Auteure: Blanche Malfoy
Titre: Love me, Love me not.
Traductrice: Falyla
Rating: R
Paring: Draco/Harry Draco/Bill
Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.
Note de Falyla : Comme je l'avais annoncé précédemment, je termine cette traduction seule et comme je suis incapable de me concentrer sur mes propres fics ces derniers temps, je vais reprendre un rythme de mise en ligne plus soutenu afin de vous livrer les derniers chapitres de cette fic au plus vite.
Chapitre 41/48. Mauvais présage.
Draco regarda sa montre et se précipita au niveau 10. Le procès de Lucius avait débuté depuis une demi-heure. Il était resté endormi et avait manqué l'heure, tout ça parce que la nuit d'avant avait été un vrai cauchemar. Il était resté longtemps éveillé, perdu dans les horribles pensées que son père allait être relâché de prison.
Il n'avait pas aussi confiance dans le Wizengamot que Hermione. Tout le monde savait qu'il n'était plus le même depuis que Dumbledore était mort cinq ans plus tôt. Il y avait beaucoup de rumeurs qui couraient dans les couloirs du Ministère, selon lesquelles le prestigieux Tribunal de Haute Court sorcier était pourri. Et la preuve en était par le fait que ces vieux imbéciles avaient donné à Lucius l'opportunité d'un second procès.
Draco ne voulait pas être pessimiste mais il n'attendait au pire. Après tout, Lucius pouvait se montrer très persuasif quand il le voulait. Et, au moment où il vit l'expression inquiète de Hermione tandis qu'il s'approchait de la salle du tribunal 10, il sut que tout était terminé et perdu.
- Hermione ? demanda-t-il, effrayé de la réponse.
Elle soupira, abattue.
- Je suis tellement désolée, Draco… Je ne sais toujours pas comment c'est arrivé…
- Il est…
- Après avoir entendu le rapport de bonne conduite de Lucius, ils ont décidé d'alléger la sentence. Il va quitter Azkaban et sera en état d'arrestation à la maison pour encore trois ans, lui dit-elle d'une voix morne comme si elle n'arrivait pas à croire que c'était vrai. Je ne comprends pas… Je veux dire… A quoi est-ce qu'ils pensent ? Sa peine initiale était de trente ans à Azkaban sans liberté conditionnelle. Maintenant, ils ont ramené sa condamnation à trois ans ! A la maison !
Elle était furieuse maintenant.
- Comment ont-il pu ? C'était évident que Lucius les avait tous achetés ! Ou peut-être qu'il les a menacés avec quelque chose. Ce ne serait pas la première fois. C'est tellement affreux…
Draco enregistra à peine le reste de son discours enflammé tandis qu'elle continuait. Son esprit était devenu vide. Il savait que l'issue serait quelque chose comme ça. Il aurait dû être préparé à entendre de si épouvantables nouvelles. N'était-ce pas la raison qui l'avait tenu éveillé la nuit d'avant, allant au lit presque à l'aube ?
Malgré cela, il ne pouvait s'empêcher de trembler.
Lucius Malfoy méritait de passer une peine à vie en prison pour les crimes qu'il avait commis. Est-ce que le Wizengamot avait oublié toutes les choses que son père avait faites juste avant de se conduire correctement en prison ? Est-ce qu'ils pensaient vraiment que Lucius resterait assis tranquillement chez lui et ferait sa condamnation jusqu'au bout au lieu de juste s'évanouir de la surface de la terre ?
Draco était plus que certain que Lucius se s'attarderait pas trop longtemps après avoir été transféré au Manoir. Narcissa avait probablement déjà tout préparé pour que son père puisse rapidement fuir l'Angleterre.
Si seulement Harry était ici avec lui. Mais une autre semaine avait passé sans aucune nouvelle de lui.
Draco secoua la tête et se traita d'imbécile. Pourquoi est-ce qu'il pensait à Harry de toute façon ? Il n'était pas une damoiselle en détresse. C'était un Auror, et l'un des meilleurs. Il pouvait très bien prendre soin de lui. Il avait juste besoin de rester calme.
- Draco, tu vas bien ? s'enquit Hermione, en lui touchant doucement l'épaule.
- Oui, répondit-il distraitement.
Bien sûr qu'il n'allait pas bien. Son diabolique de père venait juste d'être libéré. Draco se pensait relativement en sécurité avec Lucius en prison mais maintenant, il était libre de manigancer sa mort avec sa diabolique de mère.
