Auteure: Blanche Malfoy
Titre: Love me, Love me not.
Traductrice: Falyla
Rating: R
Paring: Draco/Harry Draco/Bill
Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.
Petite note de la traductrice : Voilà, après une très lonnnnnnngue pause estival, je reprends mon rythme hebdomadaire, voire plus souvent si je peux. Il fait dire aussi que Blanche Malfoy a publié 5 chapitres en 5 jours pour son anniversaire et que l'écart entre la v.o. et la traduction s'est dangereusement creusé.
Un dernier petit mot : il semblerait que l'interdiction de répondre aux reviews n'avait pas grand-chose de fondé. Merci à Alixe qui gère à la perfection le guide de FFnet ( le lien est dans mes favoris) de m'avoir clairement expliqué ce qu'il en était réellement. Rien d'aussi drastique ne figure dans la charte et aucune mise à jour n'a été faite dans ce sens, c'est pourquoi je continue à répondre aux lecteurs(trices) qui prennent le temps de me laisser un mot gentil ou une remarque.
Cltho: Tu verras ce chapitre est plein d'humour et de prises de tête. Bisous.
Serpentis-Draco : Voilà enfin la suite. Bises.
Alycia Potter-Black : Elle est là. Bonne lecture. Bisous.
Vert Emeraude : Je suis de retour. La suite est juste en-dessous. Bises.
Mimi : Draco ne va pas raconter son passé à Harry dans l'immédiat. Bisous.
Danielove : C'est vrai, je n'ai pas fait de traduction pendant l'été ou si peu mais j'ai commencé une nouvelle fic à moi et ça demande toujours pas mal de temps. La suite est juste plus bas. Bises.
Crackos : Merci. Voici nos deux héros dans un chapitre plutôt sympa. Bisous.
Onarluca : Merci. Bises.
Vici Black : Ce chapitre-là les rapproche encore plus. Pour la fin, je ne sais pas encore comment ça va se terminer, Blanche en est à 44 chapitres et y a des moments assez sombres à venir. Bisous.
Vif d'Or : Coucou ! Comment ça va, ma douce ? Je suis enfin de retour et la suite est juste en-dessous. Gros becs.
Doudaah: Merci beaucoup pour le compliment. Voici enfin la suite que tout le monde ( hum… modeste avec ça ) attendait. Bisous.
Léviathoune : Tu as parfaitement raison ! Honte à moi ! Je suis allé relire attentivement les chapitres précédents et surtout éclaircir cette histoire de cheveux noirs qui redeviennent blonds. Euh… en fait, c'est moi qui ai fait une boulette. Et le pire, c'est que bien que ça m'ait surpris autant que la majorité des lectrices, j'avoue que je n'avais pas cherché plus loin, sûre que j'étais de ma traduction. En fait, j'ai lu « black » au lieu de « back », donc Narcissa ne rejette pas ses cheveux noirs mais en arrière. En plus, grammaticalement, l'adjectif ne se place pas après le nom en anglais, j'aurai dû être attentive à ça. Mais bon… Je ne suis pas infaillible, non plus, hein ? LOL. Bises.
Tama : La suite est enfin là. Bisous.
Sahada : Du courage à Harry ? Ça arrive mais pas dans ce chapitre. Bisous.
Minerve : Les souvenirs resurgissent quand même. Bises.
Cyzia : Je me remets enfin à la traduction donc voilà la suite. Merci pour le compliment, j'apprécie. Bises.
Chapitre 33. Te toucher.
Ce n'était pas facile pour Draco de demander des jours de congé. L'article de Hagen avait fait plutôt mauvaise impression dans son département. La plupart de ses collègues avaient passé toute la journée du lundi à lui envoyer des regards sarcastiques, parlant derrière son dos, se demandant à quel moment il était devenu le grand méchant loup. Finalement, cela lui valut de gagner une semaine entière. Son chef pensait que ce serait mieux si Draco restait en dehors de tout ce remue-ménage pendant quelques jours ou plus. Hermione était horrifiée et ne pouvait pas comprendre pourquoi Draco croyait que c'était si génial de manquer le travail pour une semaine complète. Il avait simplement souri mystérieusement et la laissa se demander ce qui allait se passer exactement.
La lettre de Rogue était arrivée le lundi dans la soirée et le mardi matin, Draco et Harry avaient tout arrangé pour prendre le train pour l'Ecosse. Les yeux de Harry rayonnèrent comme ceux d'un enfant lorsqu'il apprit qu'ils allaient prendre le Poudlard Express. Le train n'avait que quelques passagers à son bord alors il ne fut pas difficile de trouver un compartiment vide. Quand le train quitta la gare, Draco s'étira de contentement puis s'appuya contre le siège. Quand c'était suffisamment confortable, il s'endormait presque immédiatement. Ce ne fut pas long pour que sa tête glisse sur le côté et se pose sur l'épaule de Harry.
