Bonsoir mes petits loups! J'arrive avec une seconde histoire dans la même semaine! Et oui, navré pour ceux qui attendait la suite de Until the Death, mais disons que j'ai eu un manque d'inspiration et que je me demandais si je devais être sadique et vous faire attendre la suite à Halloween prochain! XD Enfin bref, aujourd'hui je mélange les univers de Teen Wolf et Harry Potter. Sur ce, sans plus de bla bla.

Bonne lecture et laissez-moi vos reviews!

Dark Method


Mon Alpha

Chapitre 1

Harry pouvait voir les cendres et les décombres qui l'entouraient, ainsi que les trop nombreux cadavres qui étaient allongés un peu partout autour de lui. Plusieurs étaient des inconnus pour lui, mais certains, il les connaissait. D'un côté, il pouvait voir Fred, les yeux ouverts, mais le regard vide et opaque. Non loin de lui se trouvait Seamus et Dean dont les chairs étaient déchiquetées, une véritable boucherie. Draco Malfoy aussi semblait avoir été passé au moulin à viande. Harry était las, blasé et fatigué du monde sorcier. Il n'avait connu que douleur et souffrances. Ce foutu monde sorcier avait mit sur ses épaules leur sort, sans se soucier de se qui lui arriverait. Et maintenant? Serait-il acclamé en héros? Serait-il trahis et jeté en prison, étant déclaré comme le prochain mage noir? Il ne le savait pas, mais ce qu'il savait, c'était qu'il ne resterait pas plus longtemps dans ce monde égoïste, intolérant, cupide et arriéré. Heureusement qu'il avait continué son éducation non-majs durant ses étés avec les livres de Dudley, à l'insu de l'ignoble famille dans laquelle il avait été forcé de vivre.

Il passerait ses examens d'école non-majs, toutes les années qu'il avait étudiées, afin de pouvoir poursuivre ses études dans le monde des non-majs. Il préférait de loin le terme non-majs pour décrire ceux qui ne possédait pas de la magie, il trouvait que le terme moldu était péjoratif et dit avec tellement de dédain par les sorciers britanniques. Harry avait heureusement bien planifié les choses, l'été avant la chasse aux horcruxes. Avec l'aide des gobelins, il avait fait ouvrir un compte dans le monde non-magique aux États-Unis sous le nom d'Hadrien Blackwood, il avait complètement changé de nom afin de se libérer de son passé. Il avait demandé à ce que l'entièreté de sa fortune, Potter et Black, soit convertit en argent américain non-majs. Les objets présents dans les coffres devaient être vendus, ainsi que toutes propriétés qui étaient dans le monde magique, car il ne voulait plus aucun lien avec le monde magique, peu importait les bijoux familiaux de ses ancêtres ou même de ses parents, des parents qu'il n'avait d'ailleurs jamais rencontré, mais il savait qu'ils n'étaient pas les héros que tous acclamaient et ventaient. Il avait tellement honte de qui était ses parents.

James Potter était un crétin, arrogant, impulsif et haineux, qui avait été un tyran de la pire espèce durant ses années d'écoles, visant particulièrement Snape et pourquoi? Parce que Snape était ami avec sa mère et qu'il était jaloux! Par sa faute, non seulement Snape était devenu un mangemort, mais en plus, il avait martyrisé Harry durant sa scolarité parce qu'il ressemblait à son foutu père. Et ne parlons pas de sa mère, une idiote de première qui avait laissé tomber son meilleur ami, car elle ne voulait pas être haïe par les membres de sa nouvelle maison, puis, malgré le nombre de fois où elle avait vu son soi-disant ami se faire humilié, torturé mentalement et blessé physiquement, elle avait toujours détourné les yeux comme s'il ne se passait rien. Puis le jour où elle intervint, se ne fut pas parce qu'elle a soudainement des regrets, non, c'est parce qu'elle savait qu'il la détestera pour ça et arrêtera enfin de faire partie de sa vie. Et la cerise sur le gâteau pour enfoncer un peu plus profondément le couteau de trahison dans le cœur de Snape, elle épousa son tortionnaire! Et pour couronner cette joyeuse bande d'abrutis, ils avaient suivi aveuglément les paroles du vieux fou, les faisant tuer au bout du compte.

