Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Vici Black : Ah ben, c'est gentil de me suivre aussi pour cette traduction. Bisous.

Onarluca : Ah ben, il faut pas douter de tout ! LOL. Bises.

Shetane : Mais non ! Pas taper notre Harry ! LOL Il a encore beaucoup de chemin à faire…Bisous.

Namasta : Je crois qu'on est toutes d'accord, que Bill aille faire sa vie ailleurs ! LOL Mais le voudra-t-il ? Bises.

Manehou : C'est vrai que ça se développe bien. Bisous.

Echoruby : Salut la nouvelle ! Je suis ravie que cette fic te plaise et je remercie celle qui te la conseillée ! La suite est là ! Bises.

Ariane Maxwell-Shinigami: Après la trêve, c'est la routine ! LOL Bisous.

Celine.S. : Mais oui, je pense me souvenir de chaque pseudo quand je le vois et puis tu m'as laissé beaucoup de reviews pour LS. Tu as lu la suite ? Pour LM, LMN, le chapitre est juste en dessous. Bises.

Saael' : Salut ! Merci pour tous ces compliments ! C'est gentil de trouver que mon style correspond bien à celui de Blanche. Pour la suite de cette merveille, c'est juste plus bas. Bisous.

Minerve : Les réponses sur le comportement de Madame Black sont dans ce chapitre. Bises.

Fliflou : C'est vrai. La suite du chapitre un peu plus bas. Bisous.

Vert émeraude : Je rattrape mon retard, la suite est déjà là. Bises.

Ginnypompom : Je ne dirais pas qu'il y a des masses de rebondissements, je connais la suite, vu que je la suis en VO mais cette fic est très détaillée et les jours durent souvent plusieurs chapitres alors voilà pourquoi il y en a autant. Bisous.

Iolas : Tu es sûre que tu ne me confonds pas avec une autre ? Parce si j'ai eu un peu de retard (5 jours) je ne crois pas qu'on puisse dire que j'ai « abandonné » cette traduction, ce que je ne ferai assurément pas ! Enfin…La suite est là ! Bises.

ZwiZ : Toi aussi, tu te plains ? Décidément…Je crois que je vous ai trop bien habituées au délai « chaque lundi sans faute ! ». La suite est là et je fais ce que je peux. Bisous.

Mifibou : Ah ! J'aime cette expression de « princes déchues ». Je la trouve tout à fait appropriée ! Tu as raison de te sentir émue, cette fic est très sentimentale. Bises.

Vif d'Or : Tu as raison mais Harry reproche à Drago de ne pas s'ouvrir autant ! J'ai bien reçu ton mail, je suppose que tu n'auras pas le Net tout de suite ? Bisous et bon courage.

Alfa : Ah ben ! Pour l'instant, pas de morsure à l'horizon mais quelques coups d'œil brûlants…Bises.

Lavande 1 : Et bien, la dernière phrase de ce chapitre n'est pas mal non plus mais, tant qu'à faire, autant lire le reste aussi ! LOL. Bisous.

Hermionedu69 : La suite est là mais ce n'est pas la seule chose que je fais dans la vie. J'ai deux autres fics sur le feu, une que j'essaie de terminer pour très vite, une autre qui remplit les trous (quand y en a ! LOL) et une vie privée, un mari et 3 enfants. Alors comme je le dis à mon impatiente progéniture : Je ne suis pas Shiva ! Je n'ai que deux bras ! Bises.

Lindowel : Pas de quoi ! Voici donc « ma » version de ce que tu as lu en avance. J'espère qu'on a compris pareil ! LOL. Bisous.

Chris 52 : Voici la suite ! Blanche en est à 27 chapitres et elle en prévoit une quarantaine en tout, peut-être moins parce que j'ai lu qu'elle voulait la terminer pour la fin de l'année. On verra. Bises.

Nfertiti : Merci d'être là à chaque chapitre. D'accord, les choses sont mises au point mais y a encore passablement d'ombres au tableau…Bisous.

