Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Onarluca : La suite est là. Bisous.

Nfertiti: Pas de Bill dans ce chapitre. Il faudra attendre pour savoir ce qu'il en est exactement. Bises.

Fleur Fanée : Tant mieux si ça t'a plu. Il y a 30 chapitres actuellement en v.o. Blanche en avait annoncé environ 40. Bisous.

Shetane: Si c'était si simple… Mais pour l'instant, la suite… Bises.

Echoruby: Contente que tu aies aimé le chapitre. Oui, j'ai pris sur mon temps mais si je peux, je le fais, y a pas de contrainte. Bisous.

Farahon : Effectivement, moi aussi j'ai été surprise de ce coup de théâtre mais Blanche aime beaucoup ce genre de choses. LOL. Bises.

Vici Black : Ben, le problème, c'est que tout le monde se pose beaucoup trop de questions, Bill y compris. Le bonheur est une chose, la fierté en est une autre…Mais c'est pour plus tard…Bisous.

Momo 13 : La suite est là et merci pour le petit chat, il est mignon. D'ailleurs, mon chat à moi s'appelle Quidditch. Bises.

Minerve : Je ne suis pas certaine que Jacques fasse avancer les choses mais c'est pour plus tard. Bisous.

Namasta: Tu as assez bien résumé la suite de la fic. Mais, dans l'immédiat, retrouvons Harry et Drago. Bises.

Crackos: J'ai décidé de suivre ton conseil, j'ai mis un résumé à la fic. D'ailleurs, je crois que Blanche Malfoy en avait mis un, je ne sais plus. Promis, dorénavant, s'il existe, je le traduirai aussi. Merci de trouver que je traduis bien, c'est gentil. Et je suis ravie de te compter parmi les nouvelles lectrices de cette petite merveille. Bisous.

Clothô : Moi aussi, quand j'ai lu la version V.O, j'avais d'abord pensé à Fleur mais bon… Oui, oui, tu as raison pour « son âme » mais pourtant, les choses ne sont pas si simples…Bises.

Princesse Magique : Salut la nouvelle ! Ravie que tu aimes cette histoire et ma traduction. 30 chapitres en v.o. pour l'instant mais l'auteure en a prévu environ 40. Bisous.

Lavande1 : Merci de trouver que j'ai bien dosé le vocabulaire. Il est vrai que je prends parfois quelques libertés dans la traduction mais j'essaie d'équilibrer le texte au mieux. La suite est juste en dessous. Bises.

Vert Emeraude : Je te rappelle que je ne suis pas l'auteure de cette fic, mais seulement la traductrice. Ce qui signifie que je n'ai aucun pouvoir sur l'intrigue ni sur le comportement des personnages. Mais je suis néanmoins ravie que tu aies aimé le chapitre précédent. La suite est là. Bisous.

Alfa : Merci ! Voici la suite ! Bises.

Anagrammes : Merci, c'est très gentil ! Bisous.

Mifibou : C'est vrai que cette une magnifique histoire mais je n'en suis pas l'auteure, uniquement la traductrice. Mais je suis ravie de te faire profiter de mon travail. Bises.

Clochette : Mais c'est pas grave ! C'est moi m'excuse de parfois oublier de te rajouter au chapitre suivant parce que j'ai déjà bouclé les RAR quand ta review arrive. Contente que tu aimes toujours cette fic. Bisous.

Eowyn Malefoy : C'est rien ! Effectivement, c'était le chapitre culinaire…LOL. Bises.

Vif d'Or : Merci beaucoup ! Voici la suite ! Bisous.

Chapitre 25. Conversation sur l'oreiller.

Il y eu un moment délicat quand Drago se réveilla un peu avant six heures du matin – n'ayant dormi qu'une heure cette nuit-là – et surprit Harry lui le regardait. Alors que Drago rougissait sous le regard intense, Harry ne paraissait pas du tout embarrassé. Il semblait que Harry avait perdu la plupart de ses inhibitions après la première fois qu'il eut franchi le pas. Drago était encore stupéfait du nombre de préservatifs qu'ils avaient utilisés. Une fois que Harry eut remisé ses craintes, il était devenu une vraie bête de sexe, toujours plus exigeant. Ils avaient fait l'amour jusqu'à tard dans la nuit.

