Titre : 482 lessons in Chid Care (482 leçons en soins infantiles)
Auteur : Triola,je ne suis que la traductrice. Il s'agit de ma première traduction, j'essaierai d'être le plus fidèle possible à la fiction originale de Triola.
Chapitre 16 : Temps de réflexion
XoXoX POVde Draco XoXoX
Draco marcha silencieusement jusqu'au bureau de son père, pour écrire une lettre à Bob. Il marchait lentement, comme s'il devait faire un effort de concentration extrême pour faire avancer ses pieds. Comme s'ils ne voulaient pas marcher, comme s'ils pouvaient s'effondrer à n'importe quel moment. Quand il arriva finalement au bureau de Lucius, Draco se laissa tomber dans un énorme fauteuil en cuir et prit un morceau de parchemin, une plume et une bouteille d'encre. Mordant inconsciemment l'extrémité de la plume, chose qu'il faisait souvent en réfléchissant, il se demanda ce qu'il devait écrire à Bob. Il choisit finalement d'être bref, et griffonna quelques mots sur le parchemin. Il l'enroula et se dirigea jusque son hibou.
Il monta à la volière, chercha Ambrosius Benedict II, il courut jusqu'à lui et passa sa main dans les plumes noires du hibou. C'était un hibou très spécial, il appartenait à une espèce Australienne : l'effraie ombrée. Draco l'avait eu pour son onzième anniversaire, et selon le commerçant il était très rare. Il était également très beau. Avec ses plumes noires comme la suie et ses yeux sombres et perçants. Il était le seul hibou que Draco avait apprécié. Il avait eu beaucoup d'autres hiboux, bruns, roux, blancs... mais aucun d'eux n'avait autant de personnalité qu'Ambrosius. Draco se rappela avoir pensé dans le magasin que ce hibou ne serait pas un animal de compagnie mais un ami. Et il avait eu raison. Ambrosius était un ami, cependant il était critique mais franc. Ses sentiments étaient très clairs, et quand il était en désaccord sur quelque chose avec Draco, il lui lançait un regard féroce et lui mordait les doigts avec énergie au lieu de les mordiller doucement comme il le faisait habituellement.
Caressant affectueusement ses plumes, Draco fut récompensé d'un hululement joyeux et un léger pincement sur le doigt. Il sourit tristement au hibou, et continua de le caresser. "Ambrosius, est-ce que je suis fou ?" Dit-il à haute voix en regardant ses yeux noirs. Ils scintillaient dans la lumière du soleil de l'après-midi et quand Ambrosius inclina la tête sur le côté, Draco eut la nette impression que le hibou se moquait de lui. Ceci l'offensa un peu, mais il continua de parler. "Je veux dire, c'estce qu'il y a de mieux à faire, placer Médéa dans une bonne famille, n'est-ce pas ? Elle sera bien mieux avec ces types. Ils pourront prendre soin d'elle bien mieux que je ne le pourrai jamais. N'est-ce pas ?" Il regarda encore une fois ses yeux, mais cette fois ils avaient l'air grave. Grave et en pleine réflexion. Comme si Ambrosius réfléchissait à ce qu'il avait dit. Draco était un peu contrarié du fait que son hibou ait besoin de réfléchir à la réponse, mais Ambrosius continua de le regarder. En regardant son hibou, Draco se sentit lui-même un peu incertain, mais il secoua la tête avec vigueur. "Evidemment que c'est ce qu'il y a de mieux à faire" dit-il à haute voix, plus pour se convaincre que pour convaincre le hibou. "Evidemment..." Marmonna-t-il encore en soupirant profondément. "Mais alors pourquoi je me sens si mal ?"
XoXoX POV d'HarryXoXoX
Harry s'assit sur le rebord de la fenêtre de la chambre de Draco, regardant le magnifique jardin des Malfoy en berçant Médéa. Il savait qu'il devrait la laisser partir très bientôt, aussi avait-il décidé de passer chaque moment où elle serait réveillée avec elle, et ce jusque son départ. En caressant sa petite tête blonde, il sourit. C'était un petit sourire triste, mais toujours rempli d'amour et de tendresse. Exactement comme Harry se sentait à ce moment là.
