Titre : 482 lessons in Chid Care (482 leçons en soins infantiles)

Auteur : Triola, je ne suis que la traductrice. Il s'agit de ma première traduction, j'essaierai d'être le plus fidèle possible à la fiction originale de Triola.

Chapitre 17 : Déni : mon nom est Draco

XoXoX POV de Draco XoXoX

Draco envoya Ambrosius au loin avec la lettre, lui indiquant de ne pas revenir tant qu'il n'avait pas une réponse avec lui. Il se laissa tomber à côté de la porte de la volière et attendit. Les minutes puis les heures se suivirent, mais Draco ne s'en rendit même pas compte. Il était trop occupé à penser. Depuis le jour ou il avait vu Médéa dans le panier pour la première fois, il avait fait attention à ne pas trop s'attacher. Il savait qu'il devrait la laisser partir tôt ou tard, et plus il s'occuperait d'elle, plus ça serait dur. Mais il ne s'en inquiétait pas. Il ne s'était pas attaché au bébé, et peu lui importait si elle partait. C'était juste un bébé, pas vrai ? Elle n'avait rien de spécial, c'était seulement un bébé. Et il ne s'inquiétait pas pour elle, franchement, pourquoi le ferait-il ? Elle n'était rien d'autre qu'un bébé. Et il la connaissait depuis seulement six jours. On ne peut pas s'attacher en seulement six jours. Et c'était une bonne chose, parce que si ça avait été le cas, il serait probablement très mal en point en ce moment. Mais ce n'était pas un problème, parce qu'il s'en fichait. Et avec cette pensée, Draco commença à construire sa maisonnette sur les bords dangereux du Nil.

MERLIN seul savait combien de temps avait passé mais l'attention de Draco fut soudainement attirée sur un grand hibou noir volant vers lui. Ambrosius était de retour. Il enleva soigneusement la lettre accrochée à la patte du hibou puis Draco la déroula et commença à lire.

Mr Malfoy,

Nous sommes très heureux que vous ayez décidé de nous laisser adopter votre belle petite fille. Sur les conseils de Bob, de la protection de l'enfance, nous avons décidé de venir ce soir pour venir la cherche. Bob nous a expliqué que vous vouliez vous débarrasser d'elle le plus rapidement possible, ainsi nous avons pensé qu'il serait préférable qu'elle passe la nuit avec nous. Nous vous rencontrerons demain pour signer les papiers d'adoption au bureau de Bob, et pour les autres formalités.

Daniel et Matthew Brocklehurst-Frobisher

Draco chiffonna le parchemin et le jeta contre le mur. Pour qui se prenaient-ils ? Oserire qu'il voulait se débarrasser de son bébé, puis de décider de venir le prendre le soir même ! Bien sûr, il voulait la faire adopter, mais de là à dire qu'il voulait se débarrasser d'elle ; c'était vraiment dur ! Aucun bébé ne devrait grandir en pensant que ses parents voulaient s'en débarrasser. Et ils la prenaient ce soir. C'était trop tôt. Draco ferma les yeux et prit une profonde inspiration.

"Je ne m'inquiète pas," se dit-il, répétant ce qui était en train de devenir son nouveau mantra. Il se leva et commença à marcher en direction de sa chambre. Il devait préparer Médéa et informer Harry.

Harry.

Que penserait-il de tout ceci ? Sûrement voulait-il que Draco confie Médéa à l'adoption ? Personne de saint d'esprit ne voudrait sortir avec un jeune sorcier qui a un bébé.

Huh.

Sortir.

