Auteure: Blanche Malfoy
Titre: Love me, Love me not.
Traductrice: Falyla
Rating: R
Paring: Draco/Harry Draco/Bill
Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.
Note de la traductrice : le compteur des reviews a dépassé les 900 ! C'est carrément génial ! Je vous remercie tous et toutes de votre fidélité à cette fic. Je donne très régulièrement ces chiffres à Blanche Malfoy qui est au moins aussi enchantée que moi.
Félicitations donc à Egwene A'Vere ! Tu es la 900ème, ma belle. Gros bisous et feux d'artifice virtuels.
Qui sera la 1000ème?
Chapitre 42/48. Qu'à un fil.
- Assieds-toi, Draco chéri, fit une voix bien trop familière à Draco, de celle qui fait froid dans le dos.
Bien que Johnson – son ex-petit ami sadique et abusif – fût juste derrière lui, Draco se contint assez bien étant donné les circonstances. Trois contre un était tout sauf honnête. Mais ses années d'expérience en tant qu'Auror lui avait appris comment regarder les choses objectivement pour ensuite trouver une façon de s'en sortir. Il permit qu'on lui enlève sa baguette et ne réagit pas quand il fut poussé vers le canapé. Il fixait les yeux de son ex-petit ami avec répugnance.
- Je ne t'ai pas dit de t'asseoir ? demanda froidement Johnson.
- Je n'avais pas réalisé que c'était un ordre, répondit Draco sur le même ton glacial.
Johnson l'amena près de lui avec un sourire narquois et caressa son visage avec le bout de sa baguette. Draco tressaillit involontairement. Il se demanda ce qui l'avait rendu amoureux de Johnson des années auparavant. Il était beau avec ses longs cheveux noirs et ses yeux bleus. Mais à l'intérieur, il était pourri et laid.
- Tout ce que je dis est un ordre, dit doucement son ex-petit ami. Dois-je te rappeler ce qui arrive lorsque tu me désobéis ? Devrais-je te punir comme j'avais l'habitude de le faire ?
Draco serra les poings et ne broncha pas cette fois quand il dit avec un grognement :
- Pourquoi tu n'essaies pas ? Je ne suis plus le même garçon pathétique d'avant !
- Oh, mais il mord maintenant !
Johnson sentit un frisson de désir courir le long de son corps. Il appréciait assez quand sa proie essayait de résister.
- Comme c'est intéressant ! Tes gémissements pouvaient à peine me faire bander avant. Mais la lueur de crainte mêlée de haine que je voyais dans tes magnifiques yeux bleus m'excitait à mort. J'aimerais revoir ce regard. Donne-moi une raison, Draco. C'est tout ce dont j'ai besoin pour te violer à t'en faire sortir les tripes.
Draco déglutit mais ne détourna pas les yeux.
- Comme je l'ai dit, tu peux toujours essayer. Mais, putain, cette fois, je te tue !
Johnson eut un rire de maniaque, un de ceux qui sont le présage de choses terribles à venir. Draco était rempli de mauvais souvenirs des jours qu'il avait vécus avec Johnson. Des jours où il était un simple esclave des fantasmes écoeurants de ce salopard et de son comportement abusif. Quand il avait finalement rassemblé assez de courage pour fuir la maison de Johnson, il avait espéré ne jamais revoir cet homme à nouveau. Il aurait dû savoir que son père se cacherait derrière Johnson pour faire encore une fois son sale boulot. Visiblement, Lucius n'avait toujours pas le culot de tuer son fils de ses propres mains.
- Pourquoi il t'a envoyé ? demanda Draco. Je ne lui ai même pas encore envoyé de message.
- De qui tu parles ?
- Mon père. Pourquoi il t'a envoyé à moi si tôt ? Il ne sait même pas ce que j'ai décidé.
- Je n'ai pas parlé à ton père depuis longtemps, Draco, dit Johnson, prenant Draco par surprise. Je ne suis pas là à cause de lui.
- Qui, alors ? Qui caches-tu ? demanda Draco.
- Ta douce tante Bellatrix, répliqua Johnson avec un sourire sarcastique.
Le sang de Draco se figea dans ses veines. Cette nouvelle était comme un coup de poing à l'estomac. Ce n'était pas son père mais sa tante Bellatrix qui voulait sa mort. Ainsi Bellatrix était vivante. Les rumeurs disaient qu'elle était morte avec son mari dans un combat contre trois Aurors quatre ans plus tôt, mais son corps n'avait jamais été retrouvé. Draco avait toujours eu du mal à y croire et, avec plusieurs de ses collègues, il avait tenté de la traquer pendant une longue période, sans succès, pour finalement laisser tomber l'an dernier. Si seulement il avait su… Il aurait essayé plus durement de la localiser.