Harry décida de focaliser son attention sur le paysage extérieur, mais malgré ça, ses pensées se tournaient sans cesse vers Draco. Depuis le jour de sa crise, Draco avait été plutôt agité. Le blond était plus que mort de fatigue. Pas étonnant qu'il tombe de sommeil aussi rapidement.
Leur relation semblait avoir été affectée par cette crise et Harry était encore en train de réfléchir à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose. La bonne chose était qu'il y avait cette atmosphère amicale entre eux qui n'existait pas avant. Tous deux paraissaient prendre soin de l'autre. Leur besoin d'intimité avait grandi. Harry pouvait sentir dans chaque geste de Draco qu'il se souciait de lui. Mais alors que leur amitié semblait s'épanouir magnifiquement, le sexe, d'un autre côté, avait cessé.
Harry n'aurait vraiment pas pu dire pourquoi. Lui, il était prêt. Il y avait un feu intérieur en lui chaque fois que ses yeux trouvaient Draco. Son désir de l'embrasser follement était devenu plus fréquent. Il ne fallait qu'un seul regard sur ses lèvres tentantes pour le rendre fou. Bien que Harry ait expérimenté le sexe sauvage et satisfaisant, il voulait plus. Mais Draco avait passé le week-end entier à éviter les caresses de Harry comme s'il en avait peur. Ils avaient même dormi dans des lits séparés.
Le manque de sexe était très frustrant mais Harry essayait de rester cool avec ça. Après tout, ce n'était pas sa faute, n'est-ce pas ? Il n'avait rien fait cette fois à part embrasser Draco et exposer leur relation au monde entier. Harry fit une grimace. Il avait merdé. Le mieux était de l'admettre tout simplement. Mais il ne méritait d'être privé de sexe juste pour ça.
Draco avait besoin d'être seul quelques temps ; après tout, il avait traversé tant de choses. D'abord, il avait été impliqué dans le plan de Hermione et Fred pour sortir Harry de son morne monde. Ensuite, lui et Harry s'étaient embrassés et des étincelles avaient jailli, les entraînant dans une spirale de sexe stupéfiant et incontrôlable. Puis Draco avait été forcé de choisir en Harry et Bill, et il avait fait la terrible découverte que Bill était amoureux de son clone. Et pour empirer les choses, ce Hagen avait écrit cet épouvantable article sur eux et la diabolique mère de Draco lui avait rendu une petite visite. Pas étonnant que Draco soit si stressé.
Harry aurait dû lui donner l'espace dont il avait besoin pour souffler. Mais d'un autre côté, Harry avait aussi souffert. C'était lui qui avait ces horribles cauchemars à propos de Voldemort. Mais ils ne l'avaient pas fait cesser de désirer Draco. Il se renfrogna. Il aurait bien pris un verre. Si seulement ils servaient de l'alcool dans le jus de citrouille.
Que se passait avec lui ? Une minute, il voulait que Draco sorte de sa vie et la suivante, il voulait le baiser de façon insensée. Tout ça, c'était de la faute de Draco, il embrassait tellement bien. Et qu'est-ce que c'était que cette chose qu'il faisait avec sa langue chaque fois qu'il suçait Harry ? Ça lui faisait toujours tourner la tête. Harry soupira et essaya de se contrôler. Il ne penserait pas au corps de Draco chevauchant le sien, lui faisant connaître la meilleure baise de sa vie. Il était plus fort que ça.
Pense à autre chose… Ne pense pas à la langue de Draco léchant ton corps, taquinant tes tétons. Oh, mon Dieu. C'est tellement bon… Non. Pas par là. Calme-toi, petit Harry, calme-toi. Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour être excité.
La main de Draco glissa sur sa cuisse et s'arrêta à quelques centimètres de son pénis. Harry déglutit et pressa ses lèvres ensemble.
Pense à de la glace. Beaucoup de glace se déversant sur le corps de Draco… non ! Se déversant sur ton corps à toi, imbécile !
La glace sembla marcher seulement jusqu'à ce que la main de Draco commence à bouger à nouveau. Harry fronça les sourcils et lui lança un regard soupçonneux.
- Malfoy ? appela-t-il mais il n'obtint aucune réponse.
Harry tourna la tête vers la fenêtre avec une grimace. Il se concentra pour vider son esprit de ses pensées libidineuses mais c'était plutôt dur à faire quand l'objet de ses désirs était pelotonné contre lui et lui soufflait dans le cou. Après un moment, Harry sentit un léger baiser sur le cou qui lui envoya des frissons le long de son épine dorsale.
