Auteure: Blanche Malfoy
Titre: Love me, Love me not.
Traductrice: Falyla
Rating: R
Paring: Draco/Harry Draco/Bill
Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.
Lisandra : S'en remettre, je ne suis pas sûre…Bisous.
Onarluca : Merci ! J'apprécie toujours le compliment. Bises.
Nfertiti : Pas trop abrégée la review, sinon j'y comprends rien ! Je suis pas de la génération texto, moi ! LOL. Bisous.
Flo007 : Merci mais l'intrigue n'est pas de moi, seulement la traduction. Bises.
M4r13 : Je me demande si ce n'est pas Harry qui va avoir des surprises…Bisous.
Geneviève Black : Ouais, ça doit valoir le coup d'œil mais il faudrait qu'il se remplume un peu, non ? LOL. Bises.
Lunny : Salut la nouvelle ! Merci, la suite est là. Bisous.
Vif d'Or : S'entretuer tout de suite ?? ça ferait un peu désordre dans le paysage, non ? LOL. Pas vraiment mais la guerre des mots est déclarée ! Bises.
Eowyn Malefoy : Merci, la suite est juste en dessous. Bisous.
Minerve : C'est que Harry a perdu sa bonne éducation ! LOL. Et ça ne s'améliore pas ! Bises.
Saael' : Eh coucou toi ! Comment ça va ? Tu me cours après et pourquoi ça ? Ma famille va très bien, merci. Et merci aussi pour tes encouragements. Bisous.
Petite note de la traductrice : Je pars en vacances le 31 juillet pour ne revenir que le mardi 17 août. C'est pourquoi la prochaine mise en ligne ne se fera qu'à cette date-là. D'ici-là, portez-vous bien.
Chapitre 5. Marquer son territoire.
Harry transplana du Ministère après avoir convaincu Hermione de le laisser sortir sans se faire remarquer. Il ne voulait pas s'exhiber une fois de plus en se baladant dans les couloirs à moitié-nu. Elle avait paru y réfléchir, ce qui avait un peu effrayé Harry, mais à la fin, elle avait simplement souri et lui avait désigné une porte dérobée que seuls quelques membres du personnel connaissaient.
Quand Harry retourna chez lui, il se demanda quand Hermione avait appris à devenir si sadique. Elle avait toujours été autoritaire mais maintenant elle était plus tyrannique que jamais et elle n'avait jamais semblé si obstinée de lui dire quoi faire. Harry avait pensé en parler à Ron mais Ron avait autant de pouvoir sur Hermione que lui sur Madame Black. C'est à dire : absolument aucun.
Il fit une grimace. C'était plutôt injuste de comparer Hermione à Madame Black. Mais une nouvelle fois, Hermione avait été très injuste avec lui. Le faire choisir entre Malefoy et Ste-Mangouste était assez cruel. Il n'était pas cinglé mais il le deviendrait bientôt s'il devait vivre avec Malefoy.
Cependant, il ne pouvait rester furieux avec elle très longtemps. Hermione était la voix de la raison. Elle savait toujours ce qui était le mieux pour lui. Mais cette fois, il lui faudrait vraiment beaucoup de temps pour comprendre pourquoi elle avait choisi Malefoy. Que pourrait faire Malefoy pour qu'il se sente mieux ?
Il claqua la porte sans faire attention et Madame Black brailla dans son tableau.
- Espèce de foutu traître ! Ordure ! Laisser ce gamin répugnant ici ! C'est un Bon Dieu d'ennemi ! La disgrâce des Malefoy ! Enculé !
Harry écarquilla les yeux au dernier mot. Elle devenait vraiment de plus en plus mauvaise. Il ne se rappelait pas même avoir utilisé ce mot devant elle.
- Eh Madame ! s'exclama-t-il, en se plaçant en face du portrait, en lui lançant un regard furieux. Voudriez-vous surveiller votre langage ?
