'Lut tout le monde et bijour at all the world ! (je vous avez prévenues que je faisais des rechutes !)Siouplé, mailez moi rien qu'une fois pour me faire plaisir (C'est vrai c'est pasque j'ai pas d'amis) Rien que pour me dire que vous avez aimé (un peu) et que c'est vachement bien (ce qui est très exagéré) ou que c'est complètement nul et que vous avez détesté (ce qui doit être assez proche de la réalité). Enfin bref, hier, j'ai mangé une pomme et j'ai vu passé un chien sur le trottoir d'en face. Elle est belle ma vie, non ? Et comme dirait une bonne amie à moi (Aurélia pour ne pas la nommer) :
" Ta gueule, Scat, et envoie la suite. "
" C'est vrai c'est pasque je parle trop "
" La suite, bordel ! "
" Bon, bon, ça va, pas la peine de s'énerver ni d'être grossière, mademoiselle-je-dessine-super-bien-même-que-c'est-vrai. "
" TA GUEULE, ON S'EN FOUT ! "
" Puisse c'est comme ça…(se retourne et voit ses fans (peu nombreux, il est vrai) tenant un lance-grenade, des missiles et un bazooka chacun) … Vous aurez la suite :))
Chapitre 7 : les origines
Le matin du deuxième jour d'attente, quelqu'un frappa à la porte. Il s'agissait de Gandalf et du prince Eldar. Ils me proposèrent d'aller avec l'elfe dans un endroit où je pourrai voler en toute liberté. J'hésitais. Il était vrai que cette perspective m'enchantait grandement, mais d'un autre côté, qui surveillerait si les troupes tant attendues arrivaient ? J'acceptais finalement l'offre lorsque le magicien me garantit qu'il veillerait à ma place et me préviendrait lorsque les troupes arriveraient à Rivendell. Nous marchions donc vers un petit creux de verdure dans la montagne, où coulait une cascade. Un pont surplombait le lac qui se trouvait au pied de la chute d'eau. Dès que je vis cet endroit merveilleux, j'oubliais immédiatement tout mes soucis, figée que j'étais devant la beauté de ce spectacle ravissant. Puis, sans prévenir, je me mis à courir vers l'eau. L'aquatique m'avait toujours attirée et il avait toujours eu cet effet magique sur moi. Puis, prenant mon élan, et avant d'arriver près de la rive, je m'envolai dans un bond majestueux. Ce fut vraiment une sensation merveilleuse que j'avais oubliée, trop occupée à me souciait du sort de mon peuple et la menace du temps qui passait inexorablement, ne me laissant aucune minute de répit.
Dès la première seconde de mon vol, je fus enivrée par ce bonheur retrouvé et mon caractère enjoué eu vite fait de reprendre le dessus. Je me sentis revivre, et c'était à Gandalf et à Legolas que je le devais. Je communiquai ma joie et mon bonheur en exécutant de multiples pirouettes dans l'air doux, et en poussant les cris de tous les oiseaux que je connaissais. C'était une véritable cacophonie mais je m'en moquais. Lorsque je fus épuisée et pratiquement aphone, je glissais sur la brise et atterrissais en douceur au beau milieu du pont où l'elfe m'attendait déjà.
" Cela vous plait ? " demanda t-il.
" Oh, c'est vraiment merveilleux ! Merci de tout ce que j'avais fait pour moi. "dis-je, et, dans un geste irréfléchi, je me jetais dans ses bras. Quelques secondes passèrent lorsque je réalisais soudain le ridicule et l'inconvenance de la situation. Une princesse ange, dans les bras d'un quasi inconnu. Même si c'était un prince Eldar… Je me relevais bien vite, le rouge aux joues.
