Tout d'abord merci pour vos reviews, je ne pensais pas que cette fic plairait autant et voilà la suite !!

Cette fic ne contient que deux chapitres mais puisque je vois que le BeckShep vous plait assez, j'en ferai d'autres car j'ai pleins d'idées !!! Comme je l'ai déjà dit dès que j'ai commencé à écrire des fics j'ai pensé à ce couple !!!

Bon alors soit je ferai une suite soit j'en ferai une autre très bientôt !!!

John remit sa tête dans l'oreiller plus pour cacher le sourire de victoire qu'il arborait que pour retrouver sa position initiale. Il avait réussi à demander au médecin ce qu'il avait envie avec un air faussement détaché. Et le meilleur dans l'histoire était que le médecin avait accepté. Peut être que durant ces séances du soir quelque chose se passerait. Malgré tout cela lui faisait un peu peur. Que feraient-ils le moment venu ? Bien sûr il en avait une grande idée, il n'était pas né de la dernière pluie mais il n'avait jamais eu et encore moins imaginé avoir de relations avec un autre homme.

Il pensait à ça quand il sentit que les mains du médecin n'effectuaient plus à proprement parler un massage médical. Une de ses mains se perdit sur son flanc. Son autre main était toujours sur son dos mais elle effectuait plus une caresse qu'un massage. Cette main remonta jusqu'à sa nuque et effleura l'épaule. Il sentit des frissons l'envahir. L'autre main revint sur son dos. John n'en revenait pas. Les mains du médecin continuaient toujours à se promener sur son dos. John n'osait ni bouger ni parler de peur de rompre le charme. Si c'était une nouvelle méthode de massage, il était content de l'expérimenter, avec Carson en plus. Finalement ce n'était pas à lui de faire le premier pas comme il se l'était imaginé. Et cela prouvait bien que l'écossais n'était pas indifférent à son charme.

Bon puisque Carson avait commencé, il allait continuer. C'était la seule façon de savoir si cela était bien réelle ou s'il s'imaginait ces choses. Sentant toujours les mains du médecin sur lui, il se tourna délicatement pour se retrouver sur le dos. Les mains de Carson se posèrent sur son torse. John sentit la chaleur de ses mains se propager dans tous son corps et des frissons revenir à la charge. C'est à ce moment-là que Carson se figea et suspendit ses gestes. John le regarda ouvrir les yeux avec surprise en retirant vivement ses mains.

Pendant ces dernières minutes, Carson avait pensé à des choses pas très catholiques, il fallait se l'avouer. Mais comment avait-il pu perdre le contrôle de lui-même ? Il se voyait avec John, tendrement enlacés. Le militaire l'embrassait langoureusement et lui promenait ses mains sur le corps musclé. Les baisers de John se faisaient de plus en plus passionnés et lui sentait la peau chaude et douce du militaire sous ses doigts. Quand tout à coup il se rendit compte que John avait bougé et que la texture de la peau n'était plus la même, il avait ouvert les yeux, qu'il ne s'était même pas rendu compte d'avoir fermés et se trouva face au regard interrogateur de John.

- Oh mon Dieu, fit-il en devenant rouge.

John le regardait, il avait envie de sourire devant la mine plus qu'embarrassée du médecin. Mais il ne voulait pas que ce dernier croit qu'il se moquait de lui. Au contraire il voyait bien que finalement ce qu'il ressentait était vraisemblablement à double sens.

Il se releva sur un coude, toujours en regardant le médecin. Celui-ci se sentait honteux de s'être laissé aller comme il venait de le faire. Avec un militaire en plus et en particulier CE militaire. Celui qui, ces derniers temps, occupait de plus en plus ses pensées. Il ne pourrait plus jamais se retrouver dans la même pièce que lui à présent. Il fallait qu'il s'explique.

- Ecoutez, ce n'est pas du tout ce que vous croyez. Il n'osait même pas bouger et était toujours assis à côté de John.

- Et qu'est ce que je crois d'après vous ?

