Calice malgré moi
Rating : M
Pairing : SS/HP
Disclamer : Rien à moi
Avertissement : Slash (relation homosexuelle entre deux hommes) donc homophobes, s'abstenir. De plus, cette histoire contiendra une scène de sexe dans cette partie donc âmes sensibles s'abstenir aussi.
Résumé : Harry aurait dû mourir après avoir porté le coup fatal à Voldemort. Ses blessures étaient bien trop graves. Mais Severus Snape ne pouvait se contenter de le regarder alors qu'il avait le moyen de le sauver. Même si ce ne serait sûrement pas au goût de son jeune élève... (SS-Vampire/HP-Calice)
Note de l'auteur : Et voilà le dernier chapitre. Je reste épatée par toutes vos reviews, tous ces messages de soutien, toutes ces petites bulles de bonheur irremplaçables qui font un bien fou quand on a un passage à vide comme j'en ai connu ces derniers mois. Alors merci à tous, du fond du coeur, vous me redonnez à chaque fois le goût d'écrire et de continuer. Merci. Et bonne lecture.
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Troisième partie
Mon réveil se fait par étape. Chacun de mes sens semble reprendre vie successivement. J'entends sa respiration qui fait échos à la mienne, je sens ses bras qui me serrent possessivement, l'odeur de sa peau et des draps m'enveloppent tout entier, et si j'en juge par le souffle chaud qui me caresse les lèvres, je vais bientôt pouvoir goûter à un de ses baisers.
Cette dernière pensée a l'effet immédiat de m'arracher totalement du sommeil et j'ouvre les yeux en grand pour me retrouver aussitôt plongé dans deux gouffres écarlates. Le temps s'arrête. Il n'y a pas à dire, qu'ils soient noirs ou rouges, je suis vraiment attiré par ce regard. Intense. Sans fond. Qui ne semble voir que moi.
Il me fixe sans ciller et je retiens ma respiration. Je suis à la fois effrayé et impatient, je suis tenté de me pencher pour refermer l'espace entre nos deux visages mais une partie de moi n'ose pas. Peut-être sent-il mon hésitation car ses traits s'adoucissent, une de ses mains quitte mon dos pour frôler ma joue et j'ai la sensation qu'il me demande l'autorisation. De m'embrasser ou de me mordre ? Difficile à dire puisque ses yeux quittent parfois les miens pour mes lèvres ou ma jugulaire.
Et les secondes recommencent à défiler, il parcourt mon visage de ses doigts comme on le ferait avec un chat pour le rassurer. Pour l'amadouer. Ce n'est pas la première fois depuis la nuit fatidique que j'ai l'impression d'être son animal domestique. Mais ça m'est égal. Seul le plaisir de ces caresses m'importe. Qu'il ne s'arrête surtout pas. Jamais.
Des lèvres, glacées, se posent sur les miennes. Se retirent. Pour revenir. Il dépose un baiser à la commissure, sur la lèvre supérieure, inférieure, le menton, la joue, puis à nouveau la bouche. Qu'il parcourt. Il s'attarde. Tendrement.
C'est la première fois qu'on m'embrasse comme ça. Il est vrai que je n'ai pas beaucoup d'expérience en la matière mais même un novice comme moi se rend compte qu'il y a quelque chose dans ce baiser. Il me domine. Entièrement. Mais il n'abuse pas de moi. Il va à mon rythme. Il attend que je sois prêt, il y a du partage dans ce baiser. Il y a du respect. Et ça suffit à me convaincre.
Je soupire donc et m'abandonne à lui. Mes lèvres s'ouvrent pour lui offrir l'accès à plus d'intimité, mes bras entourent maladroitement ses épaules et mon corps tout entier fond contre le sien. Je sens confusément qu'il m'attire encore un peu plus contre lui mais c'est très nettement que je me vois réagir au contact de sa peau nue contre la mienne. Je crois que lui aussi s'en est rendu compte car je sens sa bouche s'étirer en ce qui doit être un sourire. Sûrement moqueur.
J'ai tellement honte que je brise aussitôt notre baiser pour cacher mon visage écarlate dans son cou. Et j'ai bien l'intention de ne plus jamais sortir de ce nouveau refuge. Je sais que ma réaction est normale, après tout je n'ai que 17 ans et puis il y a ce lien entre nous et puis ce baiser et puis nous sommes nus dans ce lit et... Bref ce qui serait plus étonnant, ce serait que je reste insensible à tout ça. Mais je crois que je serais beaucoup moins gêné s'il montrait lui aussi un peu d'attirance pour moi.
Car oui, lui n'a pas la moindre érection. Ses mains continuent leurs caresses apaisantes et ses lèvres parcourent doucement mon épaule, mais rien ne se passe chez lui... en dessous... Peut-être que je ne lui fais tout simplement aucun effet. Il n'a pas choisi de faire de moi son calice par désir sexuel, simplement pour me sauver la vie. Et comment pourrait-il avoir envie de moi, il m'a toujours détesté, je ne suis pas une beauté, je suis trop maigre, trop petit, trop semblable à mon père, trop...