Lyrinn : Merci pour tous ces compliments. Il est vrai que je prends passablement de liberté quant aux synonymes et à la construction des phrases mais si ça gagne en fluidité, tant mieux. Je crois que personne ne m'en veut de me pas faire du mot-à-mot. Bises.

Chapitre 18. Routine.

S'il y avait une chose que Harry appréciait beaucoup dans sa vie, c'était sa routine quotidienne. Tout ce qui perturbait son horaire était des plus malvenus. Harry avait cru que Drago serait une de ces choses dérangeantes mais comme la semaine se terminait, il réalisa que la présence du blond, loin de le contrarier, s'était facilement incorporée dans sa vie.

Cette façon dont ils semblaient ajuster les habitudes de chacun était stupéfiante pour Harry. Au lieu d'aller courir, Drago avait convaincu Harry de faire de la marche avec lui. Alors chaque matin, ils se levaient à 6 heures pour se promener dans Grimmault Park. Harry n'appréciait toujours les yeux emplis de pitié qu'on posait sur lui, mais la tranquille compagnie de Drago lui faisait surmonter cet inconvénient, surtout quand il réalisa que ce dernier ne paraissait pas conscient du fait que les gens le regardaient avec désir. Harry se demandait à quel moment le monde avait été chamboulé ainsi. Un monde où Drago n'était pas conscient de son propre pouvoir de séduction était un monde très, très bizarre. Drago avait été un dieu du sexe à Poudlard. Mais maintenant, il semblait ne pas s'en soucier.

Après la promenade, ils prenaient leur petit-déjeuner ensemble. Ils ne parlaient pas beaucoup, mais la présence constante de Drago à ses côtés chaque matin était très apaisante.

Ce n'était pas tous les jours que Drago revenait du travail pour déjeuner avec lui mais Harry était toujours surpris de voir de la nourriture sur la table à midi. Drago dépêchait un hibou pour lui apporter son repas. Le brun en avait été très touché. Il voulait le remercier d'avoir autant de considération pour lui mais les mots restaient toujours collés dans sa gorge.

Converser était encore un problème entre eux et Harry répondait encore facilement d'un ton brusque. Mais il commençait à apprendre à contrôler son impulsivité et pour chaque commentaire un peu rude qu'il faisait à Drago, il compensait en s'excusant et en lui disant qu'il n'y avait rien de personnel. Drago ne s'était jamais moqué de cette vulnérabilité, ce qui surprenait beaucoup Harry. Drago se comportait toujours en homme d'honneur. Il avait acquis une telle maturité que Harry se sentait honteux. Drago était une constante surprise pour lui. Vivre ensemble s'était avéré très intéressant et pas aussi difficile qu'il aurait pu le croire.

Leur trêve lui avait montré combien le blond avait changé, maintenant qu'ils faisaient de leur mieux pour ne pas se porter sur les nerfs mutuellement, Drago montrait à Harry une nouvelle facette de sa personnalité.

Ces choses-là perturbaient définitivement Harry. D'abord, il commençait à considérer que peut-être Hermione avait raison sur lui et ses sentiments pour Drago. Et en plus, cette même connaissance le rendait furieux. Il ne voulait pas avoir des sentiments pour Drago.

L'autre chose qui l'énervait était que même si parfois il disait quelque chose de personnel sur lui, Drago, lui, ne lui dévoilait jamais rien de sa vie. Harry ne savait encore rien sur Bill et encore moins sur ce qui était arrivé dans le passé du blond qui semblait tellement le déranger. Et Harry était étonné de réaliser qu'il souhaitait vraiment mieux le connaître.

Il voulait le questionner sur ses parents, sur ce qui s'était passé quand il avait disparu du monde magique peu de temps après leurs diplômes. Par-dessus tout, il voulait savoir s'il était vrai que Bill et lui allaient s'installer ensemble quand il quitterait sa maison à la fin du mois.

Il maudit Fred de lui avoir dit ça. Mais à nouveau, c'était de la faute de Harry. Il n'aurait pas dû l'interroger sur la relation que Drago avait avec Bill. Ce qu'il avait entendu de Fred le rendait vraiment très jaloux. Fred trouvait ça amusant mais la situation était tout sauf ça pour Harry.

