Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Echoruby : Ffnet a pété un câble mais a tout rétabli au bout de deux jours. Il est permis de relire le chapitre…Bisous.

Farahon : Ah ben, je ne traduis que ce qu'il y a dans le texte, moi. Pour Blanche, je suppose qu'elle écrit avec un plan bien établi parce que dès le premier chapitre, elle m'avait annoncé qu'il y en aurait à peu près 40. Moi par contre, j'ai très souvent une grosse idée de base, je pense faire assez court et on connaît le résultat : 56 chapitres pour ma première fic ! LOL. Pour moi, un plan « chapitre après chapitre » comme certaines le font, a plutôt tendance à bloquer mon imagination, je préfère de loin improviser au fur et à mesure tout en suivant une sorte de fil rouge pour que l'histoire reste cohérente. Voilà. Si tu as d'autres questions, n'hésite pas. Bises.

Onarluca : La suite est là. Bisous.

Eowyn Malefoy : Merci ! La suite est juste en dessous. Bises.

Manehou : Oui, Bill aime Drago mais ce n'est pas si simple. Les explications bientôt. Bisous.

Draya Felton : Je rappelle que je ne suis que la traductrice pas l'auteure de cette fic. La suite est là. Bises.

Namasta : Tu es dure avec Bill ! Enfin, quelques explications prochainement. Bisous.

Saael' : Non, non, la fic n'est pas finie. Je la rattrape doucement parce qu'il y a 27 chapitres VO en ligne. Mais je ne suis pas inquiète, Blanche finit toujours ce qu'elle commence. Pour Bill, c'est pour bientôt. Bises.

Vif d'Or : Harry is back ! LOL. Un chapitre tout pour lui. Bisous.

Iolas : Oui, y a eu plein de problèmes sur le site mais c'est bon, maintenant. Il n'est pas interdit de relire le 19 ! LOL. Bises.

Origine : Effectivement, le talent de Blanche Malfoy est grand, ses persos sont fouillés et ses histoires tiennent la route ! LOL. Bisous.

Lyrinn : Merci ! Voici la suite. Bises.

Shyrinia : La fic n'est pas finie mais oui, je suppose qu'ils vont finir ensemble. Enfin, je peux me tromper mais Blanche Malfoy écrit des histoires qui finissent bien ! LOL. Bisous.

GinnyPompom : Alors, je vais te donner un autre scoop : Bill n'est pas très net non plus dans sa relation avec Drago. Les explications dans le chapitre 24, je crois. Bises.

Vici Black : Tu as tout à fait raison. Bill n'est pas clair non plus sur cette relation. Bisous.

Iolas : Merci ! Harry est de retour ! Bises.

Remus James Lupin : Remus qui rattrape son retard ! LOL. Il y a quelques petits changements dans cette version-ci. Déjà le titre…A plus. Bisous.

Lindowel : Merci de trouver ma traduction à ton goût ! Ce chapitre est consacré à Harry. Bises.

Clochette : C'est pas grave, prend ton temps ! Bisous.

Note de la traductrice : ce chapitre est R. Vous êtes prévenus.

Chapitre 20. Désir ardent.

Harry se sentait toujours agité les samedis soirs, et généralement, il sortait pour aller boire quelques verres et trouver quelqu'un à ramener à la maison. Bien qu'il n'ait pas envie de compagnie ce samedi-là, il se sentait particulièrement impatient. Alors, il attrapa une bouteille de vodka et combattit pendant une bonne minute le besoin de la boire, mais son besoin de soulagement lui ôtait le meilleur de lui-même. Il but alors suffisamment pour se sentir pris de vertiges et étourdi et juste après, il alla s'asseoir sous le portrait de Madame Black et ils rirent tous les deux à gorge déployée.

Harry ne savait pas que les peintures pouvaient s'enivrer, mais d'une manière ou d'une autre, Madame Black avait arraché une bouteille de bourbon d'un autre tableau et en avait bu la moitié. Harry ne peut s'arrêter de rire en la voyant. Elle avait un sourire idiot sur les lèvres et ses grosses joues étaient toutes rouges.

