Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Petite note de la traductrice : Des nouvelles toutes fraîches de cette fic. Il y a actuellement 14 chapitres v.o. en ligne. Blanche Malfoy me fait savoir qu'elle va la laisser provisoirement de côté afin de terminer le dernier chapitre de son autre fic « Just a Step » et ensuite reprendre, sans faute,  « Love me, Love me not ». Comme je vais partir en vacances en août, sans mise en ligne pendant 3 lundis, je suppose que cette coupure passera totalement inaperçue mais je préfère vous tenir au courant.

Remus James Lupin : Ah ! Si tout pouvait être aussi rapide que tes reviews…A plus. Bisous.

Onarluca : Pas de quoi, je le fais avec beaucoup de plaisir. La suite est vraiment à la hauteur du reste. Bises.

Kaorulabelle : Elle est là. Bisous.

Eowyn Malefoy : Merci, la suite est juste plus bas. Bises.

Geneviève Black : Ouh là ! Tu as l'imagination bien fertile… Malheureusement les corps à corps ne sont pas à l'ordre du jour. Bisous.

Minerve : Non, franchement, la suite, ce chapitre et les autres, sont d'une intolérable cruauté ! LOL. Bises.

Vif d'Or : Merci pour la photo du tatoo. Il est vraiment magnifique et je suis épatée par la minutie du dessin. Chapeau à ton tatoueur ! Quant à Bill, oui, il veut Drago mais il veut surtout être certain que le blondinet l'aime aussi sans regret. C'est un gros risque, effectivement et lui laisser le choix est une grande preuve d'amour snif petite larme à l'œil. Mais d'autres pourraient dire que Bill est un parfait crétin. Ça se défend aussi…Bisous.

Dianael : Merci, la suite est là. Bises.

Lisandra : Quoi ?? C'était pas encore fait ?? LOL. La suite juste en dessous. Bisous.

Nfertiti : Oui, c'est vrai, les chapitres sont assez courts mais bon, c'est du pur bonheur, non ? Bises.

Chapitre 4 . Respire.

Il y avait quelqu'un dans la maison. Il pouvait entendre des pas légers en temps à autre. Il fronça les sourcils et se gratta la tête. Il se demanda s'il était sorti le soir d'avant et s'il avait ramené une inconnue à la maison, comme il le faisait toujours lorsqu'il était bourré. Ensuite, il regarda le bas de son corps et remarqua s'il portait encore son pantalon de pyjama. Il n'était pas nu. Etait-ce un bon ou un mauvais signe ? Il prit quelques minutes pour s'éclaircir l'esprit et se rassembler. Si ce n'était pas une nuit habituelle alors quelqu'un était entré par effraction dans sa maison.

Il prit sa baguette sur la table de chevet et l'agrippa fermement. Puis il avança prudemment dans le corridor silencieux. Il n'y avait personne en vue mais il pouvait entendre quelqu'un siffler en bas de l'escalier. Le cambrioleur était plutôt stupide ou simplement imprudent s'il avait le courage de siffler alors qu'il dévalisait la maison. Ou peut-être qu'il croyait que l'hôtel particulier était abandonné. Ce ne serait pas la première fois. Depuis que Harry avait désactivé les sortilèges autour de la maison, des petits casseurs avaient l'habitude de venir voler dans la vieille bâtisse. Il soupira. Il aurait dû replacer les charmes et trouver un nouveau Gardien du Secret pour le Fidelius. Mais ces choses réveillaient trop de souvenirs  et il ne voulait pas. Il préférait plutôt supporter tous les adolescents bourrés et les voleurs du monde. Ils étaient plus faciles à accepter en comparaison de ce qu'il était arrivé dans le passé de Harry.

Il descendit l'escalier à pas de loup, essayant d'être aussi silencieux que possible. Madame Black, sur sa peinture, était étrangement endormie. Il pouvait l'entendre bruyamment ronfler. C'était une première. Et ça aurait dû l'avertir de ce qui allait se passer ensuite. Quelque chose n'allait pas.

La salle de séjour principale était incroyablement propre. Il cligna des paupières plusieurs fois, essayant de se rappeler ce qui avait pu se produire le jour d'avant. Son esprit était presque complètement vide. Il se souvenait avoir vu Drago Malefoy, cependant, mais c'était probablement juste un mauvais rêve.

