02.07.2006: Correction du chapitre
Disclaimer :Harry Potter et son univers sont la propriété de Jk Rowling (et de la Warner Bros aussi…) quant au texte et à certaines idées, elles m'appartiennent.(je précise certaines idées parce que ce sujet à déjà était traité mainte fois c'est pourquoi j'hésite à faire une suite, ca risque de vous faire une impression de déjà vus…)
Demain sera peut être un autre jour…
Le Poudlard Express devrait partir le lendemain à 11 heures précises et elle n'avait vraiment aucune idée de la façon par laquelle elle se sortirait de ce bourbier, de cette vie, de sa vie.
Elle se sentait tellement…nulle, sale et inutile. Tous ce qu'elle avait causé c'était la mort de ses parents, et le désespoir de sa sœur. Maintenant que ses parents n'étaient plus là, elle se sentait si seule, et infiniment petite.
Depuis toujours, Lily était une fille introvertie et seuls ses parents avaient réussis ou les autres avaient échoués (ou tout simplement pas essayer) : la faire rire ; la faire sourire et la chérir. Et ça, sa sœur en avait été jalouse. Pourtant leur mère leur portait le même amour, elle voulait seulement essayer de combler le manque d'affection qui lui manquait. Lily n'avait jamais eut d'amis. C'était à cause de Pétunia. Toute sa vie elle lui avait raillé, crié ; hurlé qu'elle était mauvaise, inintéressante, horripilante, moche et détestable… Quand Pétunia lui parlait, elle s'adressait à elle comme à une moins que rien, comme à une étrangère, plus que ça, comme à une criminelle. Comme à une bête sanguinaire, elle lui psalmodiait à travers la porte du placard combien elle lui semblait familière au chien de la voisine. Elle lui parlait comme à un monstre.
C'est pourquoi elle n'avait jamais approché personne, elle ne voulait pas se faire rejeter. Et personne ne l'avait approché non plus, personne n'avait fait un pas vers elle. Elle était toujours impalpable. Puis dès son entrée dans le monde magique elle devint invisible. Invisible et impalpable.
Pourtant, elle était préfète, son sérieux et ses résultats n'avaient pas laissé ses professeurs aveugles. Certes elle était préfète, mais depuis sa nomination en cinquième année, aucun de ses compères ne lui avait pour autant adresser la parole. Ils l'ignoraient. Elle n'était pas intouchable mais impalpable. Personne ne la voyait. Personne ne la remarquait. De toute manière pourquoi quelqu'un voudrait il s'intéresser à un être aussi abjecte qu 'elle ? N'était elle pas un monstre ? Elle avait tué ses parents !
Finalement peut être que sa punition était méritée, l'enfer qu'elle subissait ici était seulement le châtiment que lui réservait les D.ieux ici bas, du moins s'il y en avait … Et que serait le châtiment là haut ? Devrait elle éternellement voir le visage de sa mère suppliant les mangemorts de ne pas tuer ni son mari ni ses filles ? Ou bien devrait elle voir le visage de son père, coléreux, l'accusant, elle d'avoir tué sa femme et d'avoir laissé orpheline sa sœur ?
Mais c'était sa sœur quand même ! Elle ne pouvait pas rester de marbre à tout ce que lui faisait subir son futur mari ? Si ? Mais alors si ce qu'il faisait à Lily dans sa chambre ne l'interpellait pas, si ça ne la dérangeait pas qu'il lui fasse autant de mal, est ce que par rapport à elle et à ses relations avec son futur mari cela ne la troublait elle pas ? Ne se sentait elle pas un peu… jalouse ? Ou alors peut être qu'elle ignorait tout cela, peut être bien qu'elle croyait que son fiancé allait à tout moments de la journée dans la chambre de sa futur belle-sœur et particulièrement le soir, juste pour bouquiner et pour lui assener quelques coups bien mérités?
Elle se sentait si mal. Même si elle savait que personne ne la remarquait, elle aurait aimé avoir quelqu'un sur qui s'appuyé, à Poudlard ou ailleurs, quelqu'un avec qui partageait son fardeau qui affaissait ses frêles épaules, quelqu'un sur qui épancher ses peines, et pourtant elle savait que cette personne n'était pas prête d'arriver.
Une seule personne l'avait aidée. Et Lily connaissait juste son prénom, Kathleen. Elle était médicomage et d'après ce qu'elle lui avait avoué son mari était l'un des Aurors qui était venus à la rescousse, trop tard. Durant toute la période durant laquelle elle avait été sous soins intensifs, elle l'avait réconforté. C'était la première fois que quelqu'un d'autre que sa mère l'avait étreinte.
