27.06.2006

Disclaimer : Inutile de le répéter et pourtant…L'univers d'Harry Potter appartient entièrement à JKR et la Warner Bros, le texte de cette histoire ci-dessus m'appartient et la correction appartient à Skyblack4


Note de l'auteur : Je suis tout à fait d'accord avec vous pour dire que sur ce coup là j'ai exagéré. Excusez moi, je vais essayer de ne plus le refaire. Le chapitre 7 est bouclé aussi je le posterai le 5 juillet, l'histoire de vous laisser le temps de le lire et de m'envoyer vos salutations distinguées. Promis juré j'aurai plus de temps à consacrer à mes histoires vu que j'aurai sure, pendant deux mois toutes mes après midi de libre à la rentrée et pendant les vacances, donc…

Le chapitre 8 est en cours de réalisation, je vais m'y consacrer jusqu'aux résultats du bac, et puis, en espérant avoir reussi mes epreuves, je passerai le reste de mon temps à écrire quand je serai pas entrain de m'occper de mon nouveau site en construction : http/thegryffindortower.c.la

RAR : Concernant ces dernières, vous savez sûrement que interdit maintenant les réponses aux rewiews dans les chapitres, c'est bien désolant alors j'ai du me résoudre à y remédier HTTP/RAR-ALLIEL.NEW.FR , vous trouverez facilement vos réponses :D

En attendant je remercie tout les lecteurs silencieux et surtout vous, qui m'avez laissée aimablement un petit message : Hop'eyes, titliloo, Hisangel, sadesirius, ilanna, Lily Evans 34, Mia-flower, AngelLys, Elisia,Ambre Amberson,lumie,Angel, deltaplane.

Remerciements : Un merci immense à Skyblack4 ma correctrice bien aimée et Lady Heather chez qui j'ai passé toute l'après midi et qui m'a dl mes chapitres.


Chapitre 6 : Passage à l'acte

Elle ferma les yeux. Au même moment, elle entendit de nouveau le bruissement caractéristique du rideau qui se froisse.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle rencontra ceux de James Potter.

Il eut un silence si pesant qu'elle se demanda un instant si le personnage qui se trouvait en face d'elle, l'avait bien remarqué. Ce n'était pourtant pas difficile: elle faisait tache au milieu des draps blancs, puis même si sa peau était singulièrement blanche, la couleur verdâtre de son urticaire contrastait méchamment avec le reste. Elle ne se sentie pas l'audace de soutenir son regard, alors elle laissa retomber sa tête sur son édredon (fort moelleux, car on peut le préciser, Lily, toute préfète qu'elle était ne disposait pas de tel édredon dans son dortoir, le sien avait été dépossédé de ses plumes il y a déjà longtemps...) espérant rêveusement que Potter aurait l'amabilité s'il avait noté sa présence de ne pas la déranger alors qu'elle s'apitoyait silencieusement sur son sort.

Mais contrairement à d'ordinaire, Monsieur James Potter ne semblait pas du tout loquace. Il tira le rideau et se retourna, ce qui laissa penser à Lily qu'il prenait la porte. Mais pas moins de trois secondes plus tard, il passa de nouveau à travers le voile qui séparait les deux boxes, une chaise à la main et une couverture dans l'autre.

Quoique étonnée, Lily Evans n'en laissa rien paraître. Il plaça la chaise en face du lit et s'avachit dessus. Après tant de familiarité, elle pensait qu'il ne se gênerait pas pour trouver un sujet de conversation mais il n'en fit rien. Ne voulant pas non plus s'acharner mentalement à réfléchir au problème tout entier que constituait James Potter, elle n'y pensa plus et ferma les yeux avec la certitude que s'il avait élu ''domicile" à côté d'elle, c'était pour pouvoir ronfler tranquillement et ne pas déranger la personne qui se trouvait à côté.