" Excusez-moi… "
Pour changer la conversation, je prétextai une grosse chaleur :
" Qu'est ce qu'il fait chaud ici, vous ne trouvez pas ? Vous croyez qu'elle est bonne ? " fis-je en regardant l'eau. Et, sans attendre la réponse, je plongeais du haut de la passerelle en poussant un hurlement de joie qui fut très vite noyé dans l'onde. Nager était toujours un vrai bonheur pour moi et cette fois ci l'eau de ce lac était tellement tiède… Moi qui était habituée aux sources glacées des hautes altitudes, je découvrais la chaleur de l'eau. J'étais d'humeur blagueuse, ce qui était mon caractère naturel, et avait évacué toute la tristesse. Je décidais ainsi de faire une surprise à mon guide : je nageais sous le pont, sortit de l'eau derrière l'édifice en volant, et arrivais en dessus. Je trouvais alors l'elfe, dos à moi et qui se penchait dangereusement au-dessus du parapet, pensant m'apercevoir en train de nager. L'occasion me semblait unique et impossible à rater.. Les anges étaient très doués lorsqu'il s'agissait de faire silence mais je gâchai avec une habitude désarmante toutes les séances de méditation, à cause de mon caractère quelquefois impatient. Avec le temps, j'appris à me contrôler, et devins très douée. Je m'approchai tout doucement sur la pointe des pieds, et le poussais du haut du pont, ne pouvant m'empêcher de lancer au passage, tout près de son oreille, un petit " plouf ! ". Ce ne fut pas un petit plouf que l'on entendit, mais plutôt un gros " Splash ! " Je le vis remonter, après quelques secondes à la surface, crachant toute l'eau qu'il avait avalée, s'étouffant presque, et tombais dans le vide à sa suite. Je le rejoignais ainsi dans le domaine d'Ulmo, et, crevant la surface, les cheveux mouillés collant au visage, je ne pus que pouffer de rire devant l'air surpris et un peu fâché de l'elfe.
" Ce n'est pas si grave, voyons Legolas, c'est juste de l'eau ! "dis-je en commençant à l'asperger abondamment. Il se prêta bien vite au jeu et nous nous mîmes à nous amuser, comme des enfants, heureux de ce moment. Puis, lorsque nous en eûmes assez, et que l'eau se rafraîchit, on alla s'allonger sur les grosses pierres plates qui jonchaient le bord de la rive, et nous commençâmes à nous sécher, vêtements compris mais en ne nous déshabillant pas, en se réchauffant aux doux rayons dorés du soleil. Après quelques instants, Legolas brisa enfin le long silence et me demanda :
" Est-il vrai que les anges sont les descendants d'Eru (Ilùvatar), et qu'ils sont sa réincarnation sur Arda ? Qu'ils étaient les contemporains des Aïnurs ? "
J'esquissais un sourire.
" C'est faux, ce sont les mythes des Terres du Milieu, et les habitants d'Ea qui, ne nous apercevant que très rarement sur leurs terres, sont convaincus que nous descendons d'Eru l'unique. Il y a cependant un fond de vérité car nous sommes, tous les êtres, enfants d'Ilùvatar. Les elfes furent les Premiers nés, et les hommes, les Descendants. Notre race selon nos propres légendes, fut fondée autrement que par Eru. Melian était une maia, de la race des Valars. Elle était d'une très grande beauté, et parcourait les forêts infinies, chantant d'une voie si douce, qu'elle charmait les rossignols. Bien avant qu'elle ne rencontre Thingol, grand roi Eldar, et ne devienne sa reine, elle fut charmée par Manwë, seigneur de l'air et maître de tous les Valars. Elle lui donna un fils, Edelbereth, le premier roi ange. La mère, craignant la terrible colère de Varda, dame des étoiles, l'épouse de Manwë, le confia à la garde des Maiars, ses frères, qui l'élevèrent en secret. Il fut ensuite adopté par une tribu d'elfes, et tomba éperdument amoureux d'une seule : Leithian. Doté d'étranges pouvoirs, dont celui de guérir de ses blessures et celui de chanter, pouvoir dont il avait hérité de sa mère, il fut le premier à posséder des ailes. Il fondit ensuite avec Leithian, devenue son épouse, la grande dynastie des anges. Il construisit Isladea la céleste, dont les feux brillent encore aujourd'hui. Il fut un très grand roi pour son peuple naissant, et était bon et respecté. Voilà donc ce que racontent nos anciens chants, qui contèrent la naissance de tous les anges. L'archange, notre langue, est un peu l'équivalent de votre Sindarin, et fut créé quelques années après le règne d'Edelbereth, lorsque son fils, Aredehl, monta sur le trône. Il fut le premier des anges à maîtriser l'art des langues, et devint, ainsi le fondateur de nombreuses autres cités, qui furent toutes détruites par les différentes guerres qui déchirèrent pendant longtemps mon peuple. Seule Isladea, résista aux nombreuses attaques et devint l'unique cité ange restante. C'est aussi ma ville natale… "
Contant le récit de nos origines, je ne pus m'empêcher de penser à mon peuple et à mon père, car c'était lui qui m'avait raconté cette légende, il y avait longtemps, alors que je n'arrivais pas à m'endormir et que je redoutais encore le noir.