Harry n'attendait qu'une chose, foutre le camp pour aller finaliser ses plans, faire préparer ses nouveaux papiers d'identités parfaitement légaux, ses papiers de citoyenneté américain validé par le MACUSA et le monde non-magique, puis, le meilleur de tous, faire fermer tous les coffres Potter et Black et abandonner les noms Potter et Black et leurs titres de façon définitivement. Harry eu un sourire narquois en y pensant. Peu de sorcier le savait, mais lorsque le dernier héritier d'une lignée familiale abandonnait le nom et les titres de sa lignée, alors le nom disparaissait, les sièges au Wizengamot étaient détruits et déclarait la lignée complètement éteinte. Harry aurait aimé voir le visage des membres du ministère le jour où ils découvriraient les sièges Potter et Black détruit. Harry se retourna lorsqu'il entendit son nom crier et pour son plus grand malheur, ce fut Granger et les Weasley qui coururent vers lui. Il devait retenir un air de dégoût d'apparaître sur son visage. Il savait qu'ils n'étaient ses amis que pour sa richesse et la renommée. Combien de fois avait-il entendu Mme Weasley lui dire que lui et Ginevra formerait un si beau couple? Il ne le comptait plus. Granger et Weasley numéro 6 le poussaient constamment vers Ginevra depuis sa sixième année et ce fut leur insistance qu'il leur porta plus d'attention qu'avant. Il avait même à un moment entendu la salope rousse se vanter qu'elle allait devenir Lady Potter. Oh si elle savait à quel point elle verrait ses rêves se briser, non seulement le nom Potter allait disparaître, mais en plus, il était gay, merci beaucoup!

«Oh Harry tu es vivant!» lui dit Granger, le serrant avec force dans ses bras.

«Ouais mon pote, bien joué, tu nous as débarrassé de ce monstre!» répondit ensuite Ronald en lui donnant une tape sur l'épaule. Il vit les autres Weasley, moins Fred, George et Bill, le regarder avec insistance et espoir. Ginevra s'approcha de lui en battant des cils.

«Tu nous as sauvé Harry, nous pouvons afin vivre notre vie en paix.» dit la salope en s'approchant de lui après que Granger lui ait laissé sa place. Ginevra allait attraper son visage pour l'embrasser sur les lèvres, mais il recula vivement.

«Bon sang, qu'est-ce que tu crois faire?» grogna Harry qui avait envi de se laver au moins 10 fois le visage.

«Mais Harry, maintenant que la guerre est terminé, nous pouvons être ensemble, tu n'as plus à rester loin de moi pour me protéger! Nous pouvons enfin nous marier et faire notre vie.» répondit Ginevra comme si c'était la chose la plus normale du monde. Harry lui, de son côté, fulminait.

«De un, je ne suis pas resté loin de toi pour te protéger, je suis resté loin de toi parce que je ne ressens rien pour toi et que tu envahissais mon espace. De deux, il n'y a aucune chance en enfer que je t'épouse, car chérie, il te manque quelque chose entre les jambes pour me satisfaire. Je suis gay, complètement gay et j'en suis fier.» répondit Harry avec un sourire froid. Évidemment, Granger devait s'en mêler.

«Franchement Harry, tu devrais avoir honte de lui parler de la sorte! Elle t'aime et vous êtes destiné à être ensemble. Tu as une responsabilité envers le monde sorcier et tu as une image à préserver. De plus, tu ne peux pas être gay, ce n'est pas bien pour ton image. Tu épouseras Ginny, vous formerez le couple phare de la lumière. Puis sans compter finir tes études.» réprimanda Granger comme si son opinion faisait force de loi. Les Weasley qui étaient resté en arrière hochaient positivement la tête à ce qu'elle disait.

«Ouais mon pote et toi et moi deviendront des Aurors, c'est ce qu'on a toujours voulu!» empira Weasley numéro 6. Harry les repoussa tous les trois avec une impulsion magique.