Lorsqu'elle rouvrit de nouveau les yeux, le soleil déclinait et la chaise devant elle était vide. Elle s'assit et se pencha vers la petite commode qui renfermait d'habitude dans ses trois tiroirs des ouvrages fort précieux que Mme Pomfresh mettait aimablement à la disposition des élèves capables de forcer un sortilège de verrouillage du niveau d'un docteur en sortilèges, mais la trajectoire qu'avait empruntée sa main, allant tout droit vers le premier tiroir, s'arrêta nette lorsqu'elle vit un parchemin étendu sur la commode. Elle tendit la main vers le billet, une écriture fine et claire enjolivée par des lettrines à chaque nouvelle ligne, parsemait la lettre. Elle lut.

"Merci Mlle Evans pour votre franche hospitalité, elle m'a été d'un prompt secours et je jure, foi de Maraudeur, que je découvrirai le mystère de la charmante jeune fille aux bras verts! bien amicalement, James Potter."

Elle relut une seconde fois la missive, pâlissant à vue d'œil. Voilà qui promettait pour le reste de la semaine. Elle avait tant espéré depuis leur dernière ''rencontre" qu'ils l'oublieraient, mais visiblement, elle qui arrivait d'ordinaire si bien à se faire oublier avait faillie. Puis cela n'avait vraiment aucun sens, cette lettre n'avait pas d'autre but précis que de lui rappeler que la veille, il était à son chevet. Et d'ailleurs que faisait-il là? Personne ne lui aurait fait croire qu'il se serait déplacé pour elle. Puis, son attitude la veille avait été plus que singulière. C'est vrai, pourquoi était il venu de son côté et surtout pour qui Potter s'était il vraiment déplacé?

Toujours est-il que s'il n'était plus là, c'était normal puisque l'horloge affichait 15h09 et par conséquent il se trouvait en cours. D'ailleurs Lily jugea qu'elle avait trop dormi et qu'elle était restée trop longtemps dans l'infirmerie, lieu où elle passait sans doute le plus de temps. Elle se leva donc de son lit, les pieds engourdis comme après une crampe, et fit quelques pas. Elle tomba raide sur le sol dans un bruit sourd, lequel fut suivi d'un hurlement sauvage provenant du bureau de Mme Pomfresh.

- Potter! Cessez de prendre le lit de Black pour une trampoline. Merci.

La voixse tut.

Se firent entendre ensuite des bruits de pas et comme la veille, le rideau s'ouvrit sur James Potter. Encore lui. Mais que faisait-il encore là!

Il accouru vers elle et la releva ( ça risquait de devenir une habitude). Ses jambes flageolaient. James la souleva et la mit sur son lit puis, la regardant droit dans les yeux, il lui adressa ses paroles ailées:

- Tu jouais à saute moutons?

- Moi? euh.. mais naaan

- C'est normal que tu n'arrives pas à marcher du premier coup, ça fait quand même trois jours que tu es couchée, non?

- Trois jours, dit-elle timidement, nous ne sommes pas lundi?

- C'est jeudi aujourd'hui.

- Merci pour ... mais Lily fut coupée par James dans son élan.

- Mais c'est normal, je suis le chevalier servant de ces dames, dit-il avec un sourire.

Lily venait d'entrer dans sa conversation, elle venait d'être portée par les bras forts de James Potter et elle noyait aussi son regard dans ses yeux noisette, alors elle se frappa mentalement et repris le dessus sur elle- même. Même si elle était au combien curieuse de savoir qui donc l'obligeait à rester si longtemps à l'infirmerie, elle ne laissa pas transparaître ses émotions sur son visage.

Pendant un instant tout de même, elle avait espéré qu'il serait là exclusivement pour elle, mais elle savait ô combien cette pensée était fausse et combien elle était inappropriée.

Elle n'eut pas le temps d'en replacer une qu'un gémissement se fit entendre dans l'autre box. James lâcha la main de Lily qu'il serrait toujours dans la sienne et lui dit:

- Je n'en ai pas fini avec toi, je reviens.

Et il disparut comme trois jours auparavant derrière le rideau.

