Chose promise, chose due ! Je n´ai qu´une parole :voilà la suite tant attendue (pas tant que çà ?)
Y´en a qui vont être contentes, j´ai fait un chapitre beaucoup plus long. Par contre, suite à une erreur innatendue (Non, pas de négligence ! Mauvaises langues !) le chapitrage ne correspond pas. Je m'explique: j'ai réuni les deux premiers chapitres en un seul et unique, donc ce chapitre « 2 » dans la chronologie est donc le chapitre « 3 » comme ici. Et, comme je suis une grosse feignasse dans l'âme (voir mon profil) j'ai un peu la flemme de tout recorriger. Veuillez m'excuser d'avance pour le dérangement occasionné, mais surtout bonne lecture ;)
Bizz Scat

Chapitre 3 : Recueillie et Guérison

L´elfe ne savait pas quoi faire, il était désemparé et bouleversé par la tristesse du dernier regard qu´elle lui avait lancé. Il examina plus attentivement la balafre qui lui couvrait le flanc et fronça les sourcils : la blessure allait s´infecter , si cela n´était pas déjà fait. Il fallait la soigner , et vite. Il décida enfin de l´amener au magicien blanc avant de l´a mener à son ami Aragorn. Il se releva et, tout en emportant le corps inerte, il gravit les escaliers et parcourut les nombreuses salles du domaine à la recherche de l´Istari. Il le trouva en conversation avec maître Elrond. " Gandalf ! " Il raconta alors la chute de l´étrangère, ses multiples blessures , et le nom du roi du Gondor. Le magicien écouta attentivement les explications de Legolas, tout en regardant l´horrible plaie. Il dit enfin, après un long silence :
" Cet ange est très chanceuse, la blessure n´est pas profonde, je pourrai la soigner très facilement, ne vous inquiétez pas .Mais elle devra se reposer un peu afin de régénérer ses ailes . Elles sont vraiment dans un état effroyable. "
Le prince de la forêt noire faillit lâcher le corps qu´il tenait tant bien que mal dans ses bras :
" Un ange ? Une créature des légendes ? Descendant d´Illùvatar lui même , créateur de toutes choses ? Contemporain des Ainurs ? C´est impossible, ces êtres n´existent pas ! "
" Si ils n´existent pas , comme vous semblez le croire, qui pensez vous tenir alors ? Connaissez vous une seule créature humaine en Terre du Milieu possédant des ailes ? Ecoutez, Legolas, j´ai beaucoup voyagé et ai rencontré plusieurs " monstres " étranges. A un moment, donc, j´ai séjourné plusieurs mois dans une tribu d´anges et j´ai appris beaucoup , notamment qu´il existait une parenté étroite avec les elfes. "
L´elfe était abasourdi , il ne pouvait dire un mot .
" Venez, allons nous occuper d´elle "dit Gandalf.
Le prince le suivit, tenant toujours la jeune femme dans ses bras. Il hésitait à poser la question qui lui trottait dans la tête : " Quelles étaient les particularités communes aux anges et aux elfes ? " Soudain, il entendit le magicien marmonner : " C´est étrange... Oui, c´est vraiment bizarre... " Lorsqu´ils arrivèrent dans la chambre de son ami Legolas demanda à l´Istari , après avoir déposé doucement la jeune ange dans le lit, ce qui n´allait pas.
" Les anges, voyez vous, possèdent des particularités vraiment extraordinaires : ils peuvent guérir de leurs blessures d´eux même. Il leur suffit juste de calme et de concentration car c´est extrêmement délicat. Ils ont le pouvoir même de guérir de blessures mortelles, ce qui crée un lien entre votre race et la sienne, les elfes étant les maîtres guérisseurs en Terre du Milieu. Une fois, j´ai assisté à une guérison de ce type et il faut avouer que c´est extrêmement impressionnant. Et ce qui m´inquiète, c´est que cet ange aurait pu se soigner naturellement, mais, pour des raisons que j´ignore, elle ne l´a pas fait. Il est aussi possible, que, absorbée par un but connu d´elle seule et par son vol, il lui était impossible de se rétablir. " . Tout en parlant, il préparait une potion dont il avait le secret et qui pouvait remettre sur pied n´importe qui en quelques heures. Il la fit boire et prépara un onguent qu´il étala sur l´affreuse plaie béante et sur ses ailes qui commencèrent à se cicatriser.