Parfois, il surprenait Drago au téléphone avec Bill et, toujours, il était tenté d'écouter. Une seule fois, il l'avait fait, se disant qu'il voulait juste entendre un peu. Mais Drago l'avait attrapé espionnant leur conversation. Le blond avait froncé les sourcils et claqué la porte au visage de Harry. Le brun avait senti sa figure le brûler, à la fois de colère et d'embarras. Mais qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire ?

Ce jour-là, il se fit une note mentale pour demander à Fred une paire d'Oreilles Extensibles. Puis il avait secoua la tête, étonné. Il ne voulait pas espionner Drago. A quoi était-il en train de penser ? Mais il voulait vraiment en savoir plus sur Bill et lui. En fait, ça commençait à devenir une obsession. Alors, presque malgré lui, il en avait demandé une paire à George en étant certain que celui-ci ne dirait rien à quiconque.

Il n'avait pas eu le courage d'utiliser le dispositif magique. Il n'allait pas s'abaisser maintenant à écouter une conversation privée qui ne le regardait aucunement.

Mais peut-être aurait-il dû ? Ou au moins, aurait-il pu ravaler sa fierté et questionner Drago plus avant sur sa vie. Harry ne connaissait même pas son numéro du téléphone cellulaire. Et s'il arrivait quelque chose au blond ? Par exemple, aujourd'hui, Drago était en retard. Harry avait l'habitude de le voir rentrer à 18 heures précises. Ensuite, ils s'organisaient pour se cuisiner quelque chose et parlaient de tout et de rien.

Mais il était déjà 20 heures et il n'y avait toujours aucun signe de Drago. Harry grommela, se disant de ne pas s'en soucier. Mais il s'en souciait. C'était vendredi. Drago n'avait pas précisé ce qu'il ferait pour le week-end. Peut-être était-il sorti avec Bill et ne s'était pas inquiété d'en informer Harry. Cette idée le rendait jaloux. Il serra les poings, exaspéré.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Madame Black, le regard plein de reproches.

Harry cessa de marcher de long en large et haussa un sourcil.

- Ce ne sont pas vos affaires.

Elle grogna.

- Tu me déçois vraiment…

Harry lui envoya un regard en biais.

- Est-ce qu'il y a eu un moment où je ne vous ai pas déçue ?

Elle le regarda pensivement puis dit :

- Non.

Harry roula des yeux.

- Alors, taisez-vous.

Harry recommença à faire les cent pas dans le corridor et, de temps en temps, regardait sa montre et soupirait. Madame Black secoua la tête en signe de désapprobation. Elle savait exactement ce qui se passait.

- Il est en retard, n'est-ce pas ? s'enquit-elle, pas certaine de savoir pourquoi elle était ennuyée. Le jeune Malefoy revient toujours à la maison à 18 heures mais il est presque 20 heures 15 et encore aucun signe de lui. Et toi, stupide sang-mêlé, tu n'as pas son numéro de téléphone. Et si quelque chose lui arrivait ? Le pauvre gosse pourrait être tout seul dehors, blessé. Dans ce monde cruel, on ne sait jamais. Et il pratique un si horrible profession ! Auror ! grogna-t-elle. Il aurait pu être si noble. Un vrai membre de l'aristocratie ne travaille jamais ! Ils font travailler les autres sous leurs ordres. Manifestement, Narcissa ne l'a pas éduqué correctement. Pourquoi est-ce qu'il travaille ? Il est riche ! Regarde-toi ! Tu es moins que lui et tu ne fais rien de tes journées. Toi, tu devrais travailler, pas lui !

Harry lui jeta un regard furieux, se demandant s'il devait répondre à sa brusquerie. Finalement, il décida de l'ignorer. Mais Madame Black ne resta pas muette.

- Pourquoi tu ne le cherches pas ? Et cette Sang-de-Bourbe, sa partenaire ? Pourquoi tu ne l'appelles pas ?

Harry la dévisagea, étonné d'entendre qu'elle parlait de téléphones portables. Madame Black haïssait tout ce qui était relatif aux Moldus. Lorsque Harry avait emménagé, elle s'était plainte tout le temps de la ligne téléphonique installée dans son ancienne maison. Elle avait crié au blasphème de nombreuses fois après ça.