« Oh, et maintenant tu imagines des choses… » pensa-t-il amèrement.
Mais il le sentit encore une fois. Il arqua ses sourcils et se tourna vers Draco qui le fixait, l'air endormi mais avec un indiscutable désir.
Petit démon.
- Tu ne dormais pas ? demanda Harry.
- Si, répondit paresseusement Draco. Mais tu n'arrêtes pas de bouger alors je me suis réveillé. Y a un problème, Potter ? Pourquoi tu es si agité ? Il n'y a pas de Détraqueurs dans le train, hein ?
Harry se renfrogna.
- Haha. Foutument drôle, Malfoy.
Draco se contenta de hausser les épaules et s'étira comme un chat. Il avait l'air si mignon en faisant ça que la libido de Harry se réveilla à nouveau.
- Tu m'as à peine touché de tout le week-end et tu me demandes pourquoi je suis agité ? questionna Harry, incapable de tenir sa langue.
C'était son désir frustré qui parlait, pas lui. Draco le regarda, surpris mais pas aussi surpris que Harry.
- Oh. Je ne pensais pas que tu avais remarqué. Je veux dire, tu n'as fait aucun effort pour me toucher, toi non plus. Tu ne m'as même pas invité à rester dans ta chambre.
- Je ne savais pas que j'étais supposé le faire.
- Et alors, comment je suis supposé savoir que tu veux que, moi, je te touche ?
Harry haussa les épaules, contrarié.
- Je sais pas. Je croyais juste que…
- Je manque aussi d'assurance, Potter. Je sais que ça a l'air incroyable mais j'aime aussi être séduit. Pourquoi est-ce que je dois toujours prendre l'initiative ? demanda Draco, irrité. Oh, j'ai pigé. Ça rend les choses plus faciles pour toi. Alors comme ça, tu n'as pas à admettre que tu brûles pour moi…
- Ne te flatte pas, grogna Harry. Et j'ai pris l'initiative quelques fois.
- C'est drôle mais je ne me rappelle pas de ces fois-là. Alors, tu ne brûles pas pour moi ? le taquina Draco.
- Non, répliqua Harry en regardant ailleurs. Pas quand tu joues au con, de toute façon.
Draco afficha une moue boudeuse puis sourit avec malice. Il vint plus près de Harry, jusqu'à ce que ses lèvres touchent l'oreille droite du brun. Le corps de Harry réagit instantanément. Draco sourit victorieusement et ses mains commencèrent à dessiner de petits cercles sur la cuisse de Harry, près de son entrejambes.
- Tu ne me désires pas alors, murmura Draco dans son oreille. C'est vraiment dommage. Ton petit ami semble, lui, tout à fait prêt à jouer.
Le bout des doigts de Draco effleura le sexe de Harry. Harry suspendit son souffle.
- Mon ami est tout sauf petit, Malfoy, marmonna Harry, n'osant pas encore regarder Draco.
Car s'il le faisait, il serait incapable de se contrôler. Mais voir Harry essayer si fort de lui résister ne fit qu'accroître l'obstination de Draco. Draco avait toujours aimé les défis. Ça allait être amusant de briser la retenue de Harry.
- Harry… chuchota Draco de façon séduisante tandis que ses doigts déboutonnaient le pantalon de Harry et abaissait la fermeture à glissière.
Harry sursauta sur son siège et grogna :
- Bas les pattes, Malfoy !
Draco fit la moue.
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? demanda Harry, incrédule. Parce que c'est un très mauvais endroit pour faire ça.
- Alors tu veux le faire.
- Oui mais pas ici.
Draco sourit.
- Est-ce que le danger de te faire surprendre ne t'excite pas ?
Harry ricana.
- Ouais, bien sûr. Je deviens dur rien qu'à l'idée que la dame au chariot me surprenne les pantalons baissés en train de me faire tailler une pipe. En effet, c'est une pensée très érotique.
Draco fit une grimace.
- On peut verrouiller la porte, tu sais ? Ou lancer un sort qui nous avertira si quelqu'un est trop près de notre compartiment.
- La réponse est toujours non.
Draco soupira.
- Tu ne sais pas t'amuser, Potter. Et à propos, tu devrais savoir ce que tu veux. Je commence à être fatigué d'essayer de lire dans tes pensées. Tu es dur à comprendre. Une minute, tu es la plus adorable personne au monde et la suivante, tu te changes en agaçant morveux de cinq ans qui continue à me tirer les cheveux pour le plaisir. D'abord, tu te plains que je ne t'ai pas touché de tout le week-end et ensuite tu te plains quand je décide de te toucher. Tu me rends si confus ! Tu comprends pourquoi maintenant, je t'ai dis toutes ces choses ?