C'était comme une douce accoutumance. Ils ne pouvaient simplement pas se rassasier l'un de l'autre. Même après avoir atteint l'orgasme, ils avaient encore ressenti le besoin de se toucher mutuellement, de s'embrasser et de se câliner. Et maintenant, Drago avait l'air usé. Il avait envie de dormir toute la journée. Il était content que ce soit dimanche et qu'il n'ait pas à aller travailler.

Drago admettait qu'il était très effrayé par leur matinée d'après. Il craignait que Harry regrette tout et retrouve son comportement de bâtard. Le visage impassible de Harry ne l'aidait pas. Autant que Drago puisse le dire, Harry pouvait aussi bien réfléchir à la façon de le rejeter ou alors à le baiser de manière insensée. Les yeux de Harry le rendaient nerveux.

- Qu'est-ce que tu regardes ? demanda enfin Drago.

Harry haussa simplement les épaules. Il ne voulait pas lui dire qu'il ne pouvait pas s'empêcher de le dévisager et bavait littéralement devant sa perfection. Ce serait trop gênant.

- Je n'ai pas le droit de te regarder ? s'enquit Harry, en plaisantant.

Drago en soupira presque de soulagement. Harry n'était pas en colère contre lui. C'était un très bon signe. Drago réprima un sourire, essayant de rester aussi impassible que possible quand il dit :

- Tu dois payer une taxe pour m'admirer. Et je me dois de te prévenir que je suis très cher.

Harry haussa un sourcil, amusé.

- J'ai toujours su que tu étais un gigolo.

- Eh ! se plaignit Drago en faisant une grimace.

Harry toucha le visage de Drago du bout des doigts, caressant ses joues, son nez, ses lèvres et son menton.

- Si tu continues à me toucher comme ça, dit Drago en ronronnant sous l'attouchement de Harry. Tu devras payer.

- Combien ? demanda Harry, ses yeux verts assombris par le désir.

Drago se mordit la lèvre inférieure pensivement.

- Laisse-moi réfléchir…

- Et voilà, je suis en train de penser que tu as déjà une liste de prix quelque part…plaisanta Harry puis il gloussa comme Draco le pinçait.

- Ne me provoque pas, Potter. Je pourrai augmenter mes prix de telle façon que tu n'auras même plus les moyens de m'acheter.

- Dis ton prix. Je suis très riche, Malefoy. Je peux me permettre de t'acheter.

Drago appuya son coude sur le lit et dit :

- Mon prix ne se mesure pas en argent. Il dépendra de ton baiser. Si ton baiser me plait, alors tu peux m'avoir.

- Alors, c'est du gâteau.

Harry mit un bras autour du cou de Drago et amena son visage vers lui pour l'embrasser. Drago fondit dans ses bras.

- Tu vois ? Je t'ai dit que ce serait facile.

- Stupide bâtard, murmura tendrement Drago.

Il embrassa Harry sur les lèvres une fois de plus puis posa sa tête sur sa poitrine. Son bonheur l'emplissait tellement qu'il pensait qu'il allait exploser en petits gloussements comme une écolière. Qui aurait pensé qu'après tant de combats et de luttes, il se câlinerait avec Harry au lit ? Et le meilleur de tout, Harry ne se battait pas avec lui mais le taquinait.

Drago voulait rester dans les bras de Harry pour toujours. Il avait l'impression d'y être à sa place.

- Malheureusement pour toi, Potter, la boutique est fermée pour l'instant, dit Drago, donnant à Harry une idée contraire comme le bout de ses doigts dessinait de petits cercles sur le ventre du brun. Quelqu'un m'a épuisé la nuit dernière. Je ne crois pas être capable de faire quoi que se soit maintenant. Mon corps me fait mal à des endroits auxquels je n'aurai même jamais pensé. Où trouves-tu toute cette énergie ?

- J'en suis très surpris moi-même. Mais il y a les conséquences. Mon corps est douloureux. Je ne crois pas que je pourrai marcher aujourd'hui. Tu vas devoir me préparer mon petit déjeuner.