Avant que Draco n'apparaissent dans sa vie, son petit bébé dans les bras, Harry n'avait jamais pensé qu'il était possible d'aimer autant une créature, surtout en si peu de temps. Il avait été avec elle pendant seulement six jours, mais il avait l'impression de la connaître depuis toujours. Et c'était pareil pour Draco.
Harry avait toujours su que ce genre de choses arrivait avec l'amour, mais il n'avait jamais pensé que c'était aussi merveilleux. Bien sûr, les couples qu'il connaissait semblaient assez heureux, mais ce n'était pas tout rose comme dans du Shakespeare. Il savait de fait que Dean et Lavande se chamaillaient peut-être plus maintenant qu'ils étaient ensemble, qu'auparavant, et Neville et Luna ne pouvaient même pas être dans la même pièce sans rougir et bégayer. Ils étaient tellement habitués à être bons amis, que maintenant leur prétendu amour les avait rendus complètement incapables de parler l'un avec l'autre. Les choses comme celles-ci démontraient à Harry que l'amour n'était pas tellement grandiose, et sa propre expérience avec Ginny avait renforcé encore plus ses croyances.
Mais alors Draco était arrivé et avait complètement chamboulé le monde d'Harry. Il avait toujours eu une certaine attirance, mais il n'avait jamais pensé que ça donnerait quelque chose. Mais maintenant que c'était le cas, cela laissait le Survivant totalement confus. Il comprit soudainement pourquoi les gens désiraient tellement tomber amoureux, car ce qu'il ressentait auprès de Draco, n'était pas si mal que ça. Le simple fait de le regarder le rendait heureux et quand il lui parlait, il avait des milliers de petits papillons au niveau de son abdomen et quand il le touchait, il sentait de petites décharges le long de sa colonne vertébrale. Draco avait un tel pouvoir sur lui, que ça effrayait le brun. Draco pouvait aussi le faire fondre avec un mot et l'envoyer dans les profondeurs du désespoir avec un autre. Non, il n'aimait pas Draco, il en était certain, mais il était également certain du fait que Draco était quelqu'un qu'il pourrait aimer, s'il s'en donnait le temps. Et cela effraya Harry plus que tout autre chose.
En fermant les yeux, Harry continua inconsciemment à faire courir sa main sur la tête de Médéa. La bercer était étonnamment apaisant et Harry se sentait plus calme. Il ne pouvait pas se laisser aller à se perdre dans ses pensées, ce n'était pas le moment pour ça. Draco reviendrait bientôt, et alors il saurait combien de temps ils leur resteraient avec Médéa. Il passerait tout le temps qu'il pourrait avec elle, et ensuite... ensuite il ne savait pas. Une fois de plus, il s'était trop attaché, et maintenant il sentait son cœur se déchirer. Il s'était déjà produit la même chose par le passé. Cédric, Sirius, Ginny. Il leur avait permis de franchir ses barrières, et ils l'avaient ensuite abandonné. Chacun de différentes façons, mais elles avaient eu le même effet sur lui. Il pensait qu'il s'était assez endurci désormais, de sorte que personne d'autre ne puisse franchir ses barrières, hormis ceux qui les avaient déjà franchies. Mais maintenant, Draco et Médéa avaient passés furtivement l'entrée précieusement gardée de son cœur, et au moins un des deux allait le quitter. Et que se passerait-il avec Draco ? Médéa était celle qui les avait réunis, que feraient-ils quand ils se retrouveraient l'un en face de l'autre quand elle ne serait plus là ?
Poussant un profond soupir, Harry ne cessait de penser à son problème actuel. Selon lui, il y avait deux solutions. La première, rester avec Draco après que Médéa soit parti et prendre le risque de tomber amoureux de l'autre garçon et donc peut-être de finir blessé. Ou la deuxième, partir quand Médéa s'en irait et conserver son cœur loin de l'amour et de la douleur. D'où était assis Harry, le choix n'était pas très difficile.
A suivre...
Et voilà ! Je suis désolée pour l'attente mais j'ai récupéré mon PC seulement mercredi et puis jeudi j'ai appris une bien triste nouvelle : le décès d'une de mes amies.
Ce chapitre est donc pour E. qui était certes petite par la taille mais grande par la présence.
Enfin bref, assez parlé de mes problèmes, dites moi ce que vous avez pensé de ce chapitre ça me ferait super plaisir !
A bientôt !
kissssssss