" Legolas, vous me préviendrez lorsqu´elle se réveillera. "
" Bien sûr, ne vous en faites pas. J´assurerai la garde "
L´elfe avait espéré les paroles de son ami, car cela lui permettait de détailler plus longuement la jeune ange. Après le départ de Gandalf, il s´assit au bord du lit et regarda la mystérieuse visiteuse. Elle avait de longs cheveux dorés dont quelques mèches folles s´étalaient sur son front, de grands yeux de couleur de feuille d´automne, des lèvres telles deux pétales de rose, un teint légèrement diaphane, presque transparent, de longs doigts délicats et de longues jambes fines. Elle faisait la taille d´un elfe, et, à part les deux ailes qui jaillissaient de son dos, on aurait pu croire que c´en était une. Elle était curieusement vêtue d´une armure légère et, en y regardant de plus près, il s´aperçut qu´elle cachait dans ses bottes deux lames d´une finesse remarquable, conçues dans un métal qui lui était inconnu. Emu par tant de sérénité et de beauté calme, il lui prit la main. Sa peau était douce et dégageait malgré les odeurs de sang et de souffrance, un parfum étrange et harmonieux, un mélange de toutes les fleurs qu´il connaissait. Legolas lui tenait la main depuis quelques instants, lorsque les traits de la jeune guerrière se convulsèrent. Ils semblaient empreints de douleur et de tristesse infinie. Plusieurs larmes roulèrent sur ses joues et soudain, elle hurla dans une plainte suraiguë : " NOONN ! ". Elle s´était relevée d´un coup et avait faillit gifler Legolas, qui de surprise chuta du lit ou il était assis. Il se redressa et vit que la jeune femme avait enfoui sa tête dans ses mains et que son dos se secouait irrégulièrement sous les sanglots silencieux de la belle inconnue. Elle sembla se rendre compte que quelqu´un l´observait et tourna vers l´elfe des yeux qui le firent reculer. On y voyait toutes les nuances de peur, de douleur, de chagrin, mais aussi de haine farouche dont il pouvait presque voir la flamme tenace briller dans ses pupilles. Elle parut tout à coup le reconnaître et il vit son expression changer soudain. Il y avait dans ses yeux de la curiosité et il vit naître sur le visage de l´ange quelque chose d´aussi improbable que le cri qu´elle poussé : un petit sourire légèrement teinté d´ironie. L´elfe se redressa précipitamment , une rougeur sur les deux joues et faillit retomber sur le plancher lorsqu´elle s´adressa à lui : " Excusez moi ...si je vous ai fait peur " Elle possédait une voix douce et agréable, mais ce n´était pas les paroles qu´elle avait prononcé qui l´avait stupéfié mais la langue dans laquelle elle s´était adressée à lui . Peu parlée, bien qu´il en connaissait les bases : il s´agissait du Quenya, le haut parler elfique, utilisé uniquement dans les cérémonies. Devant l´air effaré de l´elfe, l´ange partit d´un rire cristallin qui ricocha dans toute la pièce. Il essaya de lui faire comprendre qui il était, mais cela était difficile, car il ne possédait que quelques rudiments. Elle le regarda peiner, et, d´un air amusé, lui lança en sidarin courant :
" Ne vous inquiétez pas, les anges possèdent un véritable don pour les langues. "
" Je suis Legolas Vertefeuille, fils de Thranduil, prince de la forêt noire. " fit il, soulagé ." Et comment vous appelez vous ? "
" Je suis Freya, de la tribu Angelos, fille de Lodoss, princesse du dernier royaume céleste. " dit elle en effectuant une révérence. " Pouvez vous me mener au roi du Gondor, car je suis porteuse d´un message qui ne souffre d´aucun retard. "
Je plongeais dans ces yeux et alors commença un rêve étrange. Je volais parmi les étoiles et vis un visage blanc qui me souriait et qui ne m´était pas inconnu. C´est à ce moment que commença le long cauchemar. Sous mes yeux, le visage bienveillant se transforma pour devenir le visage de mon père qui arborait une expression hideuse et furieuse. Il me poursuivait, m´accusant de l´avoir trahie. Courant devant moi pour échapper à ses paroles, je débouchait alors sur un grand espace et je vis devant moi, dans toute son horreur, le champs de bataille que j´avais quitté, Edoras décimée, les Rohirrims et mes frères étendus sur le sol encore fumant de la fureur de la bataille, tous morts, inertes, et sans vie. J´essayais de chercher des survivants dans cet affreux massacre et vit, dans un creux, parmi les autres corps, celui de mon roi et père. J´arrivais trop tard. C´est à ce moment là que je dus me réveiller pour crier toute mon horreur, mon chagrin indicible et ma peur : " NOONN ! ", rendue folle de douleur par ce brasier et pleurer dans mes mains sur les corps de mes frères de race et celui de mon père. Je sentis une présence et tournai mon regard empli de toutes ces émotions vers lui. Je réalisais alors soudain que je n´étais plus à Edoras, mais dans une chambre et que se tenait devant moi l´elfe qui m´avait secourue. J´oubliais alors mon terrible cauchemar et mes douloureuses émotions éclatèrent en morceaux. Je fis un petit sourire timide. J´étais néanmoins amusée car il se trouvait par terre. Il se redressa bien vite, croyant pouvoir cacher son rougissement que j´avais perçu. Je lui dit " Je suis désolée... si je vous ai fait peur. " Encore bouleversée par l´atroce expérience que je venais de vivre, je m´étais embrouillée dans les différentes langues que j´avais inscrites dans ma mémoire et avais prononcé cette phrase en Quenya. Mon sauveur fut stupéfait par la révélation que je venais de lui faire et il crut que je parlai uniquement cette langue ! Or, je connaissais aussi parfaitement le sindarin, parlé plus couramment par les Eldar (elfes), le noir parler, langue du prince de Mordor ainsi que celle de l´ancien maia Morgoth , mais seulement les insultes afin de pouvoir les cracher face aux orques et autres gobelins, le vieil Entique, les différentes langues humaines, et même le Cirth, langage des nains, et bien sur, l´Archange, qui était de règle. Devant la mine médusée et interdite de mon interlocuteur, je ne pus me retenir d´éclater de rire, ce qui agrandit l´effarement de l´elfe . Ensuite, il entreprit de me faire comprendre qui il était et je le voyait hésiter,. D´un air amusé, je lui dit alors en sindarin classique, que les anges sont passés maîtres en matière de langages. Il se présenta alors comme étant Legolas Vertefeuille, prince de la forêt noire et me demanda qui j´étais. Prince sylvestre ! Cet elfe était un prince descendant des Sindars ! Je déclinai alors poliment mon identité : Freya, de la tribu Angelos, fille de Lodoss, princesse du dernier royaume céleste . J´avais effectué aussi la révérence qui était d´usage lorsque l´on se présentait, étant un membre de noblesse. Je le priai ensuite de m´emmener à Aragorn, ayant la prémonition d´un très mauvais sentiment.