Drago lui mordit durement le mamelon.

- Ouch ! C'est pour quoi, ça ?

- Je ne sortirai pas de ce lit, Potter. Je suis celui qui a travaillé aujourd'hui. Toi, tu vas me faire le petit déjeuner pour changer.

Harry caressa doucement les cheveux de Drago.

- Je ne peux pas. Peut-être plus tard. Je me sens très paresseux en ce moment. Et pour ton information, j'ai aussi fait quelques trucs aujourd'hui.

Drago fronça les sourcils. Il avait toujours été curieux de savoir comment Harry passait ses journées en étant seul dans cette maison et en n'allant pratiquement nulle part.

- Qu'est-ce que tu as fait exactement ?

Harry remua inconfortablement.

- Juste des trucs.

L'agacement dans la voix de Harry était une raison pour Drago de laisser tomber le sujet. Il se serait giflé de l'avoir aborder en premier. Il aurait dû être suffisamment content que Harry soit si réceptif et tendre avec lui. Harry restait un mystère pour lui, et il s'imaginait qu'il en serait toujours un. Draco pria simplement pour que Harry reste de bonne humeur pour le reste de la journée, ce qui signifiait qu'il devrait éviter les sujets personnels. Mais que pouvait-il y faire ? Maintenant qu'il avait Harry, il voulait tout de lui, pas seulement des petits bouts. Pourtant il devait se conformer au fait que c'était encore trop tôt d'exiger plus de Harry. Harry l'avait déjà tant surpris.

Draco ferma les yeux et écouta les battements de cœur irrégulier de Harry. Après un moment, il demanda dans un souffle :

- Alors, pourquoi tu étais en train de me regarder comme ça ?

Harry s'humecta les lèvres et fit courir ses doigts le long du bras droit de Drago dans une tendre caresse, souriant doucement de la curiosité de Drago.

- J'étais juste en train de penser comme c'était étrange de me réveiller aux côtés de mon ennemi…

Drago sentit un pincement dans son cœur. Il serra très fort les paupières et attendit le reste de sa phrase.

- …et à quel point c'était incroyable.

Drago sentit son cœur bondir et afficha un grand sourire.

- Je n'aurai jamais cru que toi et moi serions comme ça un jour.

- Moi non plus, fit Drago.

Il disait la vérité. Il n'avait cru que ce qu'il avait souhaité un millier de fois en rêves devienne la réalité un jour.

- Je pense que c'est ce dont parlait Ginny…

Drago leva la tête pour regarder Harry. Le nom de Ginny était la dernière chose qu'il s'attendait à entendre lorsqu'ils étaient au lit ensemble.

- Quoi ?

Harry hésita. Il ouvrit la bouche deux fois puis la ferma sans dire un mot. C'était comme s'il était en train de réfléchir à ce qu'il allait dire. La curiosité de Drago atteignit ses limites. Il voulait secouer Harry et lui faire cracher le morceau.

- Ginny a parlé de toi et moi ? demanda Drago, incapable de tenir sa langue.

Il savait que Harry en serait irrité mais il ne put s'en empêcher. Il n'avait pas tort. Harry se crispa sous lui.

Drago et Ginny ne s'étaient jamais bien entendus. Drago n'avait pas pu oublier qu'elle lui avait jeté un sort dans le bureau de Umbrige lors de sa 5ème année. Mais par-dessus tout, il ne pouvait pas oublier qu'elle avait été la plus importante personne dans la vie de Harry et qu'elle l'avait gâchée.

- Non, ce n'est pas ça, dit Harry inconfortablement.

- Alors qu'est-ce que c'est ? insista Drago, oubliant qu'il marchait dans un champ miné.

- Ça ne fait rien. Oublie ça, répondit Harry, contrarié.

Il n'était pas prêt à avouer à Drago ce que lui avait dit Ginny quand ils avaient rompu. Ginny lui avait dit qu'un jour il trouverait sa vraie moitié, celle qui s'imposerait brusquement à lui et le rendrait exalté, celle qui capturerait son cœur et deviendrait son âme sœur. Comme Drago se couchait sur lui, Harry se rappelait ces mots, et ils le frappèrent durement. Mais il ne pouvait dire ça à Drago. C'était bien trop tôt pour être amoureux, n'est-ce pas ? Harry ne pouvait pas être amoureux de quelqu'un qu'il avait détesté toute sa vie simplement comme ça. Rien n'avait vraiment changé entre Drago et lui, excepté le fait que maintenant, ils couchaient ensemble.

