Auteure: Blanche Malfoy
Titre: Love me, Love me not.
Traductrice: Falyla
Rating: R
Paring: Draco/Harry Draco/Bill
Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.
Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.
Petite note de la traductrice : Je sais que je vous ai fait un peu attendre pour ce chapitre mais je fais partie maintenant du groupe de traduction du fanzine Le Troisième Œil (inscrivez-vous au forum, lien dans ma bio) et cette nouvelle fonction engendre pas mal de travail supplémentaire, comme dénicher des nouvelles histoires, les traduire à vitesse grand V parce que la date du bouclement approche… Ce genre de choses, quoi.
Une deuxième chose à annoncer et pas des moindres ! J'ai atteint plus de 1000 reviews, grâce à votre soutien et votre fidélité à cette fic. Angel's heaven a posté la 1000ème, je lui envoie plein de bisous et un feu d'artifice virtuel. Merci de tout cœur à vous toutes et tous (s'il y en a).
Voilà, on approche de la fin de cette fic, il reste encore un chapitre et l'épilogue.
Bonne lecture.
Chapitre 46/48. Négociations.
Il régnait, dans la noble et très ancienne maison des Black, maintenant celle de Harry, la plus vive agitation.
Tandis que Severus expliquait la vérité sur Draco, Bellatrix et Lucius à un Harry très en colère, Sirius avait une discussion plutôt chaude avec le portrait de sa mère dans le corridor. Entre les hurlements de madame Black « Pourquoi t'es pas mort, pourriture ? » et ceux de Harry « Il m'a menti, le petit salaud Et vous ! Je n'aurais jamais dû vous faire confiance ! », Severus sentait venir une très méchante migraine. Il savait seulement que c'était devenu pire au moment où il avait abordé le sujet de Johnson Smear et son passé en tant qu'amant abusif de Draco.
Severus était inquiet pour Draco. Il se sentait suffisamment coupable d'avoir laisser Draco seul face à Lucius sans que Harry le lui rappelle toutes les deux secondes. Mais qu'était-il supposé faire ? Il savait combien c'était important pour Draco de s'occuper de ce problème particulier par lui-même. Il avait essayé d'expliquer ça à ce morveux de Gryffondor mais est-ce qu'il l'écoutait ? Non.
Le discours enragé de Harry lui portait sur les nerfs. Ceci, en plus de la dispute entre madame Black et Sirius, allait bientôt le rendre complètement dingue.
- Sirius ! s'écria Severus. Tu veux bien faire taire ce fichu portrait, s'il te plait ?
- Je ne sais pas comment ! lui répondit Sirius sur le même ton. Pourquoi tu ne viendrais pas m'aider ? Tu penses que ça m'amuse d'entendre cette vieille mégère ? Je sais bien que c'est mon côté masochiste qui m'a fait t'épouser mais écouter ma mère hurler dans mes oreilles est bien pire que d'avoir à te supporter lorsque tu es de très mauvaise humeur !
Severus grogna quelque chose. Madame Black se plaignait à propos de ce qu'elle avait fait pour mériter un fils si ingrat, qui en plus de tout le reste, était un foutu pédé.
Harry, qui faisait nerveusement les cents pas dans le salon depuis que Severus avait commencé à lui expliquer la situation, courut jusqu'au portrait de madame Black, pointa sa baguette vers elle et lui lança le sort que Draco lui avait appris. En quelques secondes, madame Black sombra dans un profond sommeil et la maison redevint silencieuse.
Mais cette trêve ne dura pas longtemps. Harry revint dans le salon et reprit son discours enflammé sur l'imprudence de Draco et le manque de couilles de Severus.
- Pourquoi vous l'avez laissé aller au Manoir Malfoy si vous saviez que les intentions de Lucius n'étaient pas bonnes ? demanda Harry pour la dixième fois.
Severus envisagea vraiment la possibilité de lui jeter un sortilège.
- Je vous l'ai déjà expliqué, Potter. Je ne m'en donnerai plus la peine désormais.
- Oh, oui, vous allez vous en donner la peine, espèce de bâtard ! l'attaqua Harry, sans s'émouvoir du regard meurtrier que lui adressait Severus. Vous auriez dû l'en empêcher ! Vous auriez dû au moins le suivre !
- Visiblement, vous ne connaissez pas grand-chose de la fierté des Serpentard, rétorqua Severus. Draco ne voulait pas que j'y aille, Potter. Il voulait se charger de Lucius tout seul. Mais vous, allez-y et essayez d'arrêter un Serpentard !
- Et bien, vous en êtes un. Vous auriez dû le faire ! Et pis, tout ça, c'est des conneries ! C'est juste que vous ne vouliez pas vous impliquer. Vous l'avez laissé tomber !