- Oh ! Toi…hic ! Ferme…hic…ta sa'operie…de…hic…crachoir ! hurla-t-elle à Harry.

Mais alors, il fit une plaisanterie et elle commença à rire aussi.

- Oh, arrête ça ! dit-elle, en tombant dans la bordure du tableau et en disparaissant quelques secondes.

Elle revint avec les cheveux tout ébouriffés et elle ne peut s'empêcher de rire.

- Vous êtes drôle quand vous êtes saoule, fit remarquer Harry, avec un large sourire niais. Peut-être que je devrai demander à quelqu'un de peindre des boissons alcoolisées sur votre peinture !

Elle acquiesça à cette idée.

- Et bien, j'ai toujours aimé boire…en société, je veux dire.

Elle fit une grimace.

- Après un certain âge…hic ! Après un certain âge, une bonne bouteille de bourbon est tout ce qui importe, spécialement pour une peinture qui vit sur un mur pour toujours…Je veux dire, qu'est-ce que j'ai accompli dans ma vie ? Rien ! Ma famille entière est morte. C'est un sang-mêlé qui vit dans ma maison…J'ai eu un fils homosexuel, un fils qui était ma fierté et ma joie…hic ! Et je crois que l'autre l'était aussi. Je veux dire, il avait une relation tellement bizarre avec ce loup-garou…

Harry fronça les sourcils.

- Vous croyez ? Ils n'étaient que des amis, non ?

Elle roula des yeux.

- Oh, je t'en prie ! Sirius a eu quelques petites amies, mais je sais – et une mère sent ces choses-là – que…

- Vous étiez une horrible mère ! Comment pouvez-vous dire ça ?

- Ne m'interromps pas, sang-mêlé. Je suis la plus âgée ! Hic !

Elle fit une pause pour boire un peu plus.

- Aie un peu de respect pour tes aînés. Mais de toutes façons, comme je le disais, Sirius a eu des petites amies mais il préférait être avec le loup-garou. Les filles ne restaient jamais longtemps, parce que le loup-garou était toujours avec lui et c'était quelque chose dont il se souciait, dit-elle pensivement.

- Remus n'en était pas un ! C'était un type très bien. En fait…

Harry souleva la bouteille en l'air.

- …C'était le meilleur type que j'aie jamais rencontré. Alors, je vais boire à Remus !

Harry prit une lampée de vodka.

- Et même s'ils étaient gays, je m'en fiche. Je les aimais tous les deux.

Il ferma les yeux tristement.

- J'espère qu'ils sont ensemble maintenant.

- En enfer ! fit remarquer Madame Black.

- Pas en enfer ! s'écria Harry, contrarié. Vous, vous êtes en enfer, vous et le reste de votre famille de tordus. Sirius et Remus sont au paradis avec mes parents.

- Oh, file-moi un mouchoir. Je vais pleurer ! ricana-t-elle.

Harry leva les yeux et lui montra son majeur. Elle fit semblant d'être outrée.

- Vous savez…commença-t-il en pointant son doigt vers elle, je crois que vous êtes la plus horrible personne que je connaisse. Je n'ai jamais rencontré personne d'aussi malveillant que vous, à l'exception de Voldemort, Lucius Malefoy, Bellatrix Lestrange et…Queuedver, que leurs âmes restent en enfer.

Elle sourit et gonfla son énorme poitrine fièrement.

- Tu le penses vraiment ?

- Oui.

Harry prit une autre gorgée.

- Vous êtes tout simplement horrible.

- Et bien, merci. Tu n'es pas mal non plus.

Harry plissa son nez.

- Je sais.

Ils se turent un moment puis Harry dit :

- Drago adorerait savoir que Sirius était gay.

- Oh, c'est Drago maintenant…le provoqua-t-elle.

Harry grommela quelque chose d'impoli.

