Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Petite note de la traductrice : Comme vous le savez sans doute, je tiens très régulièrement Blanche Malfoy au courant de l'évolution de cette traduction. Et dernièrement, je lui ai proposé d'écrire un petit mot à ses si nombreux lecteurs francophones. C'est chose faite :

"Hi! This is Blanche. I always hear such wonderful things from Falyla about the feedback she receives for Love me Love me not! Thank you so much for reading and enjoying the story! I sometimes receive e-mails from French readers telling me how wonderful Falyla's translation is. I want to thank her a lot for introducing my story to you girls (and guys!). She's a talented lady. Have you ever seen her drawings? They are amazing. Anyway, I hope you enjoy the last chapter of the story! It was a pleasure to write Love me Love me not! I hope it was worth your while! Kisses! »

En voici la traduction et, je vous préviens, après ça, ma tête sera tellement enflée que je ne vais plus passer les portes…

« Salut ! C'est Blanche. J'entends toujours des choses si magnifiques de Falyla à propos des commentaires qu'elle reçoit pour LM, LMN ! Merci infiniment de lire et de prendre plaisir à cette histoire ! Je reçois parfois des e-mails de lecteurs français qui me parlent de la merveilleuse traduction de Falyla. Je tiens vraiment à la remercier de vous avoir présenté mon histoire, à vous les filles (et les garçons !). C'est une dame qui a du talent. Avez-vous déjà vu ses dessins ? Ils sont stupéfiants.

En tout cas, j'espère que vous aimerez le dernier chapitre de cette histoire ! Ça a été un plaisir d'écrire LM, LM ! J'espère que cette fic méritait votre temps ! Bisous ! »

Chapitre 47/48. Aime-moi.

Draco n'oublierait jamais le stress qu'il avait subi en ce froid début de décembre. Durant les deux semaines qui avaient suivi, il avait enduré toute une série de procès et dépositions sans fin dans la salle du Tribunal 10. Ça avait été des heures et des heures d'humiliation et elles lui avaient demandé un courage extrême.

Ça n'avait guère été plus facile de témoigner contre Lucius alors qu'il ne se tenait qu'à un mètre à peine de lui et le fusillait du regard. Ça avait été plus dur encore d'exposer sa vie personnelle devant tout le monde au tribunal. Mais c'était terminé. Smear, la torture, la violence, les viols… Il y avait eu ensuite la chose la plus difficile de tout : dire à tous que c'était Lucius qui était derrière cet horrible arrangement.

Cependant, ses efforts avaient payé. Sa déposition avait été le coup final et définitif dans la longue liste de crimes de Lucius. C'était ce qui manquait pour l'incarcérer à perpétuité. Alors que Lucius était emmené par un groupe de cinq Aurors – l'un d'eux était Hermione – il jeta à Draco un dernier regard haineux qui lui disait de bien surveiller ses arrières dorénavant parce que Lucius Malfoy lui réservait un chien de sa chienne.

Pendant toute cette quinzaine, il avait à peine eu le temps de parler convenablement à Harry. Il était terrifié par ce que Harry pouvait penser de lui après qu'il eût entendu la véritable histoire de son passé. Bien que Harry eût essayé de lui parler avant, Draco avait préféré renvoyer leur conversation jusqu'à la fin du procès.

Draco s'était isolé et avait face à ses démons, seul. Il avait ignoré les appels insistants de Harry autant qu'il avait pu. Dans son esprit, il pensait qu'il devait aller au bout du chemin de son ancienne vie tout seul et le clore une fois pour toutes avant d'en entamer une nouvelle. Il avait présenté sa lettre de démission sous les protestations de Hermione et de Boss et était allé se cacher dans un hôtel moldu proche du Ministère.

La vérité était qu'il se sentait comme un perdant et un raté. Sa fierté s'était brisée. Il avait été si sûr de lui. Il avait cru que rien ne pouvait le détruire mais deux rencontres avec Lucius lui avaient prouvé qu'il se trompait. Il s'était laissé prendre dans un piège enfantin et il ne s'était même pas soucié d'essayer de s'en sortir par ses propres moyens. Il avait eu besoin de Hermione et Harry pour le libérer. Mais, pire encore, il avait eu besoin de l'aide de sa mère pour enfin frapper Lucius.

Ça lui donnait l'impression qu'il avait vécu dans le mensonge jusqu'à maintenant. Il était dévasté et déprimé. Jadis, il avait été l'un des meilleurs Aurors du Quartier Général. Il avait un superbe appartement et une vie géniale. Maintenant, il était juste pathétique.

Il avait commencé à boire de l'alcool chaque nuit pour l'aider à s'endormir, ce qui ne servit qu'à le rendre plus misérable encore.