- Je ne suis pas un morveux ! Et de quelles choses tu parles ?
- Tu sais de quoi je parle, Potter. Je ne les dirai pas encore une fois.
Harry le dévisagea.
- Mais je jure que je ne sais pas de quoi tu parles.
- Peu importe, Potter. Tourne-toi et profite du paysage. Visiblement, il est beaucoup plus intéressant que moi…
Draco croisa les bras et ferma les yeux.
- Je vais piquer un petit somme. Réveille-moi quand on sera à la gare.
- Et c'est moi qui ai cinq ans…
Harry roula des yeux et secoua la tête.
- Morveux.
- Bégueule ! rétorqua Draco
- Pédé.
Draco ouvrit instantanément les yeux et attrapa Harry par le col avec un regard meurtrier.
- Tu viens de dire le mot interdit ! Tu sais ce que ça signifie, non ? siffla Draco.
Le bout de son nez touchait celui de Harry. Harry cacha son sourire.
- Non, pas vraiment.
- Courir tout nu autour d'un pâté de maisons, lui rappela Draco.
- Pas question. Je ne voulais pas t'insulter, juste t'emmerder.
Draco s'assit sur Harry sans lâcher son col.
- Ce n'est pas la question. C'est pareil pour moi. Un pari est un pari. Tu vas payer pour ton erreur, Potter.
- Il y a d'autres façons de te payer, suggéra Harry.
Draco haussa les sourcils. Est-ce que Harry tentait de le séduire maintenant ? Si c'était le cas, il avait l'air mignon en faisant ça. Draco sentit son cœur fondre son corps répondre au regard intense de Harry.
- Je te déteste, Potter. Je te déteste vraiment.
- De même, Malfoy.
Draco effleura leurs lèvres ensemble et chuchota :
- Alors maintenant, tu es d'humeur, hein ?
- Non. C'est juste que tu as dit que je ne savais pas m'amuser et j'ai toujours pensé que c'était amusant de te taquiner, alors pourquoi ne pas tenter ma chance ?
Draco sourit d'un air affecté.
- Oh, alors tu t'amusais à me taquiner.
- Tu es drôle quand tu es en colère.
- Et bien, pas toi. Tu n'as même pas l'air sexy… ça prouve juste ce que je disais, à savoir que je suis diaboliquement beau et plutôt dur à résister. J'ai l'air bien quand je suis heureux, quand je suis en colère et quand je suis triste. J'ai toujours l'air bien, se vanta Draco. Toi, d'un autre côté…
Harry lui adressa un demi-sourire.
- Oh, ferme-la, Malfoy.
- Pourquoi tu ne le fais pas toi-même ? le défia Draco. Après tout, c'est qui toi m'as allumé.
C'est ce que fit Harry, utilisant sa plus infaillible et délicieuse arme : un baiser à couper le souffle. Harry plongea ses doigts dans les cheveux de Draco et ferma leurs lèvres ensemble. Il sentit la langue brûlante de Draco chercher la sienne et exiger plus. Harry brisa le baiser seulement parce qu'il avait besoin d'air.
- Sale bâtard ! s'exclama Harry quand il réalisa qu'il était maintenant couché sur leur siège et que Draco était au-dessus de lui. C'était moi qui t'embrassais ! Ne viens pas te plaindre que je n'essaie jamais de te séduire. Chaque fois que j'essaie, tu inverses le jeu ! C'est foutument injuste !
Draco gloussa et Harry se sentit ensorceler par ce son.
- La vie est injuste, Potter.
- Ça n'a rien à voir, Malfoy. Tu ne peux pas supporter de perdre contre moi. Tu ne peux pas cesser de tout faire tourner en compétition, déclara Harry.
Draco se sentit légèrement irrité parce qu'il savait au fond de lui que c'était vrai.
- Ne sois pas ridicule, Potter.
- Mais c'est vrai et tu le sais. Ça m'a toujours ennuyé mais aujourd'hui, notre rivalité rend les choses plus intéressantes.
Draco le regarda, perplexe.
- De quoi tu parles ?
- Concourons pour savoir qui sera au-dessus, dit Harry calmement mais ses joues devinrent légèrement rouges.
- Tu veux que nous fassions l'amour ici ? demanda Draco sceptique.
- Eh ! C'est toi qui a commencé ça.
- Je pensais à une petite pipe par à l'acte entier !
- Poule mouillée, marmonna Harry.
Draco sourit, narquois.