Harry sentit Drago tressaillir et s'éloigner de lui mais, avant qu'il ne puisse aller plus loin, les bras de Harry entourèrent sa taille et l'amenèrent plus près.

- Je suis désolé si j'ai été brusque. Simplement, je ne veux pas parler de ça.

Harry attendit la réponse de Drago le cœur au bord des lèvres. Il n'était pas prêt à se priver de la chaleur de Draco. Pas quand il ne s'était pas senti aussi paisible depuis des années. Il voulait se raccrocher à ces sentiments, quels qu'ils soient, aussi longtemps qu'il pouvait.

Drago acquiesça et se détendit. Le blond s'étendit confortablement sur la poitrine de Harry, leurs hanches alignées. Harry sentit son membre réagir à la proximité de Drago et se demanda si on pouvait mourir d'un excès de sexe. Il enfouit son nez dans le cou du blond, enivré par son odeur. Il tourna la tête de Drago jusqu'à lui et l'embrassa sur les lèvres passionnément. Ils se séparèrent, pantelants.

- Je n'arrive pas à croire que Ginny t'ait quitté, murmura Drago, refroidissant la passion de Harry.

- Pourquoi on parle encore de Ginny ?

- C'est toi qui a commencé ! répliqua Drago sur la défensive. Je suis une personne curieuse. Je ne peux pas m'en empêcher.

- Ça ressemble plus à de la jalousie.

- Jalousie ? ricana Drago. Je ne suis pas jaloux de cette fille maigrelette et tout plate.

- Ginny n'est pas toute plate. Elle a des seins magnifiques.

Drago grogna. Il voulait se tourner et le gifler de parler de seins alors qu'ils étaient dans les bras l'un de l'autre.

- Pourquoi elle a rompu avec toi ?

Harry plissa le front, irrité.

- Par Merlin ! Tu parles comme une fille… Pourquoi tu veux le savoir ?

Drago pivota, fulminant.

- C'est la deuxième fois que tu me compares à une fille ! Si t'en veux tellement une, alors trouves-en une pour coucher avec !

La bouche de Harry s'ouvrit en total ahurissement.

- Quoi ?

Il attrapa fermement les bras de Drago alors que le blond essayait de s'échapper.

- Bon dieu, mais qu'est-ce que tu racontes ? Quand est-ce que je t'ai comparé à une fille ?

- La première fois que tu as parlé des seins de Ginny, manifestement déçu avec le fait que je n'en aie pas ! fit remarquer Drago. Et ensuite quand tu as dit que je parlais comme une fille…C'est trop !

Harry était si stupéfait qu'il ne sut que dire.

- Je ne…Je ne suis pas déçu…Je veux dire… C'est toi qui l'as mentionné ! Je n'ai rien contre ta poitrine ! Je…

Mais Harry ne peut se retenir plus longtemps. Il commença à rire.

- Ce n'est pas drôle ! cria Drago.

- C'est hilarant ! gloussa Harry. Tu es tellement jaloux !

Drago sentit son sang bouillir. Il sauta sur Harry et essaya de le frapper mais Harry inversa leurs positions et épingla les mains de Drago sur le matelas.

- Tu parles comme une fille, maintint Harry et il embrassa Drago avant qu'il puisse le maudire.

Lorsqu'ils se séparèrent, Drago était toujours fâché.

- Tu ne t'en sortiras pas si facilement, Potter.

- D'accord. Premièrement, je ne pense définitivement pas à toi en tant que fille. C'était juste une blague.

- Mais ça te contrarie que je n'en sois pas une.

Drago se mordit durement la lèvre de paraître si pathétiquement faible.

Harry secoua la tête.

- Je serai une personne sérieusement dérangée si c'était le cas. Je n'aurai pas couché avec toi si je ne l'avais pas voulu. Je pensais avoir été clair là-dessus. Est-ce que je dois te prouver une fois de plus à quel point tu m'excites ?