D'ordinaire Lily n'aimait pas du tout cette expression ''Je n'en ai pas fini avec toi'' et même si ici elle n'était pas employée dans le même sens dont elle avait l'habitude de le percevoir, cela ne l'enchantait guère. Ça voulait dire qu'il tiendrait bon.

Elle se tut et tendit l'oreille pour essayer de découvrir qui se cachait derrière la tenture, mais rien n'y fit, les gémissements s'étaient tus. On entendait parfois le bruissement d'un drap et les grincements des quatre pieds d'une chaise, mais hormis cela, les occupants de l'infirmerie ne percevaient que le bruit des pierres qui se taisent et du poêle qui gronde.

James Potter lui avait fait défaut. Il lui avait dit qu'il reviendrait la voir, et pas même un signe de lui dans les heures qui suivirent... Lily, un peu amère, résistait aux sentiments qui abruptement l'avait saisie: pourquoi semblait-elle affectée par le fait que le brillant, le talentueux... l'arrogant James Potter n'était pas revenu la voir?

Alors qu'elle méditait sombrement elle entendit la porte de l'infirmerie s'entrebâiller et le bruit évocateur des pas de quelques personnes qui visiblement n'avaient aucun égards pour les pauvres patients de Mme Pomfrey... Et elle ne fut pas étonner de découvrir, derrière le rideau, Malfoy et ses acolytes. Elle prit peur.

La salle du professeur Binns se trouvait être assez hétérogène. En effet, la tête de classe semblait profondément plongée dans leur devoir de Potion, et l'autre partie, le cours d'Histoire de la magie étant bien le seul cours où Gryffondors et Serpentards restaient solidaires, se prélassait sous les rayons du soleil factices de ce mois pluvieux de septembre : la "divine" Palace Cosmesanta faisait souvent bénéficier au reste de la classe de ses facilités de meteokinesiste. Tandis que quelques autres fauteurs de troubles essayaient de pallier le manque d'animation due en partie à l'absence de deux des membres du cercle privé des maraudeurs, Remus Lupin, le visage livide, regardait le parchemin où s'inscrivait en filigrane ce que Sirius lui racontait.

C'était lui qui avait commencé. S'ennuyant à mourir à l'infirmerie et supposant qu'il en allait de même pour son ami maraudeur en cours d'histoire de la magie, il avait prit la plume pour dialoguer avec son ami. Il avait la gorge sèche et plus de voix, c'était donc la seule alternative qu'ils avaient trouvé pour se parler à distance et même parler tout court depuis la semaine précédente.

Sirius lui avait raconté sa journée minable où, après une centaine de pendus et de morpions avec James, ils avaient lu un bouquin intitulé '' Foie de Morue, je vous soignerai" qui devait sûrement être l'ancienne version de la bible de la parfaite infirmière, incluant évidemment dans une partie annexe tout les conseils de beautés et anti-acné. Sirius avait clairement dit '' je donnerai l'injonction à mes petits enfants, dans mon testament, de retrouver ce bouquin, de le détruire et de faire en sorte qu'aucun autre exemplaire ne puisse persister à travers le temps." Enfin, ce qui avait troublé Remus, c'était la dernière phrase de son ami '' je vais devoir raccrocher mon pote, une petite visite familiale de mon côté serpentard". Puis plus rien. Pas que Remus ne faisait pas confiance à son ami pour se défendre mais bon, dans ces circonstances, les choses seraient peut-être peu aisées étant donné le fait qu'il n'avait pas de baguette magique et surtout qu'il n'arrivait pas à sortir une incantation audible. Dans un fracas réveillant toute la salle, il traversa la salle et par la même occasion le professeur, courant vers l'infirmerie.

- Alors Sirius, on prend du bon temps? J'espère que tu en as bien profité parce qu'il te reste peu de temps à vivre, cousin.

Malgré le fait qu'il n'était pas en mesure de remettre en boîte sa cousine et d'exprimer sa haine, l'expression qu'il arborait en disait long sur ses intentions.