- Il semblerait qu'elle soit tombée sur une très intéressante photo de toi lorsque qu'elle s'est débarrassée des quelques effets appartenant à son défunt mari. Elle ne sait pas comment il l'avait eue, ni pourquoi il n'en a jamais fait usage… Mais maintenant qu'elle sait, elle est très mécontente de toi, toi qui étais son neveu favori. Elle a publié cette photographie en avertissement, Draco. Un avertissement pour que tout le monde sache quel foutu traître tu es. Sauver Harry Potter n'a pas été un de tes actes les plus judicieux.
- C'est ridicule ! s'exclama Draco. Elle savait que j'étais un traître bien avant ça. Pourquoi n'était-elle pas venue vers moi plus tôt ? Pourquoi maintenant ?
- Tu te trompes. Tes parents ont réussi à protéger ton secret jusqu'à récemment. Personne ne savait que tu avais trahi le Seigneur des Ténèbres. Ils pensaient tous que tu t'étais dégonflé. Bellatrix te haïssait pour ça mais pas assez pour te poursuivre et te tuer. En outre, elle était en fuite elle-même. Comme les autres… Pourquoi auraient-ils tout risqué pour te poursuivre ? Après tout, tu es un Auror. Ils le savent très bien. Mais s'ils avaient su que tu travaillais pour l'Ordre alors l'histoire aurait été très différente.
Draco trembla en entendant ça. Il était très choqué d'apprendre que ses parents l'avaient protégé au lieu de le vendre. Avait-il mal jugé Lucius et Narcissa ? Il secoua la tête. Non. Une fois, Lucius avait payé Johnson pour le détruire. Ses parents n'étaient pas d'aimables citoyens. Mais encore… Draco se sentait terriblement perdu et confus.
- Où est Bellatrix ? Ce n'est pas le type de femme a envoyé un sous-fifre faire le boulot à sa place, fit remarquer Draco.
- Je ne suis pas ici pour te tuer, je dois juste t'amener à elle. Bien sûr, elle m'a donné carte blanche pour te baiser autant de fois que je veux, ajouta Johnson avec un sourire démoniaque. Mais le plaisir de te tuer lui revient totalement.
Draco frémit légèrement lorsque Johnson s'approcha. Il cracha à la figure de son ex-petit ami et reçut un violent coup de poing en retour. Il sentit sa joue enfler. Johnson épingla les mains de Draco sur le canapé et poussa durement contre lui. Draco lutta pour se dégager mais plus il essayait, plus Johnson semblait excité. Sa chemise fut déchirée et la froide extrémité de la baguette de Johnson toucha son menton.
- Continue de te débattre, Draco. Ça me fait bander et prêt à te baiser, chuchota Johnson dans l'oreille de Draco, qu'il lécha juste après.
Draco eut envie de vomir. Il gémit de dégoût, ce qui provoqua un rire plus grand chez Johnson et se frotta plus vite contre lui.
- Tu vas le faire devant eux ? demanda Draco, en regardant vers les deux hommes de main de Johnson.
- Bien sûr ! ça sera comme au bon vieux temps. Tu te rappelles, hein ? Les orgies que j'avais l'habitude d'organiser pour ma petite princesse blonde.
Johnson sourit horriblement et Draco se sentit écoeuré à ce souvenir.
- Quand j'en aurai finalement terminé avec toi, je les laisserai prendre du bon temps aussi, fit Johnson, narquois.
Draco respira difficilement. Il devait agir vite ou il serait maudit. Malheureusement, les vieux souvenirs l'empêchaient de réfléchir correctement. Il ne cessait de visualiser tous les abus dont il avait souffert quand il vivait avec Johnson, les constants passages à tabac et les viols, et puis comment il s'était trouvé contraint de coucher avec des hommes qu'il n'avait jamais rencontré avant pour de l'argent. Toute l'humiliation et la haine contre lui-même étaient de retour, le paralysant de peur.
Il hurla quand Johnson lui entailla profondément le ventre. Etrangement, la douleur le força à se concentrer. Il se mordit durement la lèvre et plissa fortement les yeux. Même si la situation était loin d'être idéale, il allait essayer de faire de la magie sans baguette. C'était la seule façon de sortir de cet enfer.
- EXPELLIARMUS PER VIM ! hurla Draco.
Johnson fut projeté en direction de ses deux gorilles et ils tombèrent tous sur le sol. Leurs baguettes ne volèrent pas en direction de Draco comme il l'avait escompté au préalable mais au moins, elles atterrirent loin de leurs propriétaires. Ça lui donna le temps de sauter derrière le canapé et d'appeler sa baguette de réserve. Il se baissa, les mains sur la tête quand un jet de lumière frappa le canapé et y creusa un grand trou.
- Draco, Draco, mon doux et magnifique Draco, fit la voix de Johnson avec une fausse douceur. Tu n'as vraiment rien appris. Quand je te mettrai la main dessus, je te ferai souhaiter ta propre mort !
