Die se réveilla doucement et s'étira lentement. Il sentit un poids sur son épaule, un bras lui enserrer sa taille et un souffle chaud contre sa nuque et cela le fit sourire. Il se tourna légèrement pour ne pas éveiller son amant et le regarda tendrement.
Toshiya était adorable, la bouche entrouverte, son souffle soulevant une mèche de cheveux qui lui était tombée devant les yeux. Die sourit et la lui remit derrière l'oreille tout en continuant d'admirer son homme. Son homme… Oui il pouvait le dire… Il était amoureux de cet homme depuis longtemps et il était enfin à lui depuis 8 mois et le roux était on ne peut plus heureux. D'ailleurs demain, dans une semaine c'était l'anniversaire de leur neuf mois et il comptait lui demander d'emménager avec lui. Pour ça il avait tout prévu. Dîner aux chandelles, comme le bassiste les aimait tant, puis sa déclaration en bonne et due forme suivie d'une splendide bague en ivoire et en nacre.
Le bassiste remua soudain dans son sommeil et émit un petit gémissement, ce qui fit sourire le guitariste qui posa doucement ses lèvres sur les siennes pour un baiser tout doux tout tendre… un baiser de bonjour comme chaque matin.
Le bassiste ouvrit les yeux et regarda son amant en souriant et en se collant encore plus contre lui.
-Bonjour guitariste de mon cœur.
-Salut. Fit Die en lui caressant les cheveux.
-Tu as bien dormi.
-Oh que oui. Normal tu étais dans mes bras.
-Beau parleur va ! Sourit Toshiya.
-Mais c'est vrai en plus. Fit le guitariste avec une moue boudeuse.
-Je te crois. Fit le bassiste en l'attirant à lui pour un langoureux baiser qui les fit gémir tous les deux. Die le chevaucha, ne décollant pas ses lèvres des siennes et commença à caresser tendrement ses flancs, le point faible de Toshiya. Le jeune homme se cambra en gémissant dans le baiser et posa ses bras autour de son cou. Die quitta la bouche de son amant pour embrasser et lécher son cou.
-Die… Gémit le jeune bassiste. Arrête…
-Pourquoi ça te plait pas ?
-Bien sûr que si baka ! Mais il faut se lever sinon on va être en retard.
-M'en fous.
-Tu ne diras pas ça quand tu devras subir la colère de Kaoru.
Le guitariste soupira et se détacha de son homme en boudant. Toshiya sourit et lui embrassa le bout du nez.
-Allez arrêtes de bouder. Ce n'est pas comme si l'occasion ne se renouvelait que tous les trois ans. Dès demain soir je serai tout à toi.
-Promis ?
-Est-ce que j'ai besoin de te le promettre ?
Die sourit et l'embrassa de nouveau avant d'aller prendre une douche tandis que Toshiya alla dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner.
15 minutes plus tard, Die entra dans la cuisine fraîchement lavé et habillé et trouva son amant devant la plaque chauffante, faisant bouillir une casserole de lait. Il remarqua que les toasts et le jus d'orange étaient déjà prêts. Avec un sourire il lui enlaça la taille et posa son menton dans son cou en lui volant un baiser.
-Dis donc, ça serait pas ma chemise ça ? Fit-il en avisant une chemise noire à flammes rouges.
-Si je l'adore.
-J'avais cru remarquer. A chaque fois que tu dors ici, tu mets cette chemise ce matin.
-Pourquoi ça te dérange ?
-Non pas du tout. Et puisqu'elle te plait tant que ça, je te l'offre.
Toshiya se retourna surpris.
-C'est vrai ?
-Oui. De toutes façons elle te va mieux qu'à moi.
-Merci chéri. Fit Toshiya en l'embrassant amoureusement.
-De rien. S'il n'y a que ça qui peut te faire plaisir.
Toshiya posa son front contre celui de Die et sourit.
-J'ai juste besoin de toi. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
-Moi non plus.