Une autre chose le surprenait, c'était qu'elle lui suggère d'appeler Hermione. Il y avait pensé mais il ne voulait pas que Hermione s'imaginent des choses stupides. Ils avaient déjà suffisamment argumenté cette semaine. S'il l'appelait pour la questionner sur Drago, elle lui demanderait pourquoi il voulait savoir. Harry ne voulait pas lui donner des idées. Il ne voulait pas que Hermione et Fred croient que leur plan fonctionnait.

Mais ce qui le stupéfiait le plus, c'était Madame Black. Il est évident qu'elle s'inquiétait des déplacements de Drago aussi. Apparemment, Harry n'était pas le seul qui s'était habitué à lui.

- Vous l'appréciez !

Harry avait dit ça comme s'il avait découvert quelque chose qui allait changer la face du monde. Mais en même temps, il n'était pas conscient du fait que sa constatation l'impliquait lui-même.

- Ne sois pas ridicule !

Madame Black rougit. Harry ne savait pas que les peintures pouvaient rougir. Il en fut fasciné.

- Je pensais juste qu'il n'était pas trop tard pour changer d'avis et revenir au Manoir. C'est un Sang-Pur et un Malefoy. J'ai encore foi en lui. J'ai entendu dire par mes services de renseignements que Narcissa voulait qu'il revienne.

Harry s'était arrêté à cette nouvelle.

- Comment pouvez-vous savoir quelque chose comme ça ?

Madame Black sourit vivement.

- Les peintures parlent, Potter…

Harry était sur le point de répondre quand il entendit frapper à la porte d'entrée. Il marcha rapidement jusqu'à elle mais l'ouvrit calmement après avoir eu confirmation que c'était bien Drago. Pendant un bref instant, il se demanda pourquoi il ne lui avait pas donné un double de sa clé. Puis il réalisa que s'il l'avait fait, Hermione en aurait frissonné de joie et il ne voulait pas lui donner satisfaction.

Il dévisagea Drago en réprimant son envie d'exiger des explications sur son retard et en essayant d'avoir l'air aussi indifférent que possible. Mais il faillit avoir une attaque en voyant que tout le côté droit de son visage était ensanglanté.

- Que s'est-il passé ? Où étais-tu ? Pourquoi est-ce que tu saignes ? demanda Harry précipitamment.

Drago entra lentement dans la maison. Il tenait dans la main un mouchoir trempé de sang.

- C'est arrivé au boulot, se moqua Drago. Je dis toujours à Hermione de cesser de faire des faveurs à tout le monde, mais elle ne m'écoute pas ! Et ceci…

Drago désigna son arcade sourcilière avec mauvaise humeur.

- C'est le résultat de sa foutue obsession du travail !

Drago se dirigea vers les escaliers en ignorant Harry et Madame Black. Il grommela des choses impolies jusqu'à sa chambre.

- Qu'est-ce que tu fais, planté là ? demanda Madame Black. Suis-le !

Harry lui envoya un regard étonné avant de suivre Drago, pas certain de ce qu'il devait faire.

- Pourquoi tu n'es pas allé à Ste-Mangouste ? questionna Harry.

Drago s'arrêta au milieu du corridor, surpris de voir Harry à ses côtés.

- Je n'aime pas Ste-Mangouste. En outre, ce n'est rien.

- Putain ! Tu saignes ! Je suis étonné que Hermione ne t'ait pas envoyé directement à l'hôpital !

Le blond haussa les épaules.

- C'est juste une égratignure. Ça ne me tuera pas. Et Hermione, c'est foutument…

Drago inspira profondément puis continua :

- Elle n'était pas avec moi. Merde ! C'est tellement typique d'elle ! Quelqu'un du Bureau de l'Usage Abusif de la Magie lui demande de vérifier quelque chose et comme elle est trop occupée par les milliers d'autres tâches qui proviennent des autres Départements, elle m'envoie, moi !

Drago était si furieux que Harry pensa voir de la fumée sortir de ses oreilles.