Haletant, Draco leva rapidement la tête pour leur jeter un sort. Un autre jet de lumière explosa les étagères de livres et Draco les empêcha de tomber sur lui avec un charme d'immobilisme. Mais il ne fut pas assez rapide, et quelques ouvrages dégringolèrent. L'un d'eux le frappa à la tête et lui fendit l'arcade sourcilière. Le sang se mit à couler abondamment le long de sa joue. Il jura à voix haute. Il jeta un autre sortilège sur eux à l'aveuglette puis un autre encore sur les deux hommes de main de Johnson qui tombèrent sur le sol, inconscients.
- C'est juste toi et moi, maintenant, Draco ! cria Johnson, pas si heureux en ce moment. Sors, sors de là ! Laisse-moi t'exploser !
Draco ricana.
- Je croyais que seule tante Bellatrix aurait ce plaisir !
- Qu'elle aille se faire foutre ! C'est personnel maintenant ! J'ai plus de droits sur toi qu'elle ! Tu étais ma propriété, après tout ! En outre, je ne veux pas en finir avec toi. Je vais juste te briser un peu.
- STUPEFIX !
Draco envoya un sortilège de stupéfixion en direction son ex-petit ami. Johnson fut prompt à le faire dévier et se cacha. Ils continuèrent à se jeter des sorts et des malédictions jusqu'à ce que l'un des jets de lumière soit si fort qu'il fit tout exploser autour de lui. Draco se sut jamais comment il s'en sortit tandis qu'il observait les flammes engloutirent ses affaires. Il pouvait à peine respirer. Il toussa quand la fumée envahit ses poumons et se traîna jusqu'à la porte d'entrée. Une fois là, il tenta de toutes ses forces de se relever et courut dans l'escalier de secours.
Lorsqu'il poussa la porte d'entrée de l'immeuble, il prit une profonde inspiration pour s'éclaircir la tête. Puis il avança sur une marche et trébucha sur les suivantes. Etrangement, il n'y avait aucun Moldu aux alentours. Il était seul dans la rue vide. Il entendit des pas derrière lui et se releva en vitesse en tenant fermement sa baguette dans la main. Johnson avait transplané.
- Laisse tomber, Draco ! Tu es fini de toute façon, cria-t-il.
- Jamais ! Je ne laisserai jamais tomber ! grogna Draco. Va en enfer, Johnson !
- Alors, nous allons y aller ensemble, mon cher, siffla Johnson. AVADA KEDAV –
- STUPEFIX ! hurla quelqu'un, frappant durement Johnson.
L'incantation fut si forte qu'elle souleva Johnson du sol et l'envoya se fracasser contre le mur derrière lui. Quand il tomba, il était inconscient.
Draco regarda autour de lui et vit Hermione avec cinq autres Aurors juste à quelques pas de lui. Il lui sourit puis s'écroula. Elle courut jusqu'à lui et l'empêcha difficilement de tomber.
- Imbécile ! Je t'avais dit d'être prudent ! cria-t-elle, les larmes aux yeux. Une ambulance de Ste-Mangouste arrive dans quelques secondes.
Il sourit encore.
- Je savais que tu viendrais pour moi, partenaire. C'est pourquoi je n'étais pas inquiet.
- Imbécile, répéta-t-elle en le serrant fort contre elle. Ne me refais plus jamais ça !
- Crois-moi, je ne recommencerai pas, haleta-t-il. Hermione, mon père n'est pas le coupable.
Ses yeux s'écarquillèrent.
- Qui, alors ?
- Bellatrix. Elle est en vie, s'arrangea-t-il pour répondre entre deux halètements.
« Oh mon Dieu ! » fut tout ce que Draco enregistra avant de s'évanouir.
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- Tu as l'air magnifique tout enveloppé de bandages, Draco, fit Hemione en passant la porte de sa chambre de Ste-Mangouste.
Draco, qui se reposait sur son lit d'hôpital, fit la grimace. Il savait bien qu'il n'avait pas l'air en forme. Quelques bleus avaient disparu grâce au magnifique et rapide processus de guérison magique mais certaines blessures allaient mettre plus temps pour se refermer complètement. Au moins, aucune d'elles ne laisserait de marque.
Il se considérait comme chanceux de s'en être sorti en un seul morceau. La meilleure chose était qu'aucun Moldu n'avait été blessé. Hermione lui dit qu'elle et les Aurors avaient lancé un sortilège dès qu'ils étaient arrivés dans la rue de Draco afin d'éviter autant de dommages que possible. Mais les Moldus avaient entendu la déflagration. Ce qui allaient provoquer la migraine des Oubliateurs.
Il la regarda, prêt à faire une plaisanterie à la Draco Malfoy (1) mais il remarqua que quelque chose n'allait pas. Hermione ne pouvait pas rester tranquille, son visage était rouge et ses yeux flamboyaient.
- J'ai de mauvaises nouvelles pour toi, dit Hermione, provoquant un soupir chez lui.
Bien sûr qu'il y avait de mauvaises nouvelles.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il.
