De la reconnaissance et de la gratitude, mes chéries ! (Oui, je suis très familière avec les gens qui m'aiment un peu ) Vu que je vous fait passer en premier pour la publication de ma fic', ma mère n'arrête pas de dire que ma chambre n'est jamais rangée. Alors, écrivez moi un petit message même si vous n'aimez pas, comme j'essaie désespérément d'avoir des réactions si vous aviez remarqué (euhum). Bon, ben, puisque j'ai plus rien à dire (de toute façon, même si j'avais quelque chose à dire tout le monde s'en foutrait de même)

Bizz Scat

Chapitre 8 : enfance et arrivée. (je trouve toujours des titres super bien)

Legolas eu alors envie de lui poser une autre question qui lui brûlait tout autant les lèvres :

" Pourrais-je vous demander, si cela ne vous dérange pas, bien sur, de me raconter comment vous avez connu Gandalf ? "

La jeune ange le regarda, une curieuse lueur illuminant ses deux prunelles, comme de la curiosité et de l'étonnement.

" Je vais faire plus que ça. Je vais vous raconter un peu de ma vie, car il me semble que vous ne me connaissez que depuis peu. Je suis née à Isladea, et j'ai vécu la plupart de mon enfance à parcourir les méandres de la cité, à la sillonner de part en part et dans tous les sens, des plus hautes tours, montant au ciel comme des prières, éclatantes de lumière, jusqu'aux plus minuscules ruelles et les sombres impasses. Mon père se désespérait à chaque fois que je rentrais assez tard au palais, me disant que ce n'était pas une attitude qui convenait à une princesse et, qui plus est à l'unique héritière du trône, et je lui répondais toujours que je n'y pouvais rien, et que c'était dans mon caractère. J'étais à cette époque très insolente, mais ce caractère infantile et puéril fit place à la sagesse légendaire de mon peuple.. Malgré cela, je coulais une enfance heureuse et paisible, lorsqu'un grand bonheur et en même temps, un grand malheur me frappa à jamais. L'année qui suivit mes escapades et où elles prirent fin, ma mère, Anea, donna naissance à mon frère, Lokan. Elle mourut sur le coup, dans les bras de mon père et toute la nation entra alors en deuil. Durant de nombreuses et douloureuses années, en même temps que j'élevais mon frère toute seule et que j'interdisais quiconque de l'approcher, autant sur la défensive que ma mère l'aurait été, je soutenais mon père sur le fragile équilibre du trône du mieux que je le pouvais. Puis un jour, mon père, Lodoss, me convoqua à une assemblée de séraphins, les anges-guerriers, gardiens de notre peuple, Ils avaient décidé ensemble de mon sort afin de parfaire mon instruction pour que je puisse apprendre l'art des armes et du combat. C'est ainsi que je quittais mon père et mon frère, qui venait tout juste d'accomplir son premier envol. C'est un moment très important dans la vie d'un ange, le moment où il prend conscience d'appartenir à l'aérien et à Manwë et qui symbolise le renouveau et la naissance d'un autre caractère, plus posé et plus mature. Je ne devais pas les revoir avant un long siècle, car c'était le temps qu'il me fallais pour parfaire dans sa plénitude mon éducation de guerrière et devint, de ce fait, la dame protectrice de mon peuple. J'étais très endurcie par ces combats incessants, et devint rapidement la première de ma formation. Je manie à présent la dague et l'arc avec une agilité égale à celle d'un elfe. J'en viens donc à ma rencontre avec l'Istari que vous appelez à présent Gandalf. Lorsque je le rencontrais pour la première fois, il n'avait alors pas abandonné son nom de Maia : Olorin. C'était un invité de la race des anges, et qui aida grandement mon peuple à retrouver la paix et prospérité d'antan. Pendant tout le temps de son séjour, il m'en apprit autant que ce qu'il est possible de savoir en un laps de temps aussi court, et, à mon tour, je lui en appris autant sur les anges, peuple mystérieux qu'il ne semblait pas connaître parfaitement. Il s'en alla un jour comme il était venu, sans bruit, et me confia que nous nous reverrions bientôt. Puis, la guerre de l'Anneau dévasta le monde et les anges, autant que tous les peuples de la Terre du Milieu y prirent part. Et c'est ainsi que je rejoignis finalement la bataille des Rohirrims. Ais-je répondu à votre curiosité, Maître Eldar ? "

Le " Maître Eldar " en question ne put s'empêcher de penser qu'elle avait fait bien plus que ça, ayant ainsi comblé le désir secret de la connaître davantage.