Peut-être que Tilly était-il de retour. Les elfes de maison étaient comme ça, non ? Même quand on les jetait dehors, ils avaient l'habitude de retourner chez leur maître. Mais il ne se rappelait pas avoir jamais entendu Tilly siffler.

Il entendit le sifflotement encore une fois et se dirigea vers la cuisine. Là, il s'arrêta net. Il y avait un homme blond debout en face du comptoir de la cuisine, lui tournant le dos. Une baguette était posée sur la table juste à côté d'un livre de cuisine ouvert. Il fronça les sourcils. Hermione lui avait envoyé un domestique ?

Harry continua d'observer le blond jusqu'à ce que sa présence soit remarquée. Il eut un choc en reconnaissant Drago Malefoy.

- Oh ! La Belle au Bois Dormant est enfin réveillée, dit Drago avec moquerie. Alors, comment tu te sens ?

Harry resta muet. Il ne voulait pas paraître surpris mais il l'était. Son ennemi était dans sa cuisine, avec un couteau tranchant dans la main. Il pointa sa baguette vers Drago qui roula simplement des yeux. Est-ce qu'il était en train d'halluciner ? Il avait entendu dire que l'un des symptômes de l'alcoolisme était les hallucinations. Peut-être que Drago n'était pas vraiment là, qu'il était uniquement un pur produit de son imagination – bien qu'en premier lieu, Harry ne puisse dire pourquoi il hallucinerait à propos de Malefoy. Et bien, les hallucinations étaient de mauvais rêves éveillés, n'est-ce pas ?

- Baisse cette baguette, Potter, dit Drago avec indifférence.  Devons-nous traverser ça encore une fois ?

Harry entendit Drago soupirer. Il resserra sa prise sur sa baguette quand il le vit se déplacer.

- Bouge pas, Malefoy ou je jure devant Dieu que je te jette un sort, le menaça Harry entre les dents.

Drago soupira lourdement et posa son couteau sur le comptoir.

- Ecoute, je suis ici parce..

- Je m'en fous ! Tu la fermes et tu sors ! cria Harry.

- Puis-je au moins terminer ton repas ? Tu sembles en avoir besoin.

Harry regarda le plan de travail où manifestement Drago préparait quelque chose. Ça sentait bon et son estomac protesta furieusement. Mais il ne mangerait jamais rien que Drago Malefoy avait fait. C'est alors que ses souvenirs de la veille resurgirent. Il se rappelait vaguement les explications de Drago à propos de sa présence dans  sa maison, mais ce qu'il avait le plus retenu était la mention de Hermione. Elle l'avait fait encore une fois. Elle allait le rendre fou avec ses incessantes offres d'aide.

- Elle t'a envoyé m'aider, dit Harry pour lui-même. Toi ! C'est quoi ce bordel ! A quoi elle pense ? Pourquoi elle t'a envoyé, toi ?

Harry crispa son poing gauche, sa mauvaise humeur augmentant dangereusement.

- Potter…entendit-il Drago l'appeler doucement.

Ce ton de voix le rendit même encore plus furieux. Drago se prenait pour qui, de lui parler comme s'ils étaient amis ?

- Accio baguette ! cria Harry.

La baguette de Drago vola dans sa main et avant que Drago ne puisse réagir correctement, Harry lui lança un Petrificus Totalus. Drago tomba en arrière, pétrifié.

Alors que Drago le maudissait silencieusement avec des yeux brillants de rage, Harry se précipita dans la salle de séjour principale. Il s'arrêta en face du foyer de la cheminée et demanda Hermione à voix haute. Sa tête scanna son salon et il cria après elle et Ron mais personne ne lui répondit.

Il retira sa tête du foyer en jurant. Bientôt, Madame Black se joignit à lui.

Il alla dans la cour de devant et ne s'inquiéta pas de regarder autour de lui avant de transplaner dans la cabine de téléphone qui permettait d'accéder au Ministère de la Magie.

Il entendit un murmure excité quand il traversa le grand Atrium mais y prêta à peine attention. Il était aveuglé par la rage.

- Eh ! Monsieur Potter ! Attendez ! cria le chef de la sécurité. Vous ne pouvez pas simplement arriver comme ça ! Il y a des procédures de sécurité ! Vous avez besoin de…

Harry le fit taire d'un seul regard.