Du coin de l'œil, il vit Narcissa qui remerciait le président du Wizengamot avec effusion. Les lèvres de Draco s'ourlèrent en un sourire amer et il se demanda combien ses parents avaient payé pour atténuer la sentence de Lucius. Il sentit son estomac se retourner quand le regard aigu de Narcissa rencontra le sien.
Le sentiment de malaise s'accrut lorsque sa mère marcha élégamment vers lui.
- Draco chéri, dit-elle doucement. Je suis contente que tu sois arrivé. As-tu entendu ces merveilleuses nouvelles ?
- Oui, grogna Draco, incapable de dire autre chose.
Il avait envie de dégueuler sur ses bottes blanches haute couture hors de prix.
- Ton père sera à la maison ce soir. Il veut que tu y sois avec moi pour l'accueillir correctement. Je suis certaine que tu viendras, n'est-ce pas ? Après tout, tu as déjà créé suffisamment de problèmes à notre famille à cause de ton esprit rebelle, dit-elle d'une voix venimeuse. Je suis sûre que tu as déjà compris ce qui était le mieux pour toi maintenant. Ton père sera enchanté de ta présence. Il ne sera pas…
Elle s'arrêta soudainement et fixa Hermione avec dégoût. La présence de Hermione lui fit plisser le nez comme si elle sentait quelque chose de mauvais. Puis elle se détourna de la partenaire de Draco et continua à voix basse.
- Comme je le disais, dès que ton père arrivera, je lui ferai un rapport détaillé sur toi, Draco. Il ne sera pas très content de la photographie de Ste-Mangouste. Tu le sais déjà. Cependant…. Je suis prête à être indulgente avec toi si tu rentres à la maison comme le fils soumis que tu étais avant.
Elle se pencha et l'embrassa sur la joue. Draco serra les poings pour ne pas reculer.
- Je te verrai plus tard, dit-elle et elle partit, accompagnée de deux autres membres du Wizengamot.
Les yeux de Draco la suivirent jusqu'à ce qu'elle atteigne l'ascenseur. Il sentit une douce pression sur son bras et se tourna vers sa partenaire avec un regard troublé.
- Tu dois quitter ton appartement immédiatement, exigea-t-elle.
Draco fit une grimace.
- Je t'ai déjà dit, chère partenaire, que je ne quitterai pas ma maison.
- Mais Draco, ton père…
- Il va quitter le pays, c'est certain.
Draco passa ses doigts dans ses cheveux.
- Je ne peux pas laisser ça arriver. Je l'arrêterai. Si je peux prouver qu'il essaie de s'enfuir, il retournera à Azkaban.
C'était plus facile à dire qu'à faire et Lucius le savait très bien. C'était aussi très risqué. De plus, Lucius avait épargné sa vie parce que Draco était son seul fils. Mais combien de temps cela allait-il durer ? Son père avait clairement démontré, dans le passé, qu'il pouvait lui faire du mal pour le bien de la famille Malfoy. Peut-être que Lucius n'avait pas réagi à la photo de Ste-Mangouste avant uniquement parce qu'il n'y avait eu accès que récemment. Mais maintenant que son père avait en sa possession la preuve légitime de la trahison de Draco, ça n'allait pas être facile pour lui. Particulièrement maintenant que tout le monde parlait de la liaison entre lui et le célèbre Harry Potter.
- Mettons une équipe d'Aurors pour maintenir une stricte vigilance sur ton père, suggéra Hermione. Je sais que le Wizengamot a déjà assigné deux policiers pour être tout le temps avec lui, mais –
- Seulement deux ? la coupa Draco, étonné. Merlin ! Mon père va les soudoyer tous les deux. C'est absurde ! C'est scandaleux ! Le Ministre doit intervenir !
- Je sais, dit-elle en lui tapotant le dos. La seule chose que nous pouvons faire maintenant est de surveiller attentivement le Manoir Malfoy en employant des gens de notre équipe. Je vais retourner au bureau maintenant pour –
- Non, l'interrompit-il une nouvelle fois. Tu ne feras rien de tel. Tu violerais les ordres et ils pourraient t'accuser de transgresser l'Escouade de l'Application de la Loi Magique. Je ne peux pas te laisser mettre ta carrière en péril à cause de moi.