En vérité, il n'avait jamais pensé sortir avec Harry. Bien sûr, il voulait être avec lui, mais il n'avait jamais vraiment pensé à sortir avec lui. Et si Harry ne le voulait pas ? Peut-être qu'Harry ne l'aimait pas du tout, puisqu'en apparence il était juste un compagnon de baise facile. Evidemment, il ne pensait pas réellement comme ça ; Harry était un bon petit Gryffondor avec trop d'idées au sujet de ce qui était bien et mal pour faire une telle chose, mais et si c'était le cas ? Et si, quand il dirait à Harry que Médéa partait, il rangeait ses affaires et partait aussi ? Il pouvait le faire. Il n'avait jamais promis à Draco quoique ce soit et ils n'avaient pas vraiment eu une véritable relation. Ouais, ils avaient couché ensemble, et après ? Ils n'avaient jamais parlé de cela, ils n'avaient jamais parlé de ce qu'ils étaient vraiment. Draco aimerait bien qu'Harry devienne son petit ami, mais pour tout ce qu'il en savait, Harry pouvait ne pas l'entendre de cette oreille.

Draco se sentit tout à coup très confus et incertain, et quand un Malfoy se sent confus, il le déguise en colère. Et si Harry ne le voulait pas ? Il pouvait se vivre sans ce maudit Gryffondor. La moitié de la population de Poudlard s'évanouissait si Draco Malfoy daignait à peine les regarder, il pouvait avoir qui il voulait. Harry Potter pourrait juste aller se faire voir, parce que Draco s'en ficherait comme de sa première tétine. Par Merlin !

Draco atteignit sa chambre et se rua à l'intérieur, d'un pas vif. Quand il vit Harry assit sur le rebord de la fenêtre, berçant Médéa, sa colère grandit encore plus. C'était son bébé ! Pas celui de Potter, mais le sien ! Il marcha vers le brun, et saisit la petite fille qui était dans ses bras. Harry le regarda avec confusion, mais Draco, lui, le fixait avec fureur.

"Les Brockle-quelque-chose vont venir la prendre d'un instant à l'autre, je dois la préparer." Il se retourna et marcha vers la salle de bain et ne vit pas le regard triste sur le visage d'Harry. Il ne vit pas non plus quand le garçon aux yeux verts glissa silencieusement du rebord de la fenêtre et marcha hors de la pièce, ni quand il rangea toutes ses affaires et se dirigea vers la porte d'entrée, valise en main. La seule chose claire dans son esprit était le fait qu'il s'en fichait. Que ça ne lui importait pas. Il ne pouvait pas en être autrement. Ca le blesserait beaucoup trop.

XoXoX

À l'intérieur de la salle de bain, Draco plaça Médéa sur le rebord du lavabo et commença à la déshabiller.

"Oh, Draco, mon cher. Ne pense-tu pas que la fille est un peu trop jeune pour toi ? Je pense que cet étalon brun est bien meilleur, et il semble apprécier les bons tours."

Draco fit un bond, loin du bébé, et lança un regard noir au miroir. "Tu es complètement malade, tu le sais ? Un miroir malade, malade ! Pour ton information, je suis juste en train de changer sa couche. Je ne vais pas faire quelque chose comme ça avec elle ! Malade. Malade. Malade !"

"Et bien, désolé de te dire ça mais c'est assez trompeur. La manière dont tu la regardes, je pourrais penser que tu es tombé amoureux d'elle."

"Mais ça va pas ! Et si c'était le cas, si je l'aimais, ce qui n'est absolument pas le cas, ce serait seulement un amour du genre paternel. Et rien d'autre, espèce de morceau de verre totalement malade ! Et je ne l'aime pas."

"Quelqu'un est dans le déni," chantonna le miroir avec une voix monotone, au grand malheur de Draco.

"Je ne le suis pas !"

"Fais semblant si ça t'amuse. Tu aimes cette petite fille comme si c'était la tienne. Et je pense que tu veux qu'elle le soit. Secrètement, tu souhaites qu'elle soit à toi. A toi et à ton beau jeune homme."

"Ce n'est pas vrai ! Je ne l'aime pas, je ne m'inquiète pas pour elle et Harry n'est pas mon beau jeune homme ! Il n'est rien pour moi, parce que je me fiche éperdument de lui. Je ne l'ai jamais fait et je ne le ferai jamais ! C'est comme ça et puis c'est tout."

Le miroir toussa quelque chose qui ressemblait étrangement à "déni", mais avant que Draco puisse le mentionner, il continua. "C'est ce que tu dis, mon chou, c'est ce que tu dis."