- Je vais te montrer qui est une poule mouillée, Potter. Tu l'as demandé alors prépare-toi au meilleur coup de ta vie !
Harry ne s'ennuya pas à lui dire qu'il lui avait déjà fourni le meilleur coup de sa vie. Après tout, il était plus que près à goûter une nouvelle fois au paradis. Draco n'avait définitivement pas besoin de savoir ça. Il était déjà suffisamment vaniteux comme ça.
Les pensées de Harry s'enfuirent quand la bouche de Draco chercha avidement la sienne. Il pouvait sentir tout son corps se transformer en gelée et déjà capituler mais il était déterminé à ne pas se rendre sans combattre. Envoyant un baiser d'adieu à sa timidité, il lutta comme un lion pour le droit d'être au-dessus. Ses mains caressaient les cheveux de Draco puis descendirent sur son visage, ses lèvres, son cou jusqu'à finalement glisser sous le T-shirt de Draco.
Le blond gémit entre ses lèvres tandis que Harry caressait son ventre puis ses mamelons. Harry avait l'impression de l'entendre ronronner. Totalement oublieux de l'endroit où ils se trouvaient maintenant, Harry empoigna les fesses de Draco et les massa, amenant son corps plus près de lui. Dépassé par son désir, Draco commença à onduler son corps sur celui de Harry l'attirant avec des pincements et des baisers dans le cou.
Harry voulait déplacer ses mains loin des fesses de Draco mais elles semblaient coller à elles. Il protesta très faiblement quand les doigts du blond dégrafèrent leurs pantalons. Il était en train de perdre et le savait. Alors il pensa qu'il devrait juste prendre plaisir à la chevauchée.
Leurs membres se touchèrent et Draco bougea son corps plus vite. Harry savait qu'il était en train de perdre et rapidement. Conduit par le désir, il fut enfin capable d'ôter une de ses mains des délicieuses fesses de Draco. Puis il fit lécher et sucer son doigt à Draco après un profond baiser.
Avec Draco occupé avec son cou et sa poitrine maintenant à demi nue, Harry glissa sa main dans le caleçon de Draco et le caressa avec son doigt. La réaction de Draco fut immédiate. Il eut un gémissement étranglé et accéléra l'allure. Ils étaient très proches maintenant. Tout ce que Harry pouvait faire était de suivre le rythme jusqu'à l'extase finale.
- Harry… gémit Draco. C'est… Ce n'est…pas…
Harry poussa son doigt plus profondément et Draco arqua son corps.
- … ah… pas juste…
Harry sourit, étourdi, les pupilles dilatées et les joues légèrement rouges.
- La vie est injuste, chuchota-t-il avant d'être complètement ravi par Draco. Draco…
Harry gémit son nom si doucement mais tellement sensuellement que c'en fut trop pour Draco. Il embrassa Harry comme s'il voulait le dévorer.
Leur orgasme fut rapide mais intense. Draco ferma les yeux et posa sa tête sur la poitrine de Harry. Ils attendirent que leurs cœurs s'apaisent avant de parler.
- Wouhaou.
Ils se dévisagèrent l'un l'autre timidement puis gloussèrent.
- J'avais quelque chose de différent à l'esprit mais c'était… renversant, dit Draco sans quitter Harry des yeux.
- Ouais… Je vois ce que tu veux dire, fit Harry d'une voix rauque.
Draco appuya à nouveau sa tête sur la poitrine de Harry et les battements de cœur de ce dernier se calmèrent.
- Je pense que c'est ce qui m'a fait t'attaquer ce jour-là, dit doucement Draco.
Harry fronça les sourcils, les yeux toujours fermés.
- Quoi ?
- Je haïssais le fait que j'aie si désespérément besoin de toi. Mais ça importait peu. Ça n'a jamais compté. Je voulais juste te sentir proche de moi. Je voulais que tu me possèdes. Je te voulais en moi. J'en avais besoin. Tu m'apaises. C'était comme si rien ne pouvait me blesser tant que tu es près de moi, confessa Draco.
Harry se sentit si touché par ses paroles qu'il en perdit la voix pendant un instant.
- Je… Tu te rappelles ?
- Ouais. Pas tout, mais suffisamment. C'est pourquoi j'ai agi si bizarrement cette semaine. Je me sentais embarrassé. Je ne cessais de me rappeler mon comportement et la façon dont je… suis monté sur toi… J'avais peur de ta réaction si je te traitais comme un amant plutôt qu'un ami. Je ne savais pas ce que tu pensais… Je ne savais pas si tu me détestais pour ça ou…
- Je ne te déteste pas. Je t'ai dit que c'était remarquable.
- Ouais mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
- Que j'ai apprécié !
