Titre de l'histoire: L'attraper à tous prix

Auteur: TiaKin

Genre: K+

Tiré de la série: Dragon Ball Z

Disclaimer: C'est comme toujours, rien à moi sauf les autres.

Note: aujourd'hui, deux chapitres pour le prix d'un (c'était mon anniversaire hier).


Rencontres et visites

Depuis qu'il était revenu chez lui, six jours plus tôt, Sangoku avait passé la majeure partie de son temps à s'entraîner avec Oob et Sangoten, quand ce dernier n'avait pas cours. Videl avait interdit à Pan de s'entraîner avec son grand-père, prétextant que ce n'était pas pour les petites filles de son âge, ce sur quoi l'enfant ronchonnait, et Sangohan avait beaucoup trop de travail pour se permettre de se libérer.

Par ce matin de dimanche, les trois combattants avaient enchaîné un jogging et une série interminable d'exercices mentaux ou physiques avant de finir par de petits combats qui ne tardèrent pas d'essouffler Sangoten, Oob étant habitué à ce rythme d'enfer qu'il subissait depuis deux ans déjà.

Assis par terre, reprenant son souffle, Sangoten regardait son père et son disciple se battre l'un contre l'autre sans utiliser leur puissance au maximum, ce qui ne rendait pas pour autant le combat impressionnant. Sangoku enchaînait des coups rapides qu'Oob évitait sans problème, ce dernier étant plutôt porté sur la défense pour l'instant.

Soudainement, la vapeur fut renversée et ce fut l'enfant qui attaqua férocement. Le combat pris un tournant autre que l'amélioration des capacités personnelles, Oob semblant vouloir absolument prouver à son maître de quoi il était capable, mais, au moment où Sangoku allait accélérer la cadence, un cri retentit dans le lointain, interrompant immédiatement le combat.

-À TABLE!

Oob, qui avait entamé un coup de pied retourné, rata son opposant, qui s'était penché en arrière en entendant l'ordre de sa femme, et manqua de tomber au sol.

-Fin de l'entraînement, s'exclama le maître en s'envolant rapidement. Allons manger!

Le fils et le disciple virent l'homme disparaître, puis s'envolèrent lentement pour retourner à la maison.

-C'est à chaque fois pareil, marmonna Oob. Je commence à devenir sérieux et il trouve le moyen d'éviter le duel.

Sangoten esquissa un petit sourire alors qu'ils arrivaient en vue de la petite maison. Ils entrèrent dans la salle à manger, où Sangoku trônait déjà au bout de la table couverte de victuailles plus variées les unes que les autres.

-Chichi, tu t'es surpassée aujourd'hui, lança Sangoku en examinant les différents plats avec envie.

-Merci Sangoku. Sangoten, Oob, vous êtes-vous lavé les mains?

-On allait le faire.

Le métis Saïyen jeta un coup d'œil à la table et compta six chaises.

-Sangohan ne mange pas avec nous?

-Il a une dizaine de thèses à lire et doit finir d'analyser une centaine de feuilles de calculs. Il mangera plus tard.

Sangoten hocha de la tête et alla dans la cuisine, quand quelqu'un frappa à la porte. Chichi alla ouvrir et tomba sur une magnifique jeune femme aux longs cheveux blonds.

-Oui?

-Est-ce que Sangoten est ici? J'aimerais lui rendre les notes qu'il m'a prêtées le jour dernier, fit la jeune fille avec une voix claire comme de l'eau qui fit frissonner Chichi.

-Oui, il est là. Sangoten! Quelqu'un pour toi!

Le jeune homme arriva dans l'entrée et reconnut la jeune fille.

-Tohru?

-Merci pour tes notes, fit-elle en lui rendant son cahier. Elles m'ont beaucoup aidé. Tu as une écriture très lisible et très harmonieuse je trouve.

Sangoten rougit en reprenant son bien, tandis que Chichi fronçait les sourcils.

-Chichi, s'exclama Sangoku, qui commençait à s'impatienter. Quand est-ce qu'on peut manger?

-J'arrive, répondit la mère de famille en retournant dans la salle à manger, légèrement énervée.

-On se voit demain, fit Tohru à son ami.

-Bien sûr. On a cours ensemble.

La blonde esquissa un sourire, puis embrassa le brun sur la joue, à quelques millimètres de sa bouche, avant de s'en aller vers un jet flyer posé devant la maison. Il la regarda s'envoler, la main sur la joue, puis eut un sourire béat en refermant la porte.

