Titre de l'histoire: L'attraper à tous prix
Auteur: TiaKin
Genre: K+
Tiré de la série: Dragon Ball Z
Disclaimer: Personne n'est à moi, vous êtes content?
Au revoir
Sangoten se réveilla dans son lit. Il était couché sur le dos, un bandage autour du torse et la lumière du jour filtrait entre les rideaux tirés devant la fenêtre. Tout doucement, il se tourna sur le dos, craignant de se faire mal, mais sa blessure avait été guérie. Il referma les yeux, profitant de cet instant de calme, ne voulant savoir ni le jour ni l'heure.
Il entendait la voix de sa mère qui discutait joyeusement avec Videl dans le salon, celle de Pan qui interpellait de temps en temps sa mère ou sa grand-mère, et celle de Sangohan de l'autre côté du mur. Apparemment, il était en train de finir de rédiger sa thèse et ça fit sourire le jeune homme.
-Enfin une bonne nouvelle dans toute cette histoire, pensa-t-il en rouvrant les yeux pour fixer le petit bouquet de fleurs qui avait été posé sur sa table, entre deux cahiers.
Il repensa à Tohru, à leur première rencontre et leurs expériences communes.
Le téléphone sonna dans la maison, Chichi alla répondre. Sangoten l'entendit parler par intermittence. Elle raccrocha ensuite et retourna discuter avec Videl.
Sangoten referma encore une fois les yeux et s'endormit, bercé par le vent qui soufflait dans les branches des arbres.
OoO
Vers les environs de trois heures de l'après-midi, Chichi alla voir si son fils allait bien. Elle le trouva complètement réveillé, lisant un livre sur son lit.
-Sangoten, mon chéri, elle murmura en s'avançant vers lui. Tu vas bien?
-Oui maman.
-Je suis si soulagée. Jamais tu n'aurais dû te lancer dans cette bataille stupide. Tout ça, c'est la faute de ton père!
Le jeune homme sourit, sachant que sa mère n'aimait pas qu'il se batte, et l'attira vers lui pour lui serrer les mains. Chichi eut un sourire heureux en retour.
-Mon chéri.
-Merci de prendre soin de moi maman.
La mère et le fils s'enlacèrent l'un l'autre.
OoO
Dans la capitale, un jeune homme recevait la visite de sa petite amie.
-Coucou, fit joyeusement Mimosa quand Trunks vint lui ouvrir.
-Salut! Entre.
La jeune femme s'exécuta et, après avoir fermé la porte, le fils Brief la mena vers le salon où ils s'installèrent.
-Où sont tes parents?
-Ma mère est allée faire déposer un brevet sur sa dernière invention et mon père fait du baby-sitting à l'étage. Maman l'a forcé de le faire, et il ne semble pas si ennuyé que ça, ajouta Trunks avec un sourire amusé.
Mimosa répondit à ce sourire et l'embrassa tendrement.
-Et toi? Tu as quelque chose de prévu, elle demanda.
-Non. Mon père m'a ordonné de lui prêter main forte, mais je crois que je vais le laisser seul avec Bra.
-Tu es machiavélique, dit la jeune fille avec un sourire carnassier.
-Je profite de ma jeunesse, corrigea le jeune homme. À la fin de mes études, je serai cantonné au bureau de PDG de Capsule Corporation. Avant cela, je veux passer le plus de temps possible à m'amuser.
Mimosa rigola, puis prit la main de son petit ami pour l'entraîner à l'extérieur de l'imposante maison des Brief.
-Alors autant profiter de cette fin d'après-midi pour aller voir un film et manger dans un restaurant, s'exclama-t-elle en passant ses bras autour de son cou.
Le garçon aux cheveux lavande l'embrasse, puis s'envola avec elle en direction du cinéma la plus éloigné.
Végéta, assis dans la chambre de sa fille, était partagé entre la honte de devoir jouer à la poupée avec sa fille et la fierté de voir cette dernière grandir et s'épanouir.
OoO
Deux jours plus tard, c'était la rentrée à l'université. Sangoten était complètement guéri grâce aux bons soins de sa mère, et Trunks affichait une forme d'enfer. À leur entrée dans l'auditoire dans lequel allait se dérouler leur premier cours, ils ne virent pas Tohru, ce qui ne les inquiéta pas beaucoup.
-Elle est sûrement en retard, lança Trunks alors que le professeur Kaeru entrait dans la salle, arborant son éternelle face de crapaud.
-Ouais, dit Sangoten sans joie.