Ils restèrent comme ça quelques minutes, profitant seulement de la présence de l'autre avant que la casserole de lait les rappelle à l'ordre.
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La répétition finie, Die rangeait ses affaires quand un corps chaud se colla contre lui. Il sourit et se retourna, prenant le visage de son amant entre ses mains.
-Tu me manques déjà. Fit le bassiste.
-Ce n'est qu'une soirée. Tu verras, sans que tu ne t'en rendes compte on sera déjà demain.
-Mais quand même, la prochaine fois je t'emmène ça me paraîtra moins long.
-Je sais pas si ta mère l'appréciera chéri.
-J'en ai rien à faire ! Tu es l'homme que j'aime et si ça lui plait pas tant pis !
Die sourit. En effet, il s'entendait très bien avec le père de Toshiya. Mais c'était une autre paire de manche avec sa mère. Depuis qu'ils étaient de nouveau ensemble, sa mère avait prit le roux en grippe et lui en voulait énormément pour avoir fait du mal à son fils, donc le bassiste évitait de l'emmener quand il allait manger chez ses parents.
-Au moins toi elle accepte ton homosexualité. Fit-il avec un sourire triste.
Toshiya le prit aussitôt dans ses bras en voyant son air de détresse et le serra contre lui.
-N'y pense plus. Ca ne sert à rien. Elle ne le mérite même pas. Ne te fais pas de mal inutilement.
Die se détacha de son amant et lui sourit.
-T'es adorable Totchi.
Toshiya lui rendit son sourire et l'embrassa longuement.
-A demain alors.
-Oui à demain. Fit Die toujours serré contre lui.
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Le soir, Die regardait la télévision, un coussin serré contre lui. Il soupira en se vautrant un peu plus sur le canapé. Toshiya lui manquait… Enormément. Il ne pensait pas s'être autant attaché à lui, mais c'était le cas. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas passé une soirée avec le bassiste et franchement ça lui faisait tout drôle. Il soupira de nouveau. Il avait vraiment hâte de lui demander de vivre avec lui et il espérait surtout que Toshiya accepterait.
Soudain, la sonnette le tira de ses pensées. Tiens ? Qui ça peut bien être ? C'est certainement pas Totchi…
Il se leva et alla ouvrir. Il se figea quand il vit une femme devant lui. Une femme grande et l'air sévère. Une femme lui ressemblant traits pour traits… Sa mère…
-Ma… maman ?
-Daisuke ! Mon chéri ! S'écria la femme en se jetant à son cou. Sous la surprise, le roux ne fit rien puis la serra contre lui.
-Mais qu'est ce que tu fais là ?
-Je n'ai pas le droit de venir voir mon fils.
-Ben tu fais comme tu veux, tu as bien fait comme si tu n'avais pas de fils pendant 10 ans. Pensa-t-il. Euh si si bien sûr. Dit-il maladroitement. Mais entre ne reste pas là. Fit-il en s'effaçant.
La femme entra et avisa d'un œil critique le bazar qui s'était installé dans le salon. Entre cendriers et canettes de bière, il y'avait de quoi perdre la tête.
-Je suis désolé pour le désordre. Fit le roux gêné. Mais assieds toi, je peux te servir quelque chose à boire ?
-Tiens depuis quand tu joues de la basse ? Demanda-t-elle en voyant Eve ; la basse rouge que Toshiya avait laissé ici.
-Elle n'est pas à moi. C'est celle de Toshiya. Tu sais le bassiste de mon groupe. Il a dû l'oublier la dernière fois. Heureusement qu'il n' a pas laissé un de ses caleçons…
-Ah oui ? Tu m'as l'air bien proche de ce Toshiya.
-Qu'est ce qui te fait dire ça ?
-Ca. Fit-elle en prenant un cadre photo qui les représentaient tous les deux enlacés.
-Aie… Et alors j'ai pas le droit d'être proche de mes amis ?
Sa mère le regarda sceptique.
-Ne t'en fais pas. J'ai bien retenu la leçon. Fit-il d'une voix éteinte.
