Aaaaah ! J'adore quand on me demande des suites. Alors voilou, le chapitre 3. Où on voit que Riza a des goûts ... un peu étranges.
Le soir venu, Apathy demanda s'il pouvait rester avec le lieutenant.

" Oo ! Euh ... attendez, j'ai un sac de couchage, vous prendrez le lit et moi le canapé." répondit Riza.

" Et pourquoi pas l'inverse ?" sourit Apathy.

Malgré qu'il ait des dents acérées, il avait quand même le charme de Roy. Riza accepta la proposition. Le lendemain, l'homonculus déjeuna avec elle, puis s'en fut dans la salle de bain pendant que Riza s'habillait. Quelques minutes plus tard, le lieutenant poussa la porte de la salle de bain, heurtant Apathy qui se séchait les cheveux derrière. Riza regarda pour voir ce qui avait produit le bong qu'elle venait d'entendre.

Apathy la regarda surpris. Il faut dire que l'homonculus ne portait en tout et pour tout qu'une petite serviette autour des reins. Et que des gouttelettes se promenaient ça et là sur son torse musclé. Riza rougit fortement à cette vue plus qu'agréable.

" Oh pardon ! Je ... je savais pas que vous étiez là ! La porte était en serviette et je me suis permis de mater euh d'entrer !" s'exclama-t-elle confuse.

" Vous matez les portes ... en serviette ? Vous avez de drôles de goûts." fit Apathy en rejetant celle qu'il avait sur la tête sur son épaule.

" Non non non ! Je ne mate pas les portes en serviette, pas du tout ! Déjà parce que les portes n'ont pas de serviette, et puis parce qu'il y a rien à voir." reprit Riza.

" Donc habituellement c'est plutôt les hommes en serviette que vous matez." en déduisit Apathy.

" Oui ! Euh non ! Je vous assure je savais pas du tout que vous étiez là, autrement je ne serais jamais venue bav ... entrée."

Apathy eut un sourire. La pauvre ne savait plus où se mettre et était toute rouge.

" Pourriez-vous me passer mes habits s'il vous plaît ?" demanda-t-il en désignant le tas de tissu noir derrière elle.

Riza les prit et les lui tendit. Sauf qu'il était obligé de s'approcher d'elle, ce qui n'était pas fait pour l'aider. Apathy sortit non sans la frôler, si bien que Riza crut qu'elle allait faire un malaise ( Ndla : tu m'étonnes ! Homonculus ou pas ça reste un canon. )

Puis, même habillé Apathy restait provocant. Sa brassière dévoilait un ventre finement musclé, sans parler des pectoraux et des biceps. Et que dire du pantalon qui le moulait comme une seconde peau ! Riza eut le malheur de le voir se pencher, pour ramasser la serviette qui se trouvait quelques instants plus tôt autour de sa taille. Je précise, parce que je vous vois venir, qu'il est ha-bil-lé.

" Eeeeeek ! AU FEU ! " se dit-elle les joues écarlates.

" Voilà je suis décent !" dit-il en venant vers elle.

Décent mon oeil ouais ! Riza prit la serviette qu'Apathy lui donnait d'un air absent, et alla dans la salle de bain. Elle ne put s'empêcher de respirer le parfum mâle qui l'imprégnait. Ce n'était pas tout à fait l'odeur de Roy, mais il s'en approchait.

" Bon : je dois passer au Q.G pour signaler mon absence.Vous m'attendrez ici." annonça Riza en revenant.

" Vous attendre ? Ah non je vous suis, je veux savoir où je travaillais avant." protesta Apathy.

" C'est une mauvaise idée. On vous reconnaîtrait aussitôt, et vous êtes supposé être mort. Les militaires comprendraient vite que vous êtes un homonculus, et je doute qu'ils vous veuillent du bien." contredit Riza.

Apathy reconnut la valeur de cet argument, et resta là sagement. Riza arriva vite au Q.G, et entra en coup de vent dans son bureau. Elle se mit à rédiger une page expliquant qu'elle devait s'absenter de toute urgence. Ses collègues arrivèrent au moment où elle signait.