- Et comme je suis un imbécile qui ne peut pas lui dire non, j'y vais toujours ! Un gosse de deux ans est une foutue menace, Potter. Oh, ouais, c'était une mission des plus faciles en fait. Juste vérifier quelques objets moldus qui avaient été enchantés par un sorcier à l'esprit démoniaque. Esprit démoniaque…Hah ! Je suis allé dans la maison moldue et la femme qui m'a répondu m'a tendu un petit morveux alors qu'elle s'occupait d'un autre. Et cette foutue peste m'a frappé avec un jouet tranchant ! Je suis furax ! Si Hermione appelle, dis-lui que je suis mort et qu'elle en est responsable. Mieux encore, dis-lui que ma plus belle robe est foutue et qu'elle devra me la rembourser !

Drago s'éloigna à grands pas. Harry se mordit la lèvre inférieure pour réprimer son rire. Il se faisait encore du souci pour lui mais il ne pouvait s'empêcher de trouver cet épisode hilarant. Il pouvait seulement imaginer l'expression horrifiée de Drago quand la femme lui avait mis l'enfant dans les bras. L'image du petit môme le frappant était même trop drôle et un gloussement s'échappa des lèvres de Harry. Il avait été là, croyant que quelque chose d'atroce lui était arrivé alors qu'en fait, il avait été attaqué par un gamin de deux ans.

- Ne ris pas ! cria Drago, entrant dans sa chambre et claquant la porte furieusement.

Riant toujours, Harry alla dans sa propre chambre, prit sa trousse de premiers secours et se dirigea vers celle de Drago. La porte était verrouillée. Se demandant pourquoi il s'ennuyait avec ça en premier lieu, Harry murmura un sort de déverrouillage et entra. La trousse tomba sur le sol quand il vit Drago debout au milieu de la pièce, à demi nu.

Ils se fixèrent sans un mot pendant un long moment. Harry déglutit. Il ne pouvait ôter ses yeux de la poitrine dénudée de Drago. Harry se demanda s'il se la rasait. C'était impossible pour quiconque d'être si foutument parfait. Harry n'était pas poilu, mais il en avait un peu sur le torse. Drago avait seulement un fin duvet blond en haut du ventre qui disparaissait sous son jean. C'était comme une invitation, une flèche désignant le gros lot. Harry fut tenté d'y regarder de plus près. Il sentit sa bouche s'assécher. Ses mains le démangeaient de toucher Drago. Mais une goutte de sang qui tombait de son visage sur le tapis le sortit de sa transe.

Harry s'agenouilla pour ramasser la trousse mais Drago la prit en premier.

- C'est pour moi ? demanda-t-il dans souffle.

Harry ne put qu'acquiescer parce qu'il ne faisait pas confiance à sa voix pour parler. Il n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait en lui. Cette boule qui lui enserrait la gorge l'agaçait. Irrité, il arracha la trousse des mains de Drago et le poussa sur le lit. Le blond ouvrit la bouche pour se plaindre, visiblement contrarié, mais Harry le fit taire d'un seul regard. Il ouvrit la trousse et en retira quelques articles. Il nettoya l'arcade sanguinolente et le visage de Drago, tout en étant pleinement conscient de leur proximité et de ce qu'elle lui faisait ressentir.

La main de Harry trembla légèrement quand elle vint pour la première fois toucher la peau de Drago, mais il s'ordonna de se ressaisir. Il fut surpris de sentir à quel point il était doux et juste pendant une seconde, Harry laissa ses doigts le caresser. Il crut l'entendre ronronner mais il n'en était pas sûr. Son regard rencontra celui de Drago et ce qu'il y lut le fit frissonner. Drago avait traité Harry de sac d'os et avait déclaré plus d'une fois qu'il ne voudrait jamais coucher avec lui mais Harry était certain que l'étincelle qu'il voyait maintenant dans les yeux de blond était du désir.