« Je ne sais pas ce qui t'arrive Potter, mais si tu continues comme ça, je vais me mettre à pleurer dans deux secondes. Et je te garantis que tu n'as pas envie de voir ça. »
Sa voix est lasse et agacée, il doit en avoir assez de ce calice qui passe son temps à se morfondre. Mais je n'y peux rien, je suis trop confus. Je ne me reconnais même plus moi-même.
« Calme toi, on n'ira pas plus loin si tu ne le veux pas... »
Et il s'écarte doucement de moi, se redresse pour s'asseoir contre les oreillers. Ses yeux rouges sont, pour une fois, détournés des miens. Il refuse de me regarder, il doit être en colère. Pourtant, c'est de sa faute. C'est moi qui devrais lui en vouloir. D'ailleurs, je sens toute mon angoisse se muer en rancoeur contre lui. Avant même de réfléchir, mon regard se pose sur le bas de son ventre que laisse entrapercevoir le drap qui nous recouvre. Comme je l'avais senti, il n'a pas la moindre réaction.
« C'est plutôt vous qui avez l'air de ne pas en avoir envie. »
Je reconnais à peine ma voix tant elle est douloureuse et accusatrice. D'ailleurs, mes yeux ne doivent pas être plus engageants puisqu'il hausse un sourcil surpris dès qu'il les croise. Je vois même ses prunelles rouges suivre le même trajet que les miennes et un éclair de compréhension vient bientôt les traverser.
Je ne sais pas à quoi je m'attendais mais sûrement pas à ce sourire en coin sarcastique qui se dessine sur ses lèvres. Parce qu'en plus, il se moque de moi ! Je ne peux dire ce qui l'emporte alors, le sentiment de trahison ou le coup de poignard en plein coeur. Tout ce dont je suis sûr, c'est que dans quelques secondes, soit je vais fondre en larmes, soit je vais lui hurler dessus...
Ou en tout cas, c'est ce qui s'annonçait à l'horizon. Jusqu'à ce qu'il attrape mon bras et m'attire à lui si énergiquement que je bascule contre son torse la tête la première. Son odeur m'envahit aussitôt, je suis prêt à fondre. Je m'en veux d'être si faible. Mais après tout, le calice n'est qu'un jouet entre les mains du vampire. C'est la première fois que je réalise à quel point. Et quelque chose me dit que ce ne sera pas la dernière. Après tout, c'est Snape. Le plus serpentard des serpentards, leur directeur depuis si longtemps. Severus Snape en personne.
« Les vampires ont besoin de boire le sang de leur partenaire avant tout acte... de cette nature. »
Qu'est-ce qu'il entend par là ? Et pourquoi ses dents sont-elles déjà en train de retracer ma jugulaire ? S'il croit que je vais lui pardonner si vite, qu'il suffit qu'il me déconcentre de cette manière pour que je me calme... Et bien il a raison. Peut-être m'en voudrai-je plus tard d'être si soumis à cet homme, si docile. Mais pour l'instant, je suis envoûté par cette langue qui redécouvre ma gorge.
« Détends-toi. »
C'est plus simple à dire qu'à faire. Mon corps est tout prêt à se soumettre, mon coeur l'est déjà mais ma tête reste réfractaire à l'idée. Malheureusement – ou heureusement, je ne suis pas sûr – dès que je sens la pointe de ses canines transpercer la peau fragile de mon cou, toute chance de réflexion me déserte. Je ne suis plus que sensation. Au même rythme qu'il boit mon sang, mes forces et ma colère semblent s'évanouir.
Je suis incapable de dire combien de temps ça a duré avant qu'il ne se détache légèrement pour venir lécher les deux trous béants dans ma peau. Je me demande si c'est une marque d'affection ou un moyen de m'aider à cicatriser. Est-ce que la salive des vampires a un effet curatif ? J'en doute mais peut-être est-ce uniquement le cas sur leur calice.
Tel un pantin sans âme, je le laisse m'installer sur ses genoux et me serrer contre lui. C'est drôle, mon oreille ainsi posée contre sa poitrine, j'ai presque l'impression d'entendre son coeur battre. Une sorte d'euphorie indescriptible et incompréhensible m'envahit et je me mets doucement à rire sans même savoir pourquoi. Je ne lui en veux même plus. Ce n'est pas de sa faute si je ne suis pas désirable. En fait, je suis juste un peu triste. A croire que le lien entre nous me fait avoir des sentiments pour lui. C'est terriblement pathétique.