Un samedi soir, un jour après que Lucius eût été finalement enfermé pour de bon, un Harry absolument furax entra en trombe dans sa chambre d'hôtel sans son consentement, le tira du lit et le secoua jusqu'à ce qu'il n'ait d'autre choix que celui de réagir.

- C'est quoi ce bordel, Potter ! Lâche-moi ! s'écria Draco.

Il repoussa Harry de toutes ses forces mais ce fut lui qui perdit l'équilibre et retomba sur le lit. Parce que sa tête ressentait encore les effets du bourbon qu'il avait bu la nuit précédente, il sentit la chambre tanguer.

- Mais bordel, qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il à Harry, de très mauvaise humeur.

Harry croisa les bras et leva un sourcil.

- Ce que je veux ? Et bien, voyons un peu. Je cherche Draco Malfoy, mon petit ami. Tu l'as vu quelque part ? demanda Harry plutôt sérieusement.

Draco grimaça.

- Arrête d'essayer d'être drôle.

- Est-ce que je suis en train de rire ?

Draco leva les yeux et vit qu'en fait, Harry avait l'air plutôt solennel. Il ne lui avait jamais vu une telle expression. Ça le frappait aussi de voir à quel point Harry était magnifique et stupéfiant. Il ne l'avait pas bien regardé depuis qu'il était rentré du Tibet. Il lui avait beaucoup manqué.

C'était le nouveau Harry Potter. Il était vêtu d'un jean bleu, d'un pull noir, d'une veste de cuir noire et il avait noué une écharpe aux couleurs de Gryffondor autour du cou.

Il ne ressemblait en rien à l'ancien Harry Potter dépressif qu'il avait rencontré en septembre. Ses yeux verts que Draco adoraient tant étincelaient de vie et de passion à nouveau.

Voir Harry aussi bien aurait dû le rendre heureux. Mais à la place, ça ne fit que le contrarier. Ça prouvait juste que quand il se comparait à Harry, Draco n'était qu'un loser. Il ne méritait plus l'amour de Harry.

Les flamboyants yeux verts le capturèrent, et à son désespoir, Draco se laissa envoûter. Il soupira, trop fatigué pour maintenir sa fureur. Il n'avait pas l'énergie de jeter Harry dehors. En fait, il voulait plutôt le contraire. Il voulait se cramponner à Harry et ne jamais le laisser s'en aller, exactement comme la pitoyable personne qui l'était.

- Draco…

Il entendit la douce voix de Harry l'appeler. Son cœur battit plus vite. Peut-être que Harry ne le méprisait pas d'être une telle mauviette. Peut-être qu'il y avait encore une chance pour que les choses entre eux s'arrangent.

- Est-ce que tu ne viens pas de m'appeler ton petit ami juste à l'instant ? s'enquit Draco, soudainement conscient de ce fait.

Ce fut au tour de Harry de soupirer.

- Si. Est-ce que tu en doutes encore ?

Draco se sentit secoué.

- Je ne sais pas…

Il s'entoura de ses bras et se coucha sur le dos. Puis il regarda le plafond.

- Je ne peux toujours pas te parler, Harry. Je ne suis pas encore prêt. Je ne veux pas que tu me voies comme ça. Je suis horrible et pathétique.

Harry grogna quelque chose. Il ouvrit la bouche une fois, deux fois mais ne dit rien. Finalement, il dit d'un ton rude :

- Tu as l'air affreux. Tu as des valises sous les yeux ; tes cheveux sont aussi gras que ceux de Snape dans un de ses mauvais jours à Poudlard. Tu es incroyablement pâle et tu as l'air d'avoir perdu du poids. Et tu as une barbe !

Draco se redressa et le regarda de travers.

- Je ne suis pas si horrible !

Harry se renfrogna.

- Tu t'es regardé dans un miroir dernièrement ? Parce que ça fait flipper. Ça fait même tellement flipper que je commence à souhaiter le retour de l'ancien narcissique, vaniteux et prétentieux Draco Malfoy. Tu as le même air que moi la première fois que tu es venu chez moi.

Draco marcha lentement jusqu'à la salle de bain où il eut presque une attaque cardiaque en voyant son reflet dans le miroir. Il réalisa que non seulement il se sentait affreusement mal mais qu'il avait l'air affreusement mal. Et le pire dans tout ça, c'était qu'il avait permis à Harry de le voir comme ça.

- Merde ! jura-t-il, en se cachant le visage avec les mains. J'ai une tête hideuse.

- Je te l'ai dit, fit Harry depuis la porte de la salle de bain.

Draco fit une grimace.

- Et bien, tu t'attendais à quoi ? Tu n'as pas le monopole de la dépression nerveuse ! Tu vois pourquoi tu ne devrais pas être ici ? Je ne veux pas que tu me voies comme ça !