Puis Kathleen avait été très peiné devant la réaction de Pétunia lorsque Lily avait été escorté à son nouveau domicile. Celle ci l'avait littéralement agressé et avait catégoriquement refusé que Lily passe la fin des vacances chez la médicomage. Les rares fois où Lily et elle s'était revu pour des visites de contrôle, elle avait essayé de connaître sa situation dans sa famille. Lily essayé toujours de ne rien laisser transparaître. Et maintenant que ses visites n'étaient plus nécessaires, elles correspondaient par hibou quelques fois. Elles s'étaient même plusieurs fois rencontrées à Pré au lard. Kathleen était si gentille. D'après ce que la Jeune fille avait compris, le medicomage et son mari avaient aussi des ennuis, leur vie était en danger, le mage noir leur courrait après. Une fois elle lui avait même dit que la chose dont elle avait peur, ce n'était pas la mort, mais de laisser son fils derrière elle. Kathleen était si bonne, si dévoué à sa famille, son fils ne pouvait être que bon.
Et, elle, Lily se sentait si terriblement seule…
Soudainement la porte s'ouvrit à la volée, Vernon venait d'apparaître dans l'embrassure de la porte. Il s'approcha, grand et menaçant, il la jaugea du regard. Il se jeta sur le lit et lui arracha le livre qu'elle ne lisait pas. Il souriait. Il avait cet air mauvais, celui qu'il avait les mauvais jours. Prit d'une rage sans pareil, il fit pleuvoir sur elle des coups, assenant coup de poing sur coup de poing. Il sa leva marqua une pause, et enleva sa ceinture, la levant en signe de menace. Elle savait que crier ne lui serai d'aucune aide. Il fallait subir.
- Alors, on supplie plus jeune fille ? On a enfin comprit qui est le maitre ? Sale gamine.
Il s'allongea sur elle et commença à lui lancer des regards pervers. Il prit ses cheveux et commença à jouer avec tout en laissant glisser sa main sur ses cuisses pas très délicatement.
Et elle Lily suppliait pour que ce supplice prenne fin, que ce cauchemar s'arrête et lui Vernon ne le voulait pas du tout.
La porte s'ouvrit.
- VERNON, ça fait trois heures que je t'ap… Pétunia avait pénétré dans la chambre est resté sans voix devant…ça. Il était couché sur sa sœur et elle ne devait sûrement pas consciente de ce qu'il se passait autour d'elle. Elle se précipita sur lui et l'arracha au bras de sa sœur.
- Vernon, lève toi tout de suite, et sors d'ici ! On doit parler, tu m'entends gros…espèce de bouffon !
Lily était toujours étendue sur son lit, mais pas inconsciente comme le pensait sa sœur. Elle préférait ne pas le voir quand il la tapait, quand il lui faisait du mal.
Elle ouvrit les yeux et rencontra directement ceux de sa sœur, la connection ne dura pas longtemps mais Lily constata que sa sœur pleurait.
Elle s'en alla après avoir détourné le regard.
Elle, la jeune fille était étonnée voir consternée. Pourquoi des larmes ruisselaient le long de ses joues ? Avait elle était malheureuse de découvrir que son futur mari n'était qu'un gros pervers et qu'il ne lui était pas fidèle ou bien avait elle été fâché de découvrir que finalement il se tapé en supplément sa petite sœur de seulement 16 ans et qu'il ne lui voulait pas que du bien ?
Lily était extenué, elle n'en pouvait plus. Elle se sentait mal et extrêmement fatigué, elle était endoloris et tout son corps lui faisait mal . Elle sombra dans ses ténèbres.
Quand elle se réveilla, elle sentie une sensation étrange l'envahir, une sensation qu 'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps. Une sensation de bien être comme si tout allait bien de nouveau puis senti quelque chose de chaud sur son front.
Elle ouvrit les yeux. Elle n'était plus seule dans la chambre. Pétunia était là. Elle lui bandait ses plaies et mettait de la pommade sur ses bleus.
Quand la sœur remarqua qu'elle était réveillée, elle sursauta. Puis elle continua à lui prodiguer des soins, silencieusement, comme dans un accord tacite.
- Je regrette, Lily.
Elle avait parlé sans que Lily ne s'en rende compte, et encore moins sans qu'elle ne sente venir cette parole.
- Je regrette, Lily, je sais qu'on ne sait jamais bien entendues. On était si différente. Mais là c'est allé beaucoup trop loin. Tu es la seule famille qui me reste. Je sais qu'on ne se réconciliera jamais mais j'aimerais seulement que tu sache que je ne savais pas. J'ignorais.
Tout le monde l'ignorait voilà ce que pensait Lily.
- Je veux que tu me laisses sortir d'ici. Je veux retourner dans mon monde.
- Oui .
Un autre silence s 'installa et ne fut aucunement troublé. Pétunia lui assura seulement que le lendemain elle serait à la gare.
