Mes très chères lectrices

(Oui, jusque là, c'est bon)

Heu… je vous… écrit (on s'en doute que je fais pas des crêpes !) vous écrit pour vous dire que (vous dire que quoi debors ? Ah, oui !) Je suis indignée (faut pas être trop méchante non plus !) qu'il n'y ai pas une seule de vous qui m'écrivent à part certaines qui n'ont pas peur de se faire bouffer par ma boite mail (Merci Lalolie !)(C'est vrai, quoi !)

Je redonnes donc pour celles qui l'auraient oubliée, avec l'immense gentillesse qui me caractérise si bien (Ah, oui, c'est très bien ça !Excellent !) mon adresse email : et je compte sur vous pour les commentaires (bons ou mauvais je m'en tape, mais que j'en ai un au moins, quoi !) J'espère que j'aurais au moins 1 mail ! PLEASE (Save My Earth, non, scusez moi c'est un réflexe, c'te une blague, vu que j'ai découvert la géniale mangaka Saki Hiwatari et que je suis en train de lire la fabuleuse série " Global Garden " que je vous conseille vivement)

Bizz Scat

Chapitre 9 : le calme avant la bataille

Tout c'était passé tellement vite que Legolas avait peine à le réaliser. Après qu'ils aient quitté le lac et atteint Fondcombe, Freya avait trouvé Gandalf en compagnie des généraux des différentes régions, et l'Istari leur avait dit qu'ils quitteraient Rivendell demain. Puis, comme la jeune ange regagnait sa chambre, le magicien prit le prince à part, et lui demanda s'il voulait accompagner la jeune guerrière, ou bien s'il préférait regagner la forêt noire dès à présent. Il avait hésité un instant, mais finalement son amour naissant pour la jeune princesse avait pris le dessus sur le désir de revoir son père et de prendre un repos bien mérité. Gandalf sourit lorsqu'il connut la décision de l'elfe, et lui demanda de convier Gimli à prendre part à la bataille, car le nain aurait sûrement été très déçu de ne pas pouvoir massacrer quelques orques en hurlant :

" LAISSEZ-LES MOI ! "

Et, en effet, Gimli fut ravi d'apprendre qu'il était invité à combattre les sombres créatures de Saroumane aux côtés de son vieil ami. Il rajouta :

" Je trouvais aussi que nous manquions un peu d'exercice, ces temps-ci ! "

Le lendemain, alors que le soleil n'avait pas encore percé les nuages, ils étaient déjà en route vers la cité du Rohan. Ils chevauchaient maintenant depuis trois jours, et tout le monde était exténué de fatigue. Personne ne disait mot depuis un long moment, le silence étant rythmé par le seul bruit des fers des chevaux sur le sol, quand une voix rocailleuse s'éleva de la troupe :

" Bon, Gandalf. J'aimerais savoir quand est-ce que ce voyage prendra fin et que nous arriverons à la cité du peuple des dresseurs de chevaux. "

" Patience, mon ami. Nous avons dépassé hier au soir les Monts Brumeux. Nous arriverons donc à Edoras en fin d'après-midi si tout va bien.

" En fin d'après-midi ? Mais c'est beaucoup trop long ! "

Legolas sourit. L'impatience de Gimli était légendaire lorsqu'il s'agissait d'abattre des gobelins ou toute autre créature de Sauron qui avait le malheur de croiser son chemin. L'elfe se retourna pour tenter d'apercevoir son ami.

" Vous semblez pressé, Maître nain "

" Evidement que je suis pressé de faire rendre gorge à ces maudites bestioles ! Qui ne le serait pas ? "

Pour toute réponse, le prince Sindar n'ajouta rien et tourna la tête en direction du peloton de tête, où se trouvait Freya. Elle n'avait absolument rien dit depuis qu'ils étaient partis de Fondcombe et regardait le vide avec une étrange fixité.

Le jour n'était pas encore levé quand nous partîmes de la demeure de Maître Elrond. Gandalf vint me réveiller. Les troupes nous avaient rejoints à l'entrée du domaine, et, lorsque le long sifflement du départ fut donné, le convoi s'ébranla pour entamer la longue marche. Je dus subir pendant trois jours, la torture de l'attente et des regrets, ainsi que le tangage qu'il existait sur le dos des chevaux ! N'étant pas tellement habituée à monter sur un cheval, préférant de loin le vol et la fraîcheur de l'air, je fus vite rendue malade et au bout de la première journée, j'avais les fesses en compote. Gandalf me donna un calmant et me montra comment tenir sur une monture. Dès lors, je ne desserrais pas les dents, m'enfermant dans un silence forcé, concentrée sur la route. Au fur et à mesure que nous approchions de notre but, la peur grandissait en moi, la peur de découvrir que nous arriverions finalement trop tard, comme dans mon horrible cauchemar. Lorsque le troisième jour fut venu et que nous chevauchions depuis plusieurs heures déjà, Gimli demanda quand le voyage prendrait fin. J'attendais aussi la réponse avec impatience, n'osant pas la poser à Gandalf, de peur de paraître grossière. Il répondit que nous arriverions dans la soirée. Il fallait que je me prépare à affronter les horribles créatures qui avaient attaqué le peuple des Rohirrims. Je regardais donc droit devant moi, me remémorant mentalement toutes les techniques de combat que j'avais apprises ainsi que les mouvements. Lorsque j'eus fini, ce qui me prit plus de trois heures, je vis soudain le magicien, à travers le brouillard qui m'embrumait l'esprit, faire halte. J'eus soudain conscience de la tension qui régnait dans les rangs et ce ne fut qu'à ce moment que je sentis la poussière trembler, sous les furieux assauts des orques. Je fus saisie de crainte et de soulagement. J'approchais du lieu de combat, mais s'il y avait encore un combat, mes frères n'étaient pas tous morts, du moins l'espérais-je. Les cris de guerre résonnaient dans la plaine sans fin du Rohan qui entourait Edoras, et affolaient la plupart des chevaux. A ce moment, je n'y tins plus. Il fallait que j'en sois sûre. Il fallait que je défende mon peuple comme il avait défendu les Rohirrims. Dans un moment de pure folie et d'égarement, sous le coup de la longue attente enfin terminée, je descendis rapidement de mon cheval et courrais droit devant, entendant à peine dans mon dos le cri de Gandalf :

" FREYA ! Revenez ! "