- Oh, je vous en prie ! Ne venez pas prétendre que je ne suis pas impliqué ! C'est moi qui ai délivré Draco de sa vie misérable ! Je l'ai sauvé ! Vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'il a traversé, de ce qu'il a enduré par le passé.
- Mais de quoi vous parlez ? Qu'est-ce qui lui est arrivé de si horrible dans son passé ?
Severus se rassit dans le canapé et soupira avec lassitude. Devait-il tout dire à Harry ? Le jeune homme semblait impatient d'en savoir plus, ce qui signifiait qu'il y avait déjà réfléchi. Severus savait que Draco voulait être celui qui parlerait de Smear à Harry. Mais Draco n'était pas là. C'était important que Harry sache l'entière vérité. Ça mettrait durement à l'épreuve son amour pour Draco mais c'était nécessaire d'en passer par là.
Sans plus tergiverser, Severus jeta le journal de la veille vers Harry. Tandis que Harry parcourait rapidement l'article, Severus prépara ses oreilles à supporter encore plus de cris mais il fut surpris de ne rien entendre.
- Qu'est-ce que c'est, Harry ? demanda Sirius avec inquiétude.
Severus dévisagea Harry et son cœur s'adoucit un peu. Ce n'était pas la première fois de sa vie qu'il ressentait de la sympathie pour le jeune homme. Le Harry au tempérament bouillant qui était entré en crachant des paroles vengeresses devint mortellement silencieux. Ses joues, qui arboraient une teinte rouge vif seulement quelques instants auparavant, étaient maintenant très pâles.
Severus ne pouvait qu'imaginer les sentiments du garçon. Harry devait probablement être dans un terrible état de confusion et se sentir trahi. Severus espérait seulement que son amour était assez fort pour dépasser ça parce que Draco avait besoin de tout l'amour qu'il pouvait obtenir. Et si Harry était incapable de le voir alors il ne méritait pas Draco.
- Harry ? l'appela Sirius, avec appréhension, debout à côté de son filleul et lisant le journal par-dessus son épaule.
Ses yeux s'écarquillèrent.
- C'est quoi ce b… ! Mais de quoi ils parlent ? s'exclama-t-il. Severus !
Sirius regarda vers son mari à la recherche d'une explication raisonnable.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Draco était un… ?
Severus soupira.
- Un prostitué ? Oui, pendant une courte période.
Harry devint plus pâle encore. Severus avait l'impression qu'il était sur le point de vomir. Sirius en eut le souffle coupé.
- L'article ne raconte que des mensonges sur ce qui lui est arrivé, cependant, poursuivit Severus. Potter, vous devez comprendre que… Potter !
Severus avait crié pour le réveiller.
- Vous m'entendez ? L'article de Charles Hargen n'est qu'une chronique de merde ! Draco ne s'est pas vendu parce qu'il le voulait. Son ex-petit ami l'a forcé. Johnson Smear, celui qui s'est attaqué à lui récemment, était très charmant au début de leur relation et il a été capable d'attirer Draco dans sa toile avec ses beaux discours. En ce temps-là, Draco traversait une phase assez rude. Le monde magique lui avait tourné le dos parce qu'il était un Malfoy. Il ne pouvait pas retourner chez ses parents, pas qu'il le voulait mais parce qu'ils n'acceptaient pas son homosexualité. Et le monde moldu lui était étranger. Draco a été éduqué pour mépriser les Moldus. Il ne savait rien d'eux. Alors Draco a pensé que Smear était son sauveur. Malheureusement, Smear lui a réellement montré à quoi pouvait ressembler l'enfer.
Severus attendit un commentaire mais Harry resta muet. C'était comme si sa vie lui avait été aspirée de l'intérieur. Ni Severus, ni Sirius n'aurait rien pu faire le réconforter. Sirius fit une tentative mais Harry se contenta se secouer la tête pour signifier clairement son refus.
- Continuez, dit finalement Harry d'une voix basse et rauque.
Severus admira son courage.
- Draco était trop jeune à cette époque. Il était terrifié, seul et désespéré. Puis Smear est arrivé et lui a promis le monde. Il n'a tout gobé que parce qu'il était impatient de sentir la chaleur et la tendresse d'un autre être humain. Mais il n'était pas stupide. Bientôt, il a réalisé que Smear n'était pas un type bien. Il a essayé de partir et c'est là que les problèmes ont commencé. Smear est devenu violent et abusif. Draco est devenu son prisonnier et il l'a forcé à se vendre pour quelques uns de ses riches clients. Vous voyez, Smear tient un bordel dans l'Allée des Embrumes. Draco était sa plus précieuse marchandise.