«Oh vraiment? Et moi, ce que je veux? Est-ce que l'un de vous a pensé à ce que moi, je voulais, après cette putain de guerre? Je ne dois rien au foutu monde sorcier, j'ai fais ma part. Une prophétie disait que je devais tuer le méchant pour vivre, et bien voilà, c'est fait, il est mort et il bouffe les pissenlits par la racine. J'ai accompli ma dette. Je suis libre de faire ce que je veux, quand je le veux et avec qui je veux! Ce n'est pas parce que le monde sorcier pense que Ginevra et moi formerions un couple parfait que je vais juste l'accepter et l'épouser. Je suis gay, je préfère une bite à une huître flétrit et un corps parfaitement masculin blotti contre le mien. Et Ronald, cela a toujours été TON rêve d'être Auror, pas le mien, je n'ai aucune envi de passer ma vie à devoir me battre. Alors, pour tout ce que sa vaut, vous et vos désirs de contrôler les aspects de ma vie, vous pouvez les prendre et vous les enfoncer bien profond là où le soleil ne brille pas. Adieu.» termina Harry qui activa le portoloin que les gobelins lui avaient donné pour aller directement à Gringotts. Laissant derrière lui les gens qui voulaient contrôler sa vie, sous le choc.

Lorsqu'Harry atterit à Gringotts, les gobelins l'amenèrent rapidement dans le bureau du gobelin qui s'occupait de lui. Celui-ci avait déjà terminé ses nouvelles pièces d'identités non-majs, certificats de naissances, permis de conduire américain, papier de citoyenneté américaine validé, ainsi que son émancipation qui lui permettait de vivre comme un adulte. Et bien sûre, son passeport, sa carte bancaire et sa carte de crédit de sa nouvelle banque non-majs. Il remercia les gobelins pour leurs nombreux services. Il signa les parchemins nécessaire à l'abandon des noms et des titres Potter et Black et il sentit la magie faire effet immédiatement, la tension continuelle dans son corps avait disparu pour laisser place au soulagement et, comme si de nombreux sceaux avaient été brisé, il changea physiquement, au lieu de ses 1,52 m, il avait atteint les 2 m, ses muscles étaient plus fermes et légèrement plus volumineux, ses cheveux noirs ternes étaient devenu d'un noir bleuté brillant et ses yeux, autrefois émeraudes, étaient de couleurs bleu glacés. Il ne savait pas à quelle lignée, qu'il lui restait, appartenait cette apparence, mais il l'aimait beaucoup, même sa cicatrice avait finalement complètement disparu! Il quitta la banque, satisfait de pouvoir enfin partir, mais juste avant de rejoindre le Chemin de Traverse, il se lança un sort de nettoyage et de douche, après tout, il ne pouvait décemment pas aller s'acheter une nouvelle garde-robe complète en ayant l'air d'un pouilleux. Il quitta le monde magique pour Londres, où il allait se payer une chambre d'hôtel de luxe, puis alla faire un peu de shopping. Il s'acheta une garde-robe complète non-majs de son âge, incluant aussi quelques vestes en cuir, des t-shirts qui moulaient son torse et des jeans qui ne laissait rien à l'imagination.

Par la suite, il alla dans un magasin d'électronique pour s'acheter un ordinateur portable, heureusement qu'il avait apprit comment s'en servir durant l'un des étés où les Dursley étaient partis en vacances, le laissant derrière. Il avait pu étudier en paix et utiliser l'ordinateur portable de son cousin, apprenant comment il fonctionnait et tout ce qu'il pouvait faire avec. Il se demandait pourquoi les sorciers étaient si déterminé à rester dans le passé, ne cherchant jamais à innover. Les non-majs n'avaient aucun problème avec cela, en fait, Harry était fasciné par tous ce qu'ils pouvaient inventer et il adorait utiliser leurs inventions. Harry décida d'attendre avant de s'acheter un téléphone portable, il valait mieux l'acheter en Amérique. De retour à sa chambre d'hôtel, il prit une longue douche pour détendre ses muscles et laisser les dernières tensions subsistants dans son corps du à la bataille le quitter. Il jeta à la poubelle ses vieux vêtements, derniers vestiges de son ancienne vie, puis enfila un boxer. Ensuite, il se dirigea vers son lit avec son ordinateur. Après plusieurs heures de recherches, il trouva une école non-maj, disposé à lui faire passer ses examens des années qu'il avait manqué depuis son entrée à Poudlard. Il avait expliqué que ses parents avaient été missionnaires et avaient beaucoup voyagé, lui faisant à l'école à la maison, mais ils n'avaient jamais jugé nécessaire de lui faire passer les examens. Malheureusement, ceux-ci étaient morts depuis quelques semaines, à peine 1 semaine après leur retour à Londres dans un accident de voiture. Harry ajouta que bien qu'attristé par la mort de ses parents, il devait penser à l'avenir et il réalisait que sans diplôme, il ne pouvait rien faire.