Comme je venais de terminer mon récit, répondant aux questions de l'elfe sur les mythes de l'histoire des anges et mon enfance, ainsi que sur la rencontre avec Gandalf, j'aperçus soudain dans le ciel un cygne blanc qui, après avoir tournoyé dans l'azur du matin, alla se poser dans l'eau et se mit à nager vers nous. Intriguée par cette soudaine apparition, je demandais à Legolas en montrant le lac:

" Est-ce que la présence d'un cygne ici est-elle courante en cette saison ? "

Etonné lui aussi, il me répondit que les cygnes étaient des créatures peu répandues dans cette région de Fondcombe, et que ce n'était qu'en plein milieu de l'été que les quelques oiseaux des lacs venaient ici. Fronçant les sourcils, je regardai à nouveau l'étrange oiseau, et aperçut entre deux plumes de son front, le losange moitié blanc et moitié noir, autre symbole de guérison, utilisé plus généralement par les anciens maiars. Je réalisais soudain que c'était le signe que j'attendais et le moyen qu'avait eu Gandalf de me prévenir de l'arrivée des troupes. Je me levais brusquement, étant à présent tout à fait sèche, et me préparais à prendre mon envol vers Rivendell. La voix de l'elfe me tira aussitôt de mon excitation :

" Où allez-vous, Freya ? "

Réalisant tout à coup que Legolas, n'ayant pas d'ailes, ne pourrait pas me suivre, je le fis se relever et lui expliquais que les armées de l'Arnor et du Gondor étaient enfin parvenues à leur but, lui expliquant aussi le symbole de Gandalf sur le front du cygne. Il ne fallait pas que je succombe à la tentation de m'envoler dès maintenant et de le laisser rejoindre Fondcombe par ses propres moyens. Aussi fis-je de gros efforts pour l'accompagner, et rester auprès de lui, quitte à marcher doucement. Le soleil brillait haut dans le ciel lorsque nous atteignîmes enfin Rivendell, et je me mis à chercher à travers le domaine la trace du maia, de même que Legolas qui avait réussi à ne pas se laisser distancer. Je le trouvais enfin, accoudé à la table de réunion, discutant tour à tour avec les chefs des différentes armées. Il régnait dans la pièce un vacarme épouvantable, et plusieurs cartes des terres intérieures étaient étalées sur la table. Lorsqu'il me vit, il me fit signe d'approcher et se tint à côté de moi, debout devant l'assemblée et les discussions moururent peu à peu, faisant place à un lourd silence. Devant moi se tenaient tous les généraux, ébahis, certainement à cause de ce que j'avais dans le dos. L'Istari prit la parole :

" Messieurs, je vous présente la personne par laquelle vous êtes tous ici. Voici Freya de la tribu Angeloss, qui est venue réclamer notre aide, les Rohirrims ayant à leur tour fait appel à la nation ange. Et ils ont besoin de vous tous. "

Après un long silence, il ajouta :

" Vous pouvez prendre congé, messieurs, nous partirons demain matin. "

Dans plusieurs raclements de chaise sur le parquet, les chefs d'armées partirent et nous laissèrent seuls, moi, le magicien blanc et l'elfe qui avait réussi à se glisser derrière moi.

L'Istari se retourna et posa ses mains sur mes épaules en me disant :

" Vous devriez rassembler vos affaires et vous reposer, ma jeune amie, la chevauchée risque d'être plus que longue, d'ici jusqu'à Edoras. Toutes les forces dont vous disposez vous seront nécessaires. "

J'acquiesçais, tout en me demandant si le magicien m'accompagnerait, ainsi que Legolas et Gimli.