Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Onarluca : Comme je l'ai déjà dit, les chapitres sont très courts, donc peu d'action à la fois. Oh oui ! Pauvre Drago ! Et il n'est pas au bout de ses peines…Bisous.

Manehou : La suite est là, comme tous les lundis. Bises.

Nfertiti : Merci, voilà la suite. Pour mes vacances, on va les oublier au plus vite. Bisous.

Eowyn Malefoy : Merci beaucoup. Drago n'a pas fini de se torturer l'esprit…Bises.

Kero VS Sac d'Os : Drago est plus ou moins en couple avec Bill mais on sent bien, au fil des chapitres, que c'est plutôt par dépit. Le prochain chapitre est là. Bisous.

Frite 12 : Accepter la demande de Bill serait dommage, en effet, mais tellement plus sereine pour l'esprit torturé de Drago. Bises.

Vallou : Alors, merci d'apprécier mon travail mais je te rappelle que je ne suis que la traductrice et non l'auteure. Pour le rating, j'ai respecté le choix de Blanche Malfoy. Simplement, deux petites précisions, pour les anglophones, les gros mots justifient déjà le R, et Dieu sait si cette fic en regorge ( je me régale à les traduire LOL) quand aux scènes qu'on peut qualifier de NC-17, et bien, elles ne sont, pour l'instant, pas très nombreuses. Il faut savoir que l'auteure a déjà eu à subir la suppression pure et simple d'une de ses fics, jugée trop explicite, par l'administration de FFnet alors elle reste prudente. Comme elle a sa propre page sur Internet, parfois, elle met la version originale sur son site et une autre, plus édulcorée, on va dire, sur Ffnet. Comme les francophones sont moins farouches, je traduis toujours le texte intégral. Bises.

Vif d'Or : Et une solution radicale, une ! LOL. Ma foi, la fin de ce chapitre va démontrer que le tableau se noircit encore…Bisous.

Saael' : Salut fillette ! Comment vas-tu ? Pourquoi Harry a fait ça ? Quoi ? Coucher avec une fille ? Et ben, parce qu'il le fait régulièrement, c'est aussi simple que ça. Merci pour tes encouragements. Bises.

Clochette : Merci, merci ! La suite est là. Bisous.

Janna : Tu aimes ? Tant mieux. La suite est juste plus bas. Bises.

Chapitre 7. Jogging avec un Drago diabolique

Drago entra dans la maison de Harry à 6 heures du matin tapantes. Il s'était réveillé, ce matin-là, requinqué et plein d'énergie. Bien sûr, il s'était réveillé avec le magnifique Bill Weasley à ses côtés. Il sourit à en se rappelant qu'ils avaient fait l'amour sur la table basse. Peut-être devrait-il considérer la possibilité de s'installer avec Bill plus sérieusement.

Autant pour Harry que pour son propre comportement pathétique du soir précédent, et bien, il n'était pas du type à bouder longtemps pour quelque chose. Il ne voulait pas souffrir pour quelqu'un comme Harry. Il pouvait avoir Bill. Il n'avait pas besoin de Harry. Cette phrase était son nouveau mantra, celui qu'il se répéterait sans cesse, encore et encore, jusqu'à ce que son esprit et son cœur en soient convaincus.

C'était la raison pour laquelle il était de retour chez Harry. Il n'était pas là juste pour Hermione, il était là aussi pour lui-même. Il avait besoin de chasser Harry de sa tête une fois pour toutes, et la seule façon de le faire était de rester proche de Harry au quotidien. Alors, il serait convaincu que Harry était en fait un parfait crétin avec le sex-appeal d'un Troll. Peut-être était-ce pousser un peu loin la comparaison de Harry avec un Troll, mais on pouvait toujours espérer.

La vie était belle à nouveau. Harry ne signifiait absolument rien pour lui et il devait garder ça à l'esprit. Ça ne lui amènerait rien de bon de craquer pour un type hétéro de toutes façons.

Il jeta un coup d'œil à Madame Black dans sa peinture et lui dédia son sourire le plus sournois. Elle le dévisagea avec dégoût comme si elle hésitait à le provoquer ou pas.

- Où est Potter ? demanda-t-il.

- Encore dans le salon, mort, j'espère, dit-elle froidement.

- J'en suis tout à fait certain, ricana Drago. Et la dame ?

- Je suis probablement vieille et démodée mais je sais reconnaître une dame quand j'en vois une et cette femme répugnante est tout sauf ça. Mais que peut-on attendre d'un sang-mêlé ?

