Alli la suite. Nos amis partent en quête de la première sphère. Mais la route ne sera pas simple ... merci pour les revews.

Persos de FMA pas à moi, j'oublie à chaque fois mais tout le monde le sait de toutes façons.


Cela fait déjà une heure que notre trio fait route vers la première sphère. Celle-ci se trouva à Spania, deux pays plus bas. Apathy sait que son maître sera furieux. Il le sent, elle ne lâchera pas prise. Mais lui, il ne veut pas être un esclave. L'homonculus a entendu par Envy l'histoire d'un certain Greed, qui lui avait également désobéi à Dante. Il aurait été enfermé pendant 140 ans. Et puis, une fois libre, il n'a plus jamais voulu être prisonnier. Exactement comme Apathy. Bien sûr, il sait aussi quelle punition lui a été infligée : la mort. Logiquement, Dante cherchera à sceller Apathy.

L'homonculus coula un oeil vers Riza, qui terminait sa nuit. Qu'elle était belle, ainsi endormie. En tout cas, Apathy lui devait sa liberté. Sans elle, il serait encore au manoir. Il pensa que Riza devait beaucoup tenir à ce Roy pour tenter cette aventure. Helena somnolait aussi, de l'autre côté de la banquette où se trouvait Riza.

" Roy ..." fit Riza en se tournant.

" Qu'est-ce que je disais ? Elle devait être amoureuse de moi, quand j'étais humain. Et moi, est-ce que je l'aimais ? " songea Apathy.

Sûrement. Fallait être idiot pour ne pas l'aimer. L'homonculus reporta ses yeux améthyste sur le paysage. Comme il ne se fatiguait pas aussi vite qu'un humain, Apathy n'avait pas besoin de récupérer sa nuit. Une demi-heure plus tard, Riza se réveilla :

" Bien dormi ?" demanda doucement Apathy.

" Autant que possible dans ces banquettes inconfortables." répondit Riza avant de s'étirer.

" C'est vrai que c'est pas le top. Vivement qu'on arrive."

Riza sourit : Apathy et Roy n'étaient pas si différents que ça. Le colonel aussi trouvait le train ennuyeux. Par contre, son homonculus ne détestait pas la pluie. Elle lui était indifférente. Apathy se mit à questionner la jeune femme sur sa vie passée, et comment était-il mort. Riza lui répondit du mieux qu'elle put.

" Je m'en veux tellement de ce qui est arrivé. C'était à moi de vous protéger, et non l'inverse." acheva-t-elle.

" Vous ne devez pas vous en vouloir. D'après ce que vous me dites, je me suis placé volontairement entre le tueur et vous. J'ai fait mon choix, à vous de l'accepter." fit Apathy.

" On n'accepte jamais vraiment ce genre de chose." objecta Riza.

" Alors, ne culpabilisez pas autant."

Helena s'éveilla à son tour, mettant fin à cette douloureuse conversation. Le soldat et l'homonculus dirigèrent donc le bavardage sur ce qu'ils allaient devoir faire une fois arrivés.

" D'après un de mes parchemins, la première sphère, qui est celle de la paix, se trouverait dans un château plus que centenaire. Il est dit aussi qu'il est truffé de pièges." répondit la jeune empathe.

" Evidemment. Mais je crois que le gardien sera plus à craindre, je me trompe ?" devina Riza.

" Oui, je crois me rappeler qu'il s'agit d'une hydre."

" Une quoi ?" releva Apathy.

" Une hydre, un monstre reptilien avec plusieurs têtes. J'espère que nous saurons répondre à son énigme." expliqua Helena.

" Le hic, c'est que je n'en connais aucune." souligna Apathy.

" Parce que vous croyez que nous sommes des championnes en la matière ? Ca fait des années que je n'ai pas entendu ne serait-ce qu'une charade." répliqua Helena.

" Et moi donc." approuva Riza.

