On suit toujours nos amis dans leur quête de l'Oiseau du Paradis. Mias hélas, y'en a qui vont leur mettre des bâtons dans les roues ... merci pour vos reviews, faites-vous plaisir avec ce chapitre !
Dante avait été furieuse en apprenant la disparition d'Apathy. Tellement que les vitres du salon en avaient tremblé, de même que les homonculus. La punition allait être affreuse. Dante détestait par-dessus tout qu'on lui désobéisse.

" L'est mal barré, Apathy." fit Wrath.

" C'est rien de le dire. Le maître semble au bord du carnage." ajouta Lust.

" Je l'ai pourtant bien prévenu : on ne désobéit pas au maître sans en subir de graves conséquences. Mais qu'est-ce qu'il a dans la tronche celui-là ? Un grain de choco-pops ?" s'exclama Envy.

" On dirait que ça t'embête qu'il soit parti ... plus personne avec qui jouer ..." fit Sloth, perspicace.

" Toi on t'a pas sonné, la flaque." rétorqua Envy.

Mais l'homonculus de la paresse avait raison : pour une fois qu'Envy s'entendait bien avec quelqu'un. Sloth se demanda si l'adolescent ne le considérait pas comme son père. Il semblait avoir oublié que cétait l'homonculus de Mustang. Le même qui considérait les frères Elric comme ses fils.

" Ce n'est peut-être pas un hasard après tout. Si Mustang faisait office de père auprès des frangins, Envy a dû se dire qu'il pouvait leur prendre ça aussi." pensa Sloth en regardant l'homonculus aux cheveux verts faire les cent pas.

Envy avait l'air contrarié, et elle sut qu'elle avait vu juste. Après tout, ne vivait-elle pas la même situation avec Wrath ? Sloth savait aussi que Wrath était capable de tout quand il s'agissait de sa " mère". Jusqu'où serait prêt à aller Envy pour défendre son père ? Dante entra au salon d'un pas vif qui ne présageait rien de bon. Après quelques secondes d'hésitation, Envy la rejoignit prestement.

" T'as l'intention de faire quoi ?" demanda-t-il.

" Je vais ordonner à Pride qu'il me trouve Apathy." répondit Dante avant de sortir du manoir.

" Attends ! Je sais bien qu'il t'a désobéi, mais il est encore dans sa phase d'adaptation, c'est normal qu'il veuille savoir des trucs." rappela Envy.

" Justement, je vais lui apprendre ce que coûte la désobéissance." répliqua Dante.

" Non ! Ce n'est pas en lui interdisant de la voir que tu va obtenir quelque chose. Il faut qu'il la déteste, pour ça raconte-lui un bobard ça devrait suffire." continua Envy.

Dante eut un air intrigué. Depuis quand Envy prenait-il la défense de quelqu'un ?

" On dirait que tu l'aime bien ... pour plaider sa cause devant moi, tu dois y être attaché à cet homonculus." dit-elle en le regardant du coin de l'oeil.

Envy ne répondit pas. Dante lui ordonna de rester dans la propriété, ce qu'il fut contraint de faire. Dante se rendit au Q.G par un passage secret. Pride fut surpris de voir qu'elle se déplaçait en personne.

" J'ai une mission pour toi Pride." annonça-t-elle sans préambule.

" Je vous écoute maître." répondit le généralissime.

" Apathy a disparu. Je le soupçonne d'être avec cette humaine. Trouve-le moi et ramène-le au plus vite."

Pride s'inclina, et Dante repartit comme elle était venue. Quand Envy la vit revenir, il se transforma en oiseau et vola jusqu'à la caserne. Sloth l'avait rejoint, et tous deux cherchaient où Hawkeye avait emené Apathy. Riza n'avait rien précisé de spécial sur son ordre de mission. L'homonculus de l'orgueil eut alors lidée de se servir de son oeil ultime pour localiser le fugitif. Dès qu'Envy sut de quoi il retournait, il rentra au manoir.


Nos trois amis avaient quitté Spania, pour remonter vers Gallis. La deuxième sphère s'y trouvait selon Helena. Lorsqu'ils arrivèrent, la nuit était tombée. Restait à trouver où dormir. Riza dénicha une petite auberge où ils pourraient passer la nuit.

" Il me reste une chambre avec des lits jumeaux, et une avec un lit une personne." annonça le tenancier.

" Très bien, ça nous ira." répondit Helena.

Elle prit les clés que lui tendirent l'aubergiste, et tous montèrent à leurs appartement. Ils étaient rompus de fatigue. Néanmoins, Helena eut assez de force pour jouer un petit tour. Les chambres étaient dans le même couloir. Helena donna une clé à Apathy, qui la prit distraitement. L'empathe profita que Riza baillait pour ouvrir rapidement sa porte et s'enfermer.