Si bien que Lily eut une idée particulièrement alléchante. Elle se sentait tout à fait capable de faire payer à cette bande de langues de serpent les quelques ignominies qu'ils lui avaient fait subir depuis la rentrée et de plus, derrière ce voile et le bouclier qu'elle allait mettre autour d'elle elle était intouchable. Puis, après tout, elle n'allait pas laisser le pauvre Sirius Black, très hargneux mais aphone, et encore faible face à ces relatifs alors que quelques temps avant, il l'avait aimablement rattrapée avant qu'elle ne tombe chapitre precedent ! Ne pas aider Sirius n'aurait pas été digne du blason qu'elle portait, car Lily avait beau être quelquefois effrayée, elle n'était pas lâche. Si bien que voyant Sirius menacer presque aimablement Narcissa, Regulus, cette raclure de Malfoy, Rosier ainsi que Crabbe et Goyle, elle mit à exécution son plan.

- Hé ! Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit dans les journaux les gars ! Le grand, le beau brun ténébreux Sirius Black est en pleine forme, il prend seulement du bon temps hors de l'enceinte des salles de cours. Ce qui veut dire que je suis tout à fait capable de vous botter le ''cul''.

Sirius paraissait tout aussi étonné intérieurement que les serpentards par ce qu'il venait de dire. Pas par rapport au contenu, c'était tout à fait lui ça, mais juste par le fait qu'il venait de sortir ces mots ou plutôt de s'être entendu sortir cette phrase.

Et voilà maintenant qu'il agitait lestement sa baguette tout en dessinant sur sa bouche la formule qu'il s'entendait prononcer : Ekbiazete ! nda : faire sortir de force en grec .

Dans un fracas assourdissant, les cinq personnages furent propulsés contre la porte de l'infirmerie. Si elle ne s'était pas ouverte un instant auparavant, ils l'auraient fracassé.

Remus entra, tout essoufflé d'avoir traverser tout le château et de s'être fait écraser par cinq serpentards inconscients. Ces yeux allèrent de Sirius au groupe de serpentards, puis des serpentards à Sirius pour enfin se déposer sur le drap qui séparait le box de Sirius de celui de Lily.

Avant que Sirius n'ait pu essayer de dire quoi que ce soit ou de se vanter de ce qu'il venait de soi-disant faire, Remus se dirigea vers le voile et le tira. Et ce fut au tour de Sirius de jouer des yeux puisque c'était la seule chose qui lui restait pour se faire comprendre, mais visiblement, cela ne marchait pas. Alors, Remus traduisit approximativement ce qu'il supposait être ce que son ami avait envie de dire, quoiqu'il ne l'aurait sûrement pas fait dans le même ordre.

- Je crois que Sirius voulait te remercier, enfin c'est ce qu'il essayait de te faire comprendre en clignant 18 fois de l'œil gauche puis 7 fois du droit. Mais qu'est-ce qui s'est exactement passé ici ?

Comme Lily ne semblait pas vraiment enclinte à parle, Sirius fit un effort considérable pour se mettre sur pieds et descendre de son lit, puis, soutenu par Remus, il alla vers elle et l'attira vers lui. Il lui injonctiva silencieusement de monter sur son lit. Assise en tailleur et mal à l'aise, elle se dit qu'elle était mal barrée si elle attendait ''qu'il fasse le premier pas '' mais, visiblement, la parole n'était pas la seule ressource que l'on attribuait à Sirius Black. Car, l'attirant de nouveau vers lui, il l'embrassa. Cette étreinte buccale ne dura que quelques secondes mais elles parurent une éternité pour Lily. Cette chaleur qui l'envahit lorsque leur deux langues se mêlèrent l'une à l'autre lui fit l'effet d'un millier de chocogrenouilles. Elle resta silencieuse.

- Je crois qu'il pensait que cette tactique était meilleure que la précédente pour te remercier, il paraît que c'est ce qu'il fait le mieux. Enfin, personnellement, je peux pas témoigner mais …

Remus fut interrompu par la petite tape qu'il reçu de la part de son ami. Il en profita pour se retourner et fermer la porte sur la bande de petits futurs mangemorts en herbes.