- Mais Draco, je ne me suis jamais souciée de briser quelques règles si c'était pour la bonne cause et je pense que c'est juste, dit-elle avec passion. Tu n'es pas seulement mon partenaire mais aussi mon ami. J'ai peur de ce que pourrait te faire ton père désormais.
- Est-ce que tu impliques que je ne sais pas prendre soin de moi ? demanda-t-il offensé.
- Bien sûr que non ! Mais je connais l'effet dévastateur que tes parents peuvent avoir sur ton état mental.
- Je ne suis plus un gosse, Hermione. Je ferai face à Lucius sans crainte et je le ferai seul. Ne t'en mêle pas, l'avertit-il. C'est personnel. Je suis le seul sensé en finir une fois pour toutes.
- Tu n'es pas le seul concerné ! Ça englobe tout le monde magique. Peut-être que ton père n'est pas aussi mauvais que Voldemort mais il est mauvais. Ou est-ce tu aurais oublié les choses qu'il m'a faites à moi, à Ginny, aux Weasley et à Harry ? Seigneur. Si seulement Harry était ici… Peut-être que nous devrions essayer de le contacter…
- Non ! s'exclama-t-il. Laisse Harry en dehors de ça. En outre, il est impossible de le contacter. Je n'ai pas besoin de son aide. J'y arriverai très bien tout seul.
- Tu es juste furieux que Harry ne t'ait pas contacté ! C'est pourquoi tu ne veux pas de son aide.
Elle s'arracha presque les cheveux de désespoir.
- Draco, sois raisonnable ! Pourquoi tu ne demandes pas d'aide ? Si tu ne veux pas que Harry le sache, alors au moins, laisse-moi t'aider ! Tu ne peux pas faire face à ton père tout seul !
- Tu crois ça ? Alors regarde, grogna-t-il en tournant les talons et en s'en allant.
Hermione fut laissée derrière, le cœur dans la bouche mais avec la certitude qu'elle ne resterait pas assise là à ne rien tenter. Draco serait soutenu qu'il le veuille ou non.
°°°§§§°°°
Harry avait lentement appris à maîtriser ses craintes. Et le fait était qu'il était devenu plutôt bon à ça, même si ce n'était pas suffisant pour faire cesser ses mauvais rêves. Il ne rêvait plus de Sirius qui tombait derrière le voile. Après tout, Sirius était ici, avec lui. Mais il rêvait encore de la mort de ses parents et il pleurait encore de temps en temps Remus qui quittait sa chambre à Poudlard pour faire face à son horrible destinée.
Parfois il rêvait de Draco, mais ces rêves-là étaient d'une nature totalement – et plaisamment – différente. C'était généralement des rêves où Harry avait les mains épinglées au lit tandis qu'il était embrassé, allumé et baisé sans pitié par son amant. D'autres fois, c'était au tour de Harry de mordre, lécher, sucer et de broyer Draco contre le matelas.
Mais ce rêve-là était nouveau pour lui. Il se tenait dehors, devant ce qui semblait être l'immeuble de Draco et, tout, autour de lui, était désert. Tout à coup, tout devenait très sombre et il y avait une explosion au 6ème étage. Le cœur de Harry battait la chamade. Des flammes sauvages et un énorme nuage de fumée commençait à sortir de la fenêtre soufflée par la détonation. Un hurlement était collé dans sa gorge et il se sentait paralysé. Il essaya de se dire que ce n'était qu'un désagréable cauchemar et qu'il n'avait pas à s'inquiéter. Rien n'était réel.
Cependant, il avait peur de ce qui pourrait se passer ensuite puisqu'il n'avait pas de script pour cette scène particulière.
La porte d'entrée de l'immeuble s'ouvrit à la volée et Draco en sortit en trébuchant sur les marches. Comme il tombait sur le sol, Harry se précipita pour l'aider mais il se rendit compte qu'il ne pouvait pas le toucher. Le blond n'était même pas conscient de sa présence.
- Draco !
Harry essaya de lui faire réaliser sa présence mais le blond ne le remarqua pas. Il se leva de lui-même et regarda rapidement derrière lui, sa baguette prête.
Harry se couvrit la bouche de sa main quand il vit le sang qui dégouttait sans discontinuer du visage de Draco. Ses vêtements étaient déchirés. Il avait une vilaine blessure sur le bras gauche et une horrible coupure sur le ventre.