Harry se sentit nauséeux. Il voulait dire à Severus d'arrêter de parler parce qu'il ne voulait pas en entendre plus. Mais sa bouche demeura scellée. Il savait qu'il devait écouter toute l'histoire, peu importait combien c'était douloureux. Alors, il laissa Severus poursuivre.
- Draco ne se donna pas si facilement. Il lutta autant qu'il put. Smear commença à le droguer pour le rendre plus obéissant.
Ces mots déchirèrent le cœur de Harry en deux, sa respiration devint laborieuse.
- Severus… C'est assez, fit Sirius, inquiet de la pâleur de son filleul.
- Non, répliqua Harry sans savoir d'où lui venait la force de dire ça. J'ai besoin de tout savoir.
- Je crois vraiment que nous en avons assez entendu, Harry, rétorqua Sirius. Qu'est-ce que tu veux de plus ? Des détails ?
- Non, bien sûr que non ! Mais je sais qu'il y a plus. N'est-ce pas ?
Harry posa des yeux tellement perçants sur Severus que celui-ci en frémit presque.
- En effet, admit Severus, en évitant les yeux de Harry.
Ce qu'il avait à dire maintenant exigeait beaucoup trop de lui. Il avait aussi besoin de se préparer à la possibilité d'être attaqué par Harry. Le jeune homme aux cheveux noirs serait certainement furieux contre lui d'avoir permis à Draco de rencontrer Lucius seul à seul alors qu'il savait que Lucius était responsables de ces atroces actes de violence.
- Je suis le point de vous dire ce qui blessait le plus Draco. Il a découvert plus tard que c'étaient ses parents qui avaient payé Smear pour le violer à répétition afin de le guérir de sa maladie. Ils pensaient de façon certaine que Draco reviendrait au Manor après avoir expérimenté une chose pareille. Mais c'est le contraire qui est arrivé. Draco a juré de ne plus jamais les revoir.
Severus eut un rire creux.
- Comme j'ai haï Lucius quand j'ai su ça. Je ne le pensais pas capable de faire quelque chose comme ça à son propre fils… Draco était détruit quand je suis venu à son secours. J'ai cru que jamais il ne pourrait surmonter la douleur et l'humiliation que Smear lui avait fait subir. Mais Draco est fort. Il s'est arrangé pour se guérir lui-même bien plus rapidement que je ne m'y attendais. Je l'ai laissé avec les Weasley pendant un moment. Il allait mieux jour après jour. Il s'est même découvert une carrière. Je suis très fier de mon filleul, Potter. Et si vous le blessez plus encore, je vous ferai souffrir.
Les dernières paroles de Severus étaient pleines d'émotion et de menaces. Si Harry osait dire du mal de lui ou même le penser, Severus défendrait son filleul comme s'il était de sa chair et de son sang. Mais son expression dure s'adoucit une fois de plus quand il vit les larmes silencieuses qui coulaient sur les joues de Harry.
Harry semblait dévasté mais Severus remarqua que ses yeux flamboyaient dangereusement. Il se prépara pour l'explosion qui ne manquerait pas de suivre. Il ne se trompait pas.
- VOUS ! COMMENT VOUS AVEZ PU ? Alors que vous saviez que ce que Lucius avait fait à son propre fils ! Comment vous avez pu laisser Draco lui faire face tout seul ? hurla Harry, en sautant à la gorge de Severus.
Sirius le retint promptement. Bien qu'il comprît la douleur de Harry, Severus était son mari. Mais lui, il se réservait le plaisir de le torturer plus tard.
- LÂCHE-MOI, SIRIUS !
Harry luttait pour se libérer de la poigne ferme de Sirius mais en vain.
- Je ne peux pas croire que tu sois de son côté !
- Je ne suis pas de son côté. Mais, s'il te plait, calme-toi ! Tu n'aideras pas Draco comme ça ! Tu as besoin de te ressaisir ! ajouta Sirius en tentant de l'apaiser. Severus s'est trompé mais il a vraiment essayé d'arrêter Draco ! Tu l'as entendu. Draco était déterminé à y aller, peu importe comment.
Les yeux de Harry brillaient de fureur. Il leur jeta un regard noir à tous les deux.
- D'accord. Je sais combien cet imbécile peut se montrer borné.
Severus voulut ajouter un commentaire tel que « Mais regardez qui parle » mais il décida de s'abstenir. Harry avait atteint sa limite. Une malheureuse phrase de trop pouvait lui faire perdre le contrôle de ses pouvoirs magiques.
- Mais je continue de penser que vous êtes en tort, conclut Harry en faisant un énorme effort pour réprimer sa colère.
Severus le savait très bien. Il savait qu'il avait fait défaut à Draco. Il méritait toute la fureur de Harry et bien plus. La seule excuse qu'il pouvait donner était qu'il n'avait encore rien fait parce que Sirius lui avait demandé d'attendre leur retour. Pas que Severus eût besoin de leur aide. Il pensait juste que c'était la bonne chose à faire puisque ni Sirius, ni Harry ne savait exactement ce qui se passait dans la vie de Draco.
