PAF la suite ! J e planche déjà sur la nouvelle au fait. Merci pour les reviews ! Voyons sui vous pouvez faire mieux.
Riza était assez perturbée par sa rencontre avec Apathy. Faut dire, revoir une personne censée être morte, même si vous savez que ce n'est pas elle, ça fait toujours un choc. Par contre, elle était curieuse de savoir qui avait bien pu le transmuter. Certainement quelqu'un de sa famille. Le lieutenant savait par Edward que ce genre d'acte se payait très cher. Elle se demandait donc si elle devait retrouver cette personne pour lui annoncer ce qu'il était advenu de sa transmutation.

" Peut-être pas. Après tout c'est déjà suffisamment dur de vivre avec quelque chose de soi en moins. Si en plus je déboule en disant : hey ! devinez quoi : vous avez transformé Roy en monstre psychopathe ... ça va pas le faire." se dit Riza.

Non. Elle ne pouvait décemment pas avertir la famille du colonel que ce dernier était devenu un homonculus. Riza soupira. Allez, elle devait aller porter son linge à la laverie. Le lieutenant prit donc son paquet de linge, mit sa laisse à Black Hayate et sortit. Par chance, il n'y avait pas trop de monde à la laverie.

Riza commençait à remplir une machine, quand la clochette de l'entrée tinta. Elle vit entrer un homme avec une canne blanche et des lunettes de soleil, avec une femme assez âgée accrochée à son bras.

La jeune femme ouvrit de grands yeux. Cet homme, et cette femme ... le grand frère de Roy et sa mère ! La mère de Roy fit asseoir son fils aîné sur un fauteuil, pendant qu'elle s'occupait de son linge. Elle lui avait parlé, mais il avait simplement hoché la tête. Riza réfléchit quelques instants. Elle connaissait Ronan, le grand frère de Roy. Aux dernières nouvelles, il y voyait et c'était un grand bavard.

" Il était aussi boulanger ... je ne crois pas qu'il aie eu un accident de travail qui puisse le priver de sa voix ni de de sa vue. Par contre ... il se pourrait bien que ce soit lui qui aie transmuté Roy." songea-t-elle.

Et le prix avait été lourd. Riza décida d'aller les saluer. Mais évidemment, elle se garda bien de parler d'Apathy. Après quelques minutes de papotage, Riza s'en alla. Elle croisa une jeune femme à la peau mate et aux yeux noirs, la chevelure sombre nattée.

" Mademoiselle ! Mademoiselle !" entendit Riza.

Elle se retourna, et vit la jeune femme venir vers elle. Que diable lui voulait-elle?

" Excusez-moi. Je sais qu'on ne se connaît pas, mais ... j'aimerais vous aider." dit-elle.

" M'aider ? A propos de quoi ?" s'étonna Riza.

" Je sais que vous traversez une période très dificile. Vous êtes désespérée. Vous avez perdu une personne qui vous était chère, et vous avez eu un choc en la revoyant. Cette ... fameuse personne que vous avez revue, n'est pas humaine. Mais je sais comment vous le rendre." expliqua l'inconnue.

Riza était stupéfaite. D'où pouvait-elle savoir tout ça ?

" Mais qui êtes-vous ? " demanda Riza.

" Je m'appelle Helena. Si vous désirez en savoir plus, venez me voir chez moi ce week-end. Voilà mon adresse." répondit la jeune fille.

Elle griffonna son adresse sur un morceau de papier qu'elle tendit à Riza. Puis Helena s'en alla dans la direction opposée. Le lieutenant ne savait plus où elle habitait. Elle baissa les yeux sur l'adresse. Devait-elle y aller ou pas ?


Envy frappa à la chambre d'Apathy. L'homonculus lui donna la permission d'entrer.

" Alors, t'es allé voir l'humaine y paraît." dit-il.

" Ouais et alors ?" répondit Apathy toujours aussi énergique.

" Ca te sers à quoi d'aller la voir ? Ta vie est avec nous désormais. Oublie ces images que tu vois, ça ne t'apportera que des ennuis." conseilla Envy.

" Facile à dire."

" Et à faire. Crois-moi, ne regrette pas ta vie passée. Etre un homonculus c'est cent fois mieux que d'être humain. On est bien plus fort qu'eux."

" Mais est-on plus heureux pour autant ?" se demanda Apathy.

" Je sais que c'est pas simple. Je suis passé par là moi aussi. Mais aujourd'hui tout va impeccable et je m'éclate." reprit Envy.