- Mais ça pourrait aussi signifier que tu es traumatisé à vie.
Harry prit le visage de Draco en coupe et verrouilla leurs regards.
- Draco, je t'ai dit que c'était génial.
Draco fronça les sourcils.
- Tu n'as pas dit que c'était bien ?
- Non, je t'ai dit que c'était génial. En outre, quelle différence ça fait ?
- Ça fait une énorme différence. Bien, c'est juste… bien. Bien, c'est une façon polie de dire que ça aurait pu être beaucoup mieux. Mais, génial c'est comme… entendre des feux d'artifice. Je croyais que tu avais dit que c'était bien.
Harry soupira.
- C'est le meilleur sexe que j'aie jamais eu. Voilà, tu es content maintenant ? Je me rappelle que j'ai dit quelque chose de très embarrassant aussi ! En fait, je me suis beaucoup embarrassé ce jour-là… A propos, tu as toujours dit que ma mémoire était nulle, mais ta mémoire est pourrie elle aussi.
Draco fit une grimace.
- Peu importe.
Soudain son souffle se bloqua dans sa gorge.
- Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda Harry, inquiet.
- Tu m'a appelé Draco, fit-il remarquer, abasourdi.
- Non ! répliqua Harry, les joues brûlantes.
- Si, tu l'as fait !
- Et alors, si je l'avais fait ?
Harry essaya de faire sonner ça comme si ça n'était pas important mais il savait que ça l'était et Draco aussi.
- Et alors ? répéta Draco avec fougue. Tu m'as toujours appelé Malfoy avec ce ton amer qui est le tien. Tu pourrais m'appeler Draco plus souvent. Après tout, nous sommes… amants maintenant. Non ?
Harry était choqué.
- Je… Et bien…
Harry fut sauvé par le gong quand la dame au chariot entra dans leur compartiment et cria si fort que Draco et Harry sursautèrent et tombèrent lourdement sur le sol. C'était plutôt comique. Tandis que Harry essayait maladroitement d'arranger ses vêtements et faisait disparaître les preuves de leurs actes d'une légère tape de sa baguette, la dame au chariot marmottait des choses qui n'avaient aucun sens. Draco s'assit calmement par terre, ferma son pantalon et lui sourit d'un air affecté.
- On profite du spectacle ? demanda Draco.
- Draco ! s'exclama Harry avec timidité.
- Tu m'a appelé Draco encore une fois ! fit-il remarqué, extatique.
- La ferme, Malfoy.
Le sourire de Draco s'affadit.
- Et bien, c'était bien tant que ça durait.
Harry se tourna vers la dame pâle qui se tenait encore vers la porte, figée comme une statue et dit :
- Je suis tellement navré. Nous étions juste… et bien, c'est juste que… je… je suis vraiment désolé.
La femme lui adressa un demi-sourire.
- Oh, c'est… bon. Je veux dire… C'est juste quelque chose qui n'était jamais arrivé avant, du moins, pas sur mon trajet.
Elle prit plusieurs choses de son chariot et les offrit à Harry. Elle n'osait pas regarder Draco. Chaque fois qu'elle le faisait, elle rougissait de la tête aux pieds.
- Vous voulez quelque chose à boire ou à manger ?
- De la vodka ? ne put s'empêcher de demander Harry.
- Des chocogrenouilles, fit Draco en même temps.
Ils se dévisagèrent.
- Pas de chocolat. Tu vas être malade, s'exclama Harry.
- Définitivement pas de vodka pour toi ! Tu seras bourré et chiant, rétorqua immédiatement Draco.
- Oh, on dirait un vieux couple ! dit joyeusement la femme.
Draco et Harry la fixèrent instantanément, tous deux avaient la même expression horrifiée.
- Sûrement pas ! Je ne suis pas marié avec lui ! dirent-ils en même temps.
- Est-ce que c'est même possible ? demanda Harry.
- Non, répondit amèrement Draco. Nous sommes des hommes tous les deux.
- Oh, mais vous pouvez vous mariez en Ecosse, dit la femme contente d'apporter son aide.
- Quoi ? s'exclamèrent-ils cette fois.
- Et bien… Il y a quelques années, il y a eu un Ministre gay qui voulait épouser son partenaire, mais les lois étaient très strictes sur le sujet. Finalement, il a été capable de faire passer une loi en Ecosse où les mariages entre sorcières et sorciers du même sexe sont très bien acceptés.
- Pourquoi je n'ai jamais entendu parlé de ça avant ? demanda Draco avec un froncement de sourcil. Et comment les lois peuvent être différentes en Ecosse et en Angleterre ?
La femme sourit gentiment tandis qu'elle expliquait.