-C'est bien mon chéri. Fit-elle en le prenant dans ses bras.
Le guitariste se raidit. Il avait du mal à imaginer sa mère aussi affective avec lui. En fait, il réalisa que la femme lui avait seulement montré un signe d'affection à la mort d'Eichi, et cela le mit énormément mal à l'aise. Il se détacha d'elle.
-Maman qu'est ce que tu veux exactement ?
-Je te l'ai déjà dit.
-Maman…
-Bon d'accord. Je voulais savoir si tu avais quelqu'un dans ta vie.
Son sang se glaça dans ses veines. Il regarda la photo de Toshiya sur la table à côté du canapé et il se sentit soudain très mal. Il revint 10 ans en arrière et la réalité le frappa de plein fouet. Il ne pouvait pas tenir tête à sa mère.
-Je suis désolé Totchi. Non je n'ai personne. Pourquoi ?
-Ah mais ça tombe très bien ça.
-Aie…
-Tu te rappelles de Yumiko ?
-Oui… Fit Die qui commençait à avoir un très mauvais pressentiment.
-J'ai vu sa mère il n'y a pas longtemps. Elle est vraiment adorable et très mignonne et elle voudrait te revoir car tu lui plaisais beaucoup.
-Ah… Et ?
-A ton avis ?
-Laisse moi deviner. Tu m'as arrangé un rendez vous ?
-Exactement. Tu verras elle est vraiment très gentille !
-J'imagine… Et c'est quand ?
-Samedi prochain. J'espère que tu es libre ?
Die regarda de nouveau la photo de Toshiya et inspira profondément avant de répondre
-Oui…
Toshiya va me tuer…
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Le lendemain, Toshiya arriva au local de répétition où Die et Kaoru étaient déjà là. Il sourit en voyant son amant gratter sa guitare et s'assit à côté de lui.
-Salut toi. Fit-il avec un sourire.
-Totchi ! S'exclama-t-il avant de l'embrasser passionnément.
-Oh là Die calme toi.
-Tu m'as manqué hier soir. Ne me laisse plus seul je t'en prie. Fit le roux en s'accrochant désespérément à son amant.
-D'accord d'accord. Fit-il en lui tapotant le dos et en jetant un regard rempli d'incompréhension à Kaoru.
Die se détacha un peu de lui, le laissant enlever son manteau et se rassoire. Il se serra aussitôt contre lui de nouveau.
-Alors c'était bien hier soir ? Demanda-t-il.
-Bah. Comme une soirée chez les parents. La prochaine fois tu viens avec moi c'est décidé !
-Comme tu veux…
-Die tu es sûr que tu vas bien ? S'inquiéta Toshiya.
-Oui ça va je t'assure. Mais j'ai juste besoin de tes lèvres contre les miennes.
Toshiya accéda volontiers à sa requête et l'embrassa goulûment. C'est vrai qu'il lui avait manqué aussi hier soir.
-Surtout ne vous dérangez pas pour moi. Fit la voix de Kaoru.
-Les plus gênés s'en vont. Fit Toshiya en souriant.
-Ouais et c'est pas parce que Kyo n'est pas encore arrivé que tu dois nous faire chier. C'est pas de notre faute si ton mec n'est pas capable d'arriver à l'heure. Tu l'as mal dressé.
-TA GUEULE ! S'écria Kaoru. Il détestait qu'on traite Kyo de chose.
-Je ne dis que la vérité.
-Die arrête ! S'écria Toshiya, vraiment inquiet de le voir lever la voix sur son meilleur ami comme ça.
-Désolé Kao….
-C'est pas grave…
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-Kaoru je peux te parler ? Demanda Toshiya.
-Bien sûr qu'est ce qu'il y'a ?
-C'est Die.
-Quoi Die ?
-Il m'inquiète beaucoup.
-Pourquoi qu'est ce qu'il a ?
-Je sais pas. Il est bizarre. Il demande énormément d'affection. Et… Chaque soir, depuis trois semaines, il veut qu'on fasse l'amour encore et encore… comme s'il n'était pas rassasié.