Carson allait répliquer, il ouvrit la bouche pour parler mais il ne sut que dire. De toute façon, humilié pour humilié, autant en finir maintenant et partir le plus loin possible. Il commença à se lever. John avança sa main et stoppa le geste du médecin en le retenant par le bras. Carson s'arrêta, il regarda la main du militaire puis son visage. Autant que son dos le lui permettait, John s'assit sur le lit et d'une pression sur le bras de l'écossais, il le fit s'asseoir à ses côtés. Carson prit sa tête dans ses mains et marmonna. John fit un effort pour comprendre ce qu'il disait.

- Qu'allez-vous penser de moi maintenant ?

Il se redressa vivement et regarda le militaire d'un air inquiet.

- Vous n'en parlerez à personne, n'est ce pas ? Je vous en supplie gardez cela pour vous.

- Si je fais ça, je dois vous demander de faire la même chose.

Carson le regarda d'un air interrogateur. John le trouvait décidément très attirant. Le médecin allait dire quelque chose mais John ne pouvait plus se retenir. Il s'approcha du médecin et déposa délicatement ses lèvres sur les siennes. Il s'écarta au bout de quelques secondes. Carson affichait toujours son air interrogateur.

- Mais, commença Carson. Attendez, vous pouvez arrêter, je ne marche pas.

- Quoi ? Demanda John.

- Je vois bien ce que vous essayez de faire, si c'est pour mieux vous moquer de moi…

Il n'eut pas le temps de finir que John passa sa main derrière sa nuque et l'attira à lui. Le baiser qu'il donna à Carson était très passionné. Carson, réticent au début, se laissa aller en comprenant que ce baiser n'avait rien d'artificiel. Il passa lui aussi ses mains dans le dos du militaire. Ce qui se passait à cet instant ressemblait beaucoup à ce qu'il avait imaginé quelques minutes plus tôt. Un geste en entraînant un autre, John se retrouva allongé, Carson quasiment sur lui. Le militaire voulut échanger leur place mais c'était sans compter son mal de dos. Il étouffa un cri tout en se figeant.

- Bon c'est fini pour aujourd'hui, tu dois te reposer, fit Carson en souriant.

John prit l'air d'un enfant à qui on venait de refuser un magnifique cadeau.

- Pas besoin de faire cette tête, je ne cèderai pas, en plus on doit m'attendre à l'infirmerie.

Carson se redressa, remit en place sa blouse, quelque peu malmenée durant leurs échanges. Et se dirigea vers sa mallette où il rangea tout son matériel. Il revint vers John et s'assit au bord du lit.

- Tu crois toujours que je me fous de toi ? Demanda le militaire en caressant la main du médecin.

Celui-ci fit non de la tête. Il allait se lever mais John attrapa sa main. Il le fit se pencher vers lui et l'embrassa une dernière fois. Maintenant qu'il avait goûté aux lèvres du médecin, il savait qu'il ne pourrait pas s'en passer.

- Est-ce que ce soir, j'aurai encore droit à un petit massage ? Demanda-t-il un sourire coquin illuminant son visage.

- Non, mais à une visite oui.

Sur ces mots Carson attrapa ses affaires et ouvrit la porte.

- Tiens Rodney, comment allez-vous ?

- Bien merci. Et le Colonel ? Fit-il doucement.

- Il va bien.

Rodney poussa un soupir de soulagement. Toute la nuit il avait pensé que c'était peut être de sa faute si son ami était dans cet état.

- Ca tombe bien que je vous vois ici, je comptais venir vous voir. Continua Rodney, puis en jetant un regard au Colonel, tout sourire, il ajouta. Je suis content de voir que vous allez mieux.

- Oui beaucoup mieux même.

Carson sourit à son tour à l'insu de Rodney.

- Bien suivez moi alors, fit-il au canadien.

- Au fait merci Rodney, fit John tandis que la porte se refermait.

- Que voulait-il dire ? Demanda celui-ci au médecin en se dirigeant vers l'infirmerie.

- Je ne sais pas Rodney, répondit ce dernier en tentant de masquer un sourire.

En effet John pouvait le remercier, si Rodney ne l'avait pas traîné à travers toute une zone de la cité en portant des kilos de matériel, il n'aurait pas eu besoin de l'intervention de Carson et il ne se serait pas passé ce qui venait de se passer.

« Merci Rodney » pensa-t-il en se tournant dans son lit avant de s'endormir, le sourire aux lèvres.

Fin !

Alors ce chapitre vous a plu ?