Eh ben ça promettait, semblait penser Apathy. Qui sait ce que faisait l'hydre aux gens qui ne savaient pas résoudre son énigme. Ils gardèrent le silence jusqu'à leur arrivée en gare. Puis chacun prit possession de sa chambre à l'hôtel. Apathy s'allongea sur son lit, pensif. Il tendit une main haut devant lui.

" Je me demande ce qui va changer quand je serais à nouveau humain." se demanda-t-il.

Il entendit toquer à sa porte. C'était Riza, qui lui demandait s'il venait déjeuner avec elles.

" Eh bien ... je ne mange pas le même genre de nourriture que vous deux." répondit Apathy.

" Oh. Bon alors dans ce cas ... je vous laisse." dit-elle.

Apathy avait eu le temps de remarquer son air déçu. Il finit par se lever, attrapa quelque chose et sortit.

" Apathy ?" dit Riza en le voyant s'installer à sa table.

" Eh oui ! Me suis dit que vous aimeriez avoir un peu de compagnie masculine." sourit-il.

" Je croyais que vous ne mangiez pas comme nous." ajouta Helena.

" C'est vrai. Mais ça ne m'empêche pas de me joindre à vous." répondit-il en déposant un sac à côté de lui.

Apathy en sortit une petite pierre rouge qu'il avala. Helena et Riza échangèrent un regard. Le serveur arriva, et déposa leur plat. Tous trois papotèrent ensuite gaiement de tout et de rien. L'après-midi venu, ils se mirent en route vers le château renfermant la sphère de la paix. Ledit château se trouvait au sommet d'une haute colline.

" Selon le guide touristique, il n'est pas visité à cause des nombreuses trappes qu'il recèle." annonça Riza, à côté d'Helena.

" Ca nous arrange. On pourra explorer ce château en toute tranquilité." dit Helena.

Elle se gara devant l'entrée du château. Le pont-levis craqua sous leurs pas. Dedans, il faisait noir comme dans un four. Helena donna des lampes à chacun, et l'exploration commença. Ils marchèrent un long moment. Hormis le battement des ailes des chauves-souris, c'était le silence complet. Un peu oppressant d'ailleurs. Riza se sentait un peu angoissée. Helena ressentit tout naturellement sa peur, qui s'ajouta à la sienne propre.

" Du calme Riza, il n'y a rien dans ce château." dit-elle.

" Oh pardon ! C'est vrai que tu dois ressentir ma peur. Seulement, cet endroit m'angoisse." répondit Riza en passant devant un tableau.

Ce dernier représentait un personnage noble avec un air plutôt ... surgelé. Apathy se rapprocha du lieutenant, et lui passa un bras autour des épaules. Rassurée par sa présence, Riza se détendit, et Helena aussi. Tout à coup, la jeune fille passa sur un piège. Une trappe, qui heureusement pour elle s'ouvrit en retard.

" HIIIIII !" cria Helena en se raccrochant au bord.

Riza et Apathy s'empressèrent sur la ramener sur la terre ferme.

" Brrrr ! Il s'en est fallu d'un cheveu !" fit Helena en tremblant comme une feuille.

" Nous avons intérêt à regarder où nous mettons les pieds." fit Apathy.

Il aida Helena à se remettre debout, et ils poursuivirent leur route. Une armoire s'ouvrit un peu plus loin, contenant un arc avec une flèche, prêt à tirer. Quelques secondes plus tard, l'arme siffla.

" ARGH ! " s'exclama Apathy en même temps qu'Helena.

" OH MON DIEU ! Apathy !" s'écria Riza.

L'homonculus venait de recevoir la flèche dans l'épaule. Il l'arracha.

" Vous êtes blessé !" fit la blonde.

" Ce n'est qu'une égratignure." répondit Apathy en cassant la flèche.

Le lieutenant examina la plaie, pour remarquer qu'elle était pratiquement déjà guérie. Incroyable. La constitution d'un homonculus était très différente de celle d'un humain, dirait-on. La flèche aurait dû le tuer.