Ils marchaient depuis près d'une demi-heure maintenant, afin de parvenir au petit lac. Legolas observait Freya à la dérobée. Elle marchait en silence, les yeux baissés, le teint plus pâle encore que d'habitude. Elle semblait si triste qu'il lui fallut faire de gros efforts pour qu'il ne se retourne pas. Enfin, ils aperçurent l'étang où coulait la cascade. Le lieu n'avait pas changé, depuis la dernière fois où il était venu, alors qu'il n'était qu'un enfant. Il vit Freya s'arrêter, et, après quelques secondes, sans qu'il sache pourquoi, elle se mit à courir vers la rive et au dernier moment, s'éleva majestueusement dans les airs. Rien ne fit plus plaisir au prince à cet instant-là que de voir le bonheur se refléter sur le visage de sa protégée. Elle s'était mise à effectuer des figures spectaculaires, tout en se mettant à chanter sa joie avec tous les cris d'oiseaux qu'elle connaissait. Le ciel devint soudain empli de multiples pépiements, et autres ramages. Pendant ce temps, l'elfe continuait à marcher tranquillement vers le pont qui surplombait l'étendue d'eau et, s'appuyant à la rambarde, regarda la jeune ange multiplier les pirouettes dans l'azur et disperser son chant dans le vent. Finalement, elle atterrit avec grâce à côté de lui dans un nuage de petites plumes duveteuses. Legolas lui demanda si l'endroit lui plaisait, et elle répondit qu'il était merveilleux. Puis, s'étant jetée dans ses bras, elle le remercia ainsi que Gandalf pour toute l'aide qu'ils lui avaient apporté. D'abord figé par cette étreinte si familière, il put dégager une de ses mains et lui caressa doucement les cheveux, à la manière d'une brise d'été, n'osant pas déranger l'or fin de la chevelure de la jeune femme, et surtout pour qu'elle ne sentit pas la caresse. Il semblait à Legolas que sa poitrine était sur le point d'exploser, tant la boule de chaleur s'était agrandie. Juste avant qu'il n'accentue son étreinte sur la jeune ange, elle s'écarta. Ils étaient tous deux très rouges mais aucun d'eux ne le fit remarquer à l'autre. Puis, sur un ton totalement différent, elle demanda à l'elfe si la température de l'eau était supportable. Il la soupçonna de vouloir changer de conversation, bien que lui-même n'en menait pas large. Mais, sans attendre la réponse de Legolas, elle plongea. Abasourdi par la réaction de Freya, il se précipita au bord du pont. Il fut rassuré lorsqu'il aperçut plusieurs bulles remonter et éclater à la surface. Néanmoins, ne la voyant pas après quelques instants, il se pencha un peu plus, tentant d'apercevoir le joli minois de la jeune femme à travers l'onde. Une vision de rêve, pensa t-il. Soudain, il n'eut que le temps de sentir deux mains mouillées sur sa taille et une petite voix moqueuse lui susurrer dans le creux de l'oreille "Plouf " que déjà il basculait dans le vide. Sous l'effet de la surprise, il ouvrit la bouche et plusieurs gorgées d'eau arrivèrent dans ses poumons. Il remonta rapidement à la surface, crachant tout le liquide qu'il avait avalé. Freya le rejoignit en envoyant des gerbes d'éclaboussures dans tous les sens. Pour se justifier de son attitude, elle lui dit que ce n'était que de l'eau et que donc ses habits pourraient sécher rapidement. Tout en disant cela, elle l'éclaboussa généreusement, et l'elfe riposta énergiquement lui aussi. Après qu'ils se furent bien trempés, il proposa de s'asseoir sur les rochers, se donnant ainsi la possibilité de pouvoir se sécher tranquillement. Ce faisant, il examina plus attentivement les formes parfaites de la jeune ange, s'attardant sur sa chevelure qui virait doucement du brun noisette au blond vénitien. Il n'osait pas briser le silence qui régnait sur ce moment magique. Mais finalement la tentation fut trop forte.
Cela faisait à présent longtemps qu'il se posait la question et il voulut vérifier ce qu'il croyait en la lui posant directement, ce qui le taraudait tant depuis quelques jours. Il lui demanda ainsi s'il était vrai que, dans les multiples légendes qu'il avait entendu, les anges étaient les descendants d'Ilùvatar. Elle lui répondit alors que ce n'était que de vieux mythes et lui conta ses origines.