- Parfois, il y a des lois différentes pour différents villages ou régions, ce qui est légal en Angleterre peut ne pas l'être en Ecosse ou en Irlande. C'est toujours comme ça. En fait, pas toujours. Je pense que c'est arrivé en 1603 à la convention de Dublin où…
- Oh, bonté divine. On dirait Hermione, se plaignit Draco en grimaçant.
- Qui est Hermione ? demanda la femme.
- Une insupportable je-sais-tout, rétorqua Draco en ignorant le regard désapprobateur de Harry. Je me demande si Hermione connaît cette loi… Elle n'en a jamais rien dit. Aha ! Je tiens enfin quelque chose dont je pourrais me vanter quand je la verrai ! Je sais finalement quelque chose qu'elle ignore !
- Félicitations, morveux-de-cinq-ans, ricana Harry à Draco qui lui tira la langue. Et penser que tu travailles au Ministère ! Comment peux-tu ne pas savoir ça ? Après tout, ça te concerne. Tu es…
- La ferme ! Ne dis pas « pédé » ou je te jette un sort jusqu'à ta prochaine vie, gronda Draco, très agacé par le fait qu'il ignorait quelque chose d'important. Et juste un petit rappel, Potter. Tu couches avec moi, alors qu'est-ce que ça fait de toi ?
- Une personne avec des problèmes mentaux ? suggéra doucement Harry.
Draco lui montra son majeur.
- Alors, vous deux, vous n'allez pas vous marier ? demanda la femme.
- Non, répondit Draco, âprement.
- Oh, c'est dommage. Vous faites un couple adorable. Vous avez cette étonnante chimie. Et l'amour que vous avez l'un pour l'autre se lit sur vos visages, dit-elle d'une voix animée. Je pense que vous devriez envisager de vous marier. Il n'y a aucune honte à ça. C'est juste de l'amour.
Draco avait l'air choqué tandis que Harry en avait le souffle coupé.
- Nous n'avons rien en commun, Madame. Il était irritant. En outre, nous ne faisons que nous chamailler pour les choses les plus stupides.
Mais Harry était d'accord sur la chimie.
- Oui, mais je crois toujours…
- J'aimerai des chocogrenouilles. N'importe quel chocolat fera l'affaire, en fait, la coupa Draco.
Il était écoeuré de tous ces inconnus qui se mêlaient de sa vie amoureuse.
- Je vous prie, dites-moi que vous avez quelque chose avec de l'alcool dans ce chariot, demanda Harry, l'air suppliant.
- Et bien, j'ai un peu de brandy dans mon sac à main…
Les yeux de Harry étincelèrent et Draco lui donna un coup dans la cheville.
- Non ! Tu as promis que tu ne boirais pas ! s'exclama Draco avec colère.
- Je n'ai jamais promis ça !
- Tu aurais dû ! Tu ne boiras pas, fit Draco, résolu.
Harry croisa les bras.
- Alors, tu n'auras pas de chocolat !
- Bien !
- Bien !
La dame regarda Harry puis Draco.
- Bon, si vous avez besoin de quoi que se soit, appelez-moi. Je suis dans le couloir. Hmm…
Elle semblait réfléchir à quelque chose et lorsqu'elle eut rassemblé ses esprits, elle dit :
- Vous vous comportez comme un couple marié.
Harry et Draco firent la grimace. Puis elle s'exclama :
- Oh ! Vous êtes Harry Potter !
- C'est seulement maintenant que vous le remarquez ? demanda Draco, stupéfait. Bien, je suppose que c'est difficile de remarquer sa cicatrice quand il a le pantalon sur les chevilles.
Ce fut au tour de Harry de frapper Draco.
- Ouch ! Tu n'as pas à me donner un coup !
- Alors ne dis pas de choses stupides.
La femme sourit. Elle semblait frétillante de cette nouvelle découverte.
- Je vous ai vu dans La Gazette du Sorcier ! Oh, ces photos étaient si belles ! J'ai pensé que c'était si romantique. Tous les deux, vous vous aimez depuis que vous êtes à l'école.
- Non ! nia promptement Draco, le visage rouge.
- Non ?
Harry haussa un sourcil interrogateur. C'était un sujet qui l'intéressait beaucoup.
- Non !
Draco ne mentait pas ; après tout, Harry ne l'aimait pas depuis Poudlard.
- Oh, dirent Harry et la dame ensemble avec quelque chose qui ressemblait à de la déception.
Draco fronça les sourcils mais ne dis rien. Elle leva les pouces et sourit.
- Je suis avec vous. J'espère vous pourrez résoudre les choses. Visiblement, vous vous désirez, dit-elle avec un petit gloussement avant de quitter le compartiment et refermer la porte derrière elle.