- Et bien, à part le fait qu'avoir du boulot jusqu'à l'aube fait chier les Oubliateurs et que le reste de l'équipe essaie vraiment fort de convaincre le journal télévisé des Moldus que tout est de la faute de ton radiateur… Il y a aussi le fait que Johnson n'a pas dit un mot sur Bellatix. Il a dit que vous deux, vous avez eu une liaison ensemble et que tu t'es enfui de chez lui avec beaucoup d'argent lui appartenant. Il est allé dans ton appartement pour récupérer cet argent. Une fois là-bas, tu as réagi violemment, en conséquence, il s'est défendu et c'est ce qui a provoqué toute cette pagaille, narra-t-elle avec un froncement de sourcil. Etant donné que Jonas l'apprécie beaucoup, continua-t-elle avec un ricanement, il semble croire à la jolie petite histoire de ton ex-petit ami.
Draco eut un rire moqueur.
- Laisse-moi deviner. Jonas a maintenant l'excuse qu'il attendait pour me virer.
- Il nous a dit d'enquêter sur ton cas, ce qui est totalement compréhensible. Mais il nous a demandé d'ouvrir un dossier contre toi, pas contre Johnson Smear.
Elle avait l'air absolument furieux.
- Je ne peux pas croire qu'ils vont simplement laisser Smear s'en aller, Draco. J'ai essayé de parler à Boss, mais il a dit que Jonah ne l'écouterait pas et –
- C'est parfait. Laissons Smear partir, l'interrompit Draco d'une voix rauque.
Hermione le dévisagea comme s'il était devenu fou.
- Quoi ? Pourquoi ? T'es dingue ou quoi ? Est-ce que quelqu'un a pris la peine d'examiner ta tête, parce que je crois qu'il te manque une case !
- Laissons-le repartir. Il attendra quelques jours avant de retourner vers elle. Mets quelqu'un sur lui. Smear est le seul moyen d'atteindre Bellatrix, dit Draco calmement.
Hermione parut y réfléchir.
- Il n'est pas si intelligent, tu sais ? Il nous guidera droit vers elle mais nous devons nous montrer un peu patient. Je ne suis pas inquiet à propos de Smear. Je m'en fais plus pour Bellatrix. C'est une garce complètement cinglée. Merlin sait de quoi elle est encore capable.
- C'est un plan assez risqué. Smear est dangereux. Il pourrait s'en prendre à toi une nouvelle fois, fit-elle remarquer.
- Probablement. Mais comme je l'ai dit, je ne suis pas inquiet. Je l'étais avant mais plus maintenant. Maintenant, je sais que je suis capable de garder mon sang-froid quand il est près de moi.
Hermione se renfrogna.
- Comment peux-tu dire ça ? Tu es presque mort !
Il fit une grimace et s'étira presque un muscle. Son visage était encore douloureux.
- Ecoute, Hermione, je pense à interroger ma mère à propos de Bellatrix mais je doute qu'elle me dise quoi que ce soit à moins que je ne lui signe un papier qui lui promet mon âme en échange. Alors le meilleur plan que nous avons est de laisser partir Smear et de prier pour qu'il nous conduisent à elle.
- Mais… Tu as dit que tes parents n'avaient rien à voir avec ça. Alors peut-être… Peut-être qu'ils t'aideront.
- Non. N'en espère pas tant. Je dois admettre cependant que j'ai été surpris de ce que Smear a dit d'eux. Il a dit qu'ils m'avaient protégé lorsque Voldemort était encore en vie.
Les yeux de Draco tremblèrent.
- Je n'y avais jamais vraiment réfléchi. Je n'avais jamais pensé que les Mangemorts me prenaient pour un lâche. Un traître d'une certaine façon. Mais ils ne savaient pas que j'aidais l'Ordre.
- Alors peut-être que toi, tu devrais espérer plus, Draco, dit-elle doucement. Ce sont tes parents, après tout.
Draco secoua la tête.
- Lucius et Narcissa me détestent, Hermione. Je ne vois pas comment ça pourrait changer à moins que je ne retourne à la maison pour endosser le rôle d'héritier en épousant une femme de sang pur. En outre, Smear pourrait mentir sur tout. Peut-être que Bellatrix n'a rien à voir avec ça. Peut-être que c'est mon père qu'il faut accuser après tout.
- Peut-être, admit-elle en soupirant avec lassitude. D'accord… Je mettrai quelqu'un qui suivra Smear 7 jours/7, 24 heures/24. Mais je ne peux toujours pas croire que Jonah laisse une rancune personnelle contre toi interférer son jugement. Il sait que Smear n'est pas un blanc comme neige. Je suis tellement… frustrée. Fais chier !
- Je pense que Jonah est amoureux de moi, c'est pourquoi il se conduit comme un salopard, se moqua Draco. Mais comme il ne peut pas admettre qu'il me désire, il a décidé de faire de ma vie un enfer. C'est joliment comme ça que je faisais avec Harry.