- Amenez-moi au Manoir, ordonna Harry.
- Je le ferai. Mais Potter… Il y a une chose que je dois savoir.
- Quoi ? grogna Harry.
- Vous aimez Draco ?
La question prit Harry par surprise et le troubla un instant.
- Pourquoi vous… ?
- Vous l'aimez ? insista Severus.
La réponse à cette question était très importante. Harry déglutit.
- Oui.
- Même maintenant que vous savez tout de Smear et du reste ?
Harry acquiesça sans frémir.
- Ce n'était pas sa faute, non ? Une bonne chose que Smear soit mort. Autrement, je l'aurais eu à le tuer moi-même.
Severus le crut.
- Je demandais simplement parce que Draco a assez souffert.
- Snape, Draco et moi avons un passé compliqué alors je ne peux pas vous promettre que je ne le ferai jamais souffrir. Il m'a blessé en ne me faisant pas assez confiance pour me dire ce qui lui était arrivé…
- Vous ne comprenez pas, Potter ! Vous ne voyez pas comme ça a été difficile pour lui de vous cacher un tel secret ? Il…
- Je m'en fous ! l'interrompit Harry. C'est entre Draco et moi. Ce qui compte maintenant, c'est de découvrir ce que Lucius a fait de lui. Le reste peut attendre.
Severus était d'accord malgré lui. Même s'il n'aimait pas recevoir des ordres de Potter.
- D'accord. Je vais vous amener au Manoir. Je vous accompagnerai.
- Je n'ai pas besoin qu'on m'accompagne. Je peux m'occuper de Lucius Malfoy les yeux fermés.
Severus fit une grimace.
- Draco et vous, vous êtes faits pour vous entendre… Vous êtes tous les deux têtus et crétins…
- Harry, nous allons avec toi, fit Sirius, résolu. C'est réglé. Alors, on y va, les gars ! Il y a un sauvetage qui nous attend.
- Toi, tu restes, Sirius, dirent d'une seule et même voix Harry et Severus.
Sirius les dévisagea, incrédule.
- Vous rigolez ?
- Personne ne sait que tu es en vie, tête de nœud ! s'exclama Severus. On ne s'était pas mis d'accord pour garder ça secret ? Tu sais qu'il y a encore des tas de gens dehors qui adoreraient te tuer.
- Je ne laisserai pas mon filleul affronter ça seul ! Je ne suis pas comme toi ! attaqua Sirius.
Severus grogna.
- Tu es tellement… Est-ce que tu as oublié ce que c'est ton insouciance dans le passé qui t'a fait tomber à travers le voile ? Tu n'as pas aidé Potter alors ! Tu l'as seulement brisé de chagrin ! Quand vas-tu apprendre, Sirius ? Et je ne dis pas ça pour te faire de la peine mais parce que je ne veux pas te perdre encore une fois.
Ses yeux de Sirius clignotèrent. Il s'approcha de son mari et l'étreignit fortement.
- Severus… Je t'aime aussi, vieille chauve-souris.
D'un côté, Severus se sentait mal à l'aise de faire étalage d'une scène si pathétique devant Harry mais d'un autre côté, Sirius lui avait trop manqué pour se soucier de ce que le morveux pensait. C'était la première fois que Sirius le touchait depuis son retour.
Loin de penser que cette scène était pathétique, Harry en était profondément touché. Et Draco lui manqua encore plus.
- Sirius, tu peux venir si tu veux.
Severus lui lança un regard noir.
- Mais toi et Snape, vous m'attendrez hors du Manoir.
- Vous agissez exactement comme Draco, fit remarquer Severus avec une grimace.
Harry eut la force de sourire.
- Je suppose que c'est pour ça nous sommes des âmes sœurs.
Severus lui retourna son sourire.
- Okay, Potter. Allons secourir votre Dame.
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Harry s'attendait à trouver de nombreux sortilèges de sécurité autour du Manoir Malfoy mais étonnamment il n'en découvrit aucun. Tout l'endroit semblait désert, à l'exception d'une elfe de maison appelée Trinity qui ne paraissait pas remarquer du tout la présence de Harry. Trinity avait suffisamment peur de Hermione Granger et de son discours sur le SALE.
Harry avait été très surpris de la voir là. Snape n'avait averti personne pour Draco.
- Hermione ! l'appela Harry.
Hermione se retourna et sourit largement quand elle vit son ami.
- Harry !
Elle courut vers lui et lui donna une brève mais chaleureuse accolade.
- Tu nous as tellement manqué ! Quand es-tu arrivé ?