-Et alors ça ne te plait pas ? Plaisanta le leader.
-Kao…
-Pardon… Mais tu sais, Die a toujours été comme ça, il manque d'affection à cause de sa mère alors il ne faut pas s'étonner.
-Mais c'est pas comme ça d'habitude… Attends… Tu crois qu'il aurait revu sa mère ? Demanda Toshiya.
-Ca m'étonnerait, il ne l'a pas vu depuis 10 ans.
-Réponds moi franchement. Toi aussi tu as vu qu'il n'allait pas bien ! Depuis combien de temps ne l'a pas tu pas vu aussi mal ?
-Depuis 10 ans… Avoua le guitariste après y avoir réfléchit.
-Merde… Gémit Toshiya.
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-Die arrêtes…
-Mais Totchi j'en ai envie. S'il te plait.
Le bassiste, exaspéré, retira la main de Die et se leva brusquement.
-J'en ai assez Die !
-Mais… pourquoi ?
-Tu te rends pas compte que tu nous épuises complètement ?
-Mais… je croyais que tu aimais ça !
Toshiya se radoucit et s'assit auprès de son amant.
-Mais évidemment que j'aime ça. Mais pas tout le temps, on est des hommes pas des dieux. Fit-il gentiment.
-Je suis désolé. Fit Die en lui prenant la main.
-C'est pas si grave. Si tu me disais plutôt ce qui ne va pas ?
-Tout va bien je t'assure.
-Die. Tu es en train de me mentir. Lui reprocha le bassiste.
-…
-Die… Tu te rappelles ce qu'on s'est promis quand on s'est remis ensemble ?
-…
-Die !
-Qu'on devrait tout se dire…
-Alors dis moi.
-…
-Die… Dis le moi je t'en prie. Je déteste te voir comme ça ! Laisse moi t'aider s'il te plait. Fit-il en lui prenant l'autre main.
-Tu vas m'en vouloir. Fit le roux en baissant la tête.
-Pourquoi ? Je ne vois pas de raison de t'en vouloir. A moins que tu m'aies trompé. Tenta-t-il de plaisanter.
-…
-Die ! Dis moi que ce n'est pas ça !
-Non, mais c'est peut-être encore pire…
-Je ne vois pas ce qu'il y'aurait de pire… A moins que tu aies vu ta mère ? Tenta-t-il. Die se raidit et le lâcha.
Bravo Toshiya… ça t'apprendra à être aussi direct.
-Die qu'est ce qu'il y'a ?
Die se jeta aussitôt dans ses bras et se mit à trembler convulsivement.
-Die, chéri calme toi je t'en prie ! Fit le bassiste en lui caressant le dos.
-Je suis tellement désolé Totchi ! Si tu savais combien je suis désolé !
-Die dis moi ce qui t'arrive ! Fit Toshiya en l'obligeant à le regarder.
-Je… C'est ma mère… elle…
Toshiya le reprit dans ses bras et le berça contre lui.
-C'est pas vrai…. Et ?
-Elle… Elle est venue ici, le soir où tu n'étais pas là.
-Et merde. Il a fallu que ça se passe le jour où je n'étais pas là.
-Elle m'a demandé si j'étais seul… Je lui ai répondu que oui… Il frémit en sentant Toshiya se tendre… Et elle m'a annoncé qu'elle m'avait arrangé un rendez vous avec une fille dont je ne me rappelle même pas et…
-Tu as refusé ! Dis moi que tu as refusé ! S'écria-t-il.
-J'ai… J'ai pas pu…
Ces mots firent l'effet d'une douche froide à Toshiya qui lâcha le guitariste.
-Totchi… Je…
-Tais toi !
-Je t'assures je voulais pas… Mais je suis revenu dix ans en arrière et j'ai pas pu lui dire la vérité…
-Comment t'as pu faire ça ? C'est comme si tu me reniais ! Tu m'as sacrifié pour une personne qui n'en vaut même pas la peine !