- Draco, je t'ai déjà vu péter un câble une fois. C'est plutôt terrifiant. C'était bien plus terrifiant que voir tes éblouissants et féeriques cheveux blonds devenir sales et gras. Quant à la barbe… Ben, en fait, c'est assez sexy. Ça te donne un petit air de mauvais garçon qui exige d'être sauvagement baisé, dit Harry. Mais le reste de toi n'est pas si attirant… Peut-être que la dernière fois était mieux finalement. Tu as agi comme si tu étais devenu fou mais tu étais beaucoup plus… intéressant.

- Oh… La ferme ! Tu pourrais au moins montrer plus de sensibilité envers la personne que tu viens d'appeler ton petit ami ! s'écria Draco, en lui claquant la porte au nez et en la verrouillant. Contente-toi de rester là ! Je vais prendre une douche.

- Je suis très sensible ! s'exclama Harry, alors que Draco lui disait d'aller se faire voir.

Harry sourit. Lorsqu'il était entré dans la chambre, il pensait qu'il fallait prendre les choses lentement avec Draco. Mais ensuite, il s'était rappelé de lui quand il était dépressif, ses disputes avec Draco avaient été un choc salutaire et l'avaient fait se sentir vivant à nouveau. Il supposa qu'il pouvait essayer la même méthode avec Draco. Ça semblait marcher, vu la façon dont Draco réagissait. Il entendit l'eau couler et cria :

- Eh, Draco. Tu veux un peu de compagnie ?

De la salle de bain, Draco ricana :

- Après la manière dont tu viens de me flatter ? Après que tu as dit que je n'étais pas attirant ? Je suis sûr que tu préfères m'attendre dehors.

- Bon, reconnais-le. Tu n'es pas l'air au mieux en ce moment, le provoqua Harry, heureux que Draco lui parle enfin.

- Je vais te montrer, Potter ! Attends un peu ! Je vais avoir l'air si éblouissant que je vais t'aveugler quand tu me verras ! s'écria Draco, oubliant sa crise tandis qu'il se concentrait pour se rassembler et montrer à Harry qu'il pouvait être stupéfiant.

Une demi-heure plus tard, il sortit de la salle de bain, vêtu uniquement d'une serviette lâchement nouée autour de sa taille. Son visage était rasé de près et ses cheveux brillaient à nouveau. Les yeux de Harry le dévorèrent. Draco mit ses mains sur sa hanche, redressa la tête et sourit en coin.

- Tu vois ? Je n'ai pas perdu de poids. En fait, je crois que j'en ai pris un peu, mais ça ne fait pas de moi quelqu'un de joufflu, ça ne fait que me rendre encore plus attirant que d'habitude.

- Je peux voir ça, confirma Harry d'une voix rauque.

Ses yeux luisaient d'un puissant désir. Se trouver éloigner de Draco si longtemps avait augmenté sa faim. Mais il avait besoin de se contrôler. Ce n'était pas le moment de prendre Draco dans ses bras. S'il choisissait le mauvais moment, Draco s'enfuirait comme il l'avait fait quand Harry était revenu.

Leurs yeux se verrouillèrent et ils se dévisagèrent longtemps. Après cette pause, Harry prit l'initiative de s'approcher. La cœur de Draco perdit son rythme régulier tandis qu'il attendait sans bouger.

- Tu te sens mieux, maintenant ? demanda Harry, en ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres sans le toucher. On peut parler ?

Draco s'appuya contre le mur et soupira. Il croisa les bras pour cacher ses mains tremblantes.

- Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu veux me dire, Harry ? Comment veux-tu que je te regarde après tout ce qui s'est passé ? questionna-t-il tristement. J'ai peur de te regarder.

- Pourquoi ? s'enquit Harry, perplexe.

Draco le fixa comme s'il était devenu fou.

- Pourquoi ? Parce que je pense pas que tu puisses m'aimer encore maintenant que tu sais tout au sujet de Smear. Je suis souillé, Harry. Je ne te mérite pas. De plus, tu as pu constater que ma famille est vraiment perturbée. Pas que tu ne le savais pas avant mais maintenant, tu as vu ça de tes propres yeux. Pourquoi est-ce que tu voudrais être avec un type comme moi qui trimballe de tels antécédents ?

Draco baissa les yeux.

- Je ne m'aime pas beaucoup en ce moment… Alors, je suppose que tu mérites d'être avec quelqu'un qui n'est pas si compliqué et faible. J'ai peur de regarder dans tes yeux parce que je suis certain de découvrir que tu ne veux plus de moi parce que je suis trop problématique.

Harry releva le menton de Draco afin qu'ils se retrouvent face à face.