Harry se répéta encore et encore que ce n'était qu'un mauvais rêve. Ça ne se passait pas vraiment. Bientôt il se réveillerait et tout serait terminé.
Quelqu'un d'autre sortit de l'immeuble, pointant une baguette sur Draco et hurla :
- Laisse tomber, Draco ! Tu es fini !
- Jamais ! Jamais je ne laisserai tomber, grogna Draco. Tu peux aller te faire foutre, Johnson !
Harry vit un trait de lumière verte émaner de la baguette de l'étranger et se diriger vers Draco. Il se réveilla, criant et essoufflé avant que la lumière verte de l'Avada Kedavra ne frappe son amant. Harry s'assit sur son lit, le cœur battant et il y plaça sa main comme si ça pouvait l'aider à retrouver un rythme normal. Il prit un moment pour se ressaisir puis quand il y parvint, il se rua dans la chambre de Sirius et le secoua jusqu'à ce qu'il ait les yeux grands ouverts.
- Harry ? Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? demanda Sirius, préoccupé.
- Je viens d'avoir un rêve… un horrible mauvais rêve. Je ne l'avais jamais fait avant, se mit à expliquer rapidement Harry entre deux bouffées d'air. Il y avait Draco et il était blessé. Quelqu'un essayait de le tuer. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est une prémonition ? Ou quelque chose qui s'est déjà passé ? Je dois le savoir tout de suite !
- Harry, calme-toi ! s'exclama Sirius, en plaçant gentiment ses mains sur ses épaules. Respire un bon coup d'abord.
- Pas le temps pour ça. Je dois le contacter, dit Harry avec agitation.
- Attends. C'est seulement un mauvais rêve, non ? Ce n'est pas réel. Pourquoi est-ce que tu penses que c'est une prémonition ? s'enquit Sirius.
- Je sais pas. J'ai juste… J'ai senti cette pression dans mon cœur… Je sais que quelque chose va arriver ou que c'est déjà arrivé, ajouta Harry, presque au bord du désespoir.
- Harry, ça n'a aucun sens. Calme-toi et…
- NON ! hurla Harry, en s'éloignant de Sirius. Tu ne comprends pas. Je dois m'assurer qu'il va bien. Peut-être que c'était juste un mauvais rêve. Mais je ne serai pas en paix tant que je n'en serai pas certain. J'ai besoin de quitter cet endroit. MAINTENANT !
Sirius se mordit la lèvre inférieure.
- OK. Supposons que quelque chose est arrivé ou est sur le point d'arriver. Même si tu pars maintenant, tu n'y seras pas à temps pour empêcher ce qui peut se produire. Réfléchis rationnellement, Harry. Tu ne peux pas partir. Pas maintenant. Tu as fait des progrès ! Tu as besoin de rester ici.
Harry secoua la tête, incrédule.
- Alors je devrais rester ici tout simplement et me sauver tandis que Draco se fait tuer ?
- Ce n'était qu'un rêve ! s'exclama Sirius.
- NON ! Et si c'est le cas, je veux en être sûr ! Est-ce que tu m'écoutes ? Jésus ! J'en ai rien à foutre de mes progrès ! Draco est plus important que tout. Il me manque vraiment. Tu le sais. Je ne pensais pas qu'il me manquerait autant, mais c'est le cas. Et si quelque chose de mal va lui arriver, j'ai besoin de l'aider. Je ne peux pas rester ici et ne rien faire. Ce n'est peut-être qu'un stupide mauvais rêve mais quand même… Je t'en prie, Sirius ! Aide-moi.
Sirius soupira, vaincu. Parce qu'il ne pouvait supporter de voir les yeux de son filleul cligner d'un tel désespoir, il décida de l'aider.
- D'accord. Mais ne sois pas si drastique, dit Sirius en sortant de son lit pour prendre sa cape. Je vais demander la permission de contacter le monde extérieur à Tei Pei. C'est comme ça que j'ai contacté Severus quand nous sommes venus la première fois ici, expliqua Sirius. Ne t'inquiète, petit. Si ton amant a vraiment des problèmes, nous partirons. Mais avant ça, détends-toi un peu, s'il te plait ou tu vas nous faire une crise de nerfs.