Au rythme des battements imaginaires que je crois percevoir, je me calme et ferme les yeux pour savourer l'instant. Ce n'est qu'une chaste étreinte mais je me sens bien. Je sens vaguement sa main prendre une des miennes et la porter à son visage pour y déposer un baiser. Un sourire vient alors s'inscrire sur mes lèvres. Peut-être qu'il n'est pas attiré par moi mais il est presque tendre, parfois. Que ce soit par besoin de me protéger ou par réelle affection, c'est déjà ça.
Nos mains redescendent, il a sûrement l'intention de relâcher la mienne. C'est dommage, j'aime savoir ses doigts entrelacés avec les miens. Ca a quelque chose d'intime qui me rassure. Je sens son nez s'enfouir dans mes cheveux et mon coeur se serre à l'idée que ce n'est peut-être qu'un geste banal pour lui. Pas que j'aurais pensé ça de Snape avant, mais je ne vois pas d'autre explication.
La pression de sa main sur la mienne se desserre. Ses doigts glissent contre les miens. Le contact sera bientôt rompu. Je soupire légèrement et... et je pique un fard phénoménal.
« ... »
« Rassuré, Potter ? »
Sincèrement, je ne pense pas que le mot 'rassuré' soit ce qui décrit le mieux mon état d'esprit, là. Certes, il a reposé ma main mais...
« Le sang d'un vampire ne circule qu'après une morsure. »
Il l'a posée sur...
« Alors ce n'est pas parce que tu me laissais indifférent que je n'ai pas réagi. »
Enorme... Excitante... Oh... Mon... Dieu...
« Si tu ne dis rien, je vais prendre ça pour une invitation à continuer. »
Qu'il prenne mon silence comme il veut, de toute façon je suis bien incapable de lui répondre. Confusément, je réalise juste que c'est bien son coeur que j'entends battre contre mon oreille. Mais cette réflexion n'est que fugace et mon cerveau a décidé de passer le relais à son alter-ego, un peu plus bas...
Je décolle ma joue de son torse et le fixe sans rien dire, la bouche entrouverte sous le choc. Il y a de fortes chances pour que mon expression soit ridicule à souhait mais j'ai dépassé le stade de la conscience de soi. Tout ce que j'arrive à penser, c'est que c'est plus gros et plus doux et plus chaud et plus... Bref, que c'est beaucoup plus tout que ce que j'avais imaginé.
Dans un état second, je me sens obligé de vérifier que je suis bien en train de toucher ce que je crois être en train de toucher. Mes yeux retrouvent son entrejambe, tout près de ma cuisse, et je reste fasciné par ses doigts enroulant mon poignet. Ou plutôt par mes doigts enroulés autour de... Une bouffée de quelque chose que je suis incapable de décrire m'envahit et je reserre inconsciemment ma prise. Ce n'est qu'en entendant son grognement que je réalise ce que je suis en train de faire. Rouge comme une tomate, je fais mine d'enlever ma main mais il m'en empêche aussitôt.
« Oh non, tu as choisi de ne rien dire, maintenant tu assumes. »
Sa voix est rauque et apparemment, elle plaît beaucoup à ma propre érection qui se dresse instantanément. Evidemment, il s'en rend compte et un sourire carnassier vient étirer ses lèvres. Qui se posent sur les miennes. Avec force, avec passion. Avec une sorte de frustration et de désespoir que je n'avais jamais ressenti jusqu'ici.
Ma main encore libre vient se glisser dans ses cheveux et l'autre reste bien sagement où elle est. J'étudierai tout ça plus tard, je m'attarderai et découvrirai cette partie de son anatomie de manière plus précise une autre fois. Pour l'instant, je me contente de la sentir vibrer contre ma paume. Le besoin que j'ai d'être possédé est plus fort que mon envie de lui faire plaisir. Je veux qu'il me fasse sien, je veux être son calice dans tous les sens du terme.
Je me redresse pour lui faire face, sans détacher nos langues assoiffées, et me colle tout contre lui. Je me sens me frotter contre ma propre main toujours immobile plus bas. C'est instinctif. C'est frustrant. Je dois faire quelque chose mais je ne sais pas quoi. Alors je me contente de retirer mon bras entre nos corps et je m'entends gémir de plaisir. C'est tellement meilleur maintenant que nos érections sont collées l'une à l'autre. Il semble d'ailleurs partager cette idée puisqu'un grondement lui échappe et qu'il rompt notre baiser, éssoufflé.
Ses yeux, redevenus noirs, cherchent les miens. Il les trouve sans peine et plonge dedans avec une intensité qui me fait frissonner. Son bassin bouge contre le mien mais je n'y prête qu'une attention distraite. Je ne vois plus que ce regard fascinant, profond, incroyable. Il a une façon de me regarder qui me fait perdre tout sens des réalités.
« Harry... »
Sa voix n'est plus qu'un grognement animal et je tremble. D'excitation. D'anticipation. Je ne ressens plus qu'une peur diffuse pour ce qui va se passer mais elle est vite noyée sous mes hormones en pleine ébullition.