" Je me demande dans quel état on va ressortir de ces ruines." fit Helena.

" Pas les pieds devant j'espère." répondit Riza.

Cet incident passé, nos amis arrivèrent devant un long escalier. Ils l'empruntèrent avec précaution. Ils montèrent durant un moment. Tout à coup, Apathy sentit une marche s'enfoncer. L'instant d'après, un bruit sourd résonnait dans l'escalier.

" Y'a un énorme rocher qui descend !" s'exclama Helena en regardant en haut.

" Restez pas devant les filles." dit Apathy en grimpant quelques marches.

La boule de pierre arriva, et l'homonculus parvint à la bloquer.

" Ougnf ! C'est lourd ce bazar !" dit-il.

Apathy parvint à faire basculer la pierre dans le vide. Elle s'écrasa en bas avec un bruit assourdissant. Ceci fait, il reprit sa marche.

" Vous attendez quoi ? Qu'il y en ait un autre qui descende ?" demanda-t-il en se retournant.

" Euh ... oui on arrive !" répondit Helena.

Elle et Riza s'empressèrent de le rejoindre. Une centaine de marches plus haut, ils étaient arrivé en bout de l'escalier en colimaçon.

" Pouh ! Il était temps, je commençais à avoir le tournis !" fit Riza.

" On n'est pas encore tirés d'affaire. Il nous reste le gardien à affronter, et on ne sait pas où il se trouve." rappela Helena.

Un sifflement leur servit de réponse. Une tête monstreuse, pourvue d'une mâchoire gigantesque contenant plus de dents que celles d'un crocodile et d'un requin réunis, se jeta sur eux. Apathy parvint à la bloquer. La bête se dégagea. Apathy lui brisa alors le cou.

" Très impressionnant." entendirent-ils.

Deux autres têtes sortirent de la pénombre, toutes deux rattachées au même corps. Elles sectionnèrent la tête morte, l'arrachant de leur puissante mâchoire. Riza et Helena furent dégoûtées par ce spectacle. La seconde d'après, la troisième tête repoussait.

" Veuillez excuser le manque de courtoisie de notre soeur." fit une des têtes.

" Elle est assez impulsive, voyez-vous." ajouta la seconde.

Les filles avaient les yeux rivés sur cet être pour le moins effrayants. L'hydre était toute noire, et devait bien faire quatre mètres au garot et au bas mot. Ses pattes étaient pourvues de griffes qui auraient pu les couper en deux, comme on couperait une tige. La bête possédait également une queue bardée de pics très pointus. Riza n'osait pas imaginer ce qui se passerait s'ils ne trouvaient pas la réponse à son énigme.

" Vous êtes venus chercher la sphère de la paix, bien sûr. La voici." continua l'hydre en écartant un rideau.

Sur un coussin rouge reposait une boule aussi grosse de la main, qui dégageait une douce lumière. Tous trois firent un pas en sa direction. Soudain, la queue de l'hydre s'abattit avec fracas devant eux.

" Pas si vite ! Cette sphère se mérite." dit une tête, celle qui leur avait foncé dessus.

" Exact ! Pour la mériter, il faut répondre à notre énigme." ajouta la seconde tête, qui se trouvait au milieu.

" Ouvrez grand vos oreilles mortels. Si vous répondez juste, vous pourrez prendre ce trésor. Si vous donnez la mauvaise réponse, vous mourrez. Enfin, si vous ne savez pas, vous pourrez repartir sans dommage." expliqua la première tête, à gauche.

" On vous écoute." répondit Apathy.

" Très bien : combien d'océans le désert peut-il contenir ?" dirent les têtes d'une même voix.

L'homonculus haussa un sourcil étonné.

" Mais ... il ne peut pas en contenir, ce ne serait pas le désert autrement." dit-il.

" Apathy !" s'exclamèrent les filles.

" Ben quoi ? C'est logique non ?"

Les filles redoutaient la réaction de l'hydre. L'homonculus avait répondu du tac au tac, sans même les consulter. Si jamais la réponse était fausse ...