Harry inspira profondément pour essayer d'apaiser son cœur mais ça ne marcha pas tellement. Il était trop nerveux. Il suivit Sirius jusqu'aux appartements de Tei Pei, le cœur battant. Il priait pour que Draco aille bien parce que si quelque chose arrivait à son amant alors qu'il était loin, il ne se le pardonnerait pas.
°°°§§§°°°
Draco avait presque perdu son sang-froid quand il avait pris connaissance de la nouvelle condamnation de son père. Une infime partie de lui espérait encore que le Wizengamot change d'avis. Ces vieux fous réaliseraient bientôt leur erreur et ordonneraient aux policiers de l'enfermer à nouveau à Azkaban. Mais rien n'avait changé à la fin de la journée.
Draco resta dans son bureau pendant un moment, ignorant les regards de côté que Hermione lui jetait et réfléchit à la suite des événements. Devait-il se rendre au Manoir et faire face à ses parents une fois pour toutes ? Certainement. Il le savait. Mais il avait peur. Il ne savait pas ce qu'il était sensé leur dire. Confronter Lucius Malfoy était même plus terrifiant que confronter Narcissa. Ce qui n'était pas peu dire.
- Draco ? entendit-il Hermione l'appeler. Il est presque sept heures. Tu ne restes jamais après six heures. Tu veux que je t'accompagne chez toi ?
Il la regarda fixement, les yeux agrandis.
- Mais quel âge tu crois que j'ai ? Huit ans ? Je ne suis pas un gamin, Hermione. Pour l'amour de Merlin ! Je ne rentre pas chez moi parce que j'ai des trucs à faire.
- C'est une excuse boiteuse et tu le sais ! Est-ce que tu penses que je suis une idiote ?
Draci soupira.
- Non. Je suis juste en train de réfléchir à plusieurs choses… Je n'ai définitivement pas peur de rentrer chez moi si c'est ce que tu crois.
- Ton père est probablement au Manoir maintenant. Tu vas y aller ?
Draco secoua la tête.
- Non. J'ai besoin de penser à une stratégie d'abord. Je ne peux pas simplement me pointer là-bas sans un atout caché dans ma manche. Tu veux m'aider, non ?
- Bien sûr ! répondit-elle.
- Alors essaie de trouver qui a pris cette photo de Harry et moi à Ste-Mangouste.
- On est déjà dessus, dit-elle. Sérieusement. J'ai déjà demandé à Karl d'enquêter pour moi.
Draco sourit faiblement.
- Toi, t'es vraiment quelque chose.
- En fait, Draco, j'ai fait plus que ça. Je suis en train d'activer tous les autres cas contre ton père spécialement les dossiers de taxes non payées et le blanchiment d'argent sale qu'il a fait pour des politiciens – moldus et sorciers, l'informa-t-elle à sa grande surprise.
Draco savait que Hermione était très efficace mais il ignorait qu'elle ferait ce genre de choses pour lui. Il était très touché. Il regrettait la manière rude avec laquelle il l'avait traitée depuis le matin.
- Tu n'as aucun document contre ton père, n'est-ce pas ? demanda-t-elle.
Il fit une grimace.
- Si j'en avais, je les aurais soumis au Ministère depuis longtemps.
- Et bien, je pensais juste que je devais poser la question, s'excusa-t-elle.
- C'est bon.
Il fixa sur elle ses yeux bleus brillant de gratitude.
- Merci. Je ne mérite pas ta gentillesse après la façon dont je t'ai traitée, ce matin.
Elle sourit, affable.
- Je te pardonne. Je sais que tu subis un grand stress et je sais combien il est difficile pour toi de demander de l'aide. J'avais peur que tu ne sois fâché parce que j'avais pris une longueur d'avance sur toi… Je pensais que tu allais m'accuser de m'immiscer dans ta vie.
- Mais c'est exactement ce que tu fais ! fit-il remarquer avec un petit rire. Mais c'est pour la bonne cause. Même si elle est perdue d'avance, ajouta-t-il misérablement.
- Oh, Draco, ne sois pas comme ça. Tu sais… On peut toujours essayer de contacter Harry…
- Non ! l'interrompit-il promptement. Je ne saurais pas comment de toute façon. Alors… non ! N'y pense même pas.
- Tu ne veux pas demander son aide, hein ?
- Je dois mener mes propres combats. J'ai commencé tout ce bazar. C'est moi qui me suis laissé photographié ce jour-là à Ste-Mangouste. Mais ce n'est pas qu'à propos de la photo. Il s'agit de ma vie…
Il fit une pause. Ses émotions étaient sur le point de le submerger.