- Ce matin, après une longue journée de trajet. Je ne m'attendais pas à te rencontrer ici. Alors, tu sais déjà…
- Non, elle ne sait pas… l'interrompit Lucius, du haut de l'escalier de marbre en spirale. Je l'ai invitée ici pour discuter de quelque chose concernant Draco. Elle ne sait pas que je le tiens en ma possession.
Harry serra les poings. Il n'avait qu'une envie, il voulait pointer sa baguette sur Lucius et lui jeter une malédiction qui durerait jusqu'au siècle suivant. Toute la rage qu'il avait ressentie lorsqu'il avait entendu ce que ce monstre avait fait à Draco fut multipliée par cent. Mais avant d'écraser Lucius de la manière dont il voulait le faire, il avait besoin de découvrir où était enfermé Draco.
- Hermione, ce monstre a enlevé Draco ! siffla Harry entre ses dents. Et je suis ici pour le ramener !
Lucius ricana.
- En fait, je suis très content de te voir, Potter. Ou devrais-je t'appeler beau-fils ? Tu ne viens pas donner l'accolade à ton nouveau Papa ?
- Seulement pour te poignarder dans le dos, grogna Harry.
- Ah ! Tu parles déjà comme un Malfoy ! Je suis touché, rétorqua Lucius d'un air moqueur.
- Arrête tes conneries, Malfoy ! Où est Draco ?
- Il est dans sa chambre et il dit qu'il ne veut pas sortir, fit Hermione à la surprise de Lucius et de Harry. Il fait le con pour changer…
- Comment le savez-vous ? lui demanda Lucius.
- Contrairement à ce que vous croyez, Monsieur, je sais très bien ce qui se passe. Draco m'a téléphoné pour me dire qu'il ne se montrerait pas au travail parce qu'il était gardé captif dans la maison de ses parents. Je peux dire aussi qu'il était drogué. Sa voix semblait trop lente à mon goût. Bien sûr, il a un considérable entraînement d'Auror, il sait comment lutter contre les effets de la drogue et s'échapper de sa prison dorée. Mais étonnamment, il ne veut pas. Il dit qu'il a besoin de rester et de comprendre quels sont vos plans.
- Il t'a appelé ? Il a dit autre chose ? demanda Harry anxieusement.
- Et bien…
- Balivernes ! Comment aurait-il pu vous appeler ? Je lui ai confisqué sa baguette ! s'exclama Lucius.
- Vous avez oublié de lui confisquer son téléphone portable, répliqua Hermione, triomphalement. Vous savez, ce petit appareil moldu… Oh, attendez. Vous ne savez pas. Vous étiez en prison. Mais ce n'est pas seulement ça, vous ne vous êtes jamais vraiment préoccupé de ce qui concernait les Moldus, non ? C'est bien pour nous. Grâce à votre ignorance, Draco a pu me contacter sans utiliser la magie ! Vous parlez d'une ironie !
Harry sourit. Il ne s'était jamais senti aussi fier de son attitude impudente comme maintenant. Lucius, quant à lui, semblait plutôt emmerdé.
L'aîné des Malfoy se renfrogna.
- Ne sois pas si sûre de toi, sang-de-bourbe. J'ai encore l'avantage. Draco est en ma possession, n'oublie pas ça.
- Et vous, n'oubliez pas que vous êtes toujours surveillé. Vous avez pu acheter votre ticket de sortie d'Azkaban mais il y a encore des gens au Ministère qui croient réellement en la justice et qui n'attendent que l'instant de remettre la main sur vous. Si j'étais vous, je serait très prudent, dit-elle sans vaciller.
Harry avait envie de l'embrasser.
- Pourquoi m'avez-vous invitée ici ?
- En fait, tu es mon second choix. Je t'ai seulement appelée ici parce que Potter semblait hors d'atteinte. J'avais besoin de toi pour lui faire passer un message. Mais maintenant, il est là alors je n'ai plus besoin de toi. Tu ignores comme c'est douloureux pour moi de savoir que ta présence ici salit ces murs.
- C'est ta famille qui a sali ces murs, pas elle ! s'écria Harry furieusement, en pointant sa baguette sur Lucius. Maintenant, amène-moi vers Draco !
- Pourquoi ? Tu as entendu ton amie sang-de-bourbe. Draco souhaite rester, dit Lucius avec un déplaisant sourire.
- Je m'en fous ! Je l'emmène avec moi. N'essaie pas de m'arrêter ou tu goûteras à ma colère, le menaça Harry.
- Que voilà des paroles enflammées. Tu es prêt à me tuer pour mon fils ? Tu l'aimes tant que ça ? s'enquit Lucius.
- Oui ! répondit Harry sans hésiter.