Pendant tout le repas, il était un peu ailleurs, ce qui énervait de plus en plus Chichi, qui manqua par trois fois d'assommer son mari ou Oob avec une cuillère ou un plat, ce qui obligea le père de famille à retirer tout objet des mains de sa femme, craignant un accident. Après le dessert, que Sangoten éparpilla sur sa joue et sur la nappe tellement il rêvassait, le jeune homme monta dans sa chambre et s'affala sur le lit, heureux comme tout.

Sangoku, qui avait bien senti que sa femme n'allait pas bien, avait demandé à Oob de s'entraîner mentalement dans le jardin avant d'aller s'installer dans le salon afin de parler avec elle.

-Tu es en colère contre moi? J'ai pourtant rien fait.

En entendant son mari se défendre, Chichi ne put s'empêcher de tout déverser, sachant que sa colère l'inquiétait plus que tout.

-Je n'aime pas cette fille.

-Laquelle?

-Celle qui est venue avant le repas.

-Qu'est-ce qu'elle a fait?

-Rien.

-Alors pourquoi tu ne l'aimes pas?

-J'ai un très mauvais pressentiment à son encontre. Elle me paraît… fausse… et manipulatrice.

Un silence lourd s'installa dans la pièce. Conscient qu'il ne comprendrait jamais les femmes, Sangoku attira la sienne contre lui et déposa un baiser timide sur ses lèvres. Chichi se détendit un peu et se laissa aller dans l'étreinte de son mari.

OoO

Le soir même, Sangoku avait préparé un bain de minuit qu'il avait décidé de partager avec Chichi. Il installa un tonneau assez grand pour eux deux sur un feu dans une petite clairière un peu à l'écart de la maison, puis, pendant que l'eau chauffait, il alla chercher Chichi, qui apprécia aussitôt ce petit geste de réconfort de la part de Goku.

Avec sa pudeur inexistante, le Saïyen se déshabilla et entra dans l'eau, tandis que sa femme en vérifiait la température avant d'éteindre le feu pour n'en laisser que les braises. Elle se déshabilla ensuite et s'installa à côté de son homme et ils contemplèrent ensemble les étoiles, cherchant les différentes constellations, comme deux enfants.

Sangoten, qui n'arrivait pas à dormir, sortit de la maison après s'être tourné et retourné un bonne centaine de fois dans son lit et flâna entre les arbres de la forêt qui entourait l'habitation. Ses pas le menèrent doucement vers l'endroit où ses parents étaient, mais il sentit leur présence bien avant qu'il ne les voie. Mais il se dirigea néanmoins vers eux, dans l'idée de rebrousser chemin au dernier moment, mais une troisième puissance attira son attention.

Lentement, il arriva près de la clairière et entendit ses parents rigoler insouciamment. Il les ignora, sans pour autant faire attention de ne pas se faire repérer, et commença à chercher l'étranger qui se trouvait dans les environs. Prudent, le jeune homme écarta deux branches et, en voyant ses deux parents, se recula vivement, un peu gêné. Avec précaution – il savait que sa mère pouvait réagir violemment dans des moments comme ceux-là – il contourna la clairière et arriva à l'exact opposé de l'endroit où il se trouvait quelques minutes avant.

Tout à coup, il remarqua une ombre devant lui dont il ne pouvait distinguer que les yeux. Sangoten fit un pas pour s'approcher de la personne, mais une branche craqua sous ses pas et l'inconnu le remarqua, le regardant avec des yeux exorbités par la rage avant de disparaître dans les airs. Le brun se lança à sa poursuite, mais à peine avait-il dépassé la cime des arbres qu'il ne vit ni ne sentit l'étrange personne. Ses recherches furent interrompues par le cri de sa mère.

-Sangoten! Que fais-tu debout à cette heure-ci?

Le jeune sursauta et baissa les yeux sur ses parents avant de s'enfuir vers la maison.

-Il nous a vu, murmura Chichi, honteuse.

-Je ne crois pas, répondit Sangoku, qui était un peu soucieux. Il semblait chercher quelque chose, pensa-t-il ensuite.

Il avait, bien évidemment, senti la présence étrangère, mais n'avait pas voulu inquiéter Chichi et avait donc continué à discuter avec elle, restant sur ses gardes.

Pour calmer sa femme, il l'attira à nouveau contre lui et l'embrassa sur le front avec tendresse. De nouveau, elle se laissa aller et s'endormit doucement. Il la regarda dormir un moment, examinant les environs avec sa pensée, puis, quand il fut sûr qu'il n'y avait personne, il prit Chichi dans ses bras et rentra pour la coucher.

OoO

Quelque part entre la capitale et le palais du roi se trouvait un petit village qui avait vu arriver de nouveaux habitants, il y avait de cela une semaine. Personne ne savait rien d'eux, à part qu'ils avaient désiré avoir une entrevue avec le maire avant de s'installer avec leur maison. Depuis, ils vivaient un peu à l'extérieur de la ville, sans jamais se mêler aux autres habitants.