Le directeur avait avala son histoire comme du miel et lui avait dit qu'il passerait les trois prochaines semaines, à partir du lendemain, à passer les dit examens. Il avait remercié à profusion le directeur avant de raccrocher, puis il reporta son attention sur sa prochaine tâche à accomplir. Celle de se trouver une maison aux États-Unis, mais surtout, de choisir la ville dans laquelle il allait habiter le temps de ses études. Une heure plus tard, Harry se trouva attiré par une maison qui se trouvait à Beacon Hills, petite ville en Californie, où le soleil était plus présent, comparativement à la pluie morne constante de Londres. La maison se situait sur une rue tranquille, avec une grande cours arrière et une magnifique véranda à l'avant. Sur deux étages, il y avait quatre chambres, deux salles de bains, une cuisine de rêves pour tout amoureux de la cuisine qui se respecte, une salle à manger de bonne dimension et un grand salon. Il aimait la maison et il se sentait attiré vers cette ville. Il envoya une offre pour la maison par courriel, puis passa à l'achat d'une voiture qui l'attendrait sur le parking de l'aéroport. Il fit une folie et acheta la voiture de ses rêves, une Impala 67, identique à celle de Dean dans la série Supernatural. Harry regarda finalement l'heure pour voir qu'il devait se coucher afin de pouvoir passer ses examens le lendemain en pleine forme. Juste avant de se coucher, il reçu une réponse de l'agent immobilier lui disant que son offre avait été accepté. Il renvoya une réponse disant de lui envoyer les papiers par courriel ou de lui faxé à l'hôtel et il les signerait. Il s'endormit, le cœur au repos et l'esprit en paix pour la première fois depuis des années.

Les trois semaines passèrent rapidement, entre ses examens, finaliser l'achat de sa maison, engager un entrepreneur pour rénover les pièces qui ne l'avaient pas encore été, dont les salles de bain, les chambres et le salon et contacter le lycée de Beacon Hills pour s'inscrire, Harry était épuisé certes, mais il se sentait accomplis. Il avait reçu bons nombres de lettres, surtout des Weasley et Granger qui tentaient encore une fois de le pousser à faire ce qu'ils voulaient, mais il les ignora tout simplement. Il n'utilisait plus sa magie, il avait brisé sa baguette une fois sortie du Chemin de Traverse, après tout, il n'en avait plus besoin, il pouvait facilement de la magie sans baguette et personne dans le monde sorcier ne se douterait un instant qu'il serait dans le monde non-magique, il passait inaperçu. Surtout avec son nouveau physique qui le rendait méconnaissable et l'absence heureuse de ses lunettes qu'il n'avait plus besoin. Harry avait réussit tous ses examens haut la main, sa maison avait finit d'être rénové car il avait payé le double pour que cela soit fait avant son arrivé. Maintenant, il embarquait dans l'avion qui le menait vers sa nouvelle vie.