- Peut-être que tu es une chochotte, toi aussi ! N'est pas merveilleux ? Ma vie entière est encerclée par des hommes efféminés ! Même mon mari ! Hahahahahaha !

Et elle tomba du côté droit du cadre, et revint un moment plus tard en se tenant l'estomac.

- Il…Hahaha ! Il était si bon à rien ! Cette maison est maudite ! Tous les hommes qui y mettent les pieds deviennent gays ! Hahahahah !

Harry ne trouvait pas ça tellement amusant mais ensuite il sourit.

- Votre mari ?

Elle hocha la tête. Sa figure était si rouge que Harry pensa qu'elle allait exploser.

- C'était si drôle de le voir marcher ! poursuivit-elle. Il avait une façon si pompeuse de parler ! Hahahaha ! Je vous prie, très chère, de ne point proférer d'absurdités face à nos invités bien-aimés, singea-t-elle en imitant la voix de son mari.

Harry gloussa.

- Invités bien-aimés ? Depuis quand les invités sont bien-aimés ? Hahahaha ! Peut-être parce que l'invité bien-aimé était son amant !

- Alors, je suppose que je suis gay aussi, dit Harry après avoir recouvré son souffle.

- La manière dont tu le regardes…Ouais. Définitivement gay, souligna-t-elle. Il est très séduisant, alors je ne peux pas vraiment te blâmer…Et c'est un bon gamin…Mais ne lui dit pas que j'ai dit ça.

Elle appuya sa tête contre le cadre et s'assoupit.

- Il est séduisant, n'est-ce pas ? se dit Harry pour lui-même. Si séduisant qu'il me coupe le souffle…

Il prit la bouteille à côté de lui et soupira. Il avait assez bu. Maintenant, il voulait son lit. Il monta doucement l'escalier et quand il fut dans la chambre il se demanda s'il pouvait appeler une des jumelles pour lui tenir compagnie. Mais il savait qu'il n'y avait qu'une personne qu'il voulait dans son lit. C'était stupéfiant de voir à quel point ses sentiments étaient clairs quand il avait bu. Par exemple, si Drago passait la porte à l'instant même, il se donnerait à lui avec empressement.

L'alcool libérait Harry de toutes ses craintes et de ses particularités. Il se surprit à penser à Drago. Il ne voulait pas qu'il couche avec Bill, pas ce soir. Il voulait que le blond revienne et lui fasse l'amour à lui. Aujourd'hui, il voulait permettre à Drago de faire de lui tout ce qu'il voulait. Harry ne voulait plus combattre. Il se rendait. Il était prêt à capituler devant ses plus intimes désirs. Pourquoi nier qu'il voulait Drago ? Il avait pu dissimuler ses vrais sentiments dans le passé – même à lui-même – mais il ne pouvait plus les cacher dorénavant, pas quand Drago continuait à parader devant lui tous les jours avec son corps parfait, ses cheveux, son sourire…simplement…son tout.

Il désirait sa némésis et peut-être que cette forte attraction que Harry ressentait pour Drago était la raison du scandale que cela causerait. Tout ce qui était interdit était désirable.

Harry se coucha dans son lit et fixa le plafond. Il était troublé. Il aurait flippé s'il avait été sobre. Il aurait nié ses sentiments et les aurait mis de côté. C'était mal de désirer Drago. Il n'avait jamais senti aucune attirance envers les autres hommes. Drago était une exception. Peut-être que c'était juste une phase, de la curiosité. Peut-être que ça passerait une fois qu'il aurait eu Drago. Harry ne savait pas. Ses sentiments mélangés allaient le rendre fou.

Il ferma les yeux et Drago apparut dans ses pensées, se portant rien d'autre que son sous-vêtement blanc ordinaire, comme une publicité sexy. Le blond le regardait avec malice, le défiant de résister. Dans l'esprit de Harry, Drago marchait lentement jusqu'à lui et s'asseyait sur lui, lui épinglant les mains sur le matelas. Harry se débattait pour se libérer mais Drago savait que c'était juste un numéro. Le blond eut un rire suffisant et humecta ses lèvres. Harry gémit doucement. Il rejeta sa tête en arrière tandis que Drago embrassait le cou exposé, et cria de désir quand il sentit ses dents le mordiller.