Malheureusement, Tohru ne vint pas à l'université de la journée, ni durant la semaine, ce qui inquiétait Sangoten, qui avait très envie de la voir.
OoO
Le week-end suivant, tous les amis de Sangoku s'étaient réunis chez Bulma pour un dernier barbecue avant l'automne. Seuls Sangoku et Oob étaient absents, étant retournés sur l'île du sud peu avant que Sangoten ne retourne à l'université. Les réjouissances allaient bon train, tout le monde s'amusant et mangeant avec joie.
Autour du buffet, Boo, Végéta, Trunks, Sangoten et Sangohan s'empiffraient comme à l'habitude, tandis que Bulma et Estelle bavardaient mécanique et science auprès du grill recouvert de victuailles marinées.
Un peu plus loin, Videl et Chichi surveillaient Pan et Bra qui jouaient aux poupées, et Krilin bavardait avec Yamcha et Tenshinhan, qui s'était invité par hasard avec Lunch et ses trois fils. Un peu à l'écart de cette conversation nostalgique, C-18 observaient les autres, et sa fille parlait avec l'un des fils de Tenshinhan. Mimosa, qui s'était liée d'amitié avec la copine de Yamcha, observait avec amusement les cinq morfales qui rendait le buffet pareil à un cimetière. Piccolo, lui, restait à l'écart, n'aimant pas l'odeur de viande grillée.
Alors que Bulma entamait une longue description passionnée de son tout nouveau moteur de jet, la sonnerie de la maison retentit, l'obligeant à se lever pour accueillir les visiteurs. Elle revint quelques minutes plus tard, accompagnée de Tohru et Janusz. À la vue de la jeune femme, Sangoten abandonna son activité nourricière et alla l'enlacer tendrement.
-Tohru, il murmura en lui embrassant les joues. Tu m'as tellement manqué. J'étais effrayé de découvrir que tu étais morte.
La blonde lui sourit avant de se défaire gentiment de son étreinte et de le tirer un peu plus loin.
-Sangoten. Je suis si heureuse que tu n'ais plus rien, mais… j'ai une nouvelle à t'annoncer.
-Comment as-tu fais pour…
-Ton père est allé chercher quelque chose qui m'a guérie complètement, expliqua-t-elle, ayant pressenti la question. Il t'en a aussi donné un.
-Un senzu, pensa le brun. Le bébé va bien, il demanda ensuite, légèrement inquiet.
-Oui, oui. Ne t'en fais pas. Ma mère n'a pas touché notre enfant et il naîtra, mais ce n'est pas ce dont je voulais te parler.
-Quoi alors? Ne me fais pas attendre.
-Je… je… mon père et moi devons… nous devons repartir pour Madarch, elle avoua à mi-voix, peinée.
-Quoi? Pourquoi?
-Nous devons arrêter les autres familles dans leur mission et leur ordonner de retourner sur Madarch, mais nous sommes obligés de nous trouver là-bas pour donner des ordres. Mon père veut aussi annoncer à ma tante qu'elle est désormais libre de monter sur le trône. Et puis… je veux montrer l'exemple.
-Hein?
-Toutes les femmes de Madarch ne connaissent qu'une manière d'avoir des enfants, et comme je suis la première de mon peuple à en connaître une autre, je me dois de leur apprendre. Et je pense que mes filles seront contentes d'avoir un petit frère ou une petite sœur.
Sangoten, trop abasourdi par cette nouvelle révélation, s'assit sur le sol.
-Ça va Sangoten?
-Tu… tu as déjà des…
-Oh, oui. Sur Madarch, les femmes sont capables d'enfanter à l'âge de dix ans. J'ai quatre filles adorables. Mais ton enfant sera mon préféré, elle ajouta avec un air triste.
Le demi-Saïyen le remarqua et se leva pour l'enlacer pour lui murmurer:
-Je ne t'oublierai jamais, je te le promets.
L'air triste présent sur le visage de Tohru s'accrut un peu plus, l'obligeant à refouler les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle répondit à l'étreinte de son petit ami, puis se dégagea de lui pour se diriger vers son père.
-Quand est-ce que tu pars, demanda Sangoten sans bouger.
-Dans six jours, notre vaisseau mère va venir nous chercher, annonça Janusz en prenant sa fille dans ses bras, comme pour la consoler.
-Je viendrai te dire au revoir Tohru, promit le jeune homme.
Les larmes de la jeune femme coulèrent sur ses joues quand elle entendit cette promesse. Lentement, elle regarda son père, qui lui sourit, puis elle se sépara de lui et se dirigea vers le buffet, sur lequel elle monta d'un bond.