Stiles était normalement quelqu'un de facile à vivre, un bon gamin, prêt à aider les autres, bon élève, personne ne pensait qu'il pouvait ressentir de la rage ou de la haine. Et pourtant, à cet instant, ses deux sentiments coulaient dans ses veines alors qu'il entendait la meute rire à ses dépends alors qu'il n'était même pas encore arrivé. Pour expliquer, Roscoe était tombé une fois de plus en panne, donc sans moyen de transport et Scott qui l'ignorait, faisant les yeux doux à Allison, Stiles avaient du se rendre à pied au loft pour la réunion de la meute exigé par Derek à propos de la meute Alpha qui avait débarqué la veille. Elle représentait une menace selon Derek et il voulait instaurer une marche à suivre à la meute pour se protéger. Sans compter que le meurtre d'Heather qui n'avait pas été résolu, mais qui aux yeux de Stiles était surnaturel et non humaine. Donc, c'est en arrivant le dernier au loft, que Stiles entendit une conversation qui le consuma de rage.

«Pourquoi on doit endurer Stilinski dans la meute? C'est juste un humain, Lydia au moins est une banshee et Allison est une chasseuse même si elle est humaine, elle est entraînée.» demanda Isaac agacé, Erica et Boyd d'accord avec lui.

«Honnêtement, moi aussi, je préférerais qu'il ne fasse pas partie de la meute. À part ses recherches, il est un boulet, une faiblesse pour la meute et si on veut affronter la meute Alpha, il sera la première cible et je n'ai pas envie de jouer au babysitter avec lui.» répondit Scott contre tout attente. Stiles était sous le choc, celui qu'il avait considéré comme son meilleur ami, celui pour qui il avait prit des risques, celui qu'il avait à un moment considéré comme un frère lui tournait si facilement le dos, maintenant qu'il avait une meute et des gens comme lui.

«Et bien McCall, je n'aurais jamais cru voir le jour où tu te séparerais de ton siamois. Vous avez toujours été fourré ensemble, qu'est-ce qui a provoqué le changement?» demanda Derek avec un rictus.

«Je n'avais que lui comme ami, mais plus tard, au lycée, j'ai réalisé que si je n'avais pas d'autres amis que lui, c'était parce qu'à cause de lui et sa bizarrerie, j'étais étiqueté de la même manière. J'ai voulu plus d'une fois le laisser tomber, mais ma mère aurait eu mes couilles si je l'avais fais. Quand je suis devenu un loup-garou, j'ai profité de son désir de m'aider pour contrôler mon loup, mais maintenant que c'est fait, je n'ai plus aucune raison de le supporter davantage. Je peux enfin me libérer de lui.» répondit honnêtement Scott, qui ne vit pas le regard de dégoût dans les yeux d'Allison à son encontre. Allison était dégoutée de la manière dont Scott parlait de Stiles. Il avait enduré des heures de tortures à cause de son grand-père avant qu'elle et son père ne le trouvent et le libèrent pour l'emmener à l'hôpital. Jamais il n'avait donné les réponses que Gérard Argent attendait, il avait protégé la meute, une meute qui ne le méritait pas. Stiles était son ami, son meilleur ami qui lui avait pardonné pour avoir suivi un temps son grand-père.

«Oh moins, tu as réalisé que tu pouvais mieux faire que lui. Bon, après ce soir, on va simplement l'ignoré, ses messages ou autres et faire comme s'il n'existait pas en espérant que son stupide cerveau comprenne qu'il n'est plus le bienvenue. Nous n'aurons pas de faiblesse à exploiter dans cette meute. Stilinski semble être en retard, mais nous ne l'attendons pas plus longtemps, commençons la réunion.» déclara Derek.

Allison ne pouvait pas rester plus longtemps, elle refusait tout bonnement d'être parmi eux et si Scott l'approchait à nouveau, elle lui couperai ses couilles et lui ferait boire avec une paille. Elle profita de l'attention de tout le monde sur Derek pour quitter le loft sans se faire remarquer. Lorsqu'elle ferma la porte derrière elle, elle découvrit Stiles qui pleurait, figé et les poings serrés. Elle réalisa qu'il avait tout entendu. Elle alla vers lui et le prit dans ses bras, même s'il se figea à son contact, elle ne le laissa pas aller. Elle lui murmura qu'elle était là pour lui et que cette bande de bâtards pouvait aller au diable. Elle l'emmena avec elle pour le raccompagner chez lui, elle lui demanda s'il voulait qu'elle reste, mais Stiles lui répondit d'une voix enrouée par les larmes, qu'il avait besoin d'être seul un moment. Elle lui fit un dernier câlin avant de rentrer chez elle pour brûler tout ce que Scott avait laissé chez elle et tous les souvenirs physiques qu'elle avait avec lui.