Ma respiration se fait erratique, ses mains glissent dans mon dos. Mon coeur s'emballe, ses doigts entrent en moi. J'étouffe un cri plaintif dans son cou et il m'embrasse délicatement l'épaule. Ses mouvements ne sont pas aussi fluides et calculés qu'à son habitude, il me prépare avec une sorte de frénésie liée au besoin de faire vite. Au besoin d'être en moi. Au besoin de me faire sien. Je ne sais pas d'où me vient cette interprétation mais c'est ce que je ressens. Peut-être le lien.
De toute façon, je n'ai pas le temps d'y penser. Ses gestes se font plus durs, plus rapides, plus profonds. Il a atteint ses limites et je crois que moi aussi. Je ne suis plus que gémissements, mes ongles sont accrochés dans son dos et ont sûrement laissé leur empreinte dans la chair. Je n'ai même pas conscience de l'avoir griffé, je ne vis plus qu'à travers ses doigts en moi et son sexe contre le mien.
Et soudain plus rien. Il s'est retiré, me laissant une drôle d'impression de vide. Une vague d'angoisse s'apprête à me renverser mais avant qu'elle en ait le temps, il m'attrape par la taille et me fait basculer. Je tombe sur le flanc et lui lance un regard perdu auquel il ne répond pas. Ses yeux ne semblent même pas me voir, je ne les ai jamais vu aussi dilatés. Un instant plus tard, je ne les vois même plus. Il m'a retourné, visage enfoui dans l'oreiller, fesses en l'air. Ç'aurait pu être une position terriblement humiliante si son souffle ne venait pas caresser ma nuque, son bras soutenant ma taille et sa main libre posée sur mon postérieur.
Il se décale et vient se placer derrière moi. Je sens ses cuisses contre les miennes et quelque chose que je refuse d'identifier s'immisce entre mes fesses. Il ne me pénètre pas. Pas encore. Je ne sais pas ce qu'il attend. J'espère que ce n'est pas un 'oui' de ma part parce que j'ai perdu ma voix au cours des dernières minutes. Je hurle cependant un 'vas y !' désespéré dans ma tête qui semble signifier quelque chose pour lui puisqu'il ricane – ou grogne, c'est difficile à dire vu notre état d'excitation – et se presse aussitôt contre moi.
Il s'enfonce et je gémis dans l'oreiller. Des larmes de douleur roulent sur mes joues et je n'ai même pas conscience qu'il s'est arrêté derrière moi. Ca fait encore plus mal que tout ce que j'aurais pu imaginer... Même mon deuxième cerveau perd quelque peu de son enthousiasme au cours de la manoeuvre... Ses lèvres se posent dans mon dos comme pour s'excuser mais je ne m'en rends pas compte. Je ne sens que cette douleur lancinante, j'ai l'impression d'être écartelé.
« Désolé »
Son murmure étouffé me parvient difficilement et je ne comprends même pas le sens de ce mot. Néanmoins, je ressens comme une vague de culpabilité qui ne m'appartient pas et c'est par pur réflexe que j'aggripe son bras autour de ma taille. Pour le retenir. Pour qu'il ne m'abandonne pas là en croyant que je lui en veux. Qu'il ne croit pas que c'est sa faute. Je suis bien incapable de le rassurer avec ma voix mais je me force à me détendre. A l'accepter. Pour lui faire comprendre.
« Sûr ? »
Je n'ai aucun moyen de savoir ce qu'il entend par là mais j'hoche la tête en tremblant. Peu importe la douleur, du moment qu'il reste en moi. Contre moi. Sur moi. D'ailleurs, j'oublie presque d'avoir mal tant j'ai peur qu'il ne se retire. J'ai l'impression que si nous n'allons pas jusqu'au bout maintenant, il n'osera plus jamais me toucher. Et ça, je refuse. Hors de question.
Alors je relaxe mes muscles. J'essaie d'accepter sa présence, je me force à respirer. Et ça marche. La douleur est toujours là mais j'ai connu pire. Et puis, il y a cette indescriptible sensation de plénitude qui m'envahit. Il la ressent lui aussi. Car il se détend alors derrière moi et me serre en soupirant contre ma nuque. Il ne bouge plus et moi non plus, on reste comme ça un certain temps et personnellement, je trouve ça parfait.
Puis sa main revient frôler mon torse. Elle s'attarde aux endroits stratégiques puis descend inlassablement. Lentement. Je sens l'excitation revenir en moi et je durcis dès que ses doigts viennent s'enrouler autour d'une terre encore inviolée. Si ce qu'il sait faire avec sa langue est incroyable, alors je peux affirmer sans crainte que ce qu'il fait de ses mains est une pure merveille. Mon corps retrouve cette chaleur caractéristique, je suis essoufflé et mon bassin se met en mouvement. Le sien aussi. Ca se fait naturellement. Je gémis. Il grogne. Nous ne faisons plus qu'un.