Le Drago imaginaire bougeait son corps contre le sien et Harry devint instantanément dur. Le peu de self-control qui lui restait s'envola par la fenêtre. Il se leva et se déshabilla promptement. Son corps était en feu. Il se coucha sur le lit, complètement nu, et les mains de son amant fictif suivaient son propre corps alors qu'il effleurait le sien.

- Oh putain ! s'exclama Harry.

Bien qu'il n'ait jamais eu l'expérience d'autres hommes, il savait que c'était bon. Il se caressa en imaginant ce que Drago faisait avec ses mains puis avec sa langue. Il gémit, désespéré de le sentir pour de vrai.

- Drago…ah…ah…

Ses caresses s'accélérèrent. Ce n'était pas mal de faire ça et il se sentait si bien.

- Ah…Drago…

- Dis-moi que tu me veux, chuchota le Drago imaginaire à son oreille.

- Non…murmura Harry.

- Dis-le-moi ou je vais arrêter. Dis-le, Harry. N'aie pas peur. Je ressens la même chose.

- Ah…

Harry se mordit durement la lèvre inférieure.

- Je…te veux. Je te veux.

- Dis-moi exactement ce que tu veux de moi, exigea Drago.

- Je veux que tu me baises, répondit Harry, les yeux perdu dans un étourdissement.

Harry sentit ces mots le libérer. Il imagina que c'était comme s'il avait le vrai Drago sur lui, frottant son corps contre lui. Il sentit l'excitation courir dans ses veines et il trembla de plaisir.

- Je suis bourré, marmonna-t-il une fois que son corps se fut apaisé.

Il alla dans la salle de bain se nettoyer et évita de se regarder dans le miroir. Il se sentait terriblement coupable, comme s'il avait commis un crime. Il se dit d'arrêter de se comporter comme un idiot. Quel était le problème s'il tombait amoureux d'un autre homme ? Comme Fred l'avait dit avant, il n'y avait aucun label quand l'amour frappait quelqu'un.

Mais il se sentait toujours coupable. Il ne savait pas si un homme pouvait vraiment en aimer un autre. Il ne savait pas si cet amour pouvait durer. Peut-être que c'était juste du désir, qui, une fois satisfait, s'en irait. Alors Harry retournerait à sa vie normale. A savoir, son hétérosexualité.

Il entendit le téléphone sonner. Il regarda sa montre et fronça les sourcils. Il était passé minuit. Il n'y avait que deux personne qui appelaient Harry quand ils en avaient envie : Fred et Hermione. Il décrocha le téléphone de très mauvaise humeur, les effets de l'alcool complètement dissipés maintenant.

- Quoi ? demanda-t-il d'un ton sévère.

- Salut camarade ! Qu'est-ce que c'est que cette humeur de chien ? Tu dormais ? Un samedi soir ? Tu es le plus pathétique être humain que j'ai jamais croisé ! s'exclama Fred à l'autre bout du fil. Je suis en train de transplaner droit en face de chez toi. Ne réfléchis pas plus loin, saute dans tes habits et ouvre-moi la porte. Nous sortons. Et je n'accepte pas de non comme réponse. N'essaie même pas. J'irai te chercher par la force s'il le faut et tu sais que j'en suis capable. Je te donne cinq minutes. D'accord, quinze. J'ai…hum…quelqu'un sur moi, là… Tiens-toi prêt, Harry ! A plus !

Fred raccrocha et Harry continua de fixer le téléphone avec une expression horrifiée. Il ne voulait pas sortir mais quand ça venait de Fred, on faisait aussi bien de dire oui sinon il nous menait une vie infernale.

A suivre…

Ça vous a plu, alors faites-moi part de vos remarques.

Bisous.

Falyla