- Elle est ici ? questionna Drago, ignorant les commentaires acerbes de Madame Black.

Il avait traité la femme des mêmes noms la nuit dernière et ne voulait pas se montrer hypocrite en relevant ses propos.

Madame Black se pinça les lèvres. Elle n'aimait pas parler avec quelqu'un qu'elle considérait comme inférieur à elle. Drago tira sa baguette de sa ceinture et elle trembla visiblement.

- Elle est partie depuis longtemps. Il n'aime pas qu'elles restent.

Drago fronça les sourcils.

- Elles ? Ça arrive fréquemment ?

- Malheureusement, oui.

- Ce sont des prostituées ?

- Ce sont toutes des putains pour moi, spécialement les Sang-de-bourbe, dit Madame Black avec mépris.

Drago fit une grimace. Il n'aurait jamais cru que Harry allait lever des putes pour coucher avec lui. Après tout, il était le Grand Harry Potter. Il était certain qu'il était capable de trouver des femmes souhaitant coucher avec lui gratuitement. Ou alors Harry était si pathétique qu'il payait pour tirer un coup. Drago haussa les épaules, essayant désespérément d'ignorer le pincement de jalousie dans son cœur. Il se foutait de la vie sexuelle de Harry. Ce n'était pas son problème.

Il avança jusqu'au salon, l'assurance des Malefoy était de retour. Il s'arrêta près du divan où Harry à demi-nu dormait comme une souche et son souffle se bloqua dans sa gorge. Même s'il n'était qu'une épave humaine avec sa bouche entrouverte, Harry faisait encore battre son cœur plus vite. Drago se maudit en pensées et crispa les poings.

Il avait fait un deal avec lui-même, non ? Juste avant de quitter l'appartement de Bill, il s'était promis de ne plus fantasmer sur Harry. Il s'était promis de donner sa chance à sa relation avec Bill et de laisser de côté ce stupide béguin. Il était un Malefoy sûr de lui et égocentrique. Les Malefoy ne tombaient pas amoureux des crétins. Les Malefoys ne ressentaient pas de pression dans leur cœur au moindre souffle de leur bien-aimé – pas que Harry soit son bien-aimé. Bill était son bien-aimé. Bill, avec son corps de dieu grec, était celui qui faisait battre le cœur de Drago plus rapidement.

Il ferma les yeux. Il ne ressentait pas de pincement dans le haut de son estomac. Les souvenirs de la nuit précédente ne revenaient pas le hanter. Il ne sentait pas une nouvelle fois une douleur dans son cœur. Ces étranges symptômes étaient probablement un coup de froid ou un pur produit de son imagination. Bill était bien assez pour lui.

Il ouvrit les yeux à nouveau et dévisagea Harry, qui maintenant ronflait doucement. Drago pensa qu'il était mignon mais ensuite il secoua la tête et s'intima de se ressaisir et de réveiller la Belle au Bois Dormant. Avec le bout de ses bottes, il frappa la jambe de Harry une fois, deux fois puis trois. Il appela Harry, lui cria dessus mais Harry ne donnait toujours aucun signe qu'il allait se réveiller dans un futur proche.

Calmement, il pointa sa baguette sur la figure de Harry et murmura un sortilège. En deux secondes, Harry fut totalement trempé et regardait Drago comme un cerf pris dans le faisceau lumineux d'une voiture.

- Hein ? Quoi ? Comment ? demanda Harry confusément.

Son corps mince tremblait de partout. Ça lui prit un moment pour revenir à la normale et réaliser qu'il était chez lui et pas dans un endroit étranger.

- C'est quoi ce bordel !?

Il darda sur Drago un regard meurtrier.

- Pourquoi je suis tout mouillé ? Qu'est-ce que tu as fait ? Putain, c'est glacé ! Espèce de salopard, fils de p…

Et s'en suivit une liste de mots grossiers qui concurrençait le vocabulaire de Madame Black.

Drago ignora Harry complètement, ce qui énerva encore plus le brun. Après sa diatribe, Harry se leva et se précipita dans sa chambre à coucher sans un regard en arrière. S'il l'avait fait, il aurait vu Drago le suivre tranquillement.

Drago soupira. Une fois de plus, ça s'annonçait comme une, très, très longue journée.