Le rythme devient vite erratique, frénétique, presque animal. Il me mord la base de la nuque avec hargne, comme s'il voulait déposer sa marque sur moi, pour prouver qui domine l'autre. Ca a quelque chose de terriblement érotique, excitant, et je m'y soumets volontiers. J'imagine que c'est dans la nature du vampire, il n'y a d'ailleurs plus rien de tendre ou de doux dans ses coups de rein, dans cette manière de me posséder. C'est limite violent.
Je serais presque porté à croire qu'il ne pense plus qu'à son plaisir. Mais sa main qui n'a pas quitté mon érection et qui veille à m'apporter autant de plaisir qu'à lui me prouve le contraire. Les gémissements ont été délaissés depuis longtemps. Ce ne sont plus que des cris qui s'échappent de ma gorge et je suis bien incapable de les étouffer. Lui ne crie pas, il grogne, il râle, il accélère encore.
Et vient le mouvement de trop. Ma prostate malmenée déclare défaite après une longue ascension vers l'abîme et je me tends comme jamais. Je n'ai même plus la force de hurler et me laisse emporter dans la jouissance avec un glapissement un peu pitoyable. Que je n'entends même pas tant je suis loin de la réalité. Quand je reviens à moi, c'est pour mieux sombrer. Dans l'inconscience.
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Je me suis déjà masturbé. Rarement mais ça m'est arrivé comme tout adolescent digne de ce nom. Néanmoins, je n'y ai jamais trouvé ce que je recherchais et ça m'a toujours laissé un goût d'inachevé. Il est donc inutile de préciser combien j'ai apprécié ce premier véritable orgasme.
Un mot pour le définir ? Dévastateur.
D'ailleurs, j'ai mal partout. Pas seulement à l'arrière-train, mon corps tout entier n'est que douleur. Heureusement, ça ne me fait pas plus mal que de simples courbatures, quelques irritations en plus. C'est juste très désagréable. Ce qui me semble vraiment peu important pour l'instant, trop heureux que je suis dans la délicate étreinte de mon nouvel amant.
J'ai un peu honte d'être tombé dans les vapes après notre première séance sous la couette. J'imagine – et j'espère – que ça s'explique par la perte de sang à laquelle je finirai bien par m'habituer et à mon état de santé initial. Après tout, mon petit combat avec Voldemort ne date que de quelques jours. Et Mme Pomfresh nous avait prévenu que j'étais encore faible. En fait, je suis surtout gêné de ne pas savoir si Snape a... été jusqu'au bout... ou non...
Je rougis à cette pensée et je sens son torse tressauter sous ma joue. Ma gêne le fait rire, je suis sûr qu'il sait exactement à quoi je pense. Maudit lien... Maintenant qu'il sait que je suis réveillé, ses doigts se remettent en mouvement et viennent caresser mon bras. Moi, je garde les yeux fermés et je savoure les battements de coeur de plus en plus faibles qui me parviennent encore.
« Ca va ? »
« J'ai mal partout. »
« Partout, partout ? Ou partout, dans une zone bien précise... »
Mes joues se teintent encore plus et je refuse de lever les yeux pour voir son air moqueur. Il m'énerve.
« Partout, partout. »
Je lui réponds en lui donnant une tape sur le bras. Manque de chance, il m'attrape le poignet avant que je ne réussisse à porter le coup. Note à moi-même : Il faut vraiment que j'apprenne à être moins prévisible. Et à ne pas être trop émotif sinon il le sentira et ça n'aura plus aucun intérêt d'essayer de le frapper.
« Je savais que j'aurais dû arrêter... »
Son ton sérieux, grave, me surprend et je lève les yeux pour plonger dans deux prunelles noires un peu distantes. Il détourne d'ailleurs très vite son regard et relâche mon poignet en essayant de se lever. J'ai tout juste le temps de refermer mes bras autour de sa taille pour l'en empêcher. Lui est assis au bord du lit et ne bouge plus, moi je ne dis rien et dépose un baiser entre ses omoplates.
« Lâche moi, Potter. »
« Il va falloir que vous choisissiez entre Harry et Potter, vous savez... »
« Et toi entre le tutoiement et le vouvoiement. »
Il répond du tac au tac mais je sens que le coeur n'y est pas. Il s'en veut, il se fait du mal. Je n'aime pas ça. Surtout que pour un vampire, faire mal à son calice doit être la pire chose qui soit. Mais j'ai beau n'avoir aucune idée de ce qu'il ressent, je ne peux pas le laisser partir comme ça.
« Je ne t'en veux pas. »
Je l'ai tutoyé, il se contracte. Ce serait presque fascinant de voir ses muscles se tendre juste devant mes yeux. Mais savoir qu'il le fait parce qu'il ne va pas bien, change totalement la donne.
« Potter... »
Il gronde et moi je resserre mon étreinte.