- Oh ! Ferme-la, petit merdeux métissé !
- Non ! Vous, fermez-la ! J'en ai marre de votre foutue voix de banshee ! Alors, bordel, taisez-vous ! Toute votre putain de famille s'en est allée maintenant ! C'est vous qui êtes infect ! Le seul qui méritait un meilleur avenir, c'était Sirius ! Vous méritez ce qui vous est arrivé, vieille mégère !
Madame Black tremblota des cils, des joues et des lèvres et Harry se couvrit les oreilles une seconde avant qu'elle ne libère son cri le plus strident. A cause de son puissant hurlement, il n'avait pas remarqué que quelqu'un s'était glissé furtivement derrière lui et il n'entendit pas quand la même personne cria :
- Accio baguettes.
Ce fut juste quand il sentit sa baguette et celle de Drago se détacher de la ceinture de son pantalon qu'il réalisa ce qu'il se passait. Il se retourna promptement et vit Drago qui pointait sa baguette sur lui. Il se mordit la lèvre et se maudit d'avoir été si stupide.
Ce fut comme si l'air autour d'eux était suspendu. La tension était à couper au couteau. Drago lui lança un regard noir et absolument lascif. Le cristal bleu de ses yeux était presque devenu argenté sous l'effet de la rage. Harry sentit une étrange chaleur circuler dans son corps. Il se sentait paralysé mais pas de frayeur. C'était quelque chose d'autre, une étrange émotion qui voulait lui faire faire d'étranges choses. Seul Malefoy pouvait lui faire ressentir ça.
Il fronça les sourcils, ne voulant pas aller dans cette voie. C'était trop dangereux, tout bien considéré. Une chose était claire, cependant, et ça le rendait furax. Hermione avait raison. Drago le faisait sortir de ses gonds.
Il attendit l'impact du sortilège provenant de la baguette de Drago. Et il vint mais ne le frappa pas. Il atteignit Madame Black. Il jeta un coup d'œil à Madame Black, qui s'endormit profondément, et ensuite vers Drago, visiblement perplexe. Mais ce qui l'effrayait le plus était le fait que depuis qu'il avait découvert Drago ici, il avait totalement oublié la vieille sorcière.
- Je pensais que tu allais prendre ta revanche sur moi, dit Harry, essayant de faire abstraction de ses sentiments troublants.
- Je le ferai. Mais la vieille dame me tapait sur les nerfs. Honnêtement, tu n'as jamais envisagé de la changer de place ? Ou peut-être que la brûler est une meilleure solution, dit Drago de son habituelle voix traînante, celle qui irritait le plus Harry.
- On peut pas. Sa peinture est plutôt résistante et on n'arrive même pas à l'érafler. Crois-moi, j'ai essayé, répondit froidement Harry. J'ai calmé les autres peintures mais, elle, je peux pas la faire taire. Comment tu as fait ?
Drago sourit d'un air suffisant.
- Il faut croire que j'ai plus de pouvoir que toi.
Harry ricana.
- Bien sûr, Malefoy, si ça te fait te sentir mieux, continue à penser ça. Mais qu'est-ce que tu as fait vraiment ?
Drago avança d'un pas vers Harry qui recula.
- Je lui ai ôté sa faculté de parole et je l'ai mise en sommeil.
Harry fronça les sourcils et croisa les bras.
- Et c'est possible ?
- Oui, sourit Drago avec arrogance. Tu réalises que c'est un sortilège qui fait que les peintures bougent et parlent, non ? Bien, en fait, pas seulement un sortilège mais quelques potions mélangées aux pigments. C'est un processus assez compliqué et ça requiert patience et connaissance. Ceci dit, s'il y a un sort, il y a un contre-sort. C'est aussi simple que ça.
Harry se sentit blessé par l'expression supérieure de Drago.
- Et comment tu sais ça ? On a jamais appris ça en classe.