Elle sourit.
- Ça se pourrait. J'ai entendu des rumeurs, tu sais ?
Il haussa un sourcil.
- Vraiment ? Dis-moi tout !
Elle gloussa.
- Je suis contente de voir que tu es assez bien pour faire des plaisanteries, Draco.
- Je dois l'être. J'ai encore besoin de pourchasser ma chère tante pour savoir si elle est vraiment coupable. Je continuerai jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée. Je ne peux pas la laisser… faire du mal à Harry.
Hermione croisa les bras.
- Harry est parfaitement capable de s'accommoder de Bellatrix. En fait, je parie qu'il va adorer en finir avec elle pour lui faire payer ce qu'elle a fait à Sirius. Et en fait… C'est Sirius qui aura tout le temps d'y penser s'il apprend qu'elle est en vie.
- Mais nous ne leur dirons pas, déclara Draco avec un regard intense. C'est mon combat, Hermione. Ne l'oublie pas.
- C'est toi qui m'inquiètes, pas Harry ! Draco… il y a autre chose…
Elle baissa les yeux et ses mains tremblèrent un peu. Draco n'aimait pas du tout ça. Il se tendit.
- Tu veux dire qu'il y a plus encore ?
Elle acquiesça lentement.
- C'est quelque chose que Smear a dit sur toi… C'est ce qui a mis Jonah en alerte…
Maintenant Draco était totalement pétrifié.
- Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Que tu avais l'habitude de te vendre pour de l'argent, dit-elle d'une faible voix. Et que c'est comme ça qu'il t'a rencontré…
Les doigts de Draco se crispèrent sur le drap sous lui. Il ferma les yeux et sa bouche prit un pli amer.
- N'est-il pas adorable, ce petit fumier ?
- Smear dit qu'il a des preuves sévères contre toi et si c'est vrai… Tu pourrais être viré pour de bon, conclut-elle. Mais je ne peux pas le croire, bien sûr ! Tu n'as jamais…
Cette dernière nouvelle amena une variété d'émotions telle que la honte, le désespoir, la fureur et la totale humiliation. Il sentit que ses larmes menaçaient de le submerger et il déglutit.
- Hermione… La vérité, c'est que lui m'a fait me vendre contre de l'argent, expliqua-t-il difficilement, presque étranglé par ses larmes.
Elle en eut le souffle coupé tandis qu'il poursuivait :
- J'étais désespéré quand je l'ai rencontré. Je n'avais nulle part où aller. Personne ne voulait m'accepter à cause de mon passé. Alors, je me suis cramponné sans honte à lui, croyant qu'il pourrait me sauver et pendant une période, j'ai pensé qu'il était l'homme le plus parfait de la terre. Mais après un mois, il a complètement changé. Il a commencé à être pris d'accès de mauvaise humeur et à devenir violent. Et ensuite, il a commencé à amener ses amis à la maison. J'étais stupide et faible. Il me terrifiait. Alors il en a pris avantage et… il m'a utilisé pour ses propres écoeurants desseins.
Les larmes de Draco coulaient librement maintenant.
- Je ne voulais pas le faire. J'ai accepté ça parce que je ne savais pas quoi faire.
Hermione, qui pleurait aussi, courut jusqu'à lui et enlaça son corps tremblant avec prudence.
- Je suis tellement désolée, Draco… murmura-t-elle en lui caressant doucement le dos. Nous ne savions pas…
- J'ai enduré tout ça mais c'en est arrivé à un point insupportable. Et c'est à ce moment que j'ai enfin fui et demandé l'aide des Weasley. J'ai ravalé ma fierté. C'était très dur. Mais je ne pouvais plus supporter cet abus. Tu dois comprendre que je n'ai jamais fait ces choses de plein gré. Je n'ai pas couché avec tous ces hommes parce que je le voulais. Il m'y a obligé. J'étais trop effrayé pour me rebeller.
- Je comprends. Je ne te juge pas, déclara doucement Hermione.
- Et c'est pourquoi j'ai dit que je pouvais m'occuper de lui maintenant. Je n'ai plus peur de lui. S'il croise à nouveau mon chemin, je le tuerai, affirma Draco, les yeux brûlant de haine.
Elle lui embrassa le front et le regarda droit dans les yeux.
- Tu ne vas pas devenir un meurtrier à cause de lui. Je ne te laisserai pas faire. Et je vais m'assurer qu'il paiera pour ses crimes, dit-elle fermement. Nous allons…
La sonnerie de son téléphone portable l'interrompit. Elle vérifia le numéro d'identification de son correspondant, essuya ses larmes, s'éclaircit la gorge puis répondit.
- Oui, chéri. Quelque chose ne va pas ? Oui, il y en a d'autres qui travaillent aussi tard que moi…
Elle roula des yeux et Draco sourit à travers ses larmes.