- Oh, mais tu as réellement des problèmes ! Je suis très, très en colère contre toi, fit Harry.

Les yeux de Draco clignèrent.

- Je suis très fâché parce que tu m'as menti. Pas à propos de Smear. Je peux comprendre pourquoi tu ne m'en pas parlé. Nous n'avons été ensemble qu'une courte période. Il y a encore des tas de choses qu'on doit apprendre l'un de l'autre. Je suis furieux parce que tu ne m'as pas dit ce qui ce passait réellement le jour où je t'ai appelé du Tibet. Tu m'as dit que tout allait bien alors que ce n'était pas le cas !

- Je n'avais pas le droit d'interrompre ton processus de guérison, Harry, répondit Draco en tentant de se justifier. Je voulais que tu reviennes mais je ne voulais pas être si égoïste ! Je voulais être bien pour une fois ! Tu n'as pas idée comme ça a été difficile de te dire que tout allait bien.

Harry recula d'un pas mais garda les yeux sur Draco.

- C'était bien le moment de se montrer noble, Draco ! Je ne veux pas que tu sois noble. Pas à propos de choses comme ça.

- Mais tu ne vois pas comme ça a été dur pour moi de choisir de ne rien te dire ? Tu aurais fait la même chose si tu avais été dans ma situation ! s'exclama Draco, désespéré.

- Très bien, admit Harry avec réticence. Je peux comprendre pourquoi tu as décidé de ne rien me dire. Par contre, ce que je ne pige pas, c'est pourquoi tu as décidé d'affronter ton père, seul à seul ! C'est l'idée la plus stupide que tu n'aies jamais eue ! J'en ai presque eu une attaque cardiaque quand Snape me l'a dit !

Draco soupira.

- Je devais le faire. Maintenant, ce n'est pas quelque chose que je m'attends que tu comprennes. Mais je le referai encore si je le pouvais.

- Quoi ? Te laisser attraper d'une manière si grotesque ? demanda Harry, incrédule.

- Mais non ! répliqua Draco avec passion. Tu ne peux pas voir la raison qui fait que je ne peux plus regarder personne en face ? Je suis profondément honteux de mon échec. Ma fierté d'Auror a été écrasée ! Je devais m'occuper de ça seul et j'ai échoué ! Je pensais que j'avais surmonté mon passé mais j'avais tort.

Draco ferma les yeux un instant. Puis il glissa sur le sol et entoura ses jambes.

- Je suis un raté. Mon passé me hante encore.

Harry s'agenouilla à côté de lui.

- Et alors ? Moi aussi, je suis un raté ! Tu ne te rappelles pas qu'il y a tout juste trois mois, j'étais plongé dans mon chagrin et mon auto apitoiement ? C'est grâce à ton aide que j'ai trouvé la façon de m'en sortir.

Draco secoua la tête.

- Je n'y suis pour rien. C'est Sirius et ton voyage au Tibet qui t'ont fait aller mieux.

- Ne sois pas stupide ! s'exclama Harry. C'est toi ! Tu as chamboulé ma vie. Tu m'as rendu furieux, tu m'as secoué, tu m'as fait réaliser ce que je manquais. Tu m'as fait prendre conscience que j'avais un cœur. Tout ça, c'est toi, Draco. Tu m'as réveillé. Je pense toujours que tu es stupide, mais bon, je le suis aussi. Nous sommes tous les deux une belle paire d'imbéciles. Et alors ? Tu m'as aimé alors que j'étais dans un état épouvantable. Tu as enduré mon odieuse compagnie. Tu m'as donné ton cœur alors que j'étais perdu et que je ne pouvais rien te donner en retour.

Décidant qu'il avait assez attendu, Harry attira Draco vers lui et l'étreignit en priant pour que le blond ne le repousse pas. Draco se figea une seconde mais quand il respira l'odeur de Harry, il fondit. Il jeta ses bras autour de lui et se rendit. Il se sentit venir les larmes aux yeux, mais il fit un effort pour ne pas pleurer. Il n'arrivait pas à croire que Harry l'enlaçait avec un tel besoin et une telle tendresse.

- Ne m'efface pas de ta vie, Draco. Je comprends que tu es blessé. Mon dieu, à chaque fois que je pense à ce que ces salauds t'ont fait, je deviens fou. Mais laisse-moi faire pour toi ce que tu as fait pour moi. Laisse-moi te réconforter. Laisse-moi t'aimer.

- Je croyais que tu me détestais, murmura Draco, les yeux humides. Qu'une fois que tu saurais la vérité sur moi, tu mépriserais.

- Non. Je t'ai détesté et méprisé dans le passé mais plus maintenant. Quand je pense à combien tu as souffert seul…

Harry resserra son étreinte.