- Oh, mais alors, tu seras jeté en prison, fit remarquer Lucius.
- Je témoignerai de ses actes, intervint tranquillement Hermione. Je dirai au tribunal que c'était de la légitime défense.
- Humm…
Lucius caressa pensivement l'extrémité de sa canne.
- En effet. Mais j'ai déjà mis en route une campagne de diffamation contre Potter et Draco. J'ai vu le sondage d'opinion de la Gazette du Sorcier, les gens sont tout à fait contre leur relation. Plus encore, ils pensent que Draco essaie de prendre ma place afin de contrôler mon empire, ce qui signifie que Harry Potter sera aussi impliqué dans cet horrible schéma. Si tu me tues, tes amis pourront t'aider à t'absoudre mais le public sera contre toi. Tu seras traité comme un criminel. Ce qui est amusant avec les gens, c'est qu'ils ont la mémoire courte. On croit qu'ils sont reconnaissants à jamais envers le héros qui a vaincu le Seigneur des Ténèbres mais une fois la prospérité revenue, les gens ont tendance à occulter les mauvaises choses du passé. Ils agissent comme si rien n'était arrivé. Les gens sont avec toi, Potter mais ils ne t'appuieront pas facilement cette fois, pas même en tuant un criminel comme moi.
Lucius s'interrompit pour savourer l'effet de ses paroles sur eux.
- Qu'est-ce que tu veux ? demanda Harry entre ses dents.
- Comme ton amie l'a dit, il y a encore des gens contre moi au Ministère. Ceux qui sont de mon côté hésitent à annuler ma sentence complètement. Je veux ma liberté et je veux que mon nom soit lavé.
Harry fronça les sourcils.
- Et alors ? Qu'est-ce que ça a à voir avec moi ?
- Je veux que tu m'aides avec le Wizengamot. Use de ton influence pour me faire libérer plus rapidement.
- Quoi ? Pas question !
Harry en rit presque comme un dément. Est-ce que Lucius croyait vraiment qu'il était capable de faire quelque chose comme ça avec le Wizengamot ? Et même si ça avait été le cas, il ne l'aurait jamais fait.
- Pas même pour l'amour de Draco ? questionna Lucius, jouant les avocats du diable. Je suis déçu. Je pensais que tu aimais mon fils.
- C'est vrai ! Mais…
- Tu choisis plutôt ce qui est bien, ce qui est juste, le coupa Lucius en ricanant. C'est très honorable de ta part, Potter. Tu sacrifierais ton amour pour le bien de la nation. C'est très poétique. J'en ai la larme à l'œil.
Harry crispa ses poings. Jeter un sort à Lucius n'était pas suffisant pour lui. Il avait besoin d'utiliser la force physique, rien qu'une fois.
- Je ne connais pas les gens du Wizengamot, grogna Harry. Je n'ai aucune influence sur qui que se soit au Ministère.
- Très bien alors.
Lucius se redressa en se levant.
- Draco reste. Pour être honnête, quelle qu'eût été ta réponse, j'étais gagnant, Potter. Je veux recouvrer ma liberté. Mais avoir à nouveau Draco à mes côtés est aussi une récompense. C'était quelque chose que j'attendais avec impatience lorsque j'étais incarcéré. J'ai été trop clément avec lui avant.
Harry eut le souffle coupé en entendant un mensonge si absurde. Lucius se contenta de sourire tandis qu'il poursuivait :
- Lorsque j'étais en prison, je n'ai cessé de penser qu'une personne aussi têtue que Draco avait besoin d'être tenu avec une laisse très solide. J'en ai conclu qu'il avait besoin qu'on lui altère ses souvenirs. Je n'ai pas encore essayé. Peut-être que je ne pourrai pas le guérir de son homosexualité mais je pourrai le faire t'oublier, toi.
- Espèce de salopard dégueulasse ! s'écria Harry, furieux. Tu peux faire ce que tu veux de ma foutue réputation ! Je m'en tape ! Mais je ramène Draco avec moi, aujourd'hui. Essaie de m'arrêter si tu peux ! Je n'attends qu'une chose, c'est de te casser la gueule !
Les yeux verts étincelèrent d'une rage qui fit frémir Lucius.
- Je ne te tuerai pas, mais je te torturerai assez pour que tu souhaites mourir, le menaça Harry.
Lucius agrippa la tête de sa canne d'une main tremblante.
- Si j'étais vous, je laisserai Draco partir sans plus de cérémonie, suggéra Hermione. Parce que si Harry perd son sang-froid, personne ne pourra l'arrêter…
- Draco souhaite rester, répéta Lucius.
- J'en doute, répliqua Harry.
- Tout ce que tu as à faire, c'est de m'aider, Potter. Ensuite, Draco sera à nouveau à toi et je vous laisserai tranquilles tous les deux.