Il était conscient des œillades désapprobatrices qu'on lançait sur lui mais il essaya de ne pas s'en soucier. Il pouvait aisément imaginer ce que les sorciers et sorcières étaient en train de penser de lui. En fait, il avait entendu deux sorcières faire des commentaires à mi-voix comme il passait devant elles pour se rendre aux ascenseurs.

- Ce n'est pas parce que c'est Harry Potter que ça signifie qu'il peut faire tout ce qu'il veut ! Il y a des lois à respecter, dit une petite sorcière à l'air revêche. Quelle indécence !

- C'est un problème de naissance, répliqua l'autre. Il n'a jamais été bien élevé. Je veux dire, cette pauvre chose n'avait pas ses parents, n'est-ce pas ? Il a grandi avec des Moldus ! Les Moldus sont les pires en matière d'éducation. Tu n'as pas lu Sorcière Hebdo ? Ils ont un haut pourcentage de divorce ! En outre, c'est un héros que nous l'aimions ou pas. Est-ce que ça ne lui donne pas quelques privilèges ? Il a le droit d'être un peu…excentrique, je suppose.

- Etre un héros ne signifie pas qu'il peut faire ce qu'il veut ! Si seulement il était poli…Mais j'ai entendu dire qu'il n'était jamais aimable avec personne. C'est assez embarrassant pour nous…Nous sommes des dames !

Elle ferma la bouche quand elle réalisa que Harry dardait sur elle un regard meurtrier. La petite sorcière rougit et détourna les yeux.

Harry entra dans l'ascenseur de très mauvaise humeur. Il n'attendit même pas que la porte du Niveau 2 soit entièrement ouverte pour en jaillir et se précipiter dans le bureau de Hermione.

- Attendez, Monsieur Potter !

Quelqu'un tenta de l'arrêter encore une fois. Et une fois de plus, en vain. Hermione ne sembla pas surprise de le voir entrer brusquement dans son bureau. En fait, elle paraissait plutôt contente.

- Tu as cinq minutes pour m'expliquer pourquoi Malefoy est chez moi. Ensuite, je te donnerai cinq minutes supplémentaires pour lui dire que tu as changé d'avis et que tu n'as plus besoin de lui pour exécuter ce plan de cinglé qui est né dans ta cervelle de malade, dit Harry sévèrement.

Hermione appuya son dos contre sa chaise et croisa les bras derrière sa tête. Après s'être étirée, elle posa ses mains sur la petite table et sourit. Harry frémit. Il ne l'aimait pas, ce sourire si particulier. Ça n'était jamais bon signe. Et il en fut certain au moment où elle ouvrit la bouche et dit avec une fausse froideur :

- C'est lui ou Ste-Mangouste. Je croyais que Ste-Mangouste serait le dernier recours, alors Ron et moi avons opté pour Drago. Je t'en prie, Harry, ce n'était pas une décision facile. De même que je savais qu'envoyer Drago chez toi était très risqué. Vous pourriez finir par vous tuer mutuellement.

- Hermione…

- Assis !! ordonna-t-elle, amenant une chaise à côté de Harry à l'aide de sa baguette.

Il s'assit avec un sourire sinistre.

- Maintenant, on peut parler ?

- Oui. Nous pouvons avoir une conversation civilisée maintenant, dit-elle.

- Je veux qu'il sorte de ma maison, dit Harry avec une telle froideur qu'il aurait fait frémir de peur n'importe qui, exceptée Hermione. A quoi pensais-tu, Hermione ? Je t'ai dis que j'allais bien ! Combien de fois je devrais me répéter ? Et Malefoy ? Comment, lui, peut-il m'aider ?

- Tu n'es pas bien, Harry. Tout le monde peut le voir. Regarde-toi ! Tu as des valises sous les yeux depuis presque cinq mois ! Tu ne manges pas correctement et quand tu le fais, tu manges des cochonneries. Tu bois trop, aussi. Je ne peux plus te voir comme ça ! Pour l'amour de Dieu, tu es seulement vêtu d'un pantalon de pyjama !

Harry baissa les yeux et rougit violemment. Il était si en colère qu'il n'avait même pas réalisé qu'il était à moitié nu en quittant la maison. Il se sentait comme s'il avait fracassé sa tête contre le mur le plus proche.

- Je ne bois pas tant que ça…dit Harry d'une voix boudeuse, s'affaissant sur sa chaise.

Le fait qu'il ne porte qu'un bas de pyjama sur lui démontrait exactement le contraire.