- Tout m'a conduit à ce moment. La confrontation finale entre mes parents et j'y arrive enfin. Malheureusement, je dois faire ça seul. Je ne peux pas demander l'aide de Harry, pas plus que je ne peux demander la tienne. Ce n'est pas parce que je ne le veux pas. C'est parce que je ne le peux pas. Il s'agit de moi et je suis le seul qui peut résoudre ça.
- Je suis juste inquiète pour toi. Je ne veux pas que tu sois blessé, dit-elle sincèrement.
- Mais je le serai, Hermione, que tu le veuilles ou pas. Je le serai. Qu'importe le résultat… A la fin, je serai blessé.
Il appuya sa tête contre le dossier de sa chaise et fixa le plafond.
- Promets-moi seulement que tu me vengeras si je me fais tuer.
- Draco…
- Enferme ce salopard pour de bon, continua-t-il.
Elle ouvrit la bouche pour lui demander de cesser d'être si négatif mais elle soupira et resta muette. Draco était seulement réaliste. En vérité, peu importait l'issue, il serait méchamment blessé.
- Je te promets que je bouclerai ton père à Azkaban une nouvelle fois si quelque chose devait t'arriver. Et je promets qu'il retournera à Azkaban même s'il ne te fait rien, déclara-t-elle.
Il lui sourit.
- Merci. Bien…
Draco se leva, mit sa cape et prit son attaché-case.
- J'y vais maintenant. Je te verrai demain.
- Tu es sûr que tu ne veux personne pour t'accompagner chez toi ? s'enquit-elle.
Il roula des yeux.
- Non, maman, je n'ai pas besoin qu'on me raccompagne à la maison. Je connais très bien le chemin.
- Je me fais du souci pour ta sécurité.
- Mon père n'est pas assez idiot pour m'attaquer si vite.
- Sois prudent, Draco. On ne sait jamais.
- Ne t'inquiète pas, je le serai, la rassura-t-elle en lui faisant un clin d'œil. Bonne nuit.
- Bonne nuit.
Quand Draco quitta le Ministère, il décida de marcher au lieu de transplaner à côté de son immeuble. C'était une nuit fraîche mais il avait besoin d'air pour s'éclaircir les idées.
La première chose qu'il ferait en arrivant chez lui serait d'écrire à sa cinglée de mère afin de demander plus de temps pour gérer le fait qu'il allait devoir faire face à Lucius et Narcissa, tout à la fois. Beaucoup de boue allait émerger du passé et il avait besoin de s'y préparer.
Sept pâtés de maisons plus tard, il arriva à son appartement. Il fit une pause à l'entrée pour prendre ses clés et il sentit soudain des yeux sur lui. Il se tourna lentement, la main vers sa baguette, prêt à y recourir. Mais il ne vit rien, excepté un couple d'amoureux qui s'embrassait de l'autre côté de la rue, un vieil homme qui se promenait avec son caniche et deux adolescents qui discutaient avec animation quand il était passé près d'eux.
Peut-être qu'il devenait juste paranoïaque, mais il ne pouvait effacer le sentiment que quelqu'un l'observait.
Il arriva à son étage et avança jusqu'à la porte, le corps tendu à l'extrême. Il mit la clé dans la serrure et la porte s'ouvrit toute seule. Draco se figea. Sa porte avait déjà été ouverte mais pas par lui. Il recula d'un pas involontairement puis il sortit sa baguette. Mais c'était trop tard. Une main surgit de derrière lui et le bâillonna.
Draco lutta de toutes ses forces pour se libérer mais il fut violement pousser à l'intérieur de son appartement. Il se maudit d'avoir été si distrait et de n'avoir pas remarqué le danger autour de lui. La situation devint même pire lorsqu'il aperçut les deux autres hommes qui pointaient leurs baguettes sur lui.
- Assieds-toi, Draco chéri, fit une voix bien trop familière à Draco, de celle qui le faisait froid dans le dos.
A suivre…
Merci d'avoir lu jusque-là. Alors, si ça vous a plu, laissez un petit mot et si ça ne vous a pas plu, dites-le aussi ! LOL
N'oubliez pas de mettre votre adresse e-mail si vous souhaitez une réponse à votre review.
Bisous.
Falyla