- M'en fiche…fit Drago, en boudant presque.

Harry attrapa une de ses mains et l'amena sur son sexe.

- Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu as l'impression que je ne te veux pas ?

Drago arqua ses sourcils et déglutit quand il sentit le sexe tendu de Harry dans ses mains.

- Je suppose que oui. Mais tu ne peux pas me blâmer d'être méfiant, Potter. C'est toi qui m'interdisais de te toucher. Maintenant, tu ne peux pas enlever tes mains de moi. Pardonne-moi de me sentir un peu confus, se moqua Drago.

Harry soupira, vaincu.

- Tu marques un point. Mais comme je l'ai dit, mon problème avec toi n'est pas seulement parce que tu es un homme. C'est parce que tu as rendu ma vie misérable !

- Aha ! souligna Drago victorieusement. Tu as dit « pas seulement » ! Alors tu as bien un problème avec ça !

- A quoi tu t'attendais ? Je n'ai jamais fréquenté un autre homme ! Tu es le premier ! Peux-tu me blâmer, moi, d'être confus ?

Non, Drago ne pouvait pas blâmer Harry. En fait, Drago n'aurait pas dû le questionner du tout. Ils avaient eu une nuit formidable. Pourquoi devait-il la gâcher avec ses insécurités ? Il était au lit avec Harry Potter, le même Harry Potter dont il était tombé amoureux pendant sa 7ème année. Il aurait dû simplement se détendre et profiter de l'instant présent. Son fantasme était devenu réalité. Il aurait dû en prendre avantage. Pourquoi était-il si émotif ? Ça ne lui ressemblait pas du tout.

- Voici la vérité sur Ginny et moi, commença Harry, prenant Drago par surprise.

Drago ne savait pas s'il voulait vraiment entendre parler de Ginny et de Harry mais il le laissa poursuivre.

- Elle ne m'a pas quitté. C'était une décision mutuelle. Je veux dire, allez, quoi. J'avais dix-sept ans. Elle était même plus jeune. Je lui ai fait ma demande en désespoir de cause parce je croyais que j'allais mourir. Je sais que ça semble stupide… ça l'était probablement. Mais je l'appréciais vraiment, et je l'apprécie encore. C'est juste que… Nous étions ensemble pas parce que nous étions amoureux l'un de l'autre.

- Pourquoi alors ? demanda Drago.

Harry soupira avec lassitude.

- Pour plein de raisons… Pour sa famille et le fait que je pensais que c'était la bonne chose à faire. C'est ce que tout le monde voulait. En outre, elle était différente des autres. Elle était si courageuse et elle m'a remonté le moral chaque fois qu'il était au plus bas. Nous avions mélangé l'amitié avec l'amour.

- Elle était enceinte ? s'enquit Drago, soupçonneux.

- Non ! répondit immédiatement Harry. Elle n'était pas enceinte ! Si elle l'avait été, je l'aurai définitivement épousée.

Harry se coucha à côté de Drago et fixa le plafond.

- J'ai été dans le coma pendant trois mois après avoir combattu Voldemort. Quand j'en suis sorti, c'était juste deux mois avant les diplômes. J'en ai passé un à Ste-Mangouste à essayer de me remettre et à revenir dans le monde réel. Le dernier mois, je l'ai passé à Poudlard, tout était étrange pour moi, y compris ma relation avec Ginny. Je ne me sentais à l'aise nulle part.

Il regarda Drago qui était attentif à ses paroles.

- Et brusquement, c'est devenu très manifeste que c'était ridicule de m'être engagé avec Ginny à l'âge de dix-sept ans. C'était plus ridicule encore parce que j'étais une épave. Quelle sorte de vie aurai-je pu lui offrir ? J'étais brisé. Et elle l'a remarqué. Elle savait ce que je ressentais. Elle savait que je ne pouvais continuer nos projets. La nuit des diplômes, je lui ai demandé pardon et lui ai dit que je ne pouvais pas me marier avec elle. Elle a été très compréhensive. Je me sentais comme un salaud…

- Mais tout le monde a dit que c'était elle qui avait rompu, dit Drago.