- Ne me mets pas la pression, Ron… Tu sais comment c'est… Oui… Oui… QUOI ? Merde ! Non. D'accord. Bien sûr que non ! Oui. Je sais ! Salut !
Elle raccrocha assez brusquement.
- Il y a un problème ? demanda Draco.
Elle lui lança un regard désespéré.
- Bon. Pas de panique. En fait, c'est plutôt une bonne nouvelle ! Je suis certaine que tu verras ça comme ça.
Elle sourit nerveusement.
- Essuie tes larmes, prends une profonde inspiration et –
Son mobile sonna une nouvelle fois. Elle répondit si rapidement qu'il faillit tomber sur le sol.
- Allo ? Harry ! s'exclama-t-elle tandis que le cœur de Draco manquait de s'arrêter.
Il pouvait à peine entendre ce qu'elle disait. Tout ce qu'il enregistra fut le nom de Harry puis son esprit se vida. Quand Hermione lui tendit le petit téléphone devant le visage, Draco fut sur le point de paniquer. Pourquoi est-ce que Harry l'appelait maintenant ? Pourquoi avait-il choisi le pire moment pour le faire ? Draco était brisé et épuisé. C'était vrai que la première personne qui lui avait traversé l'esprit, lorsque Johnson avait pointé sa baguette sur lui pour presque le tuer, avait été Harry. Mais en même temps, il ne voulait pas parler à son amant. Il était furieux contre lui de ne pas s'être soucié de rester en contact depuis si longtemps. Et il était aussi furieux contre lui-même de vouloir attraper désespérément le téléphone, juste pour entendre à nouveau la voix de Harry et lui demander de revenir parce qu'il avait besoin de lui. Il n'avait pas besoin de Harry. Il pouvait prendre soin de lui. Il l'avait toujours fait.
Mais ensuite, il se demanda si Harry ne téléphonait pas pour lui raconter que quelque chose de mal lui était arrivé à lui, alors il saisi le mobile que lui tendait Hermione et répondit promptement.
- Salut ! Est-ce que ça va ? Il se passe quelque chose ?
Il y eut ce qui sembla être une interminable période de silence à l'autre bout. Puis la voix de Harry dit avec hésitation :
- Heu… Non. Il ne se passe rien de spécial ici. En fait… je voulais te demander la même chose. J'ai appelé à la maison mais personne ne répondait…
- Je suis retourné dans mon appartement.
« Ou ce qu'il en reste » pensa amèrement Draco.
- Oh.
Une autre pause.
- J'ai essayé ton appartement aussi. Et ton téléphone cellulaire, ajouta Harry en vrillant nerveusement le fil du téléphone entre ses doigts.
Maintenant qu'il avait enfin atteint Draco, il se sentait embarrassé. Il craignait d'avoir réagi avec excès à propos de son cauchemar. Il soupira profondément, en pensait qu'il venait probablement de se couvrir de ridicule. Lorsqu'il avait appelé Ron après une série d'appels frustrants chez lui, à l'appartement de Draco et sur son mobile, il était certain que quelque chose de terrible était arrivé à Draco.
Mais Ron avait apaisé un peu son cœur en lui disant que même si Hermione et Draco avaient été en mission, ils allaient bien. Ils étaient juste allés à Ste-Mangouste parce que plusieurs personnes avaient été blessées mais rien de sérieux. Il n'avait ajouté aucun détail. Ron paraissait contrarié que Hermione passe tellement de temps au travail au lieu de le passer avec lui.
Quand Harry avait coupé sa communication avec Ron, il en était toujours à réfléchir s'il devait appeler Hermione ou non. A la fin, son anxiété avait gagné sur sa crainte d'agir de façon pathétique. Il avait juste besoin de s'assurer que tout allait bien.
- Draco… appela doucement Harry.
Draco en fondit presque. La voix rauque de Harry lui manquait.
- Est-ce que tu vas bien ? Pourquoi tu n'as pas répondu à ton mobile, s'enquit Harry.
Plus que la peur de se comporter stupidement, il était profondément inquiet pour Draco. Ron avait un peu tranquillisé ses préoccupations mais pas assez pour soulager son cœur.
- La batterie est morte, mentit Draco en reposant sa tête contre l'oreiller moelleux et il soupira.
- Oh. Qu'est-ce qui s'est passé ? Ron m'a dit que Hermione et toi étiez en mission et que ça avait mal tourné mais que vous alliez bien.
Draco déglutit.
- Ouais, c'est vrai.
- C'était quel genre de mission ?
- Ron ne t'a rien dit ? demanda prudemment Draco en retour.
- Il ne sait pas. Ça le fait chier que Hermione ne lui dise rien.
- Et bien… Ce n'était qu'une mission toute bête, dit Draco en avalant avec difficulté.
Hermione le regarda avec sympathie.