" Bonjour lieutenant !" dirent-ils d'une même voix.

" Bonjour les gars. Dites, j'ai une mission urgentissime à accomplir. Je serais donc absente quelque temps." annonça Riza.

" Ah bon ? Mais qui sera le chef pendant que vous ne serez pas là ?" demanda Kain.

" Eh bien le lieutenant Havoc. C'est le plus gradé après moi. Je dois y aller, bon courage !"

Ils la regardèrent partir, stupéfaits. Depuis quand le lieutenant Hawkeye bossait en solo ?

" Qu'a-t-elle donc de si urgent à faire ?"demanda Jean.

" Aucune idée. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on aura plus à craindre ses flingues pendant ce temps-là ! Vivent les vacances !" s'exclama Breda.

Riza rejoignit Apathy chez elle, et le conduisit chez Helena. Elle les accueillit avec son habituel sourire.

" C'est la première fois que je vois un homonculus. Allez venez par là, que je vous explique par où et quoi commencer." dit-elle.


Manoir de Dante.

" Hé les gens ! Quelqu'un saurait-il où est Apathy ?" lança Envy à la cantonnade.

" Je l'ai vu sortir de bonne heure ce matin." répondit Sloth.

" Serait-il retourné voir cette humaine ?" fit Lust avec nonchalance.

" Va falloir qu'il comprenne une bonne fois pour toutes que ce n'est pas sain pour lui. Attendez un peu que le maître l'apprenne." fit Envy.

" Tu irais cafter ? " demanda Wrath.

" Pour qui tu me prends ? Je vais aller le chercher et le ramener par la peau des fesses cette andouille !"

Envy sortit du manoir, direction la ville. Tout en marchant, il chechait comment convaincre Apathy de ne plus revoir cette blondasse. Pour éviter qu'on ne le remarque, il changea d'apparence. Envy résolut d'aller voir Pride pour connaître l'adresse de Riza.

" Apathy fréquente une femme tu dis ? Ksss, sachant de qui il est l'homonculus ça ne m'étonne guère." fit Pride en tournant sur son fauteuil, faisant face à Envy.

" Wai, ce doit être son ancien lieutenant. File-moi donc son adresse que j'aille le cueillir." répondit l'adolescent.

" Sur un autre ton je te prie." rétorqua Pride.

" Le seul ton que tu risque d'entendre sera celui de tes os qui craquent si tu te magne pas."

Comme pour l'exaspérer davantage, Pride prit tout son temps avant de lui donner ce qu'il réclamait. Satisfait, Envy s'empressa de quitter les lieux avant de céder à la tentation de lui crever l'autre oeil. L'incarnation de l'envie se rendit donc chez Riza, se transforma en militaire et frappa à sa porte. Pas de réponse. Il regarda à une fenêtre, par la fente que laissait un rideau. La maison semblait déserte.

" C'est pas vrai il est passé où ce naze ?" fit Envy.


Helena déroula un antique parchemin devant Riza et Apathy.

" Nous devons commencer par retrouver quatre sphères, comme je l'ai expliqué au lieutenant. C'est uniquement grâce à elles que nous pourront appeler l'Oiseau du Paradis." dit-elle.

" Vous savez où elles se trouvent ?" demanda Riza.

" Oui, mais ça ne va pas être simple. Beaucoup de temps s'est écoulé depuis la dernière fois que ces reliques ont refait surface. Le paysage a changé autour d'elles. Je sais que la première se trouve dans le pays de Spania, la terre de mes ancêtres." répondit la jeune fille.

" C'est donc par là que nous allons commencer. Mais j'ai cru comprendre que ces trésors avaient des gardiens, avec quoi allons-nous les vaincre ? Je ne peux pas emporter des chargeurs à volonté." objecta Riza.

" J'allais y venir. Ces gardiens ne doivent pas être vaincus au sens où vous l'entendez. En réalité, ils posent des énigmes qu'il va falloir résoudre." avertit Helena.