- Merlin. Merde alors, qu'est-ce c'était ? Nous seront à nouveau dans le journal, n'est-ce pas ? dit Draco plus pour lui-même que pour Harry. Elle va se répandre en commérages après ça. Je ne veux pas que les gens sachent où nous allons…
- Et bien, tu aurais dû garder tes mains ailleurs que sur moi. Ainsi elle serait passée sans autre.
- Oh, alors maintenant, c'est ma faute ?
- Ce n'est pas le cas ? répliqua Harry.
- Non ! Tu m'as tenté !
- Non, c'est toi !
- C'est un mensonge et tu le sais, Balafré !
- La ferme, morveux gâté !
Ils s'assirent à l'opposé de l'autre et refusèrent de se regarder un long moment. Soudainement, Draco dévisagea Harry et commença à rire tout bas jusqu'à ce qu'il rie aux éclats. Harry sentit que son hilarité devenait contagieuse et bientôt joignit son rire au sien.
- Ceci est ridicule, dit Draco en essuyant ses quelques larmes. Je veux dire, nous nous comportons comme des gamins !
- Ouais, gloussa Harry. Mais ce que nous avons fait aujourd'hui était tout sauf enfantin.
Draco lui envoya un regard peu sage.
- Tu vois ? Tu me tentes. Tu prétends être tout innocent mais tu es le diable, Potter.
- Harry, corrigea tranquillement Harry.
Le cœur de Draco s'arrêta de battre.
- Quoi ?
- Appelle-moi Harry, répéta Harry, regardant partout sauf vers Draco.
Il trouvait juste qu'ils étaient vraiment déjà trop intimes pour s'appeler par leurs noms de famille. Draco sentit quelque chose se coller dans sa gorge. Il avait attendu ce moment toute sa vie. Son cœur était dans sa bouche.
- C'est une blague ?
Harry arqua un sourcil interrogateur et Draco dit :
- Tu ne vas pas me jeter un sort si je t'appelle par ton prénom ?
Harry sourit faiblement.
- Non. Je ne te jetterai pas de sort. A moins que tu ne le mérites.
Draco sourit en retour. Il avait l'impression de marcher sur des nuages.
- Bien.
- Bien ou génial ? le taquina Harry.
- La ferme.
Draco se mordit la lèvre inférieure pour prévenir un sourire idiot.
- Je t'appellerai Harry si tu m'appelles Draco.
Harry fit semblant d'y réfléchir puis il répondit avec un intense regard.
- Marché conclu.
Draco s'éclaircit la gorge et regarda ailleurs pour cacher ses sentiments.
- Alors d'accord.
S'il avait regardé vers Harry, il aurait été incapable de tenir sa langue plus longtemps. Il aurait avoué son amour inconditionnel pour lui et aurait tout gâcher. Il ne pouvait pas faire ça.
Le silence tomba sur eux et quand leurs yeux se rencontrèrent à nouveau, il y avait quelque chose de différent entre eux. C'était une si forte connexion que ça les terrifiait mais en même temps, les attirait même encore plus.
- Je devrais te considérer comme mon petit ami maintenant ? plaisanta Draco pour alléger la tension.
Harry sourit.
- Ne pousse pas.
- C'est ta perte.
- Je sais.
Draco n'avait jamais voulu lire dans l'esprit de Harry autant qu'en cet instant.
- Potter… Je veux dire, Harry. Wouhaou. C'est bizarre.
Harry rit tout bas et Draco eut envie de l'embrasser à nouveau.
- Harry, puisque la dame du chariot est contente pour nous, peut-être que nous pourrions la convaincre de garder notre voyage secret.
Harry le dévisagea avec surprise et Draco demanda :
- Quoi ?
- Je pensais exactement la même chose.
Draco eut un sourire narquois.
- C'est parce que nous sommes des âmes sœurs.
- Tu peux toujours rêver… dit Harry, étrangement heureux.
- Harry ?
- Quoi ?
- Puisque nous nous sommes déjà fait attrapés en pleine action, tu crois que nous pourrions…
Draco n'eut pas le temps de finir sa phrase. Il fut tiré de son siège pour atterrir sur les genoux de Harry, une place qu'il était plus qu'heureux d'occuper.
- Oui, murmura Harry avant de l'embrasser et commencer leur jeu de séduction une nouvelle fois.
A suivre…
Merci d'avoir lu jusque-là. (Décidément, j'adore cette formule, merci Origine !) Alors, si ça vous a plu, laissez-moi un petit mot et si ça ne vous a pas plu, dites-le aussi ! LOL
Bisous.
Falyla