"Exactement. C'est ce que je dis."

XoXoX

Un peu plus tard, Draco observa silencieusement la porte se fermer, il s'effondra alors contre le mur le plus proche. Ils étaient partis. Elle était partie. Les Brocklehurst-Frobishers venaient juste d'emporter son bébé, et maintenant ils étaient partis. Il avait l'impression que son cœur allait se briser en deux, et d'avoir une boule dans la gorge. S'il ne se connaissait pas aussi bien, il aurait pensé qu'il était sur le point de pleurer. Mais les Malfoy ne pleurent pas. Et ils se fichent de tout.

Ils ne pleurent pas.

Et ils se fichent de tout.

Non ...

Draco renifla.

... ils pleurent.

Malgré tout, il semblerait que les Malfoy pleurent aussi. Il leva les yeux vers le ciel pour essayer de retenir ses larmes, mais ce fut peine perdue. Draco laissa les larmes rouler librement sur sa joue. Il avait essayé de se convaincre qu'il se fichait de Médéa, mais la vérité était que même son miroir en savait plus au sujet de ses propres sentiments que lui même. Il s'en souciait. Il s'en souciait beaucoup. Il s'en souciait bien plus qu'il n'avait jamais pensé qu'il était possible de se soucier de quelqu'un. Il s'en souciait tellement qu'il avait l'impression que son cœur était sur le point d'exploser. Et cela l'effrayait. Ca l'effrayait à en mourir.

À ce moment, Draco aurait donné n'importe quoi pour avoir Harry à ses côtés, tenir l'autre garçon dans ses bras, l'embrasser et lui susurrer des mots rassurants, mais lui aussi était parti. Quand Draco était allé dans sa chambre un peu plus tôt pour voir s'il voulait dire au revoir à Médéa, il avait trouvé la pièce vide. La seule chose qui restait encore du jeune homme brun était une lettre. Il l'avait lu tellement de fois qu'il laa connaissait par cœur.

Draco,

Je t'en prie ne m'en veux pas. C'est juste que je ne peux pas faire ça. Je l'aime. Je sais que ça fait seulement six jours, et c'est vraiment très tôt pour s'attacher, mais peu importe. Ce qui m'importe le plus c'est elle, comme jamais un enfant ne m'a importé auparavant, je ne peux donc pas être là quand elle partira. Et je ne peux pas te voir. Je pense que je pourrais peut-être t'aimer un jour, mais pour le moment tu me la rappellerais beaucoup trop. Je suis rentré chez les Dursley. S'il te plait embrasse la pour moi, tu veux ? Et dis lui que je l'aime. Elle ne s'en rappellera probablement pas, ou même ne comprendra pas, mais d'une certaine manière, je veux quand même qu'elle le sache.

Harry

Draco n'avait jamais pensé qu'Harry se souciait tellement de Médéa. Merlin, il n'avait d'ailleurs jamais pensé que lui-même était tellement attaché à elle. Et maintenant, en renonçant à elle, il avait également perdu l'autre personne avec qui il pouvait être vraiment lui-même. Celui qui faisait battre son cœur, celui qui avait écrit qu'il pourrait l'aimer un jour. Est-ce que c'était vraiment ce que voulait Draco ? Certes, il avait finalement retrouvé sa liberté, mais en valait-elle la peine ? Il avait perdu Harry, il avait perdu son bébé, et il avait perdu une partie de lui-même.

Assis-là dans l'obscurité, Draco se rendit soudainement compte qu'il avait fait une erreur. Une énorme erreur.

A suivre...

Et voilà !

Oui je sais que je suis monstrueusement en retard (on ne frappe pas la traductrice ! siouplait -petits yeux larmoyants-) et je m'en excuse, mais j'avais vraiment de très bonnes raisons…

J'espère que vous ne m'en voulez pas trop et que vous me direz malgré tout ce que vous avez pensé de ce chapitre !

Le titre du prochain chapitre -qui est soit dit en passant le dernier- est : Leçon numéro 482

Kissou à toutes (et à tous s'il y a un jeune homme égaré sur le site ! )

Juste-un-ange