- Tu sais… juste quelques sorciers bourrés qui ont foutu le bordel dans un pub moldu. Une vraie pagaille. Les Oubliateurs du QG y sont toujours pour essayer d'arranger ça. Quelqu'un a jeté une bouteille sur moi et elle m'a entaillé l'arcade sourcilière… Mais ça va maintenant ! Comme neuf grâce au merveilleux Guérisseur Elisabeth Pulp, ajouta-t-il précipitamment avec nervosité.
- Vraiment ? fit Harry qui ne semblait pas le croire. C'était juste une dispute de bar ?
- Oui.
- Et tu t'es seulement entaillé le sourcil, déclara Harry comme pour en être certain.
- Oui. Nul besoin de s'inquiéter.
Draco soupira lourdement.
- Quoi ?
- Quoi quoi ? demanda Draco en fronçant les sourcil et il tressaillit sous la douleur.
- Tu soupirais. Tu semblais avoir mal.
- Je suis fatigué. En fait, je suis épuisé, dit Draco. Pourquoi est-ce que tu appelles, Harry ? Il est presque minuit ici. Ce n'est pas… quoi… cinq heures du matin là-bas ? Pourquoi maintenant ?
- Tu es fâché contre moi ? demanda doucement Harry.
Draco fondit une fois de plus. Il ne pouvait rester furieux contre Harry bien longtemps. Il le voulait mais maintenant qu'il était enfin en train de lui parler, toute sa colère semblait s'envoler. En outre, il avait subi trop de stress. Il se sentait fragile et en manque d'attention.
- Bien sûr que je suis en colère, Harry, dit-il, essayant de ne pas avoir l'air trop pathétique. Tu n'as pas tenté une seule fois de me contacter depuis que tu es parti !
Sa plainte aurait dû sonner plus virile mais à la place, elle se verbalisa comme une femme harcelant son époux.
- Je suis désolé. Je… Tu sais, je suppose que Tei Pei ne m'aurait pas défendu de t'appeler…
- Tei Pei ?
- Oui, mon maître Yoda. C'est un moine bouddhiste et un sorcier. C'est un type plutôt intéressant ! Rien qu'à le regarder, on se sent tellement en paix. De toute façon, Sirius m'avait dit d'oublier le monde extérieur et de me concentrer sur ma tâche ici, ce qui signifiait ne pas te contacter ni personne d'autre. Alors… Je suis désolé si j'ai pris ça au pied de la lettre. Mais…
- C'est bon, fit Draco malgré lui.
Il voulait dire à Harry d'aller se faire voir, mais il se contenta de hausser les épaules.
- Je comprends. Tu es là-bas pour te guérir.
- C'est vrai. Mais… Tu… Tu me manques vraiment. Plus que je ne le pensais. Plus que je n'aurai pu l'imaginer, lâcha Harry dans un souffle.
Le cœur de Draco manqua un battement. Il regarda Hermione et lui demanda silencieusement de quitter la pièce pour être seul un moment. Elle parut saisir l'idée quand elle vit comme Draco était devenu rouge tout à coup. Elle gloussa en sortant de la chambre et Draco roula des yeux.
- Est-ce qu'on est ridiculement romantique maintenant, Potter ? se moqua Draco.
Mais si Harry avait été là, il aurait vu que la moquerie n'atteignait pas ses yeux.
- Ne tourne pas ça à la plaisanterie, Malfoy. Tu sais comme c'est dur pour moi de dire ces choses-là, rétorqua Harry, un peu agacé.
- Je sais, répondit Draco avec un autre soupir. Tu me manques aussi. Plus que toi, tu ne peux l'imaginer. Comment as-tu pu m'appeler ? Je croyais que tu étais dans un endroit isolé, loin de la civilisation.
- C'est le cas. Il n'y a pas de lignes téléphoniques ici. Mais Tei Pei est un sorcier foutument génial. Il possède un téléphone enchanté ! Cependant, il reste déconnecté la plupart du temps. Il m'a laissé l'utiliser parce que je lui ai dit que c'était une urgence.
Draco se figea.
- Vraiment ? Harry… Pourquoi tu as soudain décidé de m'appeler ?
- J'ai fait un rêve… En fait, c'était un horrible cauchemar… à propos de toi, dit Harry avec difficulté.
- De quoi as-tu rêvé exactement ? questionna Draco dans un souffle.
Il avait du mal à tenir le téléphone parce que ses mains commençaient à trembler. Harry soupira.
- J'ai rêvé que ton appartement avait explosé et que tu avais été méchamment blessé. Tu étais couvert de sang et il y avait cet homme qui te lançait l'Avada Kedavra. J'ai paniqué. Je ne pouvais rien faire pour t'aider. Puis je me suis réveillé et j'étais très stressé.
Harry eut un petit rire.
- Je me sens stupide maintenant. Sirius m'avait averti que j'avais probablement une réaction excessive… Mais je devais t'appeler pour m'assurer que tu allais bien. J'étais vraiment inquiet.