« Harry. »
J'insiste. Il hésite. Je sais qu'il hésite. Et j'ai comme l'impression que c'est un moment décisif. Alors je me colle à lui, comme si ça suffirait à le convaincre d'utiliser mon prénom. De rester.
« Harry... », soupire-t-il finalement.
Il se détend légèrement dans mes bras et je souris de soulagement. Il a abandonné la lutte, c'est la deuxième fois que je gagne contre lui. La dernière fois pour le faire dormir et maintenant, pour lui soulager la conscience. Et c'est une victoire qui me plaît bien plus que la première.
Je laisse glisser le drap sans plus la moindre pudeur et le contourne jusqu'à pouvoir grimper sur ses genoux. Aussi nus l'un que l'autre, yeux dans les yeux, il ne dit rien mais pose ses mains sur mes hanches. D'une certaine façon, ça a quelque chose de plus intime que le sexe, comme si nous étions arrivés sans la moindre concertation à fabriquer de bonnes bases pour la suite. Pour notre relation. Pour notre... avenir...
Ses doigts glissent sur ma cuisse et je grimace. J'avais oublié que j'avais mal partout. Je vois les sourcils de Severus se froncer et son visage se durcir. J'espère qu'il ne va pas se relancer dans une crise de bonne conscience.
« Reste là, je vais chercher le beaume. »
Et comme il l'aurait fait d'un chat, il me soulève avec facilité pour me reposer sur le lit et se lève sans un regard. Un peu vexé, je n'ai même pas le temps de profiter de la vue puisqu'il enfile déjà une robe de chambre pour se couvrir. Il disparaît alors quelques minutes avant de revenir avec un petit pot. Quand il l'ouvre, je reconnais l'odeur de la pommade de la veille. Apparemment, nos délicieuses activités ont quelque peu malmené ma peau encore fragile...
Plutôt que de protester, je m'allonge sur le dos avec un sourire paisible et ferme les yeux de contentement en sentant ses mains sur mon corps. Quel dommage qu'il ne soit pas d'humeur à remettre ça, j'aurais été tout prêt à recommencer.
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Deux nuits se sont écoulées et c'est déjà le grand jour. A force d'insister, Albus a réussi à convaincre Severus d'essayer de me convaincre de faire face au monde extérieur. Pour être honnête, il n'a pas fallu grand chose pour que je dise oui. C'est plutôt lui qui avait du mal à accepter le fait qu'il faudrait un jour me partager avec d'autres. En fait, je crois qu'il n'a toujours pas approuvé l'idée mais qu'il s'est fait une raison.
Il faut dire que je le comprends. S'il n'y avait pas quelques personnes que je veux voir comme Ron, Hermione, Remus et les Weasley, je serais tout à fait partant pour rester enfermé à vie dans ses appartements. Enfin, nos appartements... C'est encore assez neuf mais on s'est installés dans une petite routine rassurante et agréable, une petite bulle de quiétude comme je n'en avais jamais connue.
Je n'aurais jamais pu rêver mieux après toutes ces années difficiles. J'ai encore du mal à cerner Severus, mais je pense que lui aussi apprécie cette nouvelle vie. C'est étrange, parfois un peu surréaliste mais malgré nos deux prises de bec la veille – sur lesquelles je ne m'attarderai pas – je n'échangerais ça pour rien au monde. Finie la culpabilité, la mort de mes proches, le sang, la douleur, les entraînements, la fatigue... Maintenant, je me sens comme... vivant... Et heureux d'être vivant. S'il ne me traitait pas comme son animal domestique, ce serait tout simplement parfait.
Je regarde l'heure, encore dix minutes à attendre. Il est assis à son bureau en train de préparer la rentrée scolaire et moi je fais semblant de lire dans ce qui est désormais mon fauteuil. Mais j'ai beau recommencer plusieurs fois à la même ligne, je n'arrive pas à me concentrer. Je suis nerveux. Je veux que tout se passe bien. Que tout se passe vite.
De temps en temps, quand je me surprends à angoisser, je sens ses yeux qui se détachent des parchemins pour se poser sur moi. Je ne le vois pas mais juste le fait de le sentir me détend et me soulage. Alors une fois rassuré, il retourne à son travail et je peux recommencer à angoisser. Le pauvre, je dois l'empêcher de se concentrer lui aussi... Mais sincèrement, je ne m'en veux pas. Je suis trop nerveux pour ça.
« Arrête de stresser, Potter. »
Pourquoi faut-il qu'il se serve de mon nom dès que quelque chose ne va pas. Quand je l'énerve ou que je touche un point sensible, il fait exprès de délaisser le 'Harry'.
« Ne m'appelle pas comme ça, Snape. »
Même sans le regarder, je devine son rictus sarcastique. Je le hais.