Il se retourna silencieusement et le visage, cette fois-ci, beaucoup plus sérieux, s'adressa presque durement à Sirius :

- Mais bon sang, où est passé James ? Il a dit qu'il resterait avec toi !

Sirius prit l'ardoise qui se trouvait sur sa table de nuit et écrivit ''il est sorti'' .

- Ah oui, merci, c'est très lumineux comme remarque ! Nan mais imagine si Lily n'avait pas été là, qui sait ce que cette horde de lâches t'aurait fait ! D'ailleurs, je comprends pas pourquoi ils sont encore dans l'enceinte du château, Dumbledore aurait du les virer.

- Peut-être que Dumbledore a plus peur de ce qu'ils feraient dehors, lâchés et aux ordres des magiciens noirs, que ce qu'ils sont capable de faire ici.

Lily venait de s'immiscer timidement dans la conversation et cela détendit quelque peu l'atmosphère. Ainsi, Remus ne parlait plus tout seul.

Mais Sirius fixait toujours son ami et d'un coup se mit à rire. Il riait tellement fort que les jointures de ses doigts devinrent blanches et, au prix d'un effort bruyant tant par ses rires incontrôlables que par son essoufflement, il sortit de sa poche un boomerang à mouvement perpétuel miniaturisé et un Frisbee à dents, qui, dès qu'ils furent sortis de leur cachette, reprirent leur taille initiale. Lily fut quelque peu étonnée que Sirius arrive à maîtriser les mouvements des deux objets révoltés malgré les spasmes qui l'animaient.

- C'est avec ça que tu comptais les immobiliser ? Heureusement que je suis charitablement intervenue, s'exclama t-elle .

Puis, Remus, qui regardait Sirius, se mit aussi à rire et laissa échapper ce qui ressemblait à un '' Détrompes-toi, il ne faut jamais sousestimer un Frisbee en colère'' puis Lily se laissa aller à rire .

Si le pas rapide et nerveux de Mme Pomfrey ne s'était pas fait entendre, ils auraient put rester des heures à rire ainsi. Toute la nervosité qui animait Lily il y avait encore un quart d'heure s'était tout à fait envolée et avait fait place à de la béatitude. De même, Remus semblait tout à fait rassuré et Sirius … restait égal à lui-même.

Mais la porte se rouvrit de nouveau et Mme Pomfrey s'essaya difficilement à débroussailler un chemin entre les serpentards qui étaient encore inconscients devant la porte.

- Mais qu'est-ce que vous avez fait encore Lupin ? Aidez-moi à les faire léviter et à les poser sur ces lits !

Pomfrey semblait de mauvaise humeur ce qui, apparemment, mit du baume au cœur de Sirius. La collision buccale et la crise de rire semblait avoir rendu au Gryffondor quelque chose que justement les serpentards lui avait enlevé, la parole.

- Pas besoin M'dam ! Aqua dunamis !

Un filet d'eau sortit de la baguette de Sirius et de celles de Remus, Lily et Madame Pomfresh puis se dirigea droit vers la masse que formait les serpentards, le flot se transformant bien vite en véritable cascade. Lily et l'infirmière regardaient quelque peu étonnées leurs baguettes d'où l'eau continuait à couler.

Sirius avait visiblement retrouvé du panache et paraissait très en forme pour influencer le flux magique des trois autres personnes.

- Black arrêtez tout de suite cela !

Remus se demanda si c'était les chutes d'eau qui avait réveillés les serpentards ou bien l'injonction stridente de leur infirmière… mais ils ne demandèrent pas leur reste et partirent rapidement, jurant une revanche entre leurs dents.