" Ces énigmes, vous les connaissez ?" intervint Apathy.

" Non. C'est la seule chose que l'on ne se soit pas transmis dans la famille."

" Y'a-t-il d'autres obstacles ?" questionna Riza.

" Eh bien, selon la légende oui. Mais entre ce qu'on dit et ce qui est vrai ... je crois en une partie de la légende, pour le reste, j'attends de voir." fit Helena.

" Bon. Je vais rentrer préparer mes affaires." annonça Riza.

" Je m'occupe de l'organisation du voyage, ne vous en faites pas. Je vous rappelle d'ici deux jours pour vous tenir au courant." précisa Helena en roulant le parchemin.

Riza et Apathy prirent congé. Sur le trajet, Riza demanda son impression à l'homonculus.

" Je suis partant. Être une coquille vide comme maintenant ne me dit rien. Si j'étais heureux avant, et que j'aie la possibilité de le redevennir, y'a pas à hésiter." répondit-il.

" Heureux, heureux, je ne sais pas trop. Mais ce sera toujours mieux que d'être seulement une enveloppe vide." pensa Riza.

Soudain, une masse de cheveux verts leur barra la route. Instinctivement, Riza porta la main à son pistolet.

" Te voilà enfin ! Qu'est-ce que tu fous avec elle ?" dit le propriétaire de cette pelouse, pour ne pas dire broussaille.

" Envy. En quoi mes fréquentations te regardent-elles ?" répliqua calmement Apathy.

" Tu ne devrais pas traîner avec ça. Ce n'est pas bon pour toi."

Riza tiqua. Ca ? Non mais pour qui il se prenait ce gosse ?

" Dis donc le palmier, "ça" a un prénom et je ne suis pas une chose !" lança Riza.

A voir l'air d'Envy, le traiter de palmier était vraiment la chose à ne pas faire. Devinant sa réaction, Apathy se plaça devant Riza.

" Tssst ! Ne la touche pas." dit-il.

" Je ne laisse personne m'insulter, sache-le. Alors écarte-toi que je lui règle son compte." dit Envy.

Apathy ne bougea pas.

" Jusque-là on s'entends bien tous les deux, alors tâche de faire en sorte que ça continue." reprit Envy.

" Je t'en offre autant. Je vais rentrer, mais ne t'avise pas de lever la main sur elle, autrement je me fâche." rétorqua Apathy.

Envy haussa un sourcil dédaigneux, puis fit demi-tour. Apathy lui emboîta le pas. Riza voulait le retenir, mais elle sentait que le gamin ne l'entendrait pas de cette oreille. Sûrement un autre homonculus, auquel il ne fallait certainement pas se frotter. Mince, elle était arrivée à le convaincre et voilà que tout se goupillait de travers.

En arrivant au manoir, Apathy vit que Dante les attendait. Elle ne semblait pas très contente.

" Bon courage vieux." murmura Envy.

Il le laissa seul avec leur maître, qui lui fit signe de le suivre. Apathy la suivit dans une pièce vide.

" Alors, où passe-tu tout ton temps libre ?" demanda Dante.

" Je me promène." répondit l'homonculus.

" Hmmm ... avec une humaine qui plus est. Je sais bien que le passé te hante encore, mais crois-moi tu ferais mieux de l'oublier. Sinon tu ne sera jamais en paix. Ces images que tu vois sont les souvenirs de quelqu'un d'autre, qui n'existe plus." dit Dante.

Apathy garda comme toujours un visage neutre. Exactement comme Sloth, dont le péché se rapprochait du sien. Voir ces deux visages rester impassibles l'agaçaient. Dante préférait de loin que ses homonculus affichent leur peur envers elle. Avec ces deux-là, non seulement elle avait l'impression de parler à des reflets, mais en plus Dante se demandait s'ils la craignaient ou si elle leur était indifférente.

" A partir de maintenant, je ne veux plus te voir avec elle. Si tu t'avise de désobéir tu sera puni de manière exemplaire. Ai-je été claire ?" continua Dante.