Une soirée de mardi, quelques jours après l'apparition de l'étrange personne rôdant autour de la maison de Sangoku, les parents de cette famille nouvelle étaient en train de bavarder tranquillement dans le salon, attendant leur fille qui allait à l'université de la capitale depuis qu'ils s'étaient installés dans la région. Trois petits coups retentirent dans l'entrée, puis la fille entra sans se hâter malgré la grande nouvelle qu'elle avait à annoncer à ses parents. Tout tranquillement, elle déposa ses chaussures dans le petit meuble de l'entrée et son sac contre un mur, puis entra dans le salon, où elle trouva ses parents.

Sa mère lui ressemblait beaucoup au niveau du visage, quelques rides en plus, et à la place des deux yeux sang se trouvaient deux émeraudes éclatantes qui déstabilisaient tous ceux qui la regardaient dans les yeux. Ses cheveux étaient plutôt courts comparés à ceux de sa fille, et avait pris une teinte grise avec l'âge. Elle portait une robe bleue à manches longues et un fin bandeau retenait les mèches rebelles qui lui tombaient devant les yeux.

-Bienvenue à la maison, fit la mère.

-Bonjour mère, bonjour père, répondit la fille.

Le père leva ses yeux couleur d'azur de son journal pour afficher un sourire paternel à sa fille qui venait l'embrasser sur la joue. Il enleva ses lunettes au fin bord noir pour les essuyer avant de replonger dans les nouvelles du jour. Il était habillé d'un pantalon beige en toile et d'une chemise blanche en lin.

-Comment s'est passée ta journée à l'université, il demanda en tournant la page.

-Très bien. Le professeur d'astrophysique s'est encore trompé de formule aujourd'hui, et le processus a commencé.

-Enfin une bonne nouvelle, s'exclama la mère en s'asseyant aux côtés de son mari. Il n'y a plus qu'à attendre que ça continue. Es-tu bien sûre?

-Parfaitement. Ses mots ne trompent pas.

-Qui te dit que c'est le bon, demanda le père en passant une main dans ses cheveux tout aussi blonds que ceux de sa femme et sa fille.

-Janusz! (1) Ne me dis pas que tu doutes encore du processus!

-Je demande juste si c'est bien celui que nous cherchons, c'est tout. Je ne doute jamais, et tu le sais bien Larissa.

-Père, mère, pas la peine de douter, c'est le bon! Comment un être faible aurait-il pu survivre? Il est vivant, et seul celui que nous recherchons peut résister à une telle intrusion. Il faut me faire confiance.

Larissa se leva du canapé et alla enlacer sa fille, lui murmurant:

-Je sais que nous pouvons avoir confiance en toi, ma chère Tohru. Tu es ma fille, et personne d'autre que toi ne peut arriver à mener ce processus à bout.

-C'est mon but, fit Tohru en se dégageant des bras de sa mère. Je vous promets d'obtenir cet enfant, même s'il me faut tuer pour cela. Bon! Je vous laisse, j'ai un devoir important en chimie à finir pour demain.

Elle se retourna et monta à l'étage, emportant son sac au passage.

-C'est bien ma fille, ambitieuse et fougueuse, dit Larissa avec fierté.

-Elle est aussi jeune, pensa Janusz en pliant son journal. Elle risque de trop mettre de cœur dans cette histoire.

OoO

Deux jours plus tard, Tohru avait été invitée par Sangoten à passer la soirée dans sa famille. Ils étaient dans la chambre du métis Saïyen, à parler de choses et d'autres, quand une vive lumière attira l'attention de Tohru. Elle s'approcha de la fenêtre et vit le père de Goten, les cheveux dressés et coloré d'une magnifique couleur jaune, ce qui lui fit pousser un petit cri de surprise.

-C'est simplement mon père qui s'entraîne avec Oob, la rassura Sangoten.

-Mais… pourquoi est-il comme ça? Il est entouré d'une aura étrange.

-Ah, ça. C'est rien. Il a juste... comment dire... fait monter sa force rapidement. C'est une caractéristique particulière de quelques combattants. Je suis aussi capable de le faire, ajouta-t-il.

Il ne pouvait pas lui dire la vérité, sachant qu'elle prendrait peur ou qu'elle irait tout raconter aux médias. Heureusement, Tohru eut juste un sourire heureux avant qu'elle ne l'enlace.

-Tu es vraiment extraordinaire, lui murmura-t-elle au creux de l'oreille. Je suis vraiment heureuse d'avoir rencontré un homme aussi surprenant.

