-1Titre : Cette nuit-là
Auteur : Kristana
Disclaimer : Comme d'habitude et malheureusement, aucun des personnages n'est à moi
Couple : Draco et Harry
Rating : T + (ça existe ça ?)
Bêta : Petitchaton (merci, merci !)
Je sais, je sais, je n'ai pas encore terminé La Voix Des Anges que voilà qu'une nouvelle fic apparaît sur mon profil ! Magique ? Non, non, simplement une arrivée massive d'idées à la suite de la relecture du tome 6... Et voilà le résultat, j'espère qu'il vous plaira !
Ce sera une toute petite fic, trois ou quatre chapitres pas plus. Je sais, c'est court, mais c'était juste histoire de vous faire patienter pendant l'écriture (quelque peu difficile) de La Voix Des Anges qui, je vous rassure aura une suite, ne vous en faites pas !
Comme vous pourrez le constater, le prologue ne traite en majorité que de la scène de la mort de Dumbledore du POV de Draco, mais ne croyez pas que la suite ne sera qu'une réécriture du tome 6 ! Loin de là, j'avais simplement besoin de cette partie pour poser les bases de ma fic (en même temps, c'est le but d'un prologue ! hihi)
Donc j'espère que vous ne lâcherez pas ma fic juste à cause de cela…
Remerciements tout chaleureux à ma gentille bêta qu'est Petitchaton et que j'embrasse très fort !
Bonne lecture !
Cette nuit-là
Prologue
POV Draco
La nuit est sombre. D'imposants nuages noirs occultent la triste lueur de la lune. Aucune brise ne vient rafraîchir l'atmosphère épaisse qui pèse encore plus lourdement sur mes épaules que le fardeau qui déjà m'emprisonne.
J'ai une mission à accomplir.
J'avance d'un pas pressé, longeant les couloirs du château si rapidement que mes yeux ne reconnaissent même pas les lieux auxquels je suis pourtant habitué. Le chemin me semble long, les galeries interminables et pourtant, je marche encore et encore.
Arrivé devant une porte faite dans un bois épais et lourd, je la pousse pour gravir les escaliers sur lesquelles elle s'ouvre. Je serre ma baguette dans ma main droite comme si elle était mon unique moyen de survie. Peut-être l'est-elle en fait…
Je la serre si fort que mes jointures me font mal. Mais la douleur physique n'est rien face à la peur qui grandit en moi à chaque marche que je laisse derrière moi. Mon cœur bat plus fort qu'il ne le devrait à mesure que j'approche du sommet de la tour d'astronomie. Mais le temps semble avoir ralenti, mon ascension est comme retardée par une force inconnue et invisible et je peine à atteindre mon but : cette autre porte qui se dresse loin devant moi. Alors je redouble d'efforts et tente de grimper plus rapidement cet interminable escalier.
Essoufflé, je pose ma main sur la poignée étonnamment brillante dans la pénombre qui m'entoure. Il me semble entendre des voix derrière la porte mais je n'en suis pas sur. Mon esprit est tellement brouillé que je ne suis sûr de rien, je ne sais même pas si je suis réellement là.
Alors je pousse violemment le pan de bois d'un geste qui se veut intimidant. Et voilà que je me retrouve devant ma plus grande crainte, celui qu'Il m'a demandé - que dis-je, ordonné - d'éliminer.
Je brandis ma baguette et lance un Experliamus cinglant en direction de ce vieux débris. Sa baguette s'envole au-dessus des remparts pour disparaître dans la nuit éclairée par la Marque des Ténèbres.
Debout, adossé au mur, Dumbledore me fixe d'un air livide, pourtant, aucune crainte, aucune panique ne se lit sur son visage labouré par le temps. N'a-t-il pas compris qu'il allait mourir ? A la place, il me lance un simple :
- Bonsoir, Draco.
Je le scrute du regard et le surprends à jeter des coups d'œil aux alentours. Ce peut-il qu'il ne soit pas tout seul sur cette tour ? C'est là que j'aperçois deux balais à ses pieds.
Deux ?
Ceci expliquerait la deuxième voix que j'ai cru entendre.
Mais qui donc peut bien être avec lui ? Je lui pose la question mais avant qu'il ne me réponde la vérité m'apparaît. Si logique, si évidente : Potter. Saint Potter, le petit chien chien à Dumby !
Mais où se trouve-t-il ?
A mon tour, je fouille discrètement les lieux du regard : rien.
Pourtant, personne n'est descendu, ni n'a transplané et encore moins sauté sans risquer de se casser le cou.