Harry en gémit presque dans son regard tomba sur les lèvres entrouvertes de Drago. Il se sentit hors d'haleine tandis qu'il se remémorait leur baiser. S'ordonnant à lui-même de revenir sur terre, Harry sortit sa baguette et toucha la coupure de son arcade sourcilière. L'estafilade était vraiment très petite, alors Harry ne pensa pas que ça poserait problème de la guérir avec de la magie. Avec toutes les nuits qu'il avait passées avec Madame Pomfresh, Harry avait appris une ou deux choses. Il murmura un sort puis la coupure se guérit d'elle-même sans laisser de cicatrice. Harry se sentit fier de lui. Son pouce caressa doucement le sourcil de Drago.

- Terminé, dit-il, remettant les articles qu'il avait utilisés dans la trousse et faisait disparaître le reste d'un mouvement de baguette.

- Merci, répondit Drago avec une étrange voix basse. Je…Je ne savais pas que tu connaissais la magie qui guérit.

Harry sourit à l'expression étonnée de Drago. Le blond n'était pas le premier étonné de l'habileté de Harry à guérir.

- Je connais quelques trucs, expliqua Harry. J'ai passé beaucoup de temps dans l'aile de l'hôpital et j'ai fini par apprendre les bases de Madame Pomfresh.

- Tu as visiblement un don pour ça, constata Drago en touchant son arcade sourcilière et la trouvant à nouveau normale. Tu es un vrai mystère, Potter.

- Est-ce que tu as au moins retrouvé l'objet qui était utilisé de façon impropre par les Moldus ? demanda Harry.

Drago acquiesça.

- Ouais, c'était une tasse à thé chantante. C'était seulement dangereux pour mes oreilles ! C'était si agaçant. La mère l'avait ramené d'un magasin de farces et attrapes pour ses enfants. Ils adoraient cette foutue chose. Elle croyait que la tasse était électronique !

- Et comment tu as fait pour la récupérer ?

- J'ai utilisé mon charme, bien sûr, ricana Drago. Personne ne me résiste.

Harry pouvait certainement y croire. Lui-même avait du mal à lui résister. Mais être attiré par un autre homme était trop dérangeant pour lui. Il ne savait pas comment s'arranger avec ça. Il ne savait pas comment agir ni que faire. Il n'était pas innocent au point d'ignorer ce que pourrait être une relation sexuelle entre eux. Mais cette pensée le terrifiait.

- Qu'est-ce que tu veux manger ? demanda-t-il précipitamment pour éloigner ses pensées de ce sujet délicat. C'est pour moi.

Drago sembla surpris par la question.

- Hélas ! Tu es si bon que je commence à croire que ceci n'est qu'un rêve. Tu es vraiment le même Harry Potter qui ne cesse de me gronder tout le temps ? Je sais que tu te comportes mieux que d'habitude cette semaine mais là, c'est trop. D'abord, tu t'occupes de moi et maintenant tu m'invites à dîner ?

Harry rougit légèrement.

- Ne pousse pas.

- Je ne peux pas m'en empêcher. Tu es comme le Dr Jekyll et Mr Hyde.

Harry grimaça.

- Tais-toi et dis-moi ce que tu veux manger avant que je ne change d'avis.

- Pourquoi est-ce que je ne pourrai pas m'amuser de ta bonne humeur un petit peu ? Oh ! Je comprends ! ricana Drago. Tu es heureux parce que je me suis fait attaquer par un gosse et tu penses que c'était amusant, non ? Tu ne peux simplement pas laisser passer la chance de te moquer de moi, n'est-ce pas ? Je crois honnêtement que…

La voix de Drago s'évanouit quand il remarqua les yeux fumants de Harry.

- D'accord ! Pas de plaisanteries stupides alors. Des pâtes, ça te dit ? Je connais un très bon restaurant…

- J'en connais aussi un, le coupa Harry. Laisse-moi m'en occuper.

Drago haussa les épaules.

- Ok. Bien que j'aie un bien meilleur goût que toi pour la nourriture. En fait, mes goûts sont mieux que les tiens en tout, Potter. Vêtements, accessoires, livres, chaussures, parfums…

- Tu veux vraiment me faire chier, n'est-ce pas ? dit Harry, en colère.

- Je suis comme toi, Potter.

Drago sourit doucement.

- Je ne peux pas m'empêcher.