Apathy esquissa un sourire. Pourtant, il n'était pas convaincu par les paroles de son ami. Il savait que la plupart des homonculus voulaient devenir humains. S'ils étaient plus forts comme Envy le prétendait, pourquoi désiraient-ils s'affablir ?

" Certainement parce que nous ne sommes pas aussi forts qu'on le croit. Physiquement peut-être, mais ça s'arrête-là." pensa Apathy.

Les homonculus ne ressentaient pas d'émotions, ne rêvaient pas, n'avaient rien à réaliser, rien à partager, à recevoir, à donner, et tant d'autres choses que seuls les humains pouvaient faire. En gros, les homonculus étaient davantages inférieurs aux humains que supérieurs.

" Incomplets. Des imitations, voilà ce que nous sommes. Je me demande si j'étais heureux, avant. Est-ce que j'avais des amis ? Et puis je faisais quoi ? Je ne me rappelle plus de rien, c'est affreux à bien y réfléchir." continua Apathy en se regardant dans un miroir.

L'homonculus essaya de se rappeler sa vie passée, mais il ne voyait que des bribes auxquelles il ne comprenait rien. Apathy se demanda alors à quoi bon être un homonculus. Quel était son rôle à présent ? Devait-il seulement servir de pion pour une vieille folle ?

" Je ne veux pas être un esclave. Envy a beau dire, dans ces conditions ça ne sert à rien d'être plus fort qu'un humain. Eux au moins ils sont libres."

Apathy ne savait plus quoi faire. Il se sentait perdu. Tout un tas de questions dansaient la conga dans sa tête, le doute envahissait son être, de même que la peur. Apathy avait peur d'être prisonnier, de Dante et de sa condition. En tant qu'incarnation d'un péché, ou d'un défaut, dépourvu d'âme et de sentiments, il ne pouvait vivre parmi les humains. Ils ne le verraient jamais que comme un monstre. Et parce que Dante lui avait donné forme humaine, en le libérant de sa condition de tas de chair informe, Apathy se devait de lui obéir.

Quelle chic vie vraiment. Il était coincé, tout simplement. Enervé par cette conclusion, Apathy frappa le miroir, qui se brisa. Seul l'impact de son coup resta.

L'homonculus regarda ensuite sa main blessée, qui cicatrisait déjà. Au moins un point positif dans tout ça. Apathy soupira, et se laissa tomber sur son lit les bras en croix.


Le samedi venu, Riza se trouvait devant la maison d'Helena, se demandant vaguement ce qu'elle faisait là. Ramener Roy à la vie était impossible, elle le savait bien. Mais le fait qu'Helena sache exactement ce que Riza ressentait l'intriguait. Oui elle était désespérée, désespérée d'avoir perdu l'homme qu'elle aimait plus que sa vie. Riza masquait cet état de fait autant que possible. Alors comment une inconnue l'avait-elle deviné ?

Et puis, quand cette fille lui avait qu'elle connaissait un moyen de lui rendre Roy, une étincelle d'espoir s'était ravivée dans son coeur. Depuis, cette étincelle avait grandi pour devenir une flamme. Fragile, mais ô combien bienfaisante. Riza inspira un grand coup, et frappa à la porte. Helena lui ouvrit en souriant, et l'invita à entrer. L'intérieur de l'appartement était simple et chaleureux.

" Ca n'a pas été simple de venir n'est-ce pas ? Mais vous avez eu raison d'écouter votre coeur." dit Helena.

Oo ! Mais comment faisait-elle ? Helena semblait ressentir ce que Riza ressentait au même moment qu'elle. Le lieutenant se promit de tirer tout ça au clair. Helena la fit asseoir au salon, et lui servit une tasse de thé.

" Vous vous posez beaucoup de questions. Je vous écoute." reprit la jeune fille en se servant.

" Oui en effet. Par où commencer ?" répondit Riza.

" Eh bien, pourquoi ne pas me demander comment est-il possible que je sache ce que vous ressentez ?" reprit Helena.

" C'est vrai que ça m'intrigue beaucoup." admit Riza.

" Savez-vous ce qu'est l'empathie mademoiselle ..."

" Hawkeye. Riza Hawkeye. Non."

" C'est tout simplement la capacité de s'identifier aux autres par les émotions. En clair, je ressens ce que les autres ressentent. C'est un don, mais un don difficile à supporter. Car je perçois toutes les émotions dans leur pleine intensité." expliqua Helena.