Harry ne pouvait pas croire au culot de Drago. Comment osait-il le réveiller comme ça ? Il n'était plus un enfant. Il était dans sa propre maison, pour l'amour de Dieu !

Il se coucha sur le dos – maintenant complètement sec – et regarda le plafond, essayant de se souvenir des événements de la veille. Il avait encore la migraine. Elle n'était aussi douloureuse que la dernière fois mais c'était assez pour le mettre de mauvaise humeur. Il se sentait aussi pris de vertiges et assoiffé. Il pouvait sentir un écœurant parfum sur son corps et il fronça les sourcils. Il savait ce que ça signifiait. Il avait couché avec quelqu'un la nuit d'avant.

Ce fut comme si un éclair le frappait. S'il avait dormi avec une personne, où était Malefoy pendant ce temps ? C'était quelque chose qui l'ennuyait même si ça n'aurait pas dû. Pourquoi se soucierait-il des allées et venues de Malefoy ? Malefoy ne lui avait pas exactement dit qu'il reviendrait quand il était parti après le déjeuner. Alors peut-être Malefoy n'était pas revenu du tout la nuit dernière. Mais s'il l'avait fait, alors, il avait vu Harry dans le salon…tirer un coup…avec une parfaite inconnue.

Harry sentit ses joues le brûler. Il ne s'était jamais senti aussi embarrassé de toute sa vie. Il ne savait pas pourquoi il se sentait aussi perturbé à la pensée que Drago l'avait surpris, mais c'était le cas et il n'y avait rien qu'il puisse faire pour y remédier. Il mordilla ses ongles. Il pouvait toujours demander à Drago, pour être certain. Mais n'était-ce encore plus embarrassant ? Peut-être devrait-il enterrer le sujet définitivement ? Prétendre que ça n'était jamais arrivé ? Oui, c'est la meilleure chose à faire. Ce n'était pas comme si Malefoy allait le mentionner, non ?

La chose importante maintenant était de tenir même si Drago jetait de l'eau sur lui. Il se focaliserait sur ça pendant un moment. Haïr Malefoy était ce qu'il faisait de mieux. Il allait simplement continuer à faire ça.

Il se coucha sur le dos encore une fois et croisa ses doigts. Il avait juste besoin de dormir encore et ensuite il pourrait s'occuper de Drago.

- Oh non, Potter ! Plus question ! entendit-il Drago s'exclamer, furieux. Je vais être en retard si tu ne te lèves pas maintenant et je déteste arriver en retard au boulot. Tu sais aussi bien que moi ce que donne une Hermione en colère.

Mais de quoi parlait-il ? Il sentit une chose fraîche sur son front et écarquilla les yeux. Drago y avait apposé sa baguette et avant qu'il puisse réagir, il l'entendit murmurer un sortilège.

- Que…

Immédiatement, les vertiges et la douleur disparurent. Il soupira de soulagement. Ses yeux croisèrent ceux de Drago et son cœur commença à battre plus vite.

« Etrange, pensa-t-il. Peut-être un effet secondaire du sortilège de Drago. »

- Allons-y, Potter. Tu as cinq minutes pour t'habiller.

Harry fronça les sourcils.

- On va où ?

- Faire du jogging ! Tu te rappelles ? Je t'ai dit que j'aimais courir chaque matin avant de me rendre au travail. Après, je me sens en pleine forme. Allez, ne sois pas paresseux. Tu as certainement besoin d'exercices.

En fait, c'est à ce moment-l qu'il regarda vraiment Drago. Le blond était vêtu d'un T-shirt blanc, d'une veste en coton assortie d'un pantalon noir brillant et d'une paire de basket grise. Ses cheveux étaient une fois de plus parfaitement peigné. Harry l'envia d'avoir l'air si foutument parfait. Drago paraissait radieux ce matin. Ses yeux bleus étincelaient et sa peau claire était légèrement rosée. Drago était si séduisant, si…sexy. Comblé était le mot exact pour décrire l'état d'esprit de Drago, comme s'il venait juste de faire l'amour.

Harry se gela. Il n'aimait pas où ses pensées l'entraînaient. C'était trop dangereux d'aller dans cette voie. Il ne pouvait pas comprendre en quoi la vie sexuelle de Drago le concernait. Il pouvait comprendre encore moins pourquoi la simple évocation de Drago ayant des rapports sexuels lui faisant bouillir le sang.

- Je ne veux pas aller courir ! déclara Harry, totalement conscient qu'il se comportait comme un morveux gâté. Pourquoi je le ferai ?