« Alors laisse moi travailler en paix. »
Je bous intérieurement mais je ne lui ferai pas le plaisir d'exploser. Je plonge au contraire mon nez dans ce fichu bouquin et fais mon possible pour me concentrer. Evidemment, ça ne marche pas et il le sait. Mais il a la délicatesse de ne rien dire. Ou alors c'est juste parce qu'il est de mauvais poil depuis hier parce qu'on doit rencontrer mes amis. Dans quatre minutes exactement.
Je soupire et referme le livre que je laisse tomber par terre d'un air morne. Je fixe les flammes dans la cheminée sans réellement les voir, simplement à attendre que vienne l'heure du rendez-vous. On doit se retrouver dans la Grande Salle à 16h précises. Severus a décrété qu'on devait quitter ses... nos... appartements vingt minutes avant. Histoire d'être là les premiers. Soit disant que ça pourrait jeter un froid si on arrivait ensemble. Effectivement, puisque je me tiens encore un peu à lui pour marcher, ça ne serait peut-être pas la meilleure première image qu'on pourrait leur donner...
Je me demande ce que Dumbledore a bien raconter sur nous, j'espère qu'il a préparé le terrain. Tout ce que je sais, c'est que McGonagal et Remus sont les seuls au courant pour l'instant. Ah et Mme Pomfresh bien sûr... Je sens que Ron ne va pas prendre les choses très bien... Il est parfois un peu trop impulsif et on ne peut pas dire qu'il soit très ouvert d'esprit. J'espère qu'il acceptera tout ça sans esbrouffe.
Deux mains viennent se poser sur mes épaules et me font sursauter. Je ne l'ai pas entendu approcher, comme d'habitude. Il me masse doucement, presque tendrement et je soupire en fermant les yeux. Il arrive toujours à apparaître au bon moment et a vraiment le don de faire s'éloigner mes plus sombres pensées.
Sentir ses doigts sur ma peau me fait réaliser que, puisqu'on ne peut avoir de relations sexuelles qu'après une morsure et qu'on les espace de trois jours, nous ne l'avons pas encore refait. Normalement, ce devrait être ce soir... Ca me rend à la fois anxieux et pressé. Le fait que ce soit presque programmé, comme si on décidait d'un planning à l'avance, rend la chose assez bizarre.
« Il est l'heure, Harry. »
Mes paupières se rouvrent et je lève les yeux vers lui. Il me fixe sans ciller, son regard toujours aussi intense est devenu un véritable refuge en moins d'une semaine. Rien que de croiser son regard, de plonger ainsi en lui me rassure, me donne l'impression que quoiqu'il arrive, je ne suis pas seul. Alors je souris. Et les traits aussi inexpressifs qu'à son habitude, il me tend la main.
- - -
« Harryyyy ! »
A peine ai-je eu le temps de me lever à leur arrivée que je me retrouve avec une tornade de cheveux châtains et bouclés dans les bras. Hermione est à peine plus petite que moi et même si je suis un peu mal à l'aise, je lui tapote maladroitement le dos en souriant. Je n'ose même pas regarder Severus, j'espère juste qu'il va s'empêcher de lui jeter un sort. Ou pire, de l'insulter comme il sait si bien le faire.
« Miss Granger... »
Qu'est-ce que je disais...
« Potter est encore convalescent et n'a pas encore récupéré toutes ses forces, je vous prierais d'y aller plus doucement. »
Wah, là je reste bouche bée. Je ne pensais pas qu'il était capable de faire preuve d'autant de tact. Alors qu'Hermione s'écarte en rougissant d'un air un peu gêné, j'arrive à adresser un sourire discret et reconnaissant à un Severus blanc de rage. Il me fait presque pitié... Presque...
« Désolée Harry. »
« C'est rien Hermione, tu as juste failli me faire tomber. »
Elle sourit, je ris, c'est parfait. Je n'avais pas réalisé combien elle m'avait manqué. Combien ils m'avaient tous manqué. Ça ne fait que quelques jours bien sûr, mais il s'est passé tellement de choses. Ma vie a basculé, la guerre est terminée, je suis devenu le calice du professeur qu'on aimait le moins, rien n'est plus pareil. Et j'ai terriblement besoin de me retrouver avec elle et Ron. J'ai tant à leur raconter.
Mais pour l'instant, je passe de bras en bras, tout le monde semble impatient de m'étreindre. Molly, Ginny, Remus, même le père de Ron me serre contre lui. Un geste paternel comme je n'en avais jamais connu. Une drôle d'émotion m'envahit et je suis reconnaissant à Severus de ne pas intervenir. Je sais que ça doit lui coûter. Je n'ose même pas le regarder.
Et puis vient Ron qui me donne une légère tape dans le dos et me sourit. Ca me rend à la fois heureux et nerveux. Comment leur dire... Dois-je même leur dire ? Heureusement, pour l'instant, la conversation reste légère. Tout le monde s'installe autour de la grande table et me raconte les folies de mes congénères depuis que la guerre est officiellement terminée. Je remarque à peine les visages fatigués de Remus, Dumbledore et Arthur qui ont dû passer les derniers jours à poursuivre les derniers mangemorts. Je ne vois que Severus qui s'est installé le plus loin possible des Weasley et reste insondable de l'autre côté de la table.