Sangoten prit une couleur pivoine, puis baragouina quelque chose d'incompréhensible. Tohru le fit taire en l'embrassant sur la bouche.

OoO

Trois heures plus tard, le dîner s'achevait. Sangoku avait le ventre bien rempli et félicitait sa femme, qui avait affiché un air sombre depuis que Tohru était entrée dans la maison. La blonde était en train de bavarder avec Sangoten quand son téléphone portable sonna.

-Excuse-moi. Oui allô? Oh maman! Oui, nous venons de finir de manger. Bien sûr, je n'ai pas oublié. … Oui, je comprends. J'ai de toute façon quelque de chose de grandiose à vous annoncer. Oui, oui. D'accord. J'arrive. Je suis désolée, elle annonça en rangeant son mobile, mais ma mère veut que je rentre tout de suite à la maison. Elle a peur quand je suis seule le soir.

-C'est tout à fait compréhensible, lâcha Chichi avec une sympathie feinte. Vous êtes jolie, et on ne sait pas qui rôde à cette heure tardive de la nuit. Sangoten, tu raccompagnes ton amie jusqu'à la porte?

Le jeune homme s'exécuta avec joie, recevant un dernier baiser de la part de son amie avant qu'elle ne saute dans son jet flyer. Il revint, le regard vague, aider sa mère à ranger la vaisselle sale dans la cuisine, puis prétexta une dure journée pour le lendemain avant d'aller dans sa chambre pour se coucher.

Chichi vida toute sa rage dans la vaisselle, inquiétant beaucoup Oob qui sursautait à chaque fois qu'elle lui passait une assiette ou un verre à essuyer un peu trop brusquement. Finalement, ce fut Sangoku qui l'aida, craignant un peu pour la vaisselle qu'elle lavait.

OoO

Dans la capitale, Végéta et Trunks s'octroyait un dernier entraînement dans la salle gravitationnelle avant d'aller se coucher. Végéta était suspendu en l'air, à fond dans ses enchaînements de coups aériens, tandis que Trunks était plongé dans ses pensées tout en évitant les quelques coups que son père pouvait lui assener.

Finalement, il décida de briser la glace et demanda:

-Qu'est-ce qui te gêne que je sois avec Mimosa?

Végéta atterrit et alla augmenter la gravité avant de recommencer à flotter dans les airs.

-Papa!

-Ce n'est pas une fille pour toi.

Le fils fut si abasourdi par cette réponse qu'il resta coi un moment.

-Tu n'as pas le droit de dire ça! Elle est très bien.

-Sa famille moins.

-Et tu crois que la mienne est meilleure? Avec toi qui t'entraînes plus qu'autre chose, maman qui reste plongée dans ses plans depuis une année déjà, grand-père à ses côtés, et grand-maman qui est toujours aussi candide, je me demande bien qui a la pire famille.

-Ne critique pas tes origines.

-Alors ne critiques pas les siennes non plus! Je trouve Estelle très gentille et très acceptable pour une femme passionnée par ses recherches.

Végéta rata un enchaînement, signe qu'il était surpris. Trunks eut soudainement un éclair de génie.

-C'est parce que tu n'aimes pas Estelle que tu n'as pas envie que je sois avec Mimosa, c'est ça?

À cette réplique, Végéta rata encore son coup de pied retourné et dut reprendre son équilibre en posant une main au sol.

-Ça ne te regarde pas, s'exclama le prince Saïyen en se redressant. Tu n'as pas à être avec une fille, c'est tout.

-Mais je ne vais pas vivre toute ma vie seul comme un ermite! Et regarde-toi dans un miroir avant de me parler comme ça!

-Je suis très bien comme je suis, répliqua Végéta, qui n'avait pas compris le sous-entendu.

Trunks soupira de désespoir en levant les yeux et devint super Saïyen pour reprendre son entraînement.

Par un éclair de lucidité, Végéta compris le sens de la remarque de son fils… alors qu'il sortait de la douche, une bonne heure après que Trunks ne soit allé se coucher. Habillé d'une simple serviette, il se précipita dans la chambre du jeune homme et lança:

-UN SAÏYEN N'AIME PAS! ENTRE-TOI ÇA DANS LE CRÂNE!

Trunks se réveilla en sursaut et n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait que son père avait déjà rejoint sa propre chambre. Encore à moitié endormi, le jeune se rendormit aussitôt, un sourire inexplicable sur les lèvres.

-Si tu crois que je vais te croire, tu te goures, il murmura avant de sombrer dans un profond sommeil.


(1): Prononcez janouch.
Je m'excuse pour le petit moment de romantisme entre Chichi et Sangoku qui frise le OOC. J'arrive pas à le changer °s'incline très bas°