- Ça me rend encore plus furieux. J'ai eu vraiment, vraiment envie de tuer ton père pour ce qu'il t'a fait.

Harry fixa longuement Draco et lui caressa le visage tendrement.

- Ne dis plus jamais des choses aussi insensées. Tu n'es pas souillé et je ne te quitterai pas à cause de Lucius, Narcissa ou n'importe quel autre cinglé de Malfoy. Je savais déjà que Lucius n'avait pas toute sa tête mais je ne réalise pas qu'il ait pu se montrer si cruel envers son propre fils. Mais ça ne me rend pas plus en colère après toi, ni plus déçu par toi. Je ne te l'ai pas déjà dit ? Je suis amoureux de toi ! Je suis certain de mes sentiments maintenant et je ne veux pas passer une seconde de plus loin de toi. Ces deux dernières semaines m'ont presque tuées. Hermione a été la seule qui pouvait me convaincre de te laisser le temps et l'espace dont tu avais besoin pour te rassembler. Mais je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Je ne pouvais plus attendre de te prendre dans mes bras correctement. Je ne pouvais plus attendre pour t'aimer à nouveau.

Sans perdre une autre seconde, Harry captura les lèvres de Draco dans un baiser vorace. Draco se laissa ravir de bon gré. Harry lui blessa presque la bouche dans son empressement à l'embrasser plus profondément.

- Est-ce que tu m'aimes encore ? demanda Harry contre sa bouche.

- Bien sûr que je t'aime, répondit-il, hors d'haleine. Je suis amoureux de toi depuis Poudlard…

- Alors pourquoi tu m'as repoussé ?

- La peur. J'avais peur que tu me rejettes.

Harry sourit faiblement.

- Toi… Qui aurait pu le deviner, hein ? Tu agis toujours avec tellement d'assurance. Je n'aurai jamais cru que tu étais si fragile à l'intérieur.

Draco posa sa tête sur l'épaule de Harry et soupira.

- Je déteste dire ça mais je ne suis fragile que lorsqu'il s'agit de toi. Le reste du temps, je suis très solide, Potter.

Harry rit tout bas.

- C'est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendue !

Draco releva immédiatement la tête et fixa Harry.

- Absurde ? Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- Regarde la façon dont tu m'as traitée quand tu es resté avec moi dans ma maison ! fit remarquer Harry. Je n'appelle pas du tout ça être fragile !

- Je te traitais comme un roi ! J'ai même fait la cuisine pour toi, espèce de petit con ingrat !

- Tu as aussi jeté de l'eau, pratiquement forcé à faire de la course à pieds avec toi, commença à énumérer Harry. Tu m'as hurlé dessus en de nombreuses occasions, tu m'as donné une pilule de sommeil en me mentant sur ses effets, tu m'as embrassé alors que tu sortais encore avec Bill, tu m'a séduit dans les toilettes d'une boîte de nuit, tu m'as rendu fou de jalousie quand je t'ai surpris avec Bill sur le Chemin de Traverse et tu m'as laissé le cœur au bord des lèvres quand tu as décidé de faire face à tes problèmes tout seul.

Draco fronça les sourcils avec amusement,

- Tu vas soulever ça encore combien de temps ?

- Eh, la liste peut continuer encore et encore, dit Harry en plaisantant.

Draco sourit. Harry lui caressa son visage avec le dos de sa main encore une fois.

- J'adore ton sourire. Ne cesse jamais de sourire.

Draco sourit plus largement. Après tout ce que lui avait dit Harry, son cœur se sentait incroyablement léger. Ses craintes étaient tombées une à une. Il n'avait jamais pensé qu'il entendrait Harry confesser autant de ses sentiments en une seule fois.

- Le Tibet t'a vraiment fait te remettre en question, fit remarquer Draco, en se plongeant dans les yeux brillants de Harry.

- En effet. J'aimerais t'y amener un jour. Je crois que tu pourrais avoir besoin d'un des traitements de l'âme de Tei Pei. Cependant, je dois t'avertir, je suis toujours coléreux et lunatique.

- Je suppose que Tei Pei ne fait pas dans les miracles, hein ? l'asticota Draco. Bien, il fallait s'y attendre. Je veux dire, ton parrain n'est exactement sain d'esprit. Je présume que Tei Pei ne fait que ce qu'il peut.

- Tu es hilarant, commenta Harry avec un ricanement.

Draco se leva et l'amena au lit. Il était stupéfait par le pouvoir qu'avait Harry de l'apaiser. Bien que son cœur eût encore peur de l'avenir, maintenant que Harry était ici avec lui, il ne pensait plus qu'il serait si difficile à affronter. Avec Harry à ses côtés, il sentait qu'il pouvait faire face à tout. Si seulement il n'avait pas été si terrifié avant. Si seulement il n'avait pas fui loin de Harry après qu'il l'eût sauvé du Manoir Malfoy.