- Ou…
Harry pointa sa baguette sur Lucius sans vaciller.
- Je pourrais simplement te stupéfixer, t'amener au Ministère et t'accuser d'enlèvement sur ton fils et de menaces non seulement sur un civil mais aussi sur un membre du Quartier Général des Aurors.
Lucius serra le pommeau de sa canne un peu plus fort.
- Alors, si les choses doivent se dérouler ainsi…
- Oui. C'est exactement comme ça que les choses vont se dérouler, grogna Harry.
- Et tu te fiches que quelque chose arrive à Draco… souligna vicieusement Lucius.
- Si tu lui as fait quoi que se soit, je jure que je te tuerai sans pitié ! aboya Harry, très en colère. Tu as le choix. Laisse tomber et j'épargne ta vie. Mais je ne serai pas si indulgent si tu continues d'utiliser ton propre fils comme bouclier.
Lucius eut un sourire grimaçant.
- Très bien, Potter. Tu ne me donnes pas d'autre choix que de faire quelque chose que j'aurai dû accomplir depuis longtemps.
D'un rapide mouvement, Lucius sortit sa baguette de sa canne et jeta un sort en direction de Harry. Bien que Harry ne fût pas en condition, il fut capable de le dévier une seconde avant qu'il ne le frappe. Hermione s'abrita derrière un large pilier grec, tandis que Harry allait se cacher derrière celui qui lui était opposé.
L'entrée du hall du Manoir Malfoy devint un champ de bataille. Les sortilèges volaient dans tous les sens et n'épargnaient rien sur leur chemin. Lucius ne paraissait pas s'inquiéter des conséquences de ses actes. Il était trop aveuglé par la haine et n'avait qu'un envie, en finir avec Harry.
- Draco sera si heureux de découvrir que tu ne l'aimes pas du tout, Potter, cria Lucius, en jetant un sortilège vers Harry.
Le rayon de lumière frappa le mur près de la porte d'entrée et y fit un grand trou.
- Ça n'a rien à voir avec mon amour pour Draco, salopard ! Je l'aime vraiment ! Et je me battrai pour lui jusqu'à mon dernier souffle ! lui répondit Harry sur le même ton.
Il lui lança un maléfice qui atteignit un grand portrait suspendu en haut de l'escalier de marbre. Le vieil homme qui y figurait se précipita dans un autre tableau en hurlant.
L'arrivée de Sirius et de Severus fit tituber Lucius un instant.
- C'est quoi ça ? Un fantôme ? demanda-t-il avec un froncement de sourcil.
Sirius sourit sèchement.
- En effet. Je suis revenu d'entre les morts pour te hanter !
Severus poussa Sirius sur le côté avant qu'il soit touché par l'incantation de Lucius. Harry grogna quelque chose. Severus lui adressa une grimace renfrognée.
- Quoi ? Comment étais-je supposé le garder éloigné ? demanda Severus.
- Et bien, vous auriez dû ! Hermione et moi avons les choses sous contrôle ici ! dit Harry.
Severus jeta un œil autour de lui et ricana.
- Oui, je peux voir ça. Vous avez tellement les choses en main que la maison a été détruite.
Harry pensa à répliquer mais le cri de Hermione détourna son attention.
- Hermione ! hurla-t-il. Tu as été blessée ?
- Ça va ! le rassura-t-elle de l'autre côté du hall. Juste une égratignure. Une sacrée égratignure…
- Merde ! soupira Harry. Nous sommes quatre contre un et nous n'arrivons pas à le descendre !
- C'est ça. Et il y aussi le fait que vous êtes le Grand Harry Potter, se moqua Severus. Penser que vous êtes celui qui a battu Lord Voldemort…
Harry grimaça. Il savait assez qu'il n'était pas en forme sans que les gens le lui rappellent.
- Je propose que nous l'attaquions tous une fois pour toutes, suggéra Sirius, les yeux remplis d'excitation.
Severus et Harry le dévisagèrent avec un froncement de sourcil.
- Quoi ? demanda Sirius, agacé par leur expression.
- Tu es sans espoir, Sirius, dit Severus.
Sirius se contenta de hausser les épaules.
- Très bien, Potter ! Voilà ce que je vais faire ! hurla tout à coup Lucius. Je vais m'enfuir et j'emmènerai Draco avec moi. Tu ne le verras plus jamais. Alors ? Tu refuses toujours de m'aider ?
- Tu n'iras nulle part ! beugla Harry.
- Très bien ! Tes désirs sont des ordres. Je vais… Ugh !