" Mais qu'est-ce qu'elle fabrique ? " demanda le lieutenant.

L'homonculus ouvrit la porte de sa chambre, pour découvrir qu'il s'agissait de celle avec les lits jumeaux. Riza soupira, et alla tambouriner à la porte d'Helena. Mais l'empathique ne répondit pas.

" Ca ne sert à rien. Puis ce n'est pas si grave, les lits sont séparés." fit Apathy.

Trop fatiguée pour répondre, Riza le suivit donc à l'intérieur. Chacun se prépara pour dormir, à l'abri du regard de l'autre. Plus tard dans la nuit, l'homonculus crut entendre des sanglots. Il releva la tête et écouta. Mais oui, c'était bien des pleurs, et ils venaient de Riza. Apathy se leva, et poussa son lit pour qu'il touche celui du lieutenant. Ensuite, il se glissa sous la couverture.

Le bruit du lit qu'on déplace avait réveillé Riza. Les images de son rêve défilaient encore devant ses yeux. Encore une fois, elle avait rêvé de la mort de Roy. Sentant ses joues humides, elle les essuya d'un revers de manche. Soudain, elle sentit un corps de plaquer contre le sien. Ou plutôt s'allonger carrément sur elle.Une main tiède prenait la sienne, et la serrait, tandis qu'un souffle chaud la faisait frissonner.

Encore sous le choc de son cauchemar, Riza eut l'impression que Roy était là, et qu'il cherchait à la consoler. Elle serra la main d'Apathy, et ferma les yeux. Le petit matin les trouva ainsi, l'homonculus tenant fermement Riza contre lui. La jeune femme s'éveilla la première, sous l'habitude des horaires militaires matinaux. Lorsque Riza voulut se dégager, elle réveilla Apathy.

" Riza, mais qu'est-ce que tu fais ? Il n'est que six heures. Reviens par là." dit-il en la prenant par la taille.

" Mais !" dit-elle.

Apathy remonta les couvertures, et l'enlaça à nouveau. Riza avait la joue posée sur sa poitrine.

" Roy ..."

Ses yeux se fermèrent tout seuls. Ils ne réveillèrent que vers 9h30. Helena les attendait à la cafétéria. Riza ne lui fit pas la moindre remarque, contrairement à ce qu'elle pensait. Leur petit-déjeuner avalé, ils se mirent en quête de la deuxième sphère, la générosité. Cette dernière était dans une grotte en pleine forêt.

" Et surtout, on se concerte avant de répondre à l'énigme." rappela Helena.

" Ok ok, j'ai pigé le message." soupira Apathy.

Ils marchèrent un long moment dans la fôret. Riza remarqua que la lumière avait une nette tendance à baisser, au fur et à mesure que la végétation alentour devenait plus épaisse. L'entrée de la grotte se trouvait à flanc de montagne, et cette dernière était recouverte d'épais buissons, qui leur arrivaient à la taille.

Une vraie mer verte. Pas très naturel au passage.

" Je crois que c'est un des effets de la sphère, ça doit rendre la terre généreuse." dit Helena.

" Pourtant, l'autre relique n'a pas rendu l'hydre tendre comme un agneau." souleva Apathy.

" Bé ... si pour deux de ses têtes. Enfin je me comprends."

Après deux bonnes heures de grimpe, ils arrivèrent à l'entrée de la grotte. Les lampes refirent leur apparition. Nos amis s'avancèrent prudemment, redoutant les pièges. Mais rien ne se présent à eux. Enfin quand je dis rien c'est relatif, et ça ne dure jamais bien longtemps. Leur lampes éclairèrent en effet un gros tas de poils.

" Des visiteurs ! Depuis le temps !" fit une voix étonnament aigue.

Les lampes remontèrent lentement jusqu'à la tête d'une chauve-souris géante. Mais vraiment géante. Dans les cinq mètres de haut, par là.

" Ah les humains et leur lumière ! Baissez-moi ça, voulez-vous !" fit la bête en détournant la tête.

" Pardon ! Vous êtes le gardien de la sphère de la générosité ?" demanda Helena.

" C'est bien moi, et elle est bien ici. En contact directe avec la terre, d'où toute la végétation épaisse. Alors, voyons cette énigme. Vous avez cherché la sphère de l'amour je suppose ?" répondt la chauve-souris.

" Oui, et nous l'avons." répondit Apathy.

" Bien. Le principe de mon énigme fonctionne de la même façon. Etes-vous prêts à l'entendre ?"

" Allez-y." répondit Riza.

" Qu'est-ce qui passe lentement ou rapidement, inexorablement et qu'on ne voit jamais ?"

Houlà, plus dure celle-là. Chacun se mit à réfléchir intensément.

" Je me demande ce que ça peut être ... une chose de ce genre se voit forcément." fit Helena.

" Non, je suis pas d'accord. Le vent peut-être ?" suggéra Apathy.