- Oh ! S'il te plait ! Elle roula des yeux. As-tu compté le nombre de bouteilles que tu laisses traîner partout ?

Harry haussa les épaules.

- C'est simplement parce que je les jette pas quand elles sont vides. Ça te donne l'impression que je bois beaucoup alors que c'est pas le cas ! Ces bouteilles sont là depuis quatre ans !

- Et tu ne penses pas que c'est plutôt pathétique ?

- Tu fais une montagne de rien ! Qui s'en soucie, de toute façon ? C'est ma bon Dieu de vie ! Je peux en faire ce que je veux !

- Je ne te laisserai pas faire, Harry. Et je ne suis pas la seule. Les Weasley sont tous derrière moi, même Ron.

Ron, le salaud. Harry le tuerait de s'être retourné contre lui.

- Pourquoi Malefoy ? demanda-t-il, presque battu.

Il n'y avait que quelques fois où il avait gagné une argumentation contre Hermione et manifestement, celle-ci n'en ferait pas partie. Mais il ne se rendrait pas si facilement. Pas sans une bonne lutte.

- Parce que je sais qu'il te fera sortir de tes gonds, expliqua-t-elle.

- Quoi ? Harry se sentit outré. Il ne me fait pas du tout sortir de mes gonds !

- Bien sûr que si. Tu es là, non ? Et tu n'as qu'un pantalon de pyjama sur toi ! Ça veut dire que mon plan marche. Tu es si dépressif, Harry. Je ne pouvais même plus obtenir la moindre réaction quand j'ai renoncé à mes discours quotidiens. Tu as même cessé de me crier dessus pour me dire de te laisser seul. Tu crois vraiment que j'allais rester là et te regarder tout laisser tomber ? Non. Les Weasley et moi avons discuté encore et encore. Nous pourrions t'envoyer à Ste-Mangouste avec ou sans ton accord. Et avant que tu ne le demandes, oui, nous pouvons faire ça. Regarde-toi dans son bas de pyjama !

Harry haussa un sourcil. Elle n'avait pas besoin de continuer à mentionner son pantalon de pyjama. Il en était bien assez conscient. Elle continua son speech.

- Ça serait pour ton bien. Mais je crois que Ste-Mangouste est une solution trop dure, trop désespérée. Je veux que tu sortes de ta torpeur sans l'aide de médicament. Merlin sait que tu as déjà pris bien trop de médicaments.

- Ce n'est pas vrai, nia sincèrement Harry. Peut-être que je bois un peu trop mais je ne me drogue pas, Hermione. Je n'achète plus de potion d'Oubli depuis un bon moment. Je vais bien. Harry s'affaissa sur la chaise et soupira. Jésus ! Je suis pas encore au fond d'un putain de trou. J'ai pas besoin d'aller à Ste-Mangouste ! Quelle sorte d'amis vous êtes, de toute façon ? Faire ces choses dans mon dos ! En fait, vous voudriez m'enfermer à Ste-Mangouste ??

Elle soupira.

- Nous n'allons pas t'enfermer. Mais ce sont des professionnels là-bas. Peut-être qu'ils pourront t'aider, parce Dieu sait que nous avons essayé de t'aider, Harry, mais tu ne nous laisses pas faire.

Elle semblait vraiment attristée. Son expression adoucit Harry.

- Ste-Mangouste ne m'aidera pas. Ils ne l'ont pas fait la dernière fois ! Je suis vraiment fâché contre toi et Ron. Mais je comprends…Il baissa les yeux. Peut-être que je fais une dépression. Qui n'en fait pas, de nos jours ? tenta-t-il de plaisanter. Mais la dernière chose dont j'ai besoin dans ma maison, c'est bien Malefoy.

- Garde-le simplement pour un mois.

Harry pensa que son choix de mots était tout à fait risible et il sourit involontairement.

- Tu en parles comme si c'était un animal de compagnie.

- Vraiment ? Il est si craquant.

- Argh. Malefoy est tout sauf craquant. C'est juste un emmerdeur.

Il fit une pause et grogna :

- Je préfère aller à Ste-Mangouste que de l'avoir dans ma maison…

Elle haussa un sourcil. Elle avait dit la stricte vérité mais avait juste fabriqué de toutes pièces la menace de Ste-Mangouste.

- Tu es sûre ? demanda-t-elle.