- Parce que je suis ta thérapie de choc, tu te rappelles ? dit Drago froidement.

- Et alors ? J'irai pas. Je déteste le jogging. Je ne serai pas de bonne compagnie de toutes façons. Je te ralentirai et je me plaindrai tout le long du trajet.

Harry s'arrêta et réfléchit. L'idée du jogging devenait intéressante maintenant qu'il réalisait que ça pourrait irriter Drago.

- Si tu viens, je t'apprendrai comment soigner tes migraines.

Chantage, hein ? Harry ricana. Ça, c'était l'arme favorite de Drago. L'offre était très tentante, cependant. Finalement, Harry s'entendit acquiescer, enfila quelques vêtements et quitta sa maison pour la première fois depuis des lustres. Il n'était sorti que pour acheter de la nourriture, picoler ou ramasser une fille à baiser. Cette fois, il sortait pour faire de l'exercice.

Il se demanda s'il allait pleuvoir. Il se sentait si fatigué et paresseux. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Il allait vraiment devenir pathétique. Il avait simplement fait un marché avec Drago Malefoy. Les chances que quelque chose comme ça se soient produites par le passé étaient minimes.

Il observa Drago qui courait à côté de lui. Le blond semblait si parfait que ça en était agaçant. Après dix minutes, Harry était prêt à laisser tomber, ramper jusqu'à la maison et crever alors que Drago n'était même pas en sueur. Ses yeux scannèrent le corps de Drago. Le blond était diaboliquement attirant. Il n'y avait pas une seule femme qui ne le regardait pas alors qu'ils passaient à côté. Harry se sentit en colère contre lui-même de remarquer ça et de jalouser l'étonnante et magnifique silhouette de Drago. Le langage du corps de Drago hurlait le sexe.

Ensuite, il regarda son propre corps menu et mince qui semblait encore plus fragile maintenant qu'il n'avait pas pris soin de lui correctement. Tout le monde regardait Drago avec désir, les yeux qui se posaient sur Harry étaient pleins de pitié et d'étonnement. Drago ressemblait à un top-model. Harry ressemblait à un clochard.

Il se sentit à court de souffle. Son corps n'avait plus l'habitude de faire de l'exercice. Il se dit qu'il en avait fait assez pour ce premier jour et s'assit sur le banc le plus proche, haletant. Il était furax de laisser la situation échapper à son contrôle. Il était furieux parce qu'il n'était plus que l'ombre de ce qu'il avait été. Mais il ne se blâmerait pas. C'était bien plus facile de blâmer Drago pour tout, d'en faire un bouc-émissaire pour toutes les frustrations de sa vie. Voir Drago si imbu de lui-même, si assuré, si en forme, était comme un coup de poing dans son estomac.

Si Drago, avec toutes ses failles et sa mauvaise réputation avait réussi à se maintenir en vie, pourquoi pas lui ?

- Je te hais ! hurla Harry tandis que Drago s'asseyait à côté de lui.

Drago sembla stupéfait une seconde mais il remit promptement son masque d'indifférence. Harry continua :

- Tu sais que la seule raison pour laquelle je t'héberge c'est parce que je ne veux pas retourner à Ste-Mangouste ? Je n'ai pas besoin de toi, ni de personne d'autre pour garder un œil sur moi. Je ne suis pas un enfant !

Harry rit amèrement.

- La vie est foutument ironique, non? Quand j'étais gosse, il n'y avait personne pour veiller sur moi. Mais maintenant que j'ai grandi, tout le monde se fait un devoir de se soucier de moi. Ils font ça parce qu'ils m'aiment, n'est-ce pas ? Mais, tout ça, c'est un mensonge. Ils se sentent juste coupables. Je n'ai besoin de personne. Je suis bien avec moi-même.

Drgao secoua la tête.

- Mais de quoi tu parles ? Ils s'inquiètent pour toi.

- Non, pas du tout. Ils ne veulent simplement pas me laisser tomber parce que je suis un pauvre petit orphelin. Ils veulent d'une manière ou d'une autre compenser ce qui manque dans ma putain de vie. Et bien, c'est trop tard maintenant. Et je n'ai pas, en plus, besoin d'un foutu péd pour me materner.

A suivre…

Ouch ! La fin est un peu rude, non ? Pauvre Drago…

Ça vous a plu, alors faites-moi part de vos remarques.

Bisous.

Falyla