Ils entendirent un bruit sourd et le Manoir devint silencieux. Harry fronça les sourcils. Prudemment, il jeta un rapide coup d'œil à Lucius et le vit, étendu face contre terre, en haut des escaliers. Il avait été frappé. Il regarda Hermione, se demandant si elle était responsable de sa stupéfixion mais son amie semblait aussi perplexe que lui.
Il regarda le corps de Lucius une nouvelle fois et remarqua Narcissa Malfoy élégamment habillée dans une légère robe de soie bleue, brodée de petits diamants, portant une baguette dans une main et une valise dans l'autre.
Elle jeta négligemment la valise aux pieds de Harry et dit :
- Vous trouverez assez de preuves contre mon mari dans cette valise pour le mettre derrière les barreaux pour un long moment. En échange, je veux qu'on me laisse tranquille. Et je veux que la mémoire de Lucius soit changée pour qu'il ne découvre jamais qui l'a trahi.
Elle se tourna vers Hermione.
- Je suppose que vous ferez bon usage de ces papiers. Ne me décevez pas. Je ne veux pas voir Lucius dans cette maison avant au moins six ans.
Puis elle pivota vers Harry.
- Draco est dans sa chambre. Emmenez-le avec vous. Je ne veux plus de lui dans cette maison.
- Pourquoi faites-vous ça ? demanda Hermione avec curiosité.
Narcissa soupira, contrariée.
- Je ne pense pas que ce soit vos affaires mais j'avais l'habitude de prendre mes décisions par moi-même lorsque Lucius était en prison. Disons simplement que j'étais fatiguée de recevoir des ordres. J'ai mon propre agenda maintenant. De plus, il a tué ma sœur. Je ne le lui pardonnerai jamais.
- C'est excellent pour nous ! s'exclama Sirius, ignorant le choc de Narcissa de le voir en vie.
Il courut droit vers l'endroit où était couché Lucius pour le ligoter.
- Tu es vivant ! s'exclama-t-elle, dégoûtée.
- Oui, ma chère cousine, je suis en vie, confirma Sirius en souriant largement.
Hermione qui était aussi profondément abasourdie de le voir, alla se poster aux côtés de Sirius une fois qu'elle se fut remise du choc initial. Elle questionnerait Harry plus tard. Le travail passait en premier.
- Je suis d'accord avec votre proposition, dit Hermione à Narcissa. Mais pas avant d'avoir vérifié si cette valise est vraiment remplie de preuves ou sinon il n'y aura aucun marché. Je suis désolée mais je dois vous emmener au Ministère avec moi. Je vous promets cependant que Lucius ne saura pas que vous étiez là, ni que vous nous avez aidés.
Narcissa ne parut pas enchantée de cet arrangement mais, puisqu'ils étaient quatre contre une, elle acquiesça.
- Très bien. Mais je ne veux pas être placée dans une de ces cellules dégoûtantes !
- Alors, vous nous laisserez tranquilles, fit Harry en la regardant. Vous promettez qu'une fois que Lucius sera jeté en prison, vous disparaîtrez et n'ennuierez plus jamais Draco ?
Les yeux bleu glacier de Narcissa qui lui rappelaient tellement Draco quand il n'était encore qu'un morveux gâté le transpercèrent.
- Oui, Potter, je vous le promets. Draco a cessé d'être mon fils au moment où il a cédé à ses besoins primitifs. Il est tout à vous. Trinity va vous montrer le chemin de sa chambre.
L'elfe de maison inclina respectueusement la tête en voyant Harry. Le jeune homme aux cheveux noirs lança un dernier coup d'œil à Narcissa avant de suivre Trinity à travers les corridors sans fin du Manoir.
- Sois prudent, Harry, l'avertit Sirius.
- Je le serai, répondit Harry.
Il ne rencontra aucune difficulté durant le trajet. Trinity sortit une clé en or de ses haillons et déverrouilla la porte de la chambre de Draco. Puis elle s'inclina à nouveau et laissa Harry seul.
Le cœur de Harry battit plus vite quand il vit que Draco dormait à poings fermés dans le lit. Il combattit le besoin de le prendre dans ses bras et le serrer fort. Draco avait l'air si fragile qu'il avait peur de le briser dans son désespoir de le sentir contre lui. Il s'assit à côté du blond et lui caressa le visage tendrement. Ses doigts le picotèrent tandis qu'ils touchaient Draco à nouveau. Effleurer sa peau lisse et parfaite lui avait tellement manqué. Il se pencha en avant et plaça un léger baiser sur ses lèvres. Les yeux de Draco s'ouvrir doucement.
- Harry ? C'est vraiment toi ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Que s'est-il passé ? demanda Draco, pris de vertiges.
Harry déposa un autre baiser sur ses lèvres.
- Ne t'inquiète pas, mon amour. Tout va bien maintenant. Je vais te ramener à la maison avec moi.
A suivre…
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Falyla