Je comprends alors la situation. Potter est là, quelque part dans un recoin de la tour, dissimulé sous sa stupide mais néanmoins utile, je dois le reconnaître, cape d'invisibilité trop lâche pour se montrer !
La voix de Dumbledore me ramène à la réalité mais je ne saisis pas un traître mot de ce qu'il me raconte. Je n'ai qu'une seule idée en tête : le tuer, l'éliminer, l'écorcher, l'anéantir pour toujours ! Je serai ainsi libéré de ma dette.
Je serre les dents si fort que ma mâchoire me fait souffrir mais la douleur procure à la fois un sentiment de force et d'invincibilité.
- Draco, tu n'es pas un tueur, entends-je.
- Comment le savez-vous ? Vous ne savez rien de ce dont je suis capable !
- Bien sûr que je le sais, je t'ai vu t'entraîner sans relâche dans la Salle sur Demande. Et je sais également que ce soir tu es venu me tuer. N'ai-je pas raison ? Mais vas-tu y parvenir ?
Je ne sais que répondre.
- Draco, cela fait dix minutes que nous sommes face à face et que je suis désarmé par ta faute. Si ta volonté de me détruire était si forte, je girai déjà à tes pieds. Tu as peur d'agir tant que les Mangemorts que tu as - habilement il est vrai - fait entrer, ne t'auront pas rejoint.
J'avale difficilement ma salive et lève ma baguette comme pour lui prouver son erreur.
Je n'ai pas peur, je vais prononcer la formule, je vais…
Des bruits de pas résonnent soudain dans les escaliers et apparaissent de l'encadrement de la porte, quatre Mangemorts en robe noires. Haletants, ils se placent à mes côtés et toisent d'un regard mauvais Dumbledore qui n'a toujours pas bougé, ni changé d'expression.
- Draco, qu'attends-tu ? Tue-le !
A nouveau, je lève ma baguette et m'apprête à lancer le sort quand mon geste est arrêté par une pensée : Potter est encore là. Je le sais, je le sens, il est près de nous et il assiste à la scène. Il observe chacun de mes gestes en silence, il me juge sans doute.
Pourquoi je pense à lui d'un coup ? Je me reprends
- Avada Ked…
Je retiens la fin de la formule. Je n'y arrive pas… Pas quand je sens le regard réprobateur du Griffy peser sur moi sans même le voir.
Mais pourquoi ne réagit-il pas ?
- Je vais m'en occuper moi-même ! S'écria Greyback avec colère.
Mais Amycus s'interpose et me désigne du menton.
- Nous avons des ordres, c'est à lui de s'en occuper.
Oui, c'est à moi de le faire. C'est à moi de mettre fin au règne du vieux sorcier. Mais aucun son ne sort de ma bouche, aucun geste n'anime mon bras prolongé par ma baguette.
Je n'y arrive pas. Potter est là, Potter me voit et à cause de ce regard que je ne discerne même pas, je suis démuni de toute volonté. Je reste là, les bras ballants, les yeux perdus dans la barbe grise et scintillant de Dumbledore qui reste toujours impassible.
Soudain dans le fracas assourdissant d'une porte ouverte à la volée, Rogue fait son apparition. Il pose son regard glacial sur Dumby. Son visage, décomposé par le dégoût est marqué par le combat, mais son œil est encore vif et ne quitte pas le vieux sorcier.
Pour la première fois depuis ma scolarité, je vois Dumbledore tressaillir et l'entends supplier d'une voix extrêmement basse.
- Severus… S'il vous plait.
Mais Rogue fait fi de ces derniers mots et lance dans un cri de rage, le sortilège de la mort.
Une lumière verte envahit la scène et je me sens comme emporté vers le lointain…
- Nooooooooooooooooon !
Je me redresse, le visage trempé de sueur, les cheveux emmêlés, encore ébloui par l'aveuglant flash émeraude.
Tadaaaa !
Verdict ? Bon, très bon, excellent, jouissif (oui bon…) ou carrément à jeter immédiatement à la poubelle de mon ordi ? A vous d'en juger et de me faire part de vos critiques ou félicitations (pas optimiste pour un sou la demoiselle ). Je SAIS, c'est un prologue bien maigre, mais la suite ne va pas tarder à arriver !
Merci à tous de m'avoir lue, j'espère vous retrouver - rapidement si tout va bien - au prochain chapitre qui je vous le promets, sera un VRAI chapitre et non pas un simple remake du tome 6 version POV de Draco ! Son titre sera « Comment Harry Potter me sauve la vie ».
Kristana