-Ne parle pas de ma mère comme ça !
-Parce que tu peux encore la considérer comme ta mère ? Après tout ce qu'elle t'a fait subir ?
-C'est la femme qui m'a mis au monde, je ne peux pas le renier.
-Mais moi tu le peux sans problème !
-Mais non Toshiya ! Tu ne comprends pas ! Cette femme m'a pourri l'existence, elle m'a certainement traumatisé pour la vie ! Je veux pas qu'il t'arrive malheur.
-Parce que tu crois que je suis faible au point de me suicider ?
-C'est bien ce que tu as fais il y'a trois ans non ? Fit Die qui commençait à s'énerver. Il savait que le bassiste allait mal réagir, mais il pensait qu'il le soutiendrait.
-Retire ce que tu viens de dire ! Fit-il d'une voix blanche.
-Mais je ne dis que la vérité. Tu croyais que je serai pas au courant ?
-Ta mère avait raison sur un point. Tu es un monstre !
-Alors qu'est ce que tu fous encore avec un monstre ? Casse toi d'ici !
-T'as pas besoin de me le dire !
Sur ces mots, Toshiya partit en claquant la porte, laissant Die seul et désemparé.
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Le bassiste était dans son appartement, assis sur un ampli où il avait branché sa basse et jouait… il jouait sa mélancolie et son désespoir… Son désespoir d'avoir perdu Die une fois de plus. Il soupira en jouant les première notes de « Bottom Of The Death Valley ». Cette chanson… Il l'avait écrite à un des pires moments de sa vie. C'était au moment où Die lui avait le plus manqué et il l'avait composée en pensant à celui qu'il aimait. Bien sûr Die ne le savait pas et il ne le saurait certainement jamais.
Il détestait cette bonne femme, cette vieille pie qui lui avait prit Die, qui l'avait traumatisé à vie et qui le faisait souffrir. Jamais il n'avait autant détesté quelqu'un. Cette femme le privait de son bonheur avec Die et de celui de son fils par la même occasion, car même s'il lui en voulait, il essayait de comprendre pourquoi il avait réagis comme ça… Par amour pour lui.
Sans pouvoir se retenir, il se mit à pleurer silencieusement.
-Die… Pourquoi ?
Soudain, il sentit deux bras le serrer contre lui et un menton se poser contre son cou. Il n'eut pas à se retourner pour savoir qui c'était.
-Pardon je suis désolé Totchi.
-Die ? Mais comment est tu entré ?
-J'ai tes clés tu te souviens ?
-Ah…
-Toshiya regarde moi s'il te plait.
Toshiya se retourna, toujours dans ses bras. Le roux sourit et essuya les larmes de son compagnon du bout de ses doigts.
-Pardon Totchi… Je suis vraiment désolé… Tu as raison je suis un monstre.
-Die !
-Laisse moi terminer. Je ne veux plus te faire souffrir et… j'y ai longuement réfléchi…
-Die ! Si tu crois que me quitter est la bonne solution je refuse !
-Je t'ai dis de ne pas m'interrompre… Je t'avoue que j'y ai pensé au début… Mais après je me suis dit que c'était injuste. C'est à cause d'elle tout ça. Elle ne peut pas me dire ce que je dois faire. C'est avec toi que je veux être et si ça lui plait pas tant pis !
-Die…
-C'est pourquoi j'ai décidé d'aller la voir pour lui dire que je refuse de voir cette fille et pour lui faire mes adieux par la même occasion.
-Oh Die…
-Je ne fais pas ça pour que tu me pardonnes, je le fais parce qu'il faut que je le fasse, parce que je veux être en accord avec moi-même. Je ne peux plus me mentir.
Toshiya le serra contre lui en sanglotant de joie.
-Die… Si tu savais comme je t'aime !
-Tu… Tu me pardonnes ?
-C'était déjà fait de toutes façons. Mais tu ne seras pas tout seul, je serai avec toi d'accord.
Die lui sourit avant de l'embrasser.