" La réponse ... est juste." fit la créature.

Elle s'écarta pour libérer l'accès à la sphère. Les filles n'en revenaient pas. Quel coup de pot ! Apathy regarda l'hydre, qui disparut. Il s'avança alors jusqu'au coussin, et prit la boule. Puis quand il se retourna, il remarqua l'air colérique des filles.

" Qu'est-ce qu'il y a ?" s'étonna-t-il.

" Tu aurais pu nous demander notre avis ! Imagine que tu aie donné une mauvaise réponse, l'hydre nous aurait tué !" s'exclama Riza.

" La prochaine fois, on réfléchira tous ensemble ! On a eu de la chance cette fois-ci, mais ça ne doit plus se reproduire !" ajouta Helena.

" Oh là là là ! D'accord ! Mais vous pourriez quand même me dire merci, je vous ai sauvé la peau tout à l'heure, en l'empêchant de vous bouffer." répondit Apathy.

Il tendit la boule à Helena, qui la fourra dans son sac avec un soupir. Ensuite, ils sortirent du château avec soulagement. Mais leurs ennuis n'étaient pas fini pour autant. Alors que Riza et Helena étaient allées acheter quelques fruits, des voyous à moto arrachèrent le sac de l'empathe.

" Hé !" s'exclama-t-elle.

Apathy réagit au quart de tour. Il s'élança à une vitesse impressionnante après la moto. L'homonculus l'attrapa d'une main, et souleva la roue arrière.

" Qu'est-ce que !" s'exclama le conducteur.

" Je prends ça merci." fit Apathy en reprenant le sac d'Helena.

Puis d'une simple rotation de la main, il fit tomber la moto et les gars avec. Apathy revint ensuite vers les filles, et rendit son sac à Helena. Les voyous se relevèrent tant bien que mal.

" 'tain il a rayée ma moto cet abruti !" fit un des gars.

Le voyou marcha d'un pas vif vers Apathy, qui le regarda venir sans s'émouvoir. L'autre regarda l'étrange tenue de l'homonculus.

" Dis donc la tapette ! T'as bousillé mon engin, va falloir payer !" dit-il en se plantant devant lui.

" Tapette ? Non mais tu t'es vu avec ton bandeau on dirait une conchita ! Retourne donc astiquer les pompes des autres !" répliqua calmement Apathy.

Ulcéré, le loubard voulut le frapper au visage. L'homonculus arrêta le bras. Ffshhhhht ! Le gars hurla de douleur. Quand Apathy le relâcha, on pouvait voir son avant-bras comme rongé par quelque chose de très corrosif. Apathy lui montra ensuite ses dents acérées en feulant comme un chat.

" UN MONSTRE !" s'écria le voyou en prenant la fuite.

Apathy le regarda s'éloigner en secouant la tête.

" Qu'as-tu fait à son bras ?" demanda Riza en s'approchant.

" Tiens ! On se décide à me tutoyer ! Pas trop tôt !" répliqua Apathy un sourire en coin.

" Oui eeuuuh ... alors ?" répondit Riza le rose aux joues.

" Mes mains peuvent produire un acide très corrosif. C'est ma capacité spéciale." répondit-il.

" Hm ! Pratique mais effrayant." fit Helena.

Cette petite explication donnée, le trio revint à son hôtel. Riza se dit qu'avoir un homonculus dans son camp était une très bonne chose. Avec sa force surhumaine, son immortalité et tout le reste, il serait d'une grande aide. Et puis, il parvenait à la rassurer, exactement comme Roy autrefois. Riza ne pouvait s'empêcher de les comparer. Caractériellement, ils se ressemblaient beaucoup. Apathy avait la même allure hautaine que le colonel, allure commune aux gens habitués à commander. Il semblait aussi soucieux de protéger ceux qui l'entouraient. Riza soupira. Ils avaient déjà trouvé une sphère. Encore trois, et Roy serait de nouveau avec elle.