Harry serra les poings. Il voulait être gentil avec Drago, mais le blond ne rendait pas les choses simples pour lui. Il prit une profonde inspiration pour se calmer et le regarda à nouveau. Le blond avait l'air si magnifique, vêtu uniquement de son jean que ça lui coupa le souffle. Harry n'aurait pas cru que son corps réagirait si fortement à la simple vue de la poitrine nue de Drago. Il se demanda comment ça serait s'il était totalement nu.

- Tu me reluques, Potter. Tu le fais beaucoup ces derniers temps, dit Drago pensivement.

Harry déglutit.

- C'est faux.

Drago eut un rire moqueur.

- Se pourrait-il que tu sois attiré par moi ?

- Il gèlera en enfer quand je me trouverai attirer par toi, répliqua Harry.

Mais il savait qu'il mentait de façon éhontée. Il ne pouvait s'empêcher de penser que l'enfer avait gelé lorsqu'ils avaient travaillé ensemble pour l'Ordre. Il se sentit horrifié à cette idée.

- Puisque tu le dis.

Drago haussa les épaules. Il semblait soudain très fatigué.

Harry sentit un étrange besoin de se rapprocher et de le réconforter. Les mêmes questions qu'il avait chassées toute la semaine revinrent vers lui. Que s'était-il passé quand Drago lui avait rendu visite à Ste-Mangouste ? Que s'était-il passé pour Drago après qu'il eut quitté le Manoir Malefoy ? Plus important encore, la confusion de Harry était-elle causée par leur lien ? Drago pouvait répondre à la plupart de ses questions mais chaque fois que Harry essayait de lui demander quelque chose, il se trouvait sans voix.

Il regarda à nouveau Drago puis s'exclama :

- Bon Dieu ! Qu'est-ce que tu penses que tu fais ?

Drago était calmement en train de descendre la fermeture Eclair de son jean et de l'enlever. Harry se raidit, et de plus d'une manière. Les yeux verts se promenèrent involontairement sur le corps de Drago, le faisant haleter durement. Le sous-vêtement de Drago était en coton et il était probablement très doux au toucher mais ce n'était pas ce que Harry avait imaginé. Harry avait pensé que Drago était un homme qui portait des choses plus osées et plus provocantes, comme de la soie la plus fine. Le coton semblait si ordinaire pour un homme comme Drago. Mais le sous-vêtement ordinaire était tout aussi provocant, si ce n'est plus.

- Je vais prendre une douche, expliqua Drago en ouvrant l'armoire et en prenant un T-shirt noir, un caleçon blanc et une paire de blue jean. Je t'ai demandé deux fois de sortir mais tu sembles complètement ailleurs, alors…Je n'ai pas toute la nuit. J'ai imaginé que ça ne te dérangerait si je me déshabillais devant toi. Après tout, nous sommes tous les deux des hommes. Ce n'est pas comme si tu n'avais jamais vu d'homme nu.

Drago avait raison, excepté un minuscule détail. Harry n'avait jamais vu Drago nu. Son souffle s'accéléra. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Le blond marcha jusqu'à lui, préoccupé.

- Potter ? Tu vas bien ? Tu as l'air si rouge tout à coup. Tu es malade ?

Drago essaya de toucher le front de Harry mais le brun sursauta et en trébucha presque. Drago fronça les sourcils.

- Tu n'as toujours pas surmonté le fait que je sois gay, n'est-ce pas ?

- Ne sois pas stupide, dit Harry, le cœur battant comme un fou.

Il ne se souciait pas de Drago. Le problème, c'était lui. Il commençait à croire que c'était lui qui était gay et il ne savait assurément pas comment surmonter ça.

- Va prendre ta douche. J'appelle le restaurant.

Harry se tourna maladroitement pour sortir et faillit se prendre le mur.

Quand il quitta enfin la pièce, Drago se mordit la lèvre inférieure, ses mains sur la taille.

« Tu me rends fou, Potter ! C'est quoi, tout ça ? » se demanda-t-il.

A suivre…

Ça vous a plu, alors faites-moi part de vos remarques.

Bisous.

Falyla