Les yeux de Draco se remplirent de larmes à nouveau. Harry avait rêvé de ce qui lui était arrivé et il avait été si inquiet qu'il ne s'était pas reposé jusqu'à ce qu'il puisse finalement lui parler. Le blond était touché. C'était plus que ça. Son amour était en train de déborder.
- Merci, Harry, dit-il après avoir recouvré sa voix.
- Est-ce que tu pleures ? demanda Harry, surpris.
- Non ! Bien sûr que non ! s'exclama Draco, en essuyant ses larmes et tentant de ne pas avoir l'air d'une fille.
- Tu vas vraiment bien ? Tu me dis la vérité à propos de cette dispute de bar ? C'est tout ce qui s'est passé ? insista Harry.
Une alarme sifflait sans cesse dans sa tête. D'une manière ou d'une autre, il savait que Draco lui cachait quelque chose.
- Je vais bien, Harry, l'assura Draco d'une faible voix.
- Tu sais… Si tu veux que je… Je peux partir d'ici à l'instant, proposa Harry, faisant trembler Draco encore plus. S'il y a quelque chose qui ne va pas… Dis-le-moi simplement. Je serai là en deux ou trois jours.
Draco maudit Harry de le tenter comme ça. C'était évident qu'il voulait qu'il revienne dès que possible. Son côté quémandeur et égoïste voulait dire à Harry qu'il avait besoin de câlins, que tout était terrible et qu'il avait besoin de Harry à ses côtés plus que jamais. S'il lui disait à ce qui s'était réellement passé, il était certain que Harry quitterait le Tibet sur le champ.
Mais Draco ne pouvait pas faire ça. Premièrement parce que Harry n'était pas au Tibet en vacances mais pour se guérir. Deuxièmement parce que Draco ne voulait pas jouer les damoiselles en détresse. Il était capable de faire face seul ou alors il essayait de s'en convaincre. Il ne pouvait pas simplement compter sur Harry tout le temps.
- Je vais bien, dit-il à Harry.
En lui, son cœur lui criait de ne pas se montrer si stupidement altruiste.
- Et toi ? Tu fais des progrès ?
- Oui, un peu. Pas autant que je le voudrais, répondit Harry plutôt mélancolique. Mais Tei Pei dit que je fais ça bien. Il est pire que Dumbledore, tu sais ? C'est impossible d'obtenir quoi que se soit de lui. Il est assez mystérieux. Mais je profite de mon séjour ici. C'est magnifique. J'aimerais que tu sois là.
- J'aimerais être là-bas avec toi aussi. Tu sais quand tu vas rentrer ? demanda Draco avec espoir.
- Non… répondit Harry d'un air abattu. Sirius m'a dit que ça pourrait prendre une année pour –
Draco en sauta presque de son lit.
- Une année ?
- Oui. Mais j'essaie aussi fort que je peux d'élucider ce qui se passe en moi. J'espère que ça ne prendra pas aussi longtemps. Est-ce que tu vas m'attendre ?
- Je ne sais pas… répondit Draco en faisant la moue.
- Oh, vraiment ?
Harry n'aimait pas ça.
- Tu as rompu avec Bill correctement ?
Draco sourit.
- Non. Et maintenant que je sais que tu ne seras pas de retour avant une année…
- Ha. Ha.
Harry agrippa le fil entortillé du téléphone.
- Ne plaisante pas avec ça.
- Oh, mais c'est drôle ! J'aime t'agacer. C'est ma revanche parce que tu ne m'as pas appelé jusqu'à maintenant, gloussa Draco et après quelques secondes, il entendit rire Harry aussi.
- Je suis désolé. J'essaierai d'inventer une urgence chaque semaine, comme ça, Tei Pei me permettra d'utiliser son téléphone.
Draco rit encore plus.
- Et je te promets de rompre avec Bill une fois que tu auras fait ça.
- Sérieusement. C'en est terminé avec lui ?
Harry semblait anxieux.
- Oui, confirma Draco légèrement empourpré tandis qu'il se rappelait la façon dont il avait presque laissé Bill le séduire. Je suis célibataire maintenant.
- Non, tu ne l'es pas ! Tu m'as, maintenant, même si je suis à des kilomètres en ce moment…
- Alors, tu es mon petit ami, Monsieur Je-suis-un-Hétéro ?
Harry rit.
- Je suppose que oui.
Il y eut une pause puis Harry dit timidement :
- Draco, je t'aime. Et j'en suis joliment sûr maintenant. Me trouver loin de toi est vraiment difficile.
Draco sentit son cœur se gonfler de bonheur.
- Je t'aime aussi.
Les mots de Harry venaient de lui donner la force dont il avait besoin pour continuer son combat.
A suivre…
NDT :
1) l'expression « à la Draco Malfoy » est en français dans le texte.
Merci d'avoir lu jusque-là. Alors, si ça vous a plu, laissez un petit mot et si ça ne vous a pas plu, dites-le aussi ! LOL
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Bisous.
Falyla
