione.
Drago avait une vie maintenant, une vraie vie – pas une vie factice de morveux pourri-gâté comme il était à l'époque. Cette fois, il agissait correctement. Il avait une bonne relation avec Bill – ou du moins, il aimait à le penser. Ils n'étaient pas exactement un couple, mais en passe de le devenir. Fred venait juste de lui affirmer que Bill était amoureux de lui. Alors pourquoi était-il l ? Cette confrontation avec Harry Potter pouvait tout gâcher. Ça pouvait détruire chaque petite chose pour laquelle il avait travaillé si dur à construire dans sa vie.
Il avait eu le béguin pour le Garçon-Qui-A-Survécu lorsqu'il avait combattu côte à côte pour l'Ordre. Ça ne voulait pas dire qu'il avait plus. Il en avait terminé avec cette stupide phase. Il se foutait que Harry soit vivant ou mort.
Mais il savait qu'il ne faisait que se mentir à lui-même. Il s'en souciait. Bill le savait aussi. Drago détesta son amant de le « donner » juste comme ça à l'autre homme mais en même temps, il comprenait. Bill voulait simplement qu'il se réconcilie avec son âme une fois pour toutes. Bill voulait qu'il arrive à comprendre ses sentiments réels avant de s'engager avec lui. Pas que Drago veuille d'un quelconque engagement mais il appréciait Bill.
Il avait aussi besoin de tourner la page. Cette chose avec Harry s'éternisait depuis bien trop longtemps. Harry n'en avait probablement jamais rien su mais Drago savait très exactement combien il est douloureux d'être amoureux de son ennemi.
Il serra les poings pour que ses mains cessent de trembler et marcha jusqu'à la porte. Cela parut prendre une éternité pour y arriver.
- Nous y voilà, murmura-t-il avec un sourire qu'il espérait peu enthousiaste.
Il sortit sa baguette et frappa à la porte.
Harry enfouit sa tête sous son oreiller quand il entendit le portrait de la mère de Sirius hurler en bas de l'escalier. Il aurait dû essayer plus fort de détruire ce foutu tableau grandeur nature de la vieille mégère ou, au moins, tenter de le déplacer dans une autre pièce.
La vieille femme avait développé son vocabulaire d'imprécations au fil des ans et Harry était le seul à blâmer. Il avait pris l'habitude de passer devant elle en jurant comme un fou furieux et ils avaient sans cesse des joutes verbales. Il trouvait que c'était une façon certes gênante – mais amusante – de passer le temps. En quelque sorte, ces rencontres le faisaient se sentir vivant. Mais aujourd'hui, il avait une terrible gueule de bois. Et si elle n'arrêtait pas tout de suite, il essayerait le sortilège de mort sur elle.
Mais qui, par l'enfer, était donc à la porte ?
Il pariait que c'était Hermione, prête à le sermonner une fois de plus. C'était son hobby favori. Comme si elle n'avait rien de mieux à faire en tant qu'Auror. Elle préférait venir l'ennuyer, lui, à propos de son horrible mode de vie plutôt que travailler correctement comme elle aurait dû. Mais ensuite, il se rappellera que Ron lui avait dit que son partenaire n'était autre que ce foutu Drago Malefoy, alors il se sentit un peu de sympathie pour elle. Qui voudrait faire équipe avec Malefoy ?
La peinture sur le mur n'arrêterait pas de crier, à moins qu'il ne sorte du lit pour voir qui était à la porte. Il se leva prudemment mais ça n'empêcha pas le monde de tourner. Sa tête était lourde et sa vision floue.
La distance entre sa chambre à coucher et la porte d'entrée lui parut sans fin. Mais lorsqu'il finit par atteindre la dernière marche, ses cris et malédictions égalaient les hurlements de la veille mégère.
Il lança un regard menaçant au portrait qui braillait et cria :
- TA GUEULE, LA VIEILLE ! TU VEUX VRAIMENT QUE JE TE REDUISE EN CENDRES ? PARCE QUE C'EST CE QUI VA T'ARRIVER SI TU FERMES PAS TON SALE CRACHOIR !
Généralement, elle ne lui obéissait pas mais, curieusement, ce jour-là, elle le fit. Harry haussa un sourcil vers elle puis se regarda dans le miroir près de la porte. Il avait l'air effrayant. Ses yeux étaient injectés de sang et sa figure aussi pâle qu'un cadavre. Son épouvantable apparence était sans doute la raison pour laquelle la vieille sorcière s'était calmée aussi soudainement. Il ricana. Si c'était assez pour terrifier la vieille mégère, ça serait suffisant pour affoler quiconque se tenait de l'autre côté de la porte.
Il déverrouilla la porte et l'ouvrit et les mots jaillirent avant même qu'il soit certain de l'identité de son visiteur.
- Hermione, j'apprécie ton intérêt mais tu n'as vraiment rien de mieux à faire de ton temps ? Je vais bien et…
- T'as pas l'air bien du tout, Potter, le coupa une voix traînante.
Harry écarquilla les yeux tandis qu'il fixait Drago Malefoy. Le choc de voir son ennemi pour la première fois depuis quatre ans le paralysait. Ses yeux parcoururent chaque centimètre de Drago. Le blond semblait différent, mais il ne pouvait mettre le doigt sur ce qui était différent chez lui. Ses yeux continuèrent à détailler le corps de Drago. Ses vêtements moldus l'étonnaient et le rendaient confus. Il était habillé d'un jean's serré bleu décoloré, d'un T-shirt noir et d'une veste blanche. Ils lui allaient vraiment bien. Ses cheveux blonds étaient impeccablement peignés et soignés, et un regard argenté avait remplacé ses pupilles bleu glacier. Alors enfin, il remarqua ce qui était différent chez Drago. C'était ses yeux. Ils n'étaient plus aussi froids que dans le souvenir de Harry. Ils semblaient plutôt intenses, fiers et…humains.
Harry était si stupéfait qu'il ne remarqua pas le propre choc de Drago. Drago ne pouvait croire que cette espèce de loque humaine était le même Harry Potter qui allait à l'école avec lui. Harry était même plus mince qu'il ne se le rappelait. Les cheveux noir corbeau n'avaient jamais paru si emmêlés. Harry était vêtu d'un vieux pantalon de pyjama dénoué qui semblait vouloir tomber d'une minute à l'autre. Sa poitrine était nue mais rien n'était aussi attirant dans les rêves de Drago. Harry était trop maigre. Mais ce furent les yeux de Harry qui le choquèrent le plus. Les iris vertes qui avaient été autrefois si vivantes étaient maintenant vides – comme si quelqu'un les avaient éteintes.
- Tu as changé, murmurèrent-ils en même temps puis ils se turent.
Il y eut un moment difficile. Ils ne savaient comment réagir à la présence de l'autre. Finalement, la voix furieuse de Harry brisa le silence :
- Par l'enfer, qu'est-ce que tu fous ici, Malefoy ?
Le sourire éblouissant de Drago aveugla presque Harry.
- Je suis ton ange gardien pour un mois, Potter.
A suivre…
Voilà. J'espère qu'il vous a plu. Faites-moi part de vos commentaires.
Gros bisous.
Falyla