- Je t'aime tant, chuchota Draco.

Harry sourit en se couchant au-dessus de Draco et en lui ôtant sa serviette.

- Est-ce que ça signifie que je vais être chanceux ce soir ? demanda-t-il en plaisantant.

- Peut-être bien, le provoqua Draco. Si tu es un bon garçon.

- Un bon garçon ? Mais nom de dieu, je suis un ange ! Ton ange gardien en fait. Et pense qu'il n'y a pas si longtemps, c'était l'inverse.

- Eh ! C'est encore un sujet sensible ! Je ne peux pas croire que je me suis laissé sauver comme une damoiselle en détresse… C'est si embarrassant.

Draco se cacha le visage dans les mains en rougissant légèrement.

- Oh, allez. Tu as aimé ça, admets-le !

- Non !

Harry le chatouilla.

- Admets-le ! Tu aimes l'idée que je suis ton Prince Charmant prêt à te tirer des griffes du méchant sorcier…

Draco gloussa.

- Jamais. Quoique… Je crois que tu serais plutôt sexy habillé en tenue de prince. Je pense que les épées sont très érotiques. Tu veux bien me montrer son épée, Harry ? demanda-t-il de façon séductrice.

- Bien sûr, répondit Harry d'une voix rauque.

Il suça le cou de Draco puis le mordilla gentiment. Ses mains caressèrent sa poitrine imberbe. Après ça, sa bouche remplaça ses mains. Sa langue encercla un des mamelons de Draco, le faisant gémir de plaisir.

- Tout ceci m'a manqué. Tes mains et ta bouche sur mon corps m'ont manqué, murmura Draco.

Il jeta sa tête en arrière quand Harry caressa son pénis qui commença à remuer.

- Est-ce que tu veux ceci, Draco ? Est-ce que tu as envie de moi ? Parce que si tu penses que nous allons trop vite ou que ce n'est pas encore le bon moment pour…

Draco admira la retenue de Harry. Il avait sa part de douleur pourtant. Il voulait sentir tout le plaisir que Harry pourrait lui apporter. Il était désespéré de se sentir aimé. Il regarda dans les yeux de Harry qui rayonnaient magnifiquement rien que pour lui et, sans s'inquiéter de paraître trop sentimental, lui dit:

- Aime-moi, Harry. C'est tout ce que je souhaite. Je veux que tu m'aimes.

- Je t'aime déjà, répondit Harry sereinement.

Il embrassa Draco lentement cette fois, taquinant doucement ses lèvres.

Le désir de Draco augmenta tandis que la bouche de Harry descendait sur son ventre et que sa main entourait son érection. Harry utilisa le bout de ses doigts pour en aguicher l'extrémité avant de la lécher et de la caresser de haut en bas avec ses mains et sa bouche.

- Je t'en prie… gémit Draco, en soulevant ses hanches tandis que le plaisir grandissait en lui.

- Quoi ? murmura Harry.

- Laisse-moi te toucher aussi, supplia Draco. J'en meurs d'envie depuis que je suis parti loin de toi.

- Moi aussi, confessa Harry, en se couchant à côté de Draco, permettant ainsi au blond de venir à lui.

Draco s'installa au-dessus de lui et prit l'initiative de l'embrasser cette fois. Il alternait les baisers brûlants et les plus tendres jusqu'à ce que Harry et lui bougent leurs hanches ensemble. Draco se positionna entre les jambes de Harry, en faisant se toucher leurs excitations vibrantes. Harry agrippa les fesses de Draco et le rapprocha de lui pendant qu'il remuait ses hanches. Leurs membres tendus se pressèrent et leurs mouvements s'accélérèrent. C'était comme s'ils essayaient de fondre l'un dans l'autre pour ne faire plus qu'un. La friction entre leurs corps s'accrut ainsi que leur plaisir.

- Draco, regarde-moi, le pressa Harry.

Draco leva les yeux mais il ne cessa pas de bouger.

- Qu'est-ce que tu vois ?

Draco s'humecta les lèvres. Harry était l'image de la perfection avec son visage rougi, les lèvres gonflées et ses cheveux ébouriffés. Ses yeux rayonnaient comme deux grosses émeraudes. Il effleura leurs lèvres ensemble.

- Qu'est-ce que tu vois ? insista Harry avant que Draco ne puisse approfondir leur baiser.

- Que tu es magnifique, chuchota Draco contre sa bouche.

- Regarde plus près, l'encouragea Harry.

- Qu'est-ce que tu veux me faire voir ? demanda Draco, amusé.