Il semblait vraiment y croire parce il paraissait un peu effrayé. C'était Fred et George qui avaient suggéré l'idée de Ste-Mangouste comme une plaisanterie. Ils n'auraient jamais pris une mesure aussi drastique pour Harry. Ils l'avaient fait dans le passé, juste après la mort de Voldemort mais pas parce qu'ils l'avaient voulu. Ils n'avaient pas eu le choix. Harry était dans un état catatonique cette fois-là. Lui faire croire qu'ils n'hésiteraient pas à le faire admettre à Ste-Mangouste encore une fois était un coup bas mais elle sentait qu'elle devait le faire.

C'était Hermione et Fred qui avaient proposé Drago, chacun pour leurs propres raisons. La principale était de jouer les Cupidons. Ils savaient que l'obsession de Drago pour Harry était plus qu'une obsession. Et Hermione avait toujours suspecté que Harry était secrètement attiré par Drago. Toutes les relations de Harry s'étaient révélées un fiasco total. Ginny lui avait dit que Harry était toujours distant quand ils étaient ensemble. Le seul qui paraissait détenir le pouvoir de lui taper sur les nerfs était Drago. Par conséquent, ils pourraient se mettre ensemble. Mais c'était juste un rêve éveillé de sa part et de celle de Fred. Peut-être avait-elle été trop loin en envoyant Drago dans la maison de Harry. Harry ne serait jamais assez stupide pour marcher cette combine. Il ne permettrait jamais à Drago de rester.

- Il te porte vraiment sur les nerfs, hein ? dit-elle, pensive. A peine quelques minutes avec lui et il t'a déjà fait quitter ta maison à moitié nu.

Elle sourit.

- Ce n'est pas drôle, marmonna-t-il furieusement.

- Ecoute, Harry, quand tu étais à Ste-Mangouste, tu sais qui t'a tiré de ton état comateux ?

Harry secoua la tête et elle poursuivit :

- C'est Drago. Il est venu te voir une fois. Il s'est assis à côté de toi et n'a cessé de te parler, encore et encore. Nous ne savons pas ce qu'il t'a dit, mais quoi qu'il en soit, ça a marché. Le même jour, tu as cligné des yeux comme si tu te réveillais d'un long rêve et tu as parlé, Harry ! Tu as ouvert la bouche et tu as demandé un verre d'eau. Tu n'as pas idée de ce que nous avons ressenti quand tu as commencé à parler. Nous n'avions pas entendu ta voix depuis une éternité.

Ses yeux brillaient d'émotion. Harry ne savait pas que dire.

- Pourquoi tu me dis tout ça ?

- Je ne sais pas. Depuis le temps, je croyais simplement que tu te fichais de le savoir. En outre, Ron ne pense pas que Drago ait quelque chose à voir avec tout ça. Il croit que c'est juste une coïncidence. Ecoute, Harry, si tu veux vraiment que je dise à Drago que…

Elle était sur le point de laisser tomber son idée stupide quand il la coupa.

- Il peut rester, dit Harry après un moment.

Cette histoire avec Drago qui était présent le jour même où il était revenu à la vie le surprenait. Il avait besoin d'éclaircir tout ça et il n'y avait qu'une seule personne avec qui le faire.

- Mais seulement pour un mois. Après ça, il dégage et je ne veux plus jamais le revoir. J'ai pas la moindre idée de comment il va m'aider et pour être tout à fait franc, je pense que tu le sais. Vous avez complotez quelque chose. Et je ne sais simplement pas encore quoi.

- Je veux juste que l'ancien Harry revienne. Le fait que Malefoy est ton contraire pourrait te faire revenir à la vie, Harry. Il l'a déjà fait auparavant.

Il grogna. Il pouvait comprendre pourquoi Drago avait choisi de l'aider mais d'un autre côté, tout était vraiment confus. Il n'avait jamais su que Drago était venu à Ste-Mangouste. Personne ne s'était jamais soucié de le lui dire. Et puis d'abord, pourquoi donc Drago lui avait-il rendu visite ?

Il autoriserait Drago à rester alors Hermione et les autres lui ficheraient la paix. Il voulait aussi le laisser rester parce qu'il était curieux. Il se dit qu'il pourrait supporter Drago. C'était seulement pour un mois. Un mois entier…

Il ferma les yeux, fatigué.

« Respire, Harry. Respire simplement et tout ira bien… »

A suivre..

Voilà. J'espère qu'il vous a plu. Faites-moi part de vos commentaires.

Gros bisous.

Falyla