Harry grimaça.

- Des conneries. Des conneries de ragots de magazines. J'ai demandé à Ginny si elle voulait dire la vérité à la presse mais elle a dit qu'elle se fichait de l'opinion des gens.

- Comme c'était pratique pour elle... marmonna Drago. Alors, tu n'es pas amoureux d'elle.

- Non.

- Mais elle t'aime.

Harry sourit.

- Je ne pense pas. Ginny m'a surmonté depuis longtemps.

Drago grommela.

- Je n'en serai pas si sûr…

Il regarda Harry avec un visage déplaisant.

- Tu n'es qu'un salaud. Chaque fois que je suis furieux contre toi, tu changes totalement de sujet et tu me dis quelque chose sur toi que personne d'autre ne sait ! C'est pas franc, tu sais ?

- Ce n'est pas franc de ne rien me dire sur toi, fit remarquer Harry. Et ça m'emmerde un peu.

- Il n'y a rien à dire sur ma vie. Tu sais déjà tout des connections de ma famille avec la magie noire et de ses affaires illégales. Je pense que c'est plus qu'assez, dit Drago en évitant les yeux de Harry.

- Ce n'est pas assez et tu le sais.

Drago soupira.

- Pourquoi devons-nous gâcher l'humeur avec des sujets aussi désagréables ?

Harry se mordit la lèvre inférieure.

- C'est normal que je veuille en savoir plus sur ce qui t'est arrivé pour que tu deviennes ce que tu es aujourd'hui. J'admets que tu as changé, beaucoup. Bien que ça m'ennuie parfois, tu es différent. Tu es fort et indépendant. Pour autant que je puisse en juger. Mais je peux aussi dire que quelques fois, tu as ce regard… Je ne sais pas… C'est comme une profonde tristesse derrière tes yeux… Comme si une ombre tombait sur eux, emportant leur étincelle. Tu as l'air si perdu quand ça se produit.

Drago ricana mais, au plus profond de lui, il était touché.

- T'es quoi ? Un foutu poète ? Une ombre dans mes yeux…profonde tristesse…Franchement…

Drago roula des yeux.

- Peut-être que je me sens juste ennuyeux parfois.

- Peut-être.

Mais Harry ne semblait pas convaincu de ça.

Drago sentit ses mains trembler comme les souvenirs des événements post-Poudlard lui revenaient. Il prit une profonde inspiration, s'ordonnant à lui-même de se reprendre. Il avait dépassé ça. Heureusement pour lui, il était un maître dans l'art de déguiser ses sentiments. Ce n'était pas si difficile de laisser le passé derrière lui et il sourit malicieusement à Harry comme s'il n'avait rien dit.

- Il semblerait que tu m'aies beaucoup observé, Potter.

Harry lui sourit en retour.

- Ne sois pas si effronté, Malefoy.

- J'établis juste un fait.

Harry roula sur lui et posa son front sur le sien.

- Alors, la boutique est ouverte pour moi, maintenant ?

- Je ne sais pas…ça dépend…

Harry embrassa Drago tranquillement, mordillant tendrement ses lèvres roses avec ses dents puis les lécha. Drago caressa la virilité de Hary avec une main et lui pinça les fesses avec l'autre, l'amenant plus près. Harry commença à frotter son corps contre Drago, faisant gémir le blond et il l'embrassa passionnément.

- Tu ne peux pas éviter les choses à jamais, murmura Harry dans l'oreille de Drago tandis que sa main entourait le membre de Drago et le caressait.

Drago frémit, pas seulement à cause des paroles de Harry mais aussi parce que Harry semblait s'être débarrassé de toute sa timidité initiale.

- Oh, et toi, tu peux ? répliqua Drago sur le même ton doux de voix.

- Touché.

Harry sourit faiblement puis gémit quand la langue habile de Drago captura ses lèvres.

A suivre…

Merci encore à toutes et à tous pour vos vœux. Je vous souhaite une excellente année 2005, avec plein de bonheur et de surprises !!

Ça vous a plu, alors faites-moi part de vos remarques.

Bisous.

Falyla