Stiles fonctionna sur le pilote automatique pour se rendre à sa chambre. Ce n'était plus la tristesse et la douleur qu'avaient provoqué les paroles de Scott qui restait en lui. C'était une rage sourde qui grandissait en lui. Il avait tout donné à ce crétin, c'était Scott qui était venu vers lui enfant pour être ami, lui qui avait été une sangsue collée sur lui et il l'avait accepté, jusqu'au jour où ils avaient commencé au lycée et qu'ils n'étaient pas populaire, mais considéré comme les rejets. Il avait bien vu après cela que Scott avait été un peu plus distant avec lui, plus sérieux, moins enjoué à passer du temps avec lui. Scott trouvait pleins de raisons pour rater leurs soirées cinémas prévus ou les autres activités que Stiles planifiait. Il avait été si stupide de ne pas voir que Scott cherchait un moyen de l'abandonner pour avoir d'autres amis, de meilleurs amis que lui, le pauvre et bizarre Stiles Stilinski, fils du shérif et TDAH de surcroit. Stiles se regarda dans le miroir, sa grandeur de 1m75, sa peau pâle, son corps mince et anguleux, son manque de muscle et ses cernes sous les yeux. Avec colère il frappa avec son poing son miroir qui se brisa sous la force du coup. Évidemment, il se coupa et se mit à saigner, mais il n'en avait que faire, la douleur était bonne, elle faisait du bien, comme si elle s'écoulait de son cœur meurtri pour sortir par sa main.

Scott et la meute ne le voulait plus dans les parages? Parfait, comme eux, il allait faire comme s'ils n'avaient jamais existé, il demanderait au père d'Allison s'il accepterait de l'entraîner pour qu'il soit plus fort, mais aussi qu'il puisse se protéger dans ce monde qui n'avait plus seulement des humaines normaux, mais une panoplie de créatures aussi. Il ne serait plus l'humain faible. Avec cette nouvelle résolution, Stiles sentit l'espoir grandir dans son cœur, que quelqu'un dans ce monde humain ou non, était fait pour l'aimer et le chérir. Et Stiles espérait de tout son cœur que cette âme sœur qui qu'elle soit, même s'il espérait un homme, viendrait bientôt à lui. Stiles, au cours des deux dernières années, avait réalisé que son béguin pour Lydia Martin n'allait nulle part car il n'était pas sexuellement attiré par elle, quand il avait remarqué qu'il appréciait davantage un beau corps masculin à celui d'une fille, la réponse était évidente.

Stiles soupira et alla chercher un balai pour nettoyer les morceaux de miroirs qui jonchaient le sol. Il s'acquitta de sa tâche, puis il alla prendre une douche avant de soigner sa main blessée. Son corps tremblait encore sous la pression de ses émotions. Il irait mieux, il se le jurait. Après avoir enfilé un caleçon et verrouillé toutes les portes et fenêtres de la maison, il alla se coucher dans son lit, son regard se portant sur la maison voisine. Quelqu'un avait finalement acheté la maison de ses anciens voisins. Selon le courtier, c'était un jeune homme britannique qui avait acheté la maison, il avait vu au courant des trois dernières semaines des ouvriers aller et venir dans la maison, faisant des travaux, sûrement demandé par le nouveau propriétaire avant son arrivé. Stiles se demandait à quoi il ressemblait, quel âge avait-il? Il ferma les yeux sur ses pensées, son esprit dérivant vers les images d'un jeune homme magnifique à la peau légèrement bronzé, plus grand que lui, des cheveux noirs bleutés brillants et des yeux de couleur bleu glacé qui le regardait avec amour et comme s'il était la personne la plus précieuse à ses yeux.

«Bientôt mon amour, bientôt je serai là à tes côtés…»