" Oui maître."

Toujours pas la moindre expression, que c'était pénible ! Apathy s'en alla. Envy l'attendait dans le salon, assis sur le fauteuil en face de Lust. Glutttony était à la fenêtre.

" Alors ? T'es toujours là on dirait." fit Lust.

" T'as une vue perçante dis donc." rétorqua Apathy.

" Je suppose que le maître t'a donné un avertissement." devina Envy.

" Ouais. J'ai eu l'impression d'être traité comme un gamin : tu sera puni si tu désobéis." raconta Apathy en se laissant tomber à côté de Lust.

" Ne prends pas cet avertissement à la légère. Si le maître a dit qu'elle te punirait elle le fera. Et ses châtiments sont terribles." avertit Lust.

Apathy ne répondit pas, et rejeta la tête en arrière. Qui avait bien pu informer Dante qu'il voyait Riza ? Sûrement pas Envy. Lust non plus, elle n'en avait rien à secouer des autres. Wrath ne pensait qu'à voler le corps d'Edward, Gluttony n'avait pas assez de cerveau pour ça. Sloth quant à elle n'était jamais là et Pride non plus.

" Oh mais deux secondes ! Riza travaille à l'armée. Et Pride est le chef suprême, en plus il ne m'aime pas beaucoup. Envy m'a dit qu'il était allé voir chez elle s'il me trouvait. Qui d'autre que cet abruti borgne aurait pu lui fournir son adresse ? " songea Apathy.

Le soir arriva doucement. Quand toutes les lumières du manoir furent éteintes, Apathy sauta par fenêtre et atterrit souplement sur le sol. Vite il fila hors de la propriété de Dante.

Riza se réveilla en sursaut, et aurait poussé un cri si Apathy ne l'avait pas bâillonée avec la main.

" Mais qu'est-ce que vous faites là ? Et comment êtes-vous entré ?" demanda-t-elle.

" J'ai fait fondre la poignée. Il va falloir qu'on parte le plus rapidement possible." répondit Apathy en s'asseyant au bord du lit.

" Quoi, mais pourquoi ?"

" C'est compliqué. Disons qu'il y a des gens qui ne veulent pas qu'on se fréquente. Je prends déjà un gros risque en venant vous voir. Demain matin, on se lève à l'aube et on va rejoindre Helena. Croyez-moi, nous devrons filer vite et loin." raconta-t-il.

Riza ne comprit rien si ce n'est qu'il était en danger. Elle s'écarta de lui et lui fit une place à côté d'elle. Apathy se glissa immédiatement sous la couverture, et serra Riza contre lui. Cette dernière éteignit la lumière, et se cala ensuite confortablement contre Apathy. Le matin suivant, Riza était si bien contre lui qu'elle rechigna à quitter ses bras.

" On n'a pas le temps de traînasser Riza. Nous devons partir maintenant." dit-il.

Le ton légèrement inquiet de sa voix la réveilla. Une heure plus tard, ils se trouvaient devant chez Helena. Cette dernière vint leur ouvrir les yeux embués de sommeil.

" Lieutenant ? Apathy ? Mais que faites-vous là, le départ n'est pas pour maintenant." dit-elle en étouffant un bâillement.

" Figurez-vous que si." répondit l'homonculus en forçant le passage.

Riza lui adressa un sourire désolé avant d'entrer. Apathy poussa Helena dans sa chambre en lui sommant de se dépêcher. Le lieutenant crut bon de lui donner quelques explications.

" Je suis loin d'avoir fini de tout planifier." avoua Helena en se lavant le visage.

" Je sais, j'en suis vraiment désolée mais je crois qu'Apathy a raison. Vous savez il n'est pas le seul du genre, et tout porte à croire que les autres homonculus pourraient nous empêcher de partir."

Apathy piaffait d'impatience, même si ça ne se voyait pas. Enfin Helena fut prête à partir. Il était tout juste huit heures quand ils montèrent dans le train.