Le savoir si loin de moi, voir tous ces gens entre lui et moi, même si ce sont mes proches, me laisse un goût amer. Suis-je donc devenu si dépendant de lui ? Oui, sans aucun doute. Ça m'effraie un peu mais je sais que je n'y peux rien. Alors je le fixe avec une pointe de tristesse qu'il doit ressentir puisqu'il lève aussitôt les yeux vers moi. Et comme d'habitude, je plonge.
Il me faut un froncement de sourcils de la part de mon amant pour comprendre que quelque chose cloche. Et effectivement, tout le monde est en train de m'observer sans rien dire. Apparemment, ils m'ont posé une question et attendent une réponse. Je repère même Dumbledore qui échange un regard amusé avec Severus, et Remus qui m'adresse un sourire indulgent. Evidemment, je me sens rougir instantanément...
« Désolé, j'étais ailleurs... »
« Oui on a vu ça. »
La voix de Ron est un peu moins légère que précédemment et je le vois qui fixe Severus d'un air mauvais avant de revenir à moi. Je sens alors le sang déserter mon visage, je dois être blanc comme un linge.
« Harry, est-ce que ça va ? »
Hermione s'inquiète. En fait, tous les Weasley me regardent avec la même expression et j'esquisse un sourire forcé pour les rassurer.
« Oui, oui, je suis juste un peu fatigué. »
« Tu semblais surtout absorbé par Snape. »
La voix suspicieuse de Ron me fait tressaillir. Comment peut-on être aussi buté et intuitif en même temps ? Ça me dépasse...
« Professeur Snape. »
Apparemment Albus, Molly et Severus se sont sentis obligés de glisser ça au même moment. Résultat, Hermione et moi gloussons d'amusement et l'atmosphère se réchauffe aussitôt. Même Ron secoue la tête en souriant et je suis surpris de voir Remus se détendre. Je sais qu'il tient à moi mais de là à s'inquiéter autant... J'en suis bêtement ému. Ce qui m'attire un renifflement sarcastique de la part de mon cher et tendre, bien sûr. Je pense qu'il me considère comme quelqu'un d'affreusement sentimental. Ce qui d'ailleurs est sûrement le cas.
Un rictus railleur s'est formé au coin de ses lèvres et un sourire vient étirer les miennes. Il me fixe puis hausse un sourcil. Une manière de me demander si je suis sûr. Je le suis. Je ne le serai jamais plus que maintenant. Alors je prends une profonde inspiration et je fixe tout le monde un par un. Eux aussi semblent comprendre que le moment est solennel car ils sont étrangement silencieux. Je termine en regardant Ron. Puis Hermione. Et je reviens sur Severus d'où je puise toute la force nécessaire.
« Tu as raison Ron, j'étais absorbé par Severus. »
Je crois que malgré ma notoriété, on ne m'a jamais écouté avec plus d'attention qu'à cet instant précis.
« D'ailleurs, j'ai quelque chose à vous dire. Si vous pouviez me laisser parler jusqu'au bout sans intervenir, je vous en serais reconnaissant. Quand Voldemort est arrivé chez les Dursley, j'étais... »
Sous l'oeil attentif de mes auditeurs, sous le regard affectueux de Dumbledore et celui protecteur de Severus, j'ai raconté. J'ai tout raconté pour la première fois. Le combat, le maléfice de Voldemort, le sacrifice de celui que j'appelais autrefois Snape, le sort impardonnable, la fuite des mangemorts et le moment où j'ai cru être mort. J'ai raconté mon réveil. J'ai raconté la douleur et les séquelles. Puis j'ai raconté Severus. J'ai raconté le calice. Et je me suis arrêté là.
J'aurais pu leur raconter la suite, l'infirmerie, la morsure, les soins, l'évolution de notre relation. J'aurais pu leur raconter mes espoirs et mes projets. Nos projets. Mais cette suite nous appartient. A nous. A Severus et à moi.
Oui. La suite n'appartient qu'à Severus et moi.
FIN
Oui, oui c'est vraiment la fin. Je sais que ça laisse un petit goût d'inachevé mais c'est fait exprès. Je pense que cette histoire n'a pas besoin qu'on s'étale, le but n'était pas de répondre à tout, de programmer toute leur vie et de décrire toutes les réactions des personnages secondaires. J'ai tout de même prévu de faire un épiloque qui répondra sûrement à quelques questions qui ne manqueront pas de vous titiller.
Alors merci de m'avoir suivie jusqu'ici, j'espère que vous avez apprécié la lecture de cette fic au moins autant que j'ai aimé l'écrire. Et je vous dis à bientôt !