-D'accord.
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Ils se trouvèrent devant la maison de la mère de Die… la maison où Die avait passé son enfance et son adolescence… les pires moments de sa vie. Toshiya sentit sa peur et lui prit la main pour l'encourager.
-Ca va aller.
Die lui sourit et sonna. Sa mère lui ouvrit et son visage sévère s'éclaira d'un sourire quand elle le vit, mais il se figea rapidement quand elle vit que Die tenait la main d'un autre garçon.
-Daisuke? Qu'est ce que tu fais là ?
-Bonjour maman, je peux entrer ?
-Que si tu lâches sa main.
-Non.
-Pardon ?
-Non je ne la lâcherai pas. Je tenais à te présenter Toshiya, l'homme que j'aime et avec qui je sors depuis 8 mois.
-Daisuke…. Fit-elle menaçante.
-Ca ne marche plus avec moi. Tu as régis ma vie pendant 17 ans et tu me l'as brisée. Tu es restée sans rien faire pendant 10 ans et là tu veux recommencer. Je suis plus un gamin, tu ne me pourriras plus la vie alors soit tu acceptes, soit je ne te considère plus comme ma mère.
-J'aurai dû le savoir…
-Maman… Tenta-t-il mais la vieille femme se recula.
-Ne me touche pas monstre ! Tu n'es plus mon fils ! Tu ne l'as jamais été ! Le jour où j'ai découvert que tu étais anormal, j'ai essayé de me persuader que ce n'était pas moi qui t'avais mis au monde ! Ne m'approche plus espèce d'erreur de la nature !
Toshiya ne supportait pas de voir Die se faire insulter de la sorte. Il s'apprêta à dire quelque chose quand la main de Die sur la sienne l'interrompit.
-Laisse tomber. Elle ne changera pas d'avis.
Sans un mots et sans un regard pour cette femme qui avait été la cause de tous ses tourments, il se retourna et descendit les escaliers du perron pour ne plus jamais retourner dans cet endroit tant hais.
Quand ils arrivèrent dans l'appartement de Die, Toshiya se retourna vers lui et constata avec tristesse que son compagnon était pâle comme un mort et était prêt à éclater en sanglots. Il le prit aussitôt dans ses bras et l'embrassa passionnément, faisant passer tout son amour et son soutien envers lui.
-Merci Tchi…
-Je t'en prie. Ca va aller ?
-Oui… Je me sens soulagé d'un coup.
Toshiya lui sourit et regarda autour de lui.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Rien… Je me disais que ton appartement était plus grand et plus chaleureux que le mien.
-Pourquoi ?
-Ben je me demandais si je pourrais pas squatter à plein temps.
Die le regarda surpris puis sourit.
-Tu veux dire que… ?
-Si tu veux de moi bien sûr.
-Evidemment que je le veux Totchi ! S'écria-t-il en le serrant contre lui. Oh mais attends ! Il le lâcha pour aller chercher quelque chose dans sa chambre. Il en sortit avec un écrin dans la main. Le bassiste lui lança un regard interrogateur.
-Tiens c'est pour toi. Dit-il en lui tendant l'écrin.
Toshiya l'ouvrit et découvrit une splendide bague en argent rehaussée d'une pierre en ivoire et en nacre… le bijou de ses rêves.
-Oh Die je…
-Je voulais te faire la surprise pour la semaine prochaine avec un dîner aux chandelles mais bon, je crois qu'on a été dépassé par les événements.
-Oh Die merci ! Merci merci merci ! S'écria-t-il en lui embrassant le visage à plusieurs reprises.
- Je suis heureux mon Toshiya.
-Moi aussi Die moi aussi.
Die lui prit la bague des mains et la mit à son annulaire gauche.
-Pour montrer que je t'appartiens pour toujours.
Toshiya lui sourit avant de l'embrasser longuement et passionnément.
-Au fait Die.
-Oui ?
-Notre soirée romantique. Rien ne nous empêchera de la faire.
-Non rien… Ni personne.
OWARI