-Amis de Sangoten, commença-t-elle à haute voix pour attirer tout le monde. Dans six jours, mon père et moi repartons pour notre planète, et nous avons été heureux de vous avoir rencontré. Nous avons beaucoup appris ici, et nous espérons rendre la vie meilleure aux hommes de notre peuple. Ce sera difficile, mais nous y arriverons avec le temps.
Elle inspira profondément pour annoncer la lourde nouvelle qu'elle était venue délivrer.
-Mes amis, je suis dans le regret de vous annoncer que… que vous allez nous oublier.
-Comment oublier une aventure pareille, lâcha Estelle.
-Mon père et moi avons discuté, et nous sommes tombés d'accord que quelques uns d'entre vous allaient avoir du mal à reprendre une vie normale après notre départ, et plus particulièrement la famille de Sangoten.
-Nous allons donc vous effacer la mémoire, ajouta Janusz, qui était monté aux côtés de sa fille.
-J'aimerais bien voir ça, lança Végéta, qui n'y croyait pas une seconde. Celui qui m'effacera la mémoire n'est pas encore né.
-Vous sous-estimez un peu les pouvoirs de notre peuple, prince Saïyen.
Ensemble, le père et la fille levèrent les mains après avoir baissé la tête, et aussitôt, tous les amis de Sangoku ne purent lâcher des yeux les deux extraterrestres. Petit à petit, chacun de leurs sens s'égarèrent et disparurent, les laissant perdus dans un univers qu'ils ne captaient plus. En même temps, la forme de Tohru et Janusz changeait. Leur peau changeait de couleur, atteignant un bleu très pâle, leurs cheveux blonds virèrent au gris, leurs oreilles s'allongèrent un peu et des traces semblables à des griffures se tracèrent sur leur visage et leurs bras, leur donnant l'allure de chats étranges. Seuls leurs yeux n'avaient pas changé.
-Même si tu ne t'en souviendras pas, tu auras vu au moins une fois ma forme initiale, murmura Tohru en regardant Sangoten, les yeux remplis de larmes.
-Tu es prête Tohru, demanda son père.
Elle hocha de la tête, incapable de parler, et ils levèrent leurs mains grandes ouvertes au ciel avant de fermer leurs poings, arrachant en même temps les souvenirs des gens autour d'eux. Un à un, leurs amis tombèrent au sol, inanimés, et quand le dernier s'écroula, Tohru et Janusz s'évanouirent. Quelques minutes plus tard, tous reprirent connaissance et, sans se demander ce qu'ils faisaient à terre, reprirent leur activité jouissive.
Ils avaient tout oublié.
OoO
Six jours plus tard, Tohru et Janusz disaient au revoir à la petite planète bleue avec une certaine émotion. À l'heure du rendez-vous, le ciel s'obscurcit et un fin rayon de lumière s'étira en direction du sol.
Janusz posa ses yeux sur sa fille, qui affichait un air triste en regardant une dernière fois les alentours, puis ils s'avancèrent vers le lieu de l'impact entre le rayon et le sol.
-Adieu, lâcha Tohru en recommençant à pleurer à chaudes larmes.
Son père la tira vers lui et l'enlaça paternellement pendant que la lumière rétrécissait autour d'eux, les faisant disparaître peu à peu. Après un flash lumineux, ils étaient dans le vaisseau, retrouvant leurs amis.
-Direction Madarch, ordonna Janusz. Nous avons de grandes nouvelles!
-À vos ordres!
Les soldats retournèrent à leurs postes et, avec lenteur, l'énorme météorite qu'était le vaisseau spatial madarch s'éloigna de la Terre.
OoO
-Tu as vu, demanda Sangoten à Trunks. Le ciel est devenu noir un moment. Tu crois que quelqu'un a trouvé les dragonballs?
-Impossible! Ton père garde bien le dragonball à quatre étoiles avec lui, non?
-Il l'a perdu la dernière fois qu'on a appelé Shenron.
-Ben le mec qui a trouvé les sept boules est un petit veinard.
La sonnerie de la fin de la pause retentit, et les deux compères se dirigèrent vers leur salle de cours.
FIN
Voici la fin de cette histoire qui a été, je l'espère, passionnante à vos yeux. J'ai pris beaucoup de plaisir à la réécrire. Je vous remercie, chers lecteurs, de m'avoir suivi avec autant de fidélité. Merci, merci, et encore merci.