- Tu as dit que tu avais peur de me regarder dans les yeux parce que tu pensais que je ne voulais plus de toi. Est-ce que j'ai l'air de ne plus vouloir de toi ?

Les yeux de Draco étincelèrent.

- Non, répondit-il, ému.

Harry se pencha et leurs fronts se touchèrent.

- Alors, ne souffre pas seul, imbécile. La prochaine fois, tu peux t'appuyer sur moi. Nous sommes là l'un pour l'autre. D'accord ?

Draco afficha un grand sourire.

- D'accord, répondit-il avant de glisser sa langue dans la bouche de Harry.

Harry plongea ses doigts dans les cheveux de Draco et gémit quand il se sentit sur le point d'exploser. Draco augmenta le rythme de ses poussées en bougeant par saccades. Harry se cramponna à lui quand il atteignit l'orgasme en gémissant son nom encore et encore. Draco le suivit quelques secondes plus tard, suçant le cou de Harry jusqu'à ce qu'il soit marqué. Harry ne plaignit pas pourtant.

Respirant bruyamment, ils ne s'éloignèrent pas l'un de l'autre même quand leur souffle revint à la normale. Harry posa sa joue sur la clavicule de Draco et soupira, pleinement satisfait.

- Tu sais, dit Draco d'une vois basse et traînante, tu devrais aller au Tibet plus souvent. Je veux dire… Tu en es revenu visiblement très inspiré… le taquina-t-il.

Harry sourit. Il dessina sensuellement de petits cercles sur le ventre de Draco.

- Tu veux que je te quitte à nouveau bientôt ?

- Non ! s'exclama aussitôt Draco. J'étais juste en train de constater que j'aime le nouveau Harry. Pas que je n'appréciais pas l'encien. Mais j'aime la façon dont tu es devenu sexy.

Draco se mordit la lèvre inférieure tandis que Harry agaçait ses testicules.

- Merlin ! Tu es insatiable !

Harry gloussa. Draco attrapa la main baladeuse et l'embrassa.

- Ne le prends pas mal, Harry, mais j'ai besoin d'un peu de repos avant de remettre ça. J'étais chamboulé avant ton arrivée. J'ai laissé mon stress atteindre un niveau dangereux… Tu m'as aidé à me détendre, alors maintenant, je suis épuisé.

Harry lui caressa doucement le visage.

- Quand tu auras envie de parler… De n'importe quoi… Je suis là pour toi. Je promets de ne pas te juger. Je veux juste que tu sois capable de me faire confiance. Je me suis tellement inquiété pour toi ces dernières semaines.

Draco le dévisagea.

- Je suis navré. Je n'arrivais tout simplement pas à faire face à quiconque.

- Ceux qui t'aiment vraiment ne te jugeront pas, Draco. Hermione était dévastée quand tu as démissionné de ton poste. Tu es sûr de ça ? Tu aimes le métier d'Auror.

Draco soupira.

- A l'heure actuelle, je ne suis sûr de rien. J'ai besoin de temps pour réfléchir à certaines choses…

- Je comprends. Cependant, il y a quelque chose que je veux que tu envisages.

- Quoi donc ? s'enquit Draco.

- J'aimerais que tu t'installes chez moi. Pas pour un mois mais… pour longtemps.

La voix de Draco resta coincée dans sa gorge. Il caressa les cheveux de Harry, l'embrassa doucement sur les lèvres et répondit :

- D'accord. Tant que ça ne t'ennuie pas de te réveiller à six heures du matin.

- Oh, en fait… je m'y suis habitué.

- Je ne cuisinerai pas pour toi tout le temps.

- Je ne te l'ai pas demandé.

- Et plus d'étranges bonnes femmes dans la maison. Plus de Mindy et Cindy non plus, peu importe que tu penses qu'elles sont supers.

- Hum… ça va être un peu difficile…

Draco lui pinça durement les mamelons.

- Aïe ! se plaignit Harry, en frottant ses tétons douloureux. Tu as besoin d'être si violent ? Je disais ça seulement parce que Mindy et Cindy ont tendance à débarquer chez moi comme ça. Je ne peux pas juste les jeter dehors. Ce ne serait pas poli. De plus, maintenant nous pouvons nous embrasser correctement en face d'elles. Elle vont être tellement heureuses, plaisanta Harry.

Draco grimaça.

- J'espère que tu ne suggères pas d'accepter leur invitation pour une partie à quatre ?

- Je les tuerais avant qu'elles posent leurs mains sur toi. Ce qui me rappelle… Bill. Je lui ai parlé.

Les yeux de Draco s'écarquillèrent.

- Vraiment ? Pourquoi ? J'ai déjà mis les choses au point avec lui. Il est vraiment avec Jacques maintenant.