" Oh. Effectivement ce n'est pas évident. Déjà que gérer les siennes est parfois compliqué, alors celles des autres ..." approuva Riza.

" Oui. Ca peut rendre fou si on n'est pas capable de les accepter.Quand c'est fait, on peut venir efficacement en aide aux autres. Pour ma part, j'ai perçu toute votre peine, et tout l'amour que vous portiez à cet homme. C'est ce qui m'a décidée à vous venir en aide. D'autres questions ?"

" Vous m'aviez dit ... que vous pouviez me le rendre."

" C'est exact. Je connais un moyen. Voyez-vous je ne suis pas seulement empathe. Ma famille est dépositaire d'un secret depuis la nuit des temps. Un secret qui s'il venait à être connu des hommes, bouleverserait à jamais le cycle de la vie et de la mort. Ce qui aurait de graves conséquences." répondit Helena en reposant sa tasse vide.

" Dans ce cas, pourquoi me le révéler à moi, une parfaite inconnue ?" interrogea Riza.

" Oh vous n'êtes pas la première à qui ce secret sera révélé. Depuis le temps que nous le gardons, vous serez la ... quatrième. Autant dire que c'est vraiment rarissime. Ce secret n'est dévoilé qu'à ceux qui le méritent."

" Vraiment ? Et qui décide que telle ou telle personne est digne de connaître ce secret ?" continua le lieutenant.

" Nous, tout simplement. Par le biais de l'empathie, qui est notre héritage depuis des siècles. Outre votre chagrin et votre amour, j'ai aussi perçu votre grande générosité, votre esprit de sacrifice et votre dévouement. Vous rêvez d'un monde meilleur, également. Croyez-mois je sais ce que je fais en choisissant de vous mettre au courant." révéla Helena.

Riza esquissa un sourire, touchée par ces compliments. Elle termina de boire son thé avant de demander à son hôtesse davantages d'explications.

" Dans un lieu ignoré du temps et des hommes, vit une créature céleste et mythique, nommée l'Oiseau du Paradis. D'après la légende, elle possède d'immenses pouvoirs, dont celui de ressusciter une personne. A condition qu'elle soit d'accord bien sûr." commença Helena.

Riza faillit échapper sa tasse. Un pouvoir résurrecteur ? Si c'était vrai c'était fantastique.

" Pour invoquer cet oiseau, il faut d'abord retrouver ses yeux, son coeur et son esprit. Ils sont matérialisés par quatre sphères de cristal : l'amour, la paix, la lumière et la générosité. Ces sphères sont disséminées dans tout le continent, et ont de féroces gardiens. Les trouver ne sera pas simple. Mais si vous êtes déterminée, et que vous suivez ce que vous dicte votre coeur, alors vous y parviendrez."

Riza ne savait plus quoi penser. Elle voulait par-dessus tout retrouver Roy, mais cette histoire la laissait perplexe. Et pourtant, cette flamme d'espoir en elle venait d'être nourrie par les paroles d'Helena, par conséquent elle s'en trouvait encore grandie. Ainsi, son coeur et son esprit étaient envahis d'une douce chaleur réconfortante.

" Vous êtes sceptique, c'est normal. Mais pour autant que je sache vous n'avez plus rien à perdre. Je serais là pour vous aider à trouver les sphères, ne vous en faites pas pour ça. En revanche, il faudrait convaincre votre ami de nous suivre." reprit Helena après quelques instants de silence.

" Mon ami ? Quel ami ?" s'étonna Riza.

" Celui qui ressemble à l'homme que vous aimez."

" Apathy ? Mais pourquoi faire ?"

" Tant qu'à le ramener parmi nous, autant que cela soit par son biais. Pour moi ce serait plus simple. Mais c'est comme vous voulez."

" Bon je ... je vais essayer. Cependant, on risque d'avoir ses copains aux trousses." prévint Riza.

" Dans ce cas, il faudra être discrète. Je vais vous laisser réfléchir à ma proposition. Recontactez-moi quand vous aurez pris votre décision."

Riza prit ainsi congé d'Helena, en ayant l'impression d'être encore plus perdue qu'avant de venir. Une créature capable de ressusciter les gens ... elle pourrait revoir Roy, ses yeux si envoûtants, son sourire charmeur, son visage d'ange, son allure impérieuse, entendre à nouveau le son de sa voix chaude. C'était on ne peut plus tentant.