" Non plus, le vent n'est jamais lent. Mais tu m'a donné une idée. Et je crois avoir trouvé." répondit Riza.

" Vas-y dis-nous." demanda Helena.

" Selon moi, ça ne peut être que le temps."

" Alors allons-y, parce que moi je sèche." reprit Apathy.

" Et si elle nous attaque ?" s'inquiéta Helena.

" Je vous protègerais."

Tous trois se tournèrent vers le gardien du trésor. Après un dernier moment d'hésitation, Riza donna la réponse :

" C'est le temps."

" Bonne réponse." répondit la gardienne avant de disparaître.

Tous soupirèrent de soulagement. Riza alla prendre la sphère, et la confia à Helena. Plus que deux. Nos amis prirent le reste de la journée pour se reposer, avant de se remettre en route. La troisième sphère se trouvait plus loin encore.

" Où ça ?" firent Apathy et Riza.

" Dans la mer Pangéys. D'après les récits, elle se trouvait à bord d'un gallion qui aurait fait naufrage là-bas." répondit Helena.

" Mais ... elle peut être n'importe où dans toute cette eau !" s'exclama Riza.

" Je sais. Mais la légende dit aussi qu'une des sphère peut aider à trouver les autres, pour des cas de ce genre."

Autrement dit, en route. Ils descendirent donc à cette fameuse mer. Riza n'avait pas vu la mer depuis des années. Elle trouva ce spectacle très reposant. Apathy également, et il ne put s'empêcher de lui prendre la main. Riza lui sourit avec tendresse. Helena ressentit leur joie, et sourit à son tour. Le trio alla ensuite louer une barque et un équipement de plongée. La jeune empathe sortit une des sphères, celle de la générosité, et se concentra sur celle qu'ils devaient trouver.

Trois heures plus tard, la sphère se mit à briller.

" Stop !" dit Helena.

Riza coupa le moteur du bateau. Helena tendit la sphère au-dessus de l'eau. Un fin rayon y plongea. L'autre relique se trouvait bien là. Ils n'eurent plus qu'à enfiler leur tenue de plongée.

" J'y pense : nous ne pouvons pas parler sous l'eau. Comment allons-nous répondre à l'énigme ?" fit Apathy.

" Excellente question. Je crois qu'on a pas le choix de toute manière : nous devons trouver la sphère pour avoir l'énigme. Et elle se trouve dans les profondeurs marines." répondit Helena.

Donc, ils furent contraints de plonger. Helena nageait en tête, guidée par la sphère. Ce ne fut que lorsqu'ils atteignirent le fonds, que le troisième gardien se manifesta. Sous la forme d'une pieuvre, dont la taille n'avait rien à envier aux précédents gardiens.

" Soyez les bienvenus. Rassurez-vous, je pourrais entendre votre réponse, si vous la pensez intensément." annonça l'octopode.

Les trois plongeurs échangèrent un regard paniqué. La pieuvre était peut-être télépathe, eux non. Ils n'avaient pas la possibilité de se concerter.

" Je comprends votre désarroi. Je vais établir un lien mental entre vous, ainsi vous pourrez communiquer." reprit le gardien.

La pieuvre les toucha chacun du bout d'un tentacule. Effectivement, ils purent entendre les pensées de chacun.

" Allez-y, posez votre énigme." lança Riza.

" La voici : quel est celui qui descends de la montagne, traverse gouffres et vallée et ne revient jamais en arrière ?"

Hmm, pas simple, pensèrent nos trois chercheurs. Ils se regroupèrent pour réfléchir ensemble.

" Alors ? Quelqu'un a une idée ? " demanda Apathy.

" Le vent comme tu l'a dit pour la dernière fois, pourrait être une réponse." fit Riza.

" Mais le vent peut tourner, donc revenir en arrière." objecta Helena.

" La neige ... non. Elle ne descends pas de la montagne. " continua Apathy.

" Elle fondrait avant. Hé mais oui ! L'eau ! L'eau ne revient jamais en arrière ! Et dans la montagne, il y a des fleuves ! " reprit Helena.

" Ce doit être la réponse. Tentons le coup." proposa Riza.

Helena nagea, et proposa la réponse au gardien. La pieuvre disparut, preuve que c'était la bonne. L'empathe alla récupérer la sphère de l'amour. Ils retrouvèrent la surface avec joie et soulagement.

" Eh bien ! Je commence à croire que nous sommes doués !" fit Helena.

" En tout cas on forme une bonne équipe. Mais il reste une quatrième énigme." rappela Riza.

" Hé ho ! Nous casse pas le moral veux-tu !" fit Apathy.

Riza le regarda quelques instants. Il lui répondit avec un clin d'oeil et un sourire. Elle sourit à son tour. Décidément, elle n'arrrivait pas à lui résister, qu'il soit homonculus ou pas.