Ils se seraient remis à rire si l'infirmière ne les avait pas incendié du regard et congédié Remus ainsi que Lily, qu'elle jugeait avoir fait son temps à l'infirmerie. Lily ne se le fit pas dire deux fois et prit le chemin de la sortie, mais Remus consenti à s'en aller que lorsqu'il vit son ami s'effondrer de fatigue, c'est-à-dire dans les trois secondes qui suivirent…

Il rattrapa vite Lily qui avançait d'un pas rapide. Lorsqu'il arriva à son niveau, il resta quelque peu silencieux, il ne savait pas quoi lui dire, Lily n'était pas une fille de nature très ouverte, alors il ne voulait pas dire quelque chose qui l'aurait mise mal à l'aise ou qui l'aurait conforté dans son mutisme. C'est pourquoi il décida de rester sur un thème assez professionnel :

- Au fait, il faut que je te passe la liste des mots de passe et l'emploi du temps des rondes des préfets, je crois qu'il y avait un problème de photocopie à la rentrée, Mme Pince n'était pas très en forme.

- Hum, oui, répondit elle .

Un silence suivit . Un ange passa.

- Qu'est-ce qui se passe avec Sirius ? demanda t-elle d'une petite voix.

- Un sortilège de magie noire, Crucio. Il a souffert toute la semaine, il croit qu'il va mieux alors il se permet de faire l'idiot mais il devrait arrêter de faire des bourdes et James devrait l'y encourager. Je sais même pas pourquoi Pomfresh le garde ici, elle aurait mieux fait de l'envoyer à St Mangouste tout de suite.

- Peut-être que Dumbledore pense que Sirius récupérera plus vite ici, avec ses amis, que dans cet hôpital inhospitalier.

- Il a sans doute raison. En tout cas, je te remercie pour l'avoir sauvé de ce mauvais pas, c'est un sortilège puissant dont tu as usé, j'aurait bien aimé voir leur tête et celle de Sirius aussi, lui fit-il avec un clin d'œil.

Sa bouche s'étira en un sourire lorsqu'elle prononça le mot de passe donnant accès à la tour de Gryffondor. Ils traversèrent la salle commune et s'arrêtèrent devant les escaliers menant aux dortoirs.

- Je crois que nos chemins s'arrêtent là, lui dit elle.

- Pourquoi ai-je l'impression que ce sont des adieux ?

Et sans se retourner, Lily Evans gravit les escaliers menant à son dortoir .

Lily se dirigea directement vers son lit et s'y assis, prenant soin de fermer les voiles de son lit à baldaquin. Elle était seule mais préférait l'intimité de son lit. Le dortoir des filles était finalement le seul endroit où elle se sentait en sécurité parce que personne n'avait jamais pénétré ici son intimité.

Elle se demandait sérieusement ce qui lui avait prit une heure auparavant. Il aurait suffit qu'elle reste calme ne serait-ce qu'une minute, mais la courage et l'inconscience gryffondoresque l'avaient emporté sur sa raison. Ce qu'elle avait fait allait lui coûter cher, pas par rapport aux serpendards, qui, elle l'espérait, n'avaient aucune idée que ce qui leur était arrivé était de sa faute, mais tout simplement parce qu'elle avait défendu un maraudeur et lui avait peut-être même sauvé la vie, ce qui impliquait que le dit maraudeur avait une dette envers elle. D'ailleurs, il avait commencé à la payer en l'embrassant.

Lily devait avouer que ça n'avait pas déplaisant. C'était la première fois qu'on ne l'embrassait pas contre son gré. Mais son plan d'esquive tombait complètement à l'eau. Elle louait aussi, intérieurement, Remus qui était si gentil. Il avait un bon fond, c'était sur, il essayait même de lui donner l'impression qu'elle était plus importante qu'elle ne l'était ou plutôt que ce qu'elle pensait qu'elle était.


NdA: La question reste éternellement la même, avez-vous aimez? Je suis très curieuse :D Pour ceux qui regrette que ce soit Sirius qui l'ai embrassé, eh bien vous vous rejouierez dans le chapitre suivant qui arrive le 5 juillet... deja écrit! >> Il ne reste plus qu'a demander;)

RAR : Donc pour les RAR du chapitre précédent voici le lien : HTTP/RAR-ALLIEL.NEW.FR et ceux qui voudrait me rendre visite sur mon blog et prendre des nouvelles de mes fics : http/ dvora.