- Je sais. Jacques n'a pas quitté la pièce tandis que nous parlions, même lorsque Bill a menacé de lui jeter un maléfice. Ce garçon est vraiment terrifiant…

Draco gloussa et Harry continua :

- Quoiqu'il en soit, nous avons régler nos différents. Nous sommes à nouveau des amis. Il m'a dit de prendre bien soin de toi. Je me sens toujours un peu… menacé par lui. Je veux dire, il est si grand et bien bâti et il a de beaux cheveux et des yeux magnifiques…

Draco se renfrogna. Il appuya son coude sur le matelas et posa son visage sur sa main.

- Harry ? Tu es gay maintenant ? Je veux dire, complètement gay ?

- Pourquoi ?

- Parce que tu as l'air de trouver Bill à ton goût. Pas que je te blâme pour ça… Il est vraiment superbe.

Harry fit une grimace.

- Oh, la ferme.

Ils rirent. Puis redevinrent silencieux.

- Merci Harry, dit Draco, en tirant Harry contre lui une nouvelle fois et en le plaçant sur son torse. Merci de ne pas m'avoir laissé tomber. Merci d'être là.

- C'est moi qui dois te remercier. Tu ne sais à quel point tu m'as aidé, fit Harry en l'embrassant.

- Alors, tout ceci est réel. Plus de drames ? Nous pouvons enfin être ensemble ?

Harry sourit.

- Oui.

Puis il fit une grimace.

- Et bien… En quelque sorte.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? demanda Draco, inquiet. Ne me dis pas que mon père s'est échappé de prison ou que ma mère a décidé de rester ici et de faire de nos vies un enfer. Harry… Tu ne m'as pas menti à propos du Tibet ? Je veux dire… Il y a quelque chose que tu as besoin de me dire au sujet de… Voldemort ?

- Non, Dieu merci ! Voldemort est définitivement mort, affirma Harry. En fait, ta mère est partie pour Paris. Hermione s'en est assurée. Et ton père goûte à la joie d'avoir perdu tous ses pouvoirs à Azkaban. Il a trois gardes pour le surveiller. Je m'en suis assuré.

Draco soupira de soulagement.

- Et alors quoi ?

- Et bien… Snape et Sirius vivent encore chez moi et on ne dirait pas qu'ils envisagent de retourner en Ecosse prochainement. Sirius est très heureux de retrouver le monde magique à nouveau, sans mentionner le fait qu'il se plait à passer du temps avec moi.

- Je vois.

Draco ne pouvait qu'imaginer le bonheur que ressentait Severus à propos de ça.

- Alors Snape se montre plutôt… désagréable. Néanmoins, c'est drôle de voir Sirius et madame Black argumenter. Ils ont l'air de se détester mais je suis certain qu'ils adorent leurs disputes.

Draco gloussa.

- Oh, mon Dieu. Je vois ça d'ici…

- Il y a autre chose aussi. Nous avons reçu une invitation à un double mariage.

Draco haussa un sourcil.

- Et de qui ?

- Bill et Jacques et Fred et Dennis.

Draco en tomba presque du lit.

- Fred et Dennis ? Est-ce que le monde est sans dessus dessous ?

- Nous sommes ensemble, non ? C'est une preuve suffisante que le monde est devenu dingue.

- Est-ce que t'es en train de m'allumer, Potter ? demanda Draco.

Harry lui lança un regard sensuel.

- Est-ce que ça marche ? Tu es prêt pour une autre manche ?

La main de Draco glissa le long du corps de Harry et joua avec son sexe.

- Peut-être.

Harry gémit.

- Super. Parce que je suis en train de prendre feu…

Harry embrassa Draco jusqu'à ce qu'ils soient tous deux hors d'haleine et prêts à recommencer leurs jeux amoureux.

Draco nageait dans un délicieux bien-être. Il décida de mettre ses inquiétudes de côté et de se consacrer à l'instant présent et à Harry. Son rêve devenait enfin réalité. Il avait enfin Harry dans ses bras.

Après tous ces drames, ils méritaient un peu de répit pour être tout simplement heureux.

Ils s'aimèrent toute la nuit et ne revinrent à Grimmauld Place que le jour suivant. Quand ils entrèrent dans la maison, ils entendirent Sirius et madame Black s'insulter tandis que Severus grognait quelque chose un peu plus loin. Ils s'entreregardèrent et se sourire.

Harry ferma la porte et prit Draco par la main. Ensemble, ils commençaient un nouveau chapitre dans leurs vies.

Voilà, c'était le dernier chapitre… Il ne reste que l'épilogue pour clore définitivement cette fic.

Merci d'avoir lu jusque-là. Alors, si ça vous a plu, laissez un petit mot et si ça ne vous a pas plu, dites-le aussi ! LOL

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Bisous.

Falyla