Allez, tous zensemble et tous z'en chœur : ON VEUT LA SUITE !ON VEUT LA SUI … (se retourne) Et alors ? J'ai dit tous zensemble ! (Silence. Scat se rend compte qu'elle est toute seule. Se reretourne. )Bon, ben puisque persone veut l'faire, je le ferai tite seule, NA ! (Continue comme une débile sa marche militaire) JE VEUX LA SUITE ! JE VEUX … A lin, elle s'acclame toute seule comme une idiote : " VIVE MOI ! JE SUIS MA PLUS GRANDE FAN ! JE M'AIME ! JE SUIS UNE FILLE FORMIDABLE ! "Voilà comment je suis arrivée dans l'état ou vous me voyez zaujourd'hui : Catastrophique et débilité profonde. Bref, tout ça pour vous annoncer que voilà la suite et que chuis pas prête d'arrêter mon show. (minable, vous en conviendrez).
Bizz Scat
Chapitre 6 : Tristesse et solitude
Lorsque je me réveillais, la journée était sur le point de se terminer, et je les trouvais rassemblés à mon chevet, me surveillant, attentifs au moindre de mes gestes. Je me trouvais dans un état de somnolence, légèrement sonnée, et la tête me tournait un peu. Je me tâtais prudemment le ventre et constatais avec soulagement que j'étais parfaitement rétablie. Gandalf me rendis le verdict du roi du Gondor :
" Ils acceptent de venir en aide à votre peuple ainsi qu'aux Rohirrims. Hélas, annonça-t-il un peu ennuyé, il faudra patienter un peu avant de repartir vers Edoras. Peut-être même quelques jours… "
A cet instant, le monde s'écroula autour de moi.
" Quelques jours ! Mes frères sont en train de se faire massacrer par des Orcs sanguinaires, et il faudrait attendre encore ! Déjà pour parvenir ici, il m'a fallu une journée entière et j'allais plus vite que n'importe quel cheval et … et…. Il faudrait attendre … quelques jours… "Je fermai les yeux, non sans penser à l'horrible cauchemar que j'avais vécu, en espérant qu'il ne se reproduise pas. Soudain accablée par le poids de cette révélation, je me levai brusquement et me précipitai hors de la pièce. J'errai depuis plusieurs minutes avant de me retrouver dans une salle qui s'ouvrait sur le domaine d'Elrond. J'assistais ainsi au crépuscule et, me tenant en équilibre sur la rambarde, les bras entourant les genoux et ma tête posée dessus, je contemplais la beauté fantastique de ces lieux au déclin du jour. J'avais la tête vidée de tous sentiments mis à part de la colère contre le temps. Heureusement, la vue de Foncombe balaya mes pensées mauvaises. Cette vision m'emplissait d'admiration devant sa majesté, et d'une nostalgie en pensant à la grande cité des anges, ma ville natale, Isladea la céleste, dernière rescapée de l'ancien royaume. Une larme unique, remplie d'amertume, roula sur ma joue en scintillant à la lumière de la lune et alla se perdre dans la nuit qui commençait. Un vent léger fit frissonner mes plumes et me caressa le visage. J'aurais voulu à cet instant magique qu'était la venue de chaque lune sur Arda (le monde en elfique), me confondre avec l'esprit de la nuit et sombrer dans les ténèbres apaisantes. Hélas, je savais bien que c'était impossible et me détournais de l'astre lunaire pour rejoindre la réalité et les tourments qui agitaient mon esprit égaré en me dirigeant vers l'intérieur de Rivendell.
Legolas comprenait le désarroi de Freya. C'était vraiment horrible d'être tiraillé entre son désir de réconforter la jeune ange et la certitude qu'il serait rattrapé par ses deux cerbères dès qu'il franchirait le pas de la porte. Répondant à son indécision, Gandalf lui dit :
" Il faut la laisser seule, Legolas. "
Et Gimli, par peur d'être en reste crut bon d'ajouter :
" Je pensais que vous étiez plus sage et raisonnable, mon ami "
Ce qui eu seulement pour effet de l'irriter un peu plus. Il resta alors dans un coin, en attendant l'heure ou il pourrait enfin sortir de la pièce. Après un long moment, il demanda :
" Pourquoi m'avez vous retenu lors de la guérison de Freya ? Je ne voulais pas lui faire de mal. "
" Oseriez vous me dire que vous ne vous apprêtiez pas à la déranger ? "
L'elfe soupira. Il en avait eu en effet l'intention.
Gandalf continua :
"Le silence lors d'une guérison est vital. La moindre perturbation peut entraîner des séquelles irréparables. "
Le silence tomba alors dans la chambre, l'elfe essayant de mesurer les conséquences fatales qu'il aurait pu causer dans sa précipitation. Finalement, la nuit tombée, tous trois décidèrent de descendre pour dîner, Legolas espérant apercevoir Freya, Gandalf perdu dans de sombres pensées, et Gimli se frottant les mains à la perspective d'un bon repas. Au détour d'un couloir, ils aperçurent la jeune ange qui s'excusa auprès de Gandalf pour son attitude. Il lui répondit que ce n'était rien et qu'il comprenait parfaitement. Puis, il l'invita à venir dîner avec eux ce qu'elle accepta.
" Je suis désolé " parvint à articuler le prince lorsqu'elle se trouva près de lui.
Freya lui répondit d'un sourire mélancolique. Qui savait ce qu'elle pensait ? Le dîner, d'ordinaire agité, était bien plus calme que d'habitude, à part pour Gimli, qui ne semblait pas perturbé par le malaise ambiant qui régnait dans la pièce et continuait à manger tranquillement.
Deux jours étaient passés, dans une attente insupportable, chaque heure rendant la jeune ange de plus en plus sombre, et chaque soir, elle allait regarder la lune et pleurait en silence. L'elfe savait tout cela car il l'avait vue se morfondre, chantant sa tristesse infinie à la lumière de la lune. Elle devait sûrement penser à la vie de son peuple qui s'égrenait lentement à chaque minute, à la manière du sable dans un sablier. Et lorsque le dernier grain serait tombé… L'Istari semblait aussi triste qu'elle et, inquiet, prit Legolas à part et lui dit :
" Sa santé se dégrade et rester enfermée ne l'aide pas à s'arranger. Les anges ont besoin d'espace, ils sont habitués à vivre en plein ciel, ne connaissant aucune limite à part celle des étoiles. Il faut lui changer les idées. Ne connaîtriez –vous pas un endroit sûr, où elle pourrait voler en toute sécurité ? "
" Bien sûr. "
" Je voudrais également que vous l'accompagniez. Et ne faites pas de bêtises… "ajouta t-il, un sourire dans les yeux, le premier depuis deux longs jours.