Restait à convaincre son homonculus de la suivre. Quelque part Riza se disait que ce ne serait pas ça le plus difficile. Il ne fallait pas non plus que les autres homonculus apprennent ses intentions. Autrement ils ne le laisseraient pas partir. Le lieutenant se retourna dans son lit. Il fallait qu'elle essaie. De toues façons elle n'avait rien à perdre.

Le lendemain donc, Riza sortit à la recherche d'Apathy. Elle ne savait pas du tout où chercher. La blonde erra donc un moment dans Central avant de s'arrêter devant un bar. Roy venait souvent ici. Rien que de penser à lui Riza sentit le chagrin l'envahir. Soudain, elle sentit une main sur son épaule. En se retournant elle ne put retenir un cri de surprise.

" Apathy ? Que ... que faites-vous ... là ?" bredouilla-t-elle.

" Eh bien ... je vous ai aperçue alors j'ai eu envie de venir vous voir." répondit l'homonculus.

Riza sourit. Ca lui faisait plaisir qu'il veuille la voir. Et il était seul, c'était l'occasion ou jamais.

" Apathy ... il faut que je vous parle." reprit Riza en lui prenant les mains.

L'homonculus fut surpris par son geste et baissa les yeux. Réalisant son geste, Riza le relâcha. Elle lui demanda ensuite de la suivre chez elle, pensant ainsi qu'ils y seraient plus à leur aise pour discuter.

" Ecoutez ... ce n'est pas facile à dire. Mais j'ai rencontré quelqu'un qui dit pouvoir nous aider tous les deux." commença Riza, mal à l'aise.

" Nous aider ? Mais je n'ai pas besoin d'aide moi." s'étonna Apathy.

" Je sais, c'est un peu compliqué. Pour faire simple, disons qu'elle connaît un moyen de vous rendre humain."

Rien ne passa sur le visage du péché. Comme s'il n'avait pas compris ce qu'elle venait de dire.

" Je connaîs moi aussi quelqu'un qui a ce pouvoir." dit-il simplement.

" Ah bon ? Qui est-ce ?"

" Je n'ai pas le droit de vous le dire. Autre chose ?" répondit Apathy.

Riza se sentait encore plus mal qu'avant. S'il refusait de la suivre, comment pourrait-elle ramener Roy ?

" Et quand cette personne vous a-t-elle dit qu'elle le ferait ?" reprit-elle.

" Je ne sais pas. Nous devons lui apporter quelque chose avant."

" Moi je peux le faire maintenant sans rien vous demander en retour. Vous n'aurez qu'à me suivre." enchaîna la jeune femme.

" Je ne peux pas." conclut Apathy.

Il se leva, et fit mine de partir. Riza voulut le rattraper. L'homonculus aux cheveux noir remarqua soudain une photo dans un cadre. Il se pencha, pour découvrir un homme qui lui ressemblait trait pour trait, sauf la couleur des yeux.

Apathy prit le cadre et détailla ce visage.

" Qui ... qui est-ce ?" interrogea-t-il sans quitter le cliché des yeux.

" C'est vous. Avant." répondit Riza.

Apathy la regarda un court instant. Sur le meuble d'où il avait prit la photo, une autre se trouvait, représentant toute l'équipe de Roy. Là, il se trouvait à côté de Riza.

" Qu'est-ce que j'étais ?" questionna-t-il.

" Vous étiez militaire et alchimiste. Colonel Roy Mustang, l'alchimiste de feu."

" Et vous ?"

" Moi j'étais votre lieutenant et votre garde du corps. On se connaissait depuis l'adolescence."

Apathy reposa le cadre, contempla encore un instant les photos avant de reporter ses yeux sur Riza. Elle regardait aussi les clichés, et avait l'air si triste.

" Vous m'aimiez ?" demanda encore Apathy.

Cette question prit Riza de court et la fit rougir.

" Oui ... plus que tout." répondit-elle à mi-voix.

Apathy l'observa un long moment. Le lieutenant se demandait bien à quoi il pensait. Autrefois elle aurait pu en avoir une idée. A présent, rien ne passait sur son visage, comme s'il était hermétique aux émotions.

" Bon d'accord. Je vous suis." annonça-t-il.

Le visage de la jeune femme s'illumina de bonheur. Cela amena un sourire sur la figure d'Apathy. Il la trouva attendrissante ainsi. Pour un peu, Riza se serait jetée dans ses bras.