- Pour apprendre ça, tu aurais dû assister au Cours des Arts Magiques. Parce que c'est un art très difficile, ils ne prennent que l'élite ou alors ils n'acceptent pas les candidats.
- Mais ils t'ont accepté, toi, parce que tu es la parfaite représentation du bâtard élitiste, se moqua Harry. Je me trompe ?
Drago sourit.
- Oui, si on se limite aux faits, tu te trompes. Je n'ai pas suivi les cours d'Art. J'ai appris ça pendant l'entraînement des Aurors. Il y a quelques portraits assez désagréables là-bas. Ils ne sont pas tous amicaux. La plupart peuvent être endormis avec un sortilège commun, d'autres sont plus résistants, comme Madame Black.
Harry marmonna à voix basse qu'il savait ça très bien mais Drago l'ignora.
- Nous avons appris comment neutraliser les peintures impolies pendant nos missions. Tu sais, j'étais le second meilleur de la classe. Tu peux imaginer qui était le premier.
Harry se sentit vraiment stupide et sa haine pour Drago augmenta. Il y avait bien longtemps, il avait aspiré à devenir un Auror et même si Rogue lui avait rendu les choses difficiles, il s'était arrangé pour passer l'examen et devenir le camarade de cours de Hermione et Ron.
Il était bon sur le sujet. En fait, il était même meilleur que Hermione. Ses professeurs lui avaient toujours dit que c'était inné chez lui. Et le problème avait été exactement ça. Avec le temps, il avait été malade de violence, Il ne voulait plus être une machine de guerre. Une guerre avait été suffisante pour lui. Il avait trop perdu. Il ne voulait plus se sentir responsable de quiconque. C'est pourquoi il avait laissé tomber après six mois sans en expliquer les raisons à personne.
Mais ça le blessait d'entendre Drago raconter ses classes d'Auror. Ça le blessait de réaliser qu'il aurait pu être à la place de Drago. Il aurait su ce foutu sortilège qui calmait Madame Black. Il aurait fait quelques recherches à ce sujet, au moins. Mais il s'était dégonflé.
- Tu n'étais pas dans ma classe, fit remarquer tranquillement Harry.
- Je suis une plante à floraison tardive, ricana Drago.
- En fait, t'es un emmerdeur, marmonna Harry.
Il était de très mauvaise humeur maintenant. Il avait besoin d'un verre. Il regarda Drago qui ne semblait pas fâché de son commentaire mais plutôt…blessé. Harry haussa un sourcil.
- Ne me dis pas que finalement je t'ai eu. Je suis choqué.
- Même les salauds ont des sentiments, répliqua Drago avec un rictus moqueur.
Harry haussa les épaules.
- Qu'importe. Je suppose que tu as utilisé ta merveilleuse dextérité d'Auror pour briser le sortilège d'entrave. Ou alors j'ai perdu la main et son effet n'a pas duré assez longtemps ?
- J'ai utilisé mes aptitudes d'Auror.
- Bravo. Si tu veux bien m'excuser, je vais aller prendre un verre. Je t'en offrirai bien un mais t'es pas un invité dans cette maison. Je te vois plus comme un intrus…
Il se dirigea vers le séjour principal mais se figea quand il vit le bar vide. Il n'y avait plus une seule bouteille. Même les vides avaient disparues. Il paniqua.
- C'est quoi ce bordel…
- Nettoyage de printemps, Potter, chuchota Drago très proche de l'oreille de Harry, le faisait sursauter. Ceci est ma revanche.
Harry serra ses poings. Il avait fait un pacte avec Hermione, mais cela ne signifiait pas que Drago serait sur son dos 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il respira difficilement.
« C'était seulement pour un mois » se dit-il.
Il allait endurer ces trente jours stoïquement simplement pour ne pas être envoyer à Ste-Mangouste. Ste-Mangouste, c'était toucher le fond. Il n'était pas si mal quand il avait été envoyé là-bas. Mais la présence de Drago dans sa maison n'était-elle pas justement le signe qu'il avait atteint le fond ? N'allait-il pas justement perdre l'esprit parce qu'il était sevré d'alcool ? Etait-ce vraiment un mauvais signe ? Non, ça ne l'était pas. Drago aurait pu lui demander avant de jeter ses bouteilles. C'était sa maison. C'était son territoire.
Il se tourna pour faire face à Drago et il eut besoin de toute sa force pour ne pas détourner les yeux sous l'intense regard bleu quand il dit :
- Laisse-moi mettre les choses au point. Je viens juste de parler avec Hermione, afin d'avoir la paix, j'ai accepté que tu restes ici pour un mois. Mais c'est tout.
Drago haussa un sourcil.
- Je peux rester ici pour un mois ?
- Oui. Je me fous de savoir si tu dors ici ou quoi. Tu peux rester mais il y a des règles que tu dois suivre. Règle numéro un : ne te mêle pas de mes affaires !
- Tu es d'accord avec Hermione ? Tu es allé la voir au Ministère ?
Drago semblait foudroyé.
- Oui, dit Harry, exaspéré. Je suis allé la voir. Alors, comme je te disais…
- Et tu y es allé seulement vêtu de ces vieilles choses ? demanda Drago, désignant son pantalon de pyjama du doigt.
Franchement, qu'est-ce que tout le monde avait avec son pantalon de pyjama ?
Harry crispa ses poings une fois de plus.
- Oui. Mais bon, à propos des règles…
- Alors je peux rester.
- Oui ! Merde ! Pourquoi tu me fais me répéter ? Nous sommes d'accord sur ce problème. Tu peux rester !
- Mais rester dedans ? Je peux vivre ici pendant un mois ?
Harry inspira fortement. Il allait bientôt hurler comme Madame Black.
- OUI ! QU'IMPORTE ! JE M'EN FOUS ! TU PEUX RESTER ICI POUR UN MOIS ! MAIS IL Y A DES REGLES…
Le gloussement de Drago prit Harry par surprise. Pendant un moment, Il ne sut plus que faire. Il n'avait jamais vu Drago sourire. Il ne l'avait jamais entendu rire comme ça. C'était bizarrement…rafraîchissant.
- Oh ! Bon sang ! C'est quelque chose que j'aurais adoré voir. Toi, au Ministère, à moitié-nu ! Je suis sûr que Hermione me donnera les détails plus tard.
Harry fronça les sourcils, encore incapable d'ouvrir la bouche.
- Ok. Règle numéro un alors. Je fais la cuisine mais pas tout le temps.
- Je t'ai pas demandé de faire la cuisine, marmonna Harry amèrement.
- Qu'importe, Potter. Comme je disais, poursuivit Drago, j'ai encore du travail à faire et je ne peux pas vraiment dire à mon patron que je suis la baby-sitter du grand Harry Potter. Aujourd'hui est une exception. Numéro deux : on ne boit pas, on ne fume pas, tout du moins, pas quand je suis dans les parages. Numéro trois : nous irons nous promener tous les matins et par matin, j'entends à 6 heures. Je dois être au Ministère à 8 heures. J'ai mon propre appartement mais je crois que je vais rester ici pour le mois…Je quitte le travail à 18 heures. Mon horaire du soir est assez souple mais parfois ils me gardent là-bas plus longtemps. Hermione est ma partenaire et c'est un véritable bourreau de travail, alors tu peux imaginer ma douleur…Cependant, j'essaierai de renter tôt. Je ne voudrai me priver de ta compagnie pour rien au monde.
Le ricanement de Drago fit bouillir le sang de Harry.
- Alors, on peut manger maintenant. Ton repas est près.
Le temps que Harry retrouve l'usage de sa langue, Drago avait déjà quitté la pièce.
A suivre…
Voilà. J'espère qu'il vous a plu. Faites-moi part de vos commentaires.
Gros bisous